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    Gran Torino
    note moyenne
    4,5
    70963 notes dont 4414 critiques
    répartition des 4414 critiques par note
    2644 critiques
    1158 critiques
    219 critiques
    217 critiques
    88 critiques
    88 critiques
    Votre avis sur Gran Torino ?

    4414 critiques spectateurs

    tixou0
    tixou0

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    4,0
    Publiée le 7 août 2019
    Je ne peux que faire chorus, et rejoindre cette belle(quasi)unanimité : grand film. Eastwood le réalisateur, classique et puissant, offre ici à Eastwood le comédien un magnifique rôle à la mesure de son talent et de son humanité. Walt Kowalski, le vétéran revenu de tout et que la mort de sa femme laisse inconsolé (sa famille lui est étrangère), le raciste ordinaire, le voisin irascible et méfiant qui veille sur sa Gran Torino comme sur son seul trésor, va s'offrir une dernière joie inattendue : sauver ceux-là mêmes qu'il abominait, trouver enfin l'héroïsme auquel il aspirait depuis la Corée et mériter donc in fine sa Silver Cross, en paix avec le Ciel et avec ses frères humains.
    7eme critique
    7eme critique

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    4,0
    Publiée le 4 novembre 2012
    Clint Eastwood nous propose un travail clairement moins abouti que son chef d’œuvre "Mystic river" mais arrive tout de même à distraire le spectateur dans cette ambiance raciste. Entre sale bridé, tête de citron, bouffeur de riz, ping-pong et j'en passe, tout en conservant son air culte de nerveux ridé, Eastwood va s'en donner à cœur joie et pourra nous décrocher quelques sourires. Au-delà de ça, l'histoire reste assez simple et trouvera quelques similitudes avec son "Million Dollar baby" dans la façon d'aborder les choses. Heureusement que Clint arrive à nous tenir éveillé dans sa réalisation, ce qu'il aura du mal à retrouver plus tard dans ses prochains longs-métrages malheureusement... Eastwood nous offre un joli film, mais quand on connaît le réalisateur, on peut s'attendre à mieux...maintenant qu'on à vu "J.Edgar", "Invictus" ou "Au-delà", on aimerait finalement qu'il revienne à ce genre de film...
    Le Clown Dansant
    Le Clown Dansant

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    4,0
    Publiée le 17 décembre 2019
    j'ai rarement vu de telles critiques pour un film je crois... les critiques sont tous dithyrambique. Donc par curiosité j'ai regardé ce film, et tout ce que je peux dire c'est que c'est un bon film. Certes pas un chef d'oeuvre est pas non plus mon style de film à la base car cela manque un peu d'action le doublage de Clint Eastwood m'a insupporté mais l'histoire est sympathique la morale de l'histoire est qu'il n'y as pas d'age pour mûrir même un vieillard peut se métamorphoser J'étais cependant légèrement déçu par la fin ou je m'attendais à un peu plus d'émotion après la mort du vieillard mais bon la je fais le chiant. Une séquence m'a particulièrement marqué celle ou le petit asiatique entre dans le salon de coiffure et Clint Eastwood lui apprend comment devenir un homme ... a sa façon. Scène amusante. (Critique datant du 21 Mai 2019, mis à jour car les "é" et "ô" ont été remplacé par un texte incompréhensible)
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 3 mars 2009
    Des les premières plans, il apparait que ce film sera le testament cinématographique de notre ami Clint : nous sommes dans une église où se célèbre la messe funéraire de son épouse. C’est une œuvre ambitieuse par la forme et modeste sur le fond. Clint y mets tout son corps usé et toute son âme blessée mais toujours jeune. Le contraste saisissant qu’il existe entre le vieillard vindicatif et le jeune frère et la jeune sœur de la communauté Hmong va être la situation idéale pour mettre en lumière tous les sentiments qui sont la richesse du metteur en scène. Ce film est en effet ultra sentimental, seul la qualité des rapports humains dans le quotidien va compter. La notoriété et l’argent qui sont dans la vie des moteurs largement majoritaires ne seront jamais abordés (sauf d’une manière caricaturale avec sa famille). Juste un petit pouvoir tribal permettra à l’action de prendre une modeste place. Longtemps le film prendra une allure de comédie tant les dialogues nous font rire, Eastwood prenant un malin plaisir à proférer des propos grossièrement racistes pour éprouver son entourage. Il faudra une fusillade injuste pour que le drame éclate, que la vérité voie le jour et que le film se termine sur une merveilleuse émotion. J’aime ce film rempli de tendresse et de pudeur, j’aime le parcours du héros qui se confessera sur des broutilles et dira l’essentiel à son jeune ami et je crois que plus les cinéphiles seront âgés et plus ils seront en mesure de l’apprécier. J’ai une petite crainte pour ceux qui ne retrouveront ni l’homme sans nom de « Pour une poignée de dollars » ni Harry Callahan, ni William Munny « Impitoyable » et ni non plus Robert Kincaid « Sur la route de Madison » mais sans doute le vrai homme Eastwood qui se met en paix avec sa conscience et ne se commande un costume sur mesure que pour le seul motif en valant la peine pour lui.Pour une fois, oublions le maigre talent de l'acteur Eastwood pour ne retenir que celui du bon réalisateur qu'il est devenu.
    Raphaël O
    Raphaël O

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    5,0
    Publiée le 12 janvier 2015
    Clint Eastwood, devant et derrière la caméra, signe un drame/ thriller disposant d'un scénario superbement écrit, déchirant, osant le rire parmi l'émotion, une mise en scène exceptionnelle et est interprété par un remarquable casting. Un chef-d'œuvre.
    zhurricane
    zhurricane

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    4,0
    Publiée le 1 juin 2010
    Film qui repose sur l'évolution du personnage joué par Clint Eastwood et de son interaction par rapport au autre personnage surout Tao.Mais ce film a aussi un humour unique,en effet le personnage d'Easwood est en autodérision,surtout lors des scènes cultes où il ne fait que jurer avec son copain coiffeur.
    Zantrak2
    Zantrak2

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    5,0
    Publiée le 7 juin 2009
    On peut dire ce que l'on veux mais quand Clint Eastwood touche quelque chose ça ce transforme en perfection. Bien que le scénario soit classique et déjà vu plusieurs fois au cinéma, Gran Torino arrive a nous prendre au tripes et a nous émouvoir comme jamais. L'histoire de cette homme plein de remord et d'amertume et raciste va voir ça vie changer un trait grâce a une famille asiatique et bouleversante de réalisme. Mais surtout la grande force de ce film tiens surtout dans ces acteurs tous simplement parfait et d'une justesse incroyable. Clint Eastwood nous livre une œuvre parfaite de bout en bout et nous montre ainsi qu'il n'est pas seulement un très bon acteur mais aussi un réalisateur d'exception.
    Hadrien B.
    Hadrien B.

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    5,0
    Publiée le 24 novembre 2014
    Émouvant, avec un Clint E. au top de sa performance, Gran Torino est un chef d'oeuvre où son acteur principal aura su s'imposer dans la réalisation, les Western, le drame... Un film presque parfait !
    romano31
    romano31

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    5,0
    Publiée le 1 mars 2009
    Le plus beau, le plus magnifique, le plus émouvant film de Clint Eastwood. Gran Torino est un pur chef d'oeuvre. Eastwood fait une performence tout simplement grandiose en vieille homme raciste et attachant. On ne peut qu'être émue et touché par ce film d'une grande beauté et d'une belle sincérité.
    Hollywood-Biographer
    Hollywood-Biographer

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    4,0
    Publiée le 31 juillet 2009
    Épatant et drôlissime, Clint EASTWOOD grogne comme un vieux chien de garde dans le rôle du personnage principal afin de défendre son territoire, pour finalement se transformer en Saint-Bernard. Ce dernier expose manifestement bien ses talents de metteur en scène et d'acteur. Il assaisonne son oeuvre cinématographique de gangs odieux, de justice individuelle et de souvenir douloureux de manière efficace. Le film nous propose une brillante critique de la vieille Amérique conservatrice pleine de préjugés et de haines d'un autre âge. En somme, un bon divertissement très moralisateur.
    kal-el 02
    kal-el 02

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    4,0
    Publiée le 17 décembre 2013
    Clint Eastwood a pour la première fois depuis million dollar baby se retrouve des deux côtés de la camera remportant le national board of review award du meilleur acteur pour son interprétation incroyable du personnage de kowalski , pleine d'expérience , de Grace et de gravité : un millésime Eastwood de tout premier choix . Une belle leçon de vie que nous communique Clint Eastwood .
    Kloden
    Kloden

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    4,5
    Publiée le 4 février 2011
    Le meilleur Eastwood de ces dernières années. Un chef-d'oeuvre, merveilleusement habité par le vieux cow-boy, dont le talent ne décline pas avec le nombre des années. Le personnage de Walt Kowalski est bouleversant, et la première demi-heure, soit avant qu'il commence petit à petit sa métamorphose, est sublime. Si j'avais un chapeau, je l'inclinerais bien bas, et j'exhorte tout les fans de cinéma à en faire autant.
    Julien E
    Julien E

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    5,0
    Publiée le 7 mars 2009
    certainement un des meilleurs films toutes catégories confondues! là on a l'impression que les 10 euros ont été utiles!
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 21 juin 2019
    Clint Eatswood retrouve avec "Gran Torino" le style introspectif et nostalgique qui lui a valu ses meilleures réussites comme « Honky Tonk Man », « Bronco Billy » ou « Breezy ». Devant nous ce sont tous ses rôles qui défilent par-delà le regard métallique de celui qui fut tour à tour le cavalier solitaire dans les films de Sergio Leone ou le Callahan de Don Siegel. Il a beau faire le vieux ronchon, cracher du sang, ou avoir la démarche un peu tremblotante, le bonhomme paraît toujours indestructible. Après avoir enterré sa femme, l’ancien ouvrier de chez Ford se retrouve seul dans son quartier devenu cosmopolite et commence à faire le bilan de sa vie. Ses deux fils l’évitant avec politesse, Walt Kowalski doit sans doute se dire que celui-ci n’est pas très flatteur. Cela ne contribue pas à rendre son humeur plus joyeuse, jusqu’au jour où il va croiser la route de son voisin, jeune vietnamien qui représente tout ce qu’il a combattu dans sa vie notamment comme jeune appelé pendant la guerre de Corée. Sous la contrainte de sa solitude le vieux rustre va commencer à prendre la route à rebours avant que la maladie ne l’emporte. Ainsi il va apprendre la tolérance et la compassion. Grâce à ce jeune homme et à sa sœur il va pouvoir se soulager du poids de sa vie (une tuerie gratuite commise en Corée). Par un acte sacrificiel tel le Travis Bickle (Robert De Niro dans "Taxi Driver" en 1975) de Martin Scorsese, il retrouve la paix intérieure. Film magnifique qui montre qu’à 78 ans on peut encore tenir les premiers rôles devant et derrière la caméra. Chapeau bas Monsieur Eastwood !
    Housecoat
    Housecoat

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    5,0
    Publiée le 30 novembre 2015
    Gran Torino, l'un des meilleurs films du grand maître Clint Eastwood. Dans Détroit, ville en faillite et capitale de l'automobile Américaine, vit Walt Kowalski. Vétéran de la Guerre de Corée, vieux grincheux, mal-aimé de ses enfants et petits-enfants, grand dur au langage cru, propriétaire d'une Ford Gran Torino 1976, et surtout raciste. Je m'attendais à voir un chef-d'oeuvre étant donné que ma famille (que j'aime beaucoup pour ceux qui demanderait) m'a encensé ce film. Et le fait est que j'ai regardé le chef-d'oeuvre attendu. Il fut aussi réussi que ce à quoi je m'attendais. Depuis que j'ai vu Sur la route de Madison, Clint Eastwood réalisateur est devenu une religion pour moi que je dois suivre en ma qualité de cinéphile. Et lui qui est l'un des plus grands acteurs de tous les temps et qui joue dans un de mes films favoris (Le Bon, la Brute et le Truand), inutile de dire que j'ai vu de quoi comparer et que j'ai vu de quoi encenser. La première chose qui mérite d'être parlé et qui est au cœur de la réussite du film. C'est bien entendu les acteurs et l'évolution de leurs personnages. Clint Eastwood qui incarne Walt Kowalski est de loin le premier intérêt du film. Non seulement il arrive à merveilleusement interpréter son personnage avec justesse, mais il arrive également à gérer son évolution palpable tout en maintenant la lourde charge de réalisateur (il faut juger soi-même son jeu d'acteur dans ce cas-là). spoiler: Et comme je l'ai dit, son évolution est palpable: Il commence le film en étant aigri, grincheux, râleur et détestable. Et sa famille le lui rend bien, puisque eux aussi arrive à être détestable (un tel manque de respect aux funérailles de sa mère ou grand-mère mérite une fessée où je m'y connais pas). Et surtout, il est un gros raciste endurcis. Et sa bête noire sont les Asiatiques, tous, il les place dans le même panier: les chintoks. Pareil pour les négros, les métèques, les Irlandais et les ritals (un peu moins pour les ritals). Mais pour lui les Asiatiques sont les pires, il les a combattus durant la Guerre de Corée, et les horreurs l'ont rendu intolérant en bon vétéran Américain qu'il est. On peut dire que le film commence avec le projet de rendre touchant le personnage qui d'ordinaire tous le monde déteste. Le cliché du vieux grincheux qui n'a rien d'autre à faire que de regarder derrière la fenêtre le voisinage et que la famille ingrate tente de placer en maison de retraite. Le genre de personnage relégué souvent au second plan. Mais par quoi ce soi-disant cliché est passé ? Et la maîtrise de Clint Eastwood est bien là, étant donné que le personnage de Walt Kowalski est certes détestable, mais son passé compréhensible et son récent deuil le rend petit à petit et en peu de temps, attachant. Et son racisme, qui est le point central de la moitié du film est retranscrit de manière que l'on pourrait penser de cliché mais interprété avec tellement de naturel et de haine que l'on y croit. On a affaire à un Américain pur-jus. Mais détestable et pourtant, nous aimons Walt Kowalski, car avec sa famille, sans compter qu'il est entouré de tout ce qu'il déteste, sa vie n'est pas heureuse. Même lui est victime de racisme, par la vieille dame Hmong voisine, mais aussi des jeunes délinquants où il est pointé du doigt comme un vieil homme fou. Alors que lui, tout ce qu'il souhaite, c'est seulement qu'on le laisse tranquille en train de regarder la rue et surtout sa Ford Gran Torino bien nettoyée. spoiler: Et petit à petit, son caractère intolérant lui vaut d'aider ses voisins qu'il refusait de côtoyer et va faire leur connaissance de manière fortuite. Et c'est bel et bien leur gentillesse qui va les réunir. Même si son fort caractère l'empêche de prendre bien les bonnes reconnaissances et les cadeaux qu'ils lui donnent. Il n'est pas aveugle et accepte quand même cette main tendue là où sa famille ne voit en lui que de l'intérêt. Et malgré l'idée reçu qu'il se faisait d'eux, petit à petit, il va se rendre compte de ses erreurs et va les accepter et devenir ami avec eux. Même très proches amis. Et il va d'abord se rendre compte que les Hmongs ont non seulement partagés ces idées durant la Guerre de Corée, mais on aussi été retrouvés en Amérique parce qu'ils ont été chassés par les ennemis qu'il combattait. Ce qui commença en une sympathie envers eux, puis après le premier contact, il va les côtoyer et devenir fan de leur cuisine en premier lieu. C'est vrai que le chemin le plus court pour atteindre le cœur d'un homme passe par l'estomac mais la sympathie qu'il construit avec eux est vraiment touchante. Et la différence qu'il leur trouvait disparut complètement, au point que même lui leur prépare le barbecue. Puis la relation qu'il construit avec le jeune Thao, comme la relation qu'il n'a pas eu avec ses fils. Et c'est là que Thao, le second personnage principal gagne en intérêt et en évolution. Lui comme Kowalski vont apprendre l'un de l'autre et tisser une relation père/fils. Thao, jeune Hmong introverti, timide et travailleur. Mais un peu différent dans sa culture là où il fait des choses basiques mais considérés comme des tâches de femmes. Là où sa grande sœur est très autoritaire et amicale. D'abord très renfermé sur lui-même, il fait les mauvaises fréquentations et va tisser des liens avec Walt qui va le sortir de ses défauts tout comme lui va le guérir de son intolérance. Et Thao apprendra de son mentor jusqu'à devenir très ouvert et deviendra le fils que Walt n'a pas eu et Thao le père qu'il n'a pas eu. Mais les autres personnages ne sont pas en reste. Su, la soeur de Thao marque le premier pas pour franchir la frontière de la langue et entamer l'amitié de Walt Kowalski avec la famille Hmong. C'est surtout avec elle que Walt interagit au début. Mais elle se fait très présente pour laisser la place à Thao là où elle est au départ le premier pas pour Walt de communiquer avec les Hmongs. Pour devenir plus tard l'une des principales raisons qui vont provoquer sa haine la plus grande. La famille de Kovalski est très irrespectueuse envers-lui. Il est vétéran, il s'est battu pour son pays et sa famille l'ignore, sauf pour avoir quelque chose en retour, notamment sur l'héritage. Walt a beau paraître aigri, il est surtout seul, sa famille étant pire que lui. On prend Walt immédiatement en sympathie devant cette solitude là où il trouve une véritable famille avec les Hmongs. Et il y a le prêtre. Qui revient plusieurs fois pour tenter de l'aider à se libérer de sa peine. Et le prêtre est vraiment un personnage humain qui pense et agit pour le bien de tous. N'hésitant pas à affronter Walt pour l'aider dans sa tristesse avec ses conseils. Mais là où Eastwood bluff avec sa mise-en-scène, c'est là où sa réalisation se remarque dans le fait que ce sont ses codes et ses symbolismes qui porte l'histoire. Et non pas une simple histoire raconté avec ses codes. spoiler: Walt Kowalski triste vétéran de la Guerre de Corée se lie d'amitié avec des Asiatiques qu'il croyait avoir combattus pour se lier d'amitié avec eux et s'occupe du jeune Thao, représentant la plus grande tristesse qu'il a eu en tuant des jeunes Asiatiques de son âge. Il l'élève comme le fils qu'il n'a pas su élever. D'ailleurs, ses fils dont il se sent coupable de ne pas avoir eu de vrai relations avec eux est l'une de ses plus grandes fautes dont il se confesse. Thao est donc la rédemption de ses fautes. Et la mise-en-scène de Clint Eastwood est également empreint de symbolisme visuel spoiler: avec le jeu de lumière pendant le dialogue entre Walt et le prêtre. Où chacun est tiraillé entre la colère et la part de lumière en eux. Le prêtre est lui aussi en colère et lui aussi est donc montré à l'ombre, mais plus dans la lumière que Walt qui a moins de scrupules à vouloir se venger. Et la confession est aussi un symbolisme visuel. Walt ne se confesse pas de sa probable faute de son traumatisme de la guerre. Mais il confesse sa faute et sa peine à Thao à travers une grille similaire à celle du confessionnal de l'église, sa rédemption est d'autant plus forte devant Thao qui est symboliquement concerné dans le chemin de Walt. Et la Gran Torino qui donne son nom au film est également une symbolique importante dans le film. Elle est la cause, l'enjeu symbolique et la récompense de tout ce qui se passe d'important dans le film. Alors qu'on ne voit pas une fois Walt la conduire. Il ne fait que la nettoyer et la contempler. spoiler: Walt a donné naissance à sa Gran Torino en lui installant une pièce primordiale. Il en prend grands soin pour ne rien en faire. Sa famille la souhaite et la lui réclame. Là où Thao tente de la voler, provoquant sa rencontre avec Walt, ainsi que le lien qu'il tissera avec lui pour réparer sa tentative de vol. Thao est chargé de la nettoyer, Thao caressant le lien avec Walt. Walt voudra l'offrir à Thao, qu'il l'utilisera pour ses adieux. Et Walt la lui offre après sa mort. Gran Torino est est empli de symbolisme cher à Clint Eastwood: l'Héritage de la figure parental, la nostalgie d'un passé, l'évolution de ses personnages, le "cycle" de violence qu'ils subissent... Ainsi qu'une certaine mise-en-abyme. spoiler: Clint Eastwood souhaitait que ce soit son dernier rôle et il se met en scène en train de mourir. Gran Torino est probablement un de ses films les plus personnels. Comment ne pas aimer un Eastwood aussi profond ? Mais Clint n'est pas qu'un metteur en scène de symbolisme et de profondeur caractérielle. Il montre aussi dans Gran Torino qu'il est capable de prendre du recul avec un humour léger qui n'influe pas sur le cours du film, en tout cas, pas sur la symbolisme de ce qu'il présente. On ne peut que sourire devant l'allocution erronée de certains noms ou les répliques racistes basés sur des clichés essoufflés. Gran Torino est un drame sombre, très noire. La violence est filmée de manière à choquer, le lieu de Détroit est bien trouvé pour expliquer l'arrivée des Hmongs en réfugiés. Le film est moderne et Clint Eastwood est vraiment percutant dans ce film. Gran Torino est un film que je vous conseille vivement.
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