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Un visiteur
5,0
Publiée le 10 septembre 2008
Sylvie Testud est étonnante, le maquillage epoustouflant, un scénario, une vie surprenante. Tout ça pour résumé que c'est une œuvre française détonante ! Même si on est pas fan de la littérature c'est un "personnage" qu'on ne perd pas a connaitre.
Allez hop ! Encore un film "biopic" où l'on va s'extasier sur l'"interprétation magistrale" de Machin (ici Sylvie Testud) et les "démons intérieurs" de Truc (ici Françoise Sagan) ... Eh bien oui il y a de cela mais c'est bien quand même !
Peut-être parce qu'ici on a choisi l'angle de l'humour plutôt que celui du mélodrame (suivez mon regard) ou que les mots d'un écrivain ont une portée plus profonde que ceux d'une chanteuse (regard fixe). En tous cas le film est drôle, intéressant, rarement ennuyeux et le personnage Sagan, petite égocentrique gâtée par la vie, être humain demandeur d'amour mais jamais donneur, nous donne une leçon de vie sciemment gâchée.
Seul bémol : ces fainéants d'acteurs qui marmonnent. Apprenez à parler distinctement que diable !
Nul : [adj.qual.] Sans effet, sans valeur. Egal à zéro. (Résultat nul). C’est tout ce que l’on peut dire de ce film inexistant. Les personnages ne sont que des silhouettes sans épaisseur et la malheureuse Sylvie Testud en est réduite à caricaturer Sagan, cabotinage insupportable qui confine parfois au ridicule. La biographie filmique est un genre à la mode. Hélas ! car c’est un art difficile qui exige un(e) grand(e) réalisateur(trice). Il n’est pas simple d’ordonner les éléments d’une vie ou de choisir la période qui révèlera le personnage, ou encore de s’écarter de la réalité brute pour mieux la redécouvrir. Tout le monde n’est pas Orson Welles ou Bennett Miller (« Truman Capote »), surtout pas Diane Kurys qui ne donne de Sagan qu’un aperçu superficiel et incohérent, alourdi de dialogues qui enchaînent les platitudes. Pitoyable. Un petit bravo à Pierre Palmade (surtout pas à Arielle Dombasle, insupportable) qui réussit son Chazot, sans doute parce l’homme avait de l’esprit, lui.
Sylvi Tetud plus forte qe Marion Cotillard ! concentré des instants de vie importants de Françoise Sagan parfaitement mis en place dans un scénario qui va directement au plus interessant et qui ne s'attarde jamais trop longtemps. Jolie mise en scène avec des plans particulièrement bien soigné (notamment beau plan de Sagan de dos se mettant à écrire dans l'ombe aprs un drame). Pour une fos l voix off est bien uilisé grâce aux bons mots de l'auteur qui permets de mieux s'imprègner de l'héroïn et de sa personalité. Trs bon point pour l'interprtation de Sylvie Testud us proche de son personnage et moins caricture que Cotillard en Piaf. Bémol pour le maquillage du cou de Sagan âgée, trop laid et trop grossier pour un film 2008. Entre les piques assiettes et son envie d'amour, entre la liberté et l'argent... On rit un peu, on sourit beaucoup et quelque larmes pour arroser le tout... Ca donne envie de lire tous ses livres...
Sagan transparaissait dans ses romans. Difficile de trouver matière à une biographie filmée, il a fallu broder pour présenter un ensemble accessible au grand public afin d'immortaliser l'icône, que ses livres restent en mémoire, reviennent même un petit peu sur le devant de la scène : davantage de profondeur, davantage de personnalisation étaient possibles, avec une prise de risque que la réalisatrice a préféré ne pas courir. Il y va probablement de l'avenir commercial et international de cette production (au même titre que celle concernant Piaf). Sylvie Testud sauve la mise en incarnant la dame avec tendresse et parfois espièglerie : Sagan, on s'en souvient, avait de nombreux tics, cette façon de descendre les escaliers et ce ton un peu "chochotte" aussi ! Un mélange de délicatesse doublé de férocité. Une brillante intelligence. Une sorte d'intemporalité. Délivrée depuis 2004 de son vertige existentiel, je crois l'entendre déclarer concernant cette première biographie aujourd'hui portée à l'écran :" hé bien, ce n'est point si sot" !
J'ai lu "Bonjour Tristesse" il y a longtemps et à part ça, je ne connais absolument rien de Françoise Sagan, que ce soit ses autres livres comme sa vie. On en apprend beaucoup avec ce film et si Sylvie Testud a sans doute fait du bon boulot, on se dit que ce devait être chiant d'écouter la madame, rien que ça. Un film intéressant pour les adeptes peut-être, mais autrement c'est un peu limite pour accrocher le spectateur.
L'histoire d'une femme très douée, et réellement hors norme. Refusant depuis 25 ans le romanesque en dehors de Houellebecq, je n'ai jamais lu la « Françoise » et serait donc bien en peine de trouver un quelconque réalisme ou une réponse existentielle au fan club littéraire de la miss. Ce film a au moins le mérite de dévoiler des facettes très hors norme, surtout pour l'époque, de Sagan. Mais la raison pour laquelle je venais à ce long métrage, c'était évidemment la métamorphose de Testud, une des meilleures actrices française de cette décennie. Elle est vraiment épatante, sachant gérer les époques, les looks et les sentiments. Bref, elle n'est pas loin d'être parfaite encore une fois. Les autres acteurs ne sont pas mal. Et ce ne sont pas les grosses pointures qui ont les plus belles scènes. Celle de l'hôpital étant proche de l'anthologie. Hélas, sur un sujet aussi extraordinaire que ce destin libertaire et talentueux, la caméra est insupportable de classicisme et de simplisme. Et comme toujours, la frivolité du cinéma français pour la voix off empêche de trouver un accord ou un souvenir réel de l'écrivaine en rapport avec sa biographie « romancée ». Pourtant on imagine bien que tant de péripéties ont du lui donner l'occasion d'exprimer quelques vérités bien senties, un peu plus originales que celles qui sont délivrées au compte goutte. Même si le coup du « Lustucru » est un bon résumé. Le courage du réalisateur est de ne pas passer sous silence la vieillesse de cette folle d'amour et d'amis. La solitude atroce et stupéfiée de sa décrépitude est un moment plutôt dur, quand on pense à la vie extraordinaire d'une telle femme. Par contre, la manière de faire comprendre le lesbianisme est carrément « sous le manteau », et en 2008, c'est aussi incompréhensible que dommage. Un peu limité donc, mais un grand bravo à Sylvie, décidément bien prometteuse.
Préambule : Sylvie Testud est une actrice exceptionnelle qui incarne Sagan à la perfection. Question : sa présence "envahissante" ne phagocyte-elle pas le film de Diane Kurys au point qu'on en oublie l'écrivain au profit de la performance de comédienne ? La réponse est oui, en grande partie, car la mise en scène n'est au mieux que illustrative et rarement inspirée, sauf peut-être pour évoquer les années de jeunesse de Sagan, qui filent à toute allure, capote baissée et cheveux dans le vent. Las, le film se fait plus pesant au soir de la vie de son héroïne, la voix off, pas très heureuse, venant surligner les affres du vieillissement et de la solitude. Bonjour, tristesse! Au bout du compte, le personnage de Sagan reste insaisissable et joliment énigmatique (il est assez peu question de littérature dans le film, malheureusement) ce qui au fond lui aurait sans doute plu.
L'actrice joue très bien son rôle, une fantastique actrice, par contre il n'y pas grand chose quant à la vie de l'écrivain mis à part manger et boire dans les restaurants de Saint-Germain-Des-Prés, il n'y a pas grand chose.
Sagan a-t-elle été un écrivain? Non, malheureusement. Douée d'une écriture rapide et légère, elle n'a traité que de petites histoires comme les « nouvelles de l'été » publiées par le magazine ELLE. A vingt ans, elle avait le monde à ses pieds et pouvait donc faire de sa vie quelque chose de riche, de positif. Qu'en a-t-elle fait? Une longue succession d'inutilités. Quel gâchis ! Kurys a voulu bâtir un grand mélo lacrymal sur la solitude de cette pauvre Sagan, sa fin pitoyable. Truffé de mots d'auteur, genre "quand on a très mal on est toujours très seul" ou, "finalement, la vie c'est la solitude", c'est pas du Kierkegard.... Et la pauvre chérie ne s'intéressait pas à l'argent. Donc, elle ne savait pas ce que devenait le sien. Comme c'est charmant, comme c'est poétique. Les chômeurs apprécieront. Le film se réduit à une longue succession de parties de cartes ou de tables de roulette entre les deux fidèles Chazot et Franck (pas mal Palmade et Abelansky), ennuyeux comme de feuilleter de vieux Galas défraîchis. On apprend que Sagan a été une fort mauvaise mère, au point de se brouiller avec son fils, qui apparemment ne lui en tient pas rigueur, le brave garçon! On apprend qu'elle préférait les dames, dont Jeanne Balibar à peu près aussi mauvaise que d'habitude et une squelettique Arielle Dombasle tellement liftée que les os de ses pommettes sont prés de lui traverser les joues. Le problème, c'est que notre chère Testud est entraînée dans le naufrage! Ca, on le pardonne pas à Kurys. A force d'essayer de singer son modèle, Testud adopte, pendant toute la première moitié du film, des petites moues accompagnées d'un ton bébête et enfantin, qui nous rappellent.... mais oui, mais c'est bien sûr! Brigitte Bardot! On attendait Fanfan et on a eu Bribri. On la préfère en Sagan vieillie, et en tous cas, il y a quelqu'un qui mérite un césar, c'est le maquilleur car son travail est magnifique! On t'en veux pas, Sylvie, tu seras mieux la prochaine fois....
Françoise Sagan faite film devient parodique, caricature d’elle-même, fidèle à une image médiatique qui s’impose au bout de quelques minutes et que la suite décline de façon bipolaire : d’un côté, le souci de brosser un portrait de femme singulier, farouchement indépendante et pourtant incapable de demeurer seule ; de l’autre, l’intention du biopic spectaculaire avec ses passages obligés, ses scènes de foules déchaînées ou de larmes étouffées, ses prestations délirantes de comédiens en délire et dont, pour certains, on ne comprend pas les propos. Si cet entrelacs dit certes quelque chose de la personnalité complexe de Sagan, force est de reconnaître l’inaccomplissement du geste artistique de Diane Kurys qui, en délaissant l’approche naturaliste des tranches de vie définissant jusqu’alors son cinéma, s’égare dans une forme alambiquée qui ne lui correspond pas.
Un film qui vaut surtout par la très bonne interprétation de Sylvie Testud, très juste, tout en finesse. Sinon on connait déjà la vie de cette femme fragile, un peu désorientée, qui choqua la France puritaine des années 60 avec ses romans de très jeune fille , libérée avant l'heure. Son talent d'écrivain reste discutable.Le film reste très classique dans sa réalisation.
Je ne connaissais Françoise Sagan qu'à travers Bonjour Tristesse et quelques interviews. Et quel talent de la part de Sylvie Testud! Elle incarne à merveille un personnage troublé et troublant. Un film poignant dont on ne ressort pas tout à fait comme on en est rentré, avec au moins l'envie de découvrir encore plus l'univers de Sagan à travers ses oeuvres.
Condenser une création et toute une vie en moins de deux heures est une difficulté dont Diane Kurys se sort ici avec habileté et efficacité. Encore que cette biographie de Françoise Sagan n'est pas une introduction à son oeuvre, dont la cinéaste évoque essentiellment la fameuse première pierre, ce "Bonjour Tristesse" écrit en quelques semaines par une adolescente et qui fait sa célébrité mondiale et sa fortune instantanément. La publication du roman "scandaleux" de Françoise Quoirez, aussitôt renommée Sagan pour ne pas heurter sa famille bourgeoise, lance le film.
Cette biographie nécessairement elliptique et très sélective est un portrait intime, loin des mondanités littéraires, d'une femme qui redoutait l'absence d'amour et la solitude et qui,spoiler: hélas, finira seule, dans une évocation sans pathos, mélancolique et pleine de tact. C'est la pudeur d'ailleurs qui caractérise la mise en scène de Diane Kurys. A l'opposé du biopic à l'américaine, porté généralement à la démonstration, la réalisatrice n'appuie pas sur les accidents (y compris de voiture) de la vie de Sagan ni ne les érige en spectacle "people". Ce sont autant d'évènements ou d'incidents qui ne servent qu'à dessiner la personnalité de la romancière, sa prodigalité, ses amitiés fidèles, sa candeur. Même ses liaisons féminines ne sont vues que sous l'angle de longues amitiés.
Restait à trouver la comédienne capable d'incarner Sagan. Sylvie Testud ne se contente pas d'avoir le profil; par la gestuelle et par l'élocution, par ses moues et ses chutes de phrase, elle se fond complètement (du mimétisme diront certains) dans le personnage et donne une interprétation très brillante de la romancière...sans la reconnaissance, peut-être, qu'a eue Marion Cotillard dans le rôle de Piaf à la même époque.