57377 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
4 778 critiques spectateurs
5
1472 critiques
4
1417 critiques
3
545 critiques
2
444 critiques
1
335 critiques
0
565 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
soulman
141 abonnés
1 435 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 29 juin 2015
Sûrement l'un des films les plus originaux et personnels de ces dernières années. Malgré un scénario très classique, le traitement atmosphérique de l'intrigue, l'hyper-stylisation de l'image, l'utilisation d'une bande son en perpétuel détachement, font de "Drive" un ovni d'une jouissance complète. Cerise sur le gâteau, le cinéaste, sous le charme de Carey Mulligan, lui déclare sa flamme : elle est sublime (et tant pis pour les comparaisons vaines, mais, oui, j'ai pensé à Anna Karina dans "Pierrot le fou").
Si différent de certains films du genre et tellement bon. Des passages si calmes,si beau,pas besoin de paroles juste à apprécier... et des passages d'une rare violence qui viennent nous rappeler que l'on regarde un excellent film criminel. J'adore le style de Nicolas winding refn, j'adore ce film.
Très bon film. Un style particulier avec des scènes parfois molles et d'autres parfois dures. Il n'y a pas beaucoup de dialogue, pas beaucoup de personnages. Mais l'histoire et la bande originale sont excellentes.
Drive est une création originale fortement influencée par le cinéma d’auteur primé à Cannes. Un genre à part entière, très complexe et technique, où tout est métrisé sous forme d’exercices de styles acrobatiques. Il se veut à la fois action movie et thriller new age stylisé à l’extrême. Une réalisation pointilleuse dont seul Nicolas Winding Refn a le secret. Un réalisateur méconnu du grand public avec ses œuvres majeures telles que Bronson et Le guerrier silencieux. Il aime ce genre d’ambiance déroutante où les paroles sont accessoires. Une ambiance très atmosphérique, presque aérienne où les évènements se ponctuent de manière inattendue, passant de l’extase au bain de sang en une fraction de seconde, tout en restant lisse, net, et sans bavure. Au centre, un personnage énigmatique au possible, d’une rare ambigüité. Un personnage mutique et solitaire, imprévisible. Une mise en abime électrisante de la psyché de ce pilote hors du commun, afféré entre sa raison et ses sentiments. Le décor est assez irréel, crépusculaire et immersif, au cœur d’un Los Angeles magnifiquement mit en valeur par une qualité photographique irréprochable. La stoïcité intervient vis-à-vis du rythme, très hétérogène, où le temps se fige, suspend au vol quelques émotions insoupçonnées, puis repart, comme si de rien n’était. A vrai dire, cette réalisation n’a rien de conventionnelle et pousse même très loin l’audace hors des sentiers battus. On y retrouve un certain mélange atypique entre Kubrick et Tarantino, presque décousu dans le déroulement, mais avant tout intriguant et captivant. Une gourmandise de cinéphile avisé qui en laissera plus d’un sur le carreau. 4,5/5
Bien que l'histoire peut manquer d'originalité, drive se différencie par ces trois points forts; la réalisation, très soignée. Le jeu des acteurs, au top. mais c'est surtout le montage du film, en parfait inertie avec la musique qui en fait son point fort et son originalité, super! Un film doux et violent à la fois, différent des autres. Drive c'est de l'art. A voir! ----Janvier 2015----
En deux mots, Ryan Golsing. C'était plutôt mal embarqué entre nous, et désormais je ne peux plus m'en passer. Vu Drive au ciné et pas depuis, le premier effet que m'a fait ce second visionnage fut l'impression d'être passé à côté de la beauté immersive de Refn qui a livré à ce jour sa même réal. La musique est devenue culte a juste titre, nous avons Kavinski et College & Electric Youth en force. Ça participe bien à la beauté de la chose. Mais bien sur avec Refn on a des plans magnifiques, apportés pour donner une véritable signature visuelle au récit. Et ici on est clairement dans une référence de 7ème qui a su s'imposer en peu de temps. Une première partie pose les bases de ce qui semble être une œuvre contemplative et moderne. Finalement même si il a très peu de dialogues le personnage central interprété par notre Ryan fera bien plus que conduire. Le visuel encore et toujours. On a cette fameuse scène de l'ascenseur, ou toutes femmes hétérosexuelles se doivent de jalouser nerveusement miss Carey Mulligan, on est d'accord ? La puissance du baiser du scorpion... Hum. Je pense aussi au masque, celui du cascadeur, pour un règlement de compte qui imprime littéralement la rétine. Voilà c'est ça Drive. Donc pour la seconde partie on tombe dans une spirale infernale, un chien qui se mord la queue et termine en vendetta sanguinolente. C'est le principal reproche que je fais au film, cette espèce de banalisation et de représentation très stylisée de la violence... Il sera allé encore plus loin après, mais finalement c'est bien ce qui m'agace le plus chez Refn. Donc je n'adhère pas à celà, j'essaie même de m'interroger sur les conséquences et les limites de l'art là-dedans. Et non ce n'est pas parce que c'est le monde dans lequel on vit, l'être humain a toujours été doté de la violence... Voilà petite parenthèse fermée on a aussi de très bons seconds rôles qui participent au succès du film. Je pense notamment à Oscar Isaac et Bryan Cranston. Mais grâce à ce film, Ryan a atteint une popularité bien mérité. Indispensable.
Je suis resté hébété à la fin de ce film . Je l' ai vu d'une seule traite que je caractériserais étrangement d'haletante tant ce film m'a tout bonnement dévoré . J'avais mis un pied dans un engrenage et le piège s'était refermé sur moi . Malgré des dialogues cru et concis une justesse esthétique sort de ce film et Ryan Gosling incroyable par la profondeur des sentiments exprimés dans son jeu tout en simplicité . Tout cela conclut à une petite merveille du cinéma .
Je n'ai pas trop su quoi penser après avoir vu drive. Le scénario est une histoire de vengeance ainsi que du basculement d'un homme dans la schizophrénie, c'est donc assez intéressant. Un polar nocturne de ce type, on peut le tourner dans tous les sens, et Refn a choisi de concentrer l'histoire sur l'histoire d'amour entre le conducteur et sa voisine Irène. D'ailleurs il choisit là un protagoniste à la fois mystérieux ( il parle peu et n'est même pas nommé ) et tape à l'oeil ( son fameux blouson, que, soit dit en passant, Ryan Gosling est le seul à pouvoir porter avec style ). Ce film a beaucoup de qualités et il faut les évoquer : la transformation du personnage principal, son basculement dans la folie, est très bien montrée, lui donnant un air très inquiétant, les personnages sont bien écrits et biens interprétés, et le réalisateur réussi à faire passer tous leurs sentiments par de longs échanges de regards, qui permettent au sc spectateur de respirer entre les scènes violentes. Toutefois Refn abuse en quelque sorte de ces regards, qui deviennent quelquefois trop longues. L'ambiance du film est excellente : nocturne, violente et sentimentale à la fois ; une réussite, et le générique de départ,porté par l'excellent nightcall est très accrocheur. Le film contient également quelques bonnes courses poursuites. Une autre grande qualité du film est que Refn réussi à passer du sentimental au gore en moins de 2 secondes, ce qui peturbe le spectateur. Pour les points négatifs, par contre, la violence, omniprésente est beaucoup trop gore, non pas que je n'aime pas le gore, mais ce film en abuse, et ça rend certains moments irréalistes. Pour finir, j'aurais aimer voir plus d'action, de courses poursuites, et l'histoire du conducteur plus approfondie ainsi qu'une scène finale moins bâclée. Maigres cela drive reste un excellent polar, à voir.
Voilà un bien curieux thriller à la réalisation soignée avec notamment ses magnifiques plans nocturnes de la ville de Los Angeles ; à la BO envoûtante ; avec l'acteur Ryan Gosling, sexy, froid, inexpressif, et avare de paroles... ce qui est ici un atout. Après un pré-générique palpitant, le rythme du film devient languissant avec des pics soudains d’une extrême violence : spoiler: tête explosée au fusil, crâne écrasé à coups de pied, main cassée au marteau ... Cette violence choque d’autant plus que le personnage principal d’un calme olympien au visage angélique en est partie prenante (pour la bonne cause : spoiler: sauver la veuve et l’orphelin ). Pour moi, ce thriller qui sort vraiment des sentiers battus, plus sur la forme que sur le fond, est parfaitement à la hauteur de sa (très bonne) réputation.
Un film à la fois lent et intense. On ne s'ennuie donc pas avec un Ryan Gosling très sobre, ce qui rend son personnage très mystérieux. La première partie du film montre les bases, nous donne des envies, des "sentiments", pour que tout soit plus intense en deuxième partie.
Un film puissant. Une réalisation soignée. Une bande sonore qui adhère parfaitement au film. Des personnages bien travaillés. La ville de nuit est un décor presque poétique. Certes ils ne sont pas très bavures mais les échanges de regards et postures parlent d'eux même.
Besoin d'un chauffeur pour une mission dangereuse ? Oublié Jason Statham, place à la nouvelle génération. Place à Ryan Gosling. Place à un véritable héros. Dans les rues sombres de Los Angeles, il est cascadeur le jour et "driver" la nuit. Lui n'aura jamais de nom, il n'en a pas besoin. On ne sait pas grand chose de lui, mais il y a bien une chose qu'on apprendra au final, c'est qu'il est un héros comme on en fait plus. Un mec solitaire, qui ne demande rien en échange, mais qui fera tout pour se venger et venger ceux qu'il aime. Dès le début du film, Nicolas Winding Refn pose les bases de ce que sera son film. Peu de bruits, un personnage principal calme et sûr de lui, ainsi qu'une mise en scène posée, à l'image de son personnage. Ce n'est que plus tard que viendra la première musique ("Nightcall", de Kavinsky), elle marquera le début du récit à proprement parlé et sera la première d'une très bonne bande originale judicieusement choisie, notamment le titre "A real hero" de College & Electric Youth qui, bien qu'il n'ait pas été composé pour le film, caractérise totalement le "driver". "Drive" est un film lent. En essayant d'être le plus réaliste possible, le cinéaste Danois prend le parti de donner à son film une vitesse de croisière qui peut ennuyer. Pourtant, lorsque les choses sérieuses commencent, Nicolas Winding Refn n'hésite pas à succomber à la violence, mais toujours dans le but d'apporter quelque chose à l'œuvre, pas juste pour se faire plaisir. "Drive" est donc un film qui oscille entre moments calmes, avec peu de dialogues, mais qui cependant en disent long, et des moments plus rythmés, plus énervés. Néanmoins, même lorsque l'excitation est à son comble, le calme domine toujours. Ryan Gosling est épatant de sang-froid et de charisme, il apporte en plus un côté sexy au personnage non déplaisant. Rien d'étonnant à ce que le réalisateur l'ait choisi pour jouer dans son film suivant. La belle Carey Mulligan apporte quant à elle la touche de fraîcheur et d'innocence à l'histoire. Bryan Cranston, dans sa période "Breaking Bad", est bien sûr d'une grande justesse. Avec son héros qui peut sembler froid, le réalisateur de la trilogie "Pusher" livre un film touchant et violent, mais aussi un beau film. La photographie est sublime, à la fois colorée et terne, ce qui accompagne parfaitement l'atmosphère du film à la fois douce et pesante. Avec sa veste, ses gants et sa voiture, Ryan Gosling devient une toute autre personne, une personne qu'il vaut mieux ne pas avoir contre soi. "Drive" est un film de vengeance qui s'admire et qui pose la question de ce qu'est un véritable héros.
Drive est un film à savourer en immersion totale, seul, au casque. "Chiant", "long", "insipide", "sans dialogues" sont les adjectifs récurrents des personnes qui sont passées à côté. Certes c'est contemplatif, certes personne ne parle de cette façon, certes le scénario n'a pas réellement d'importance, certes certains effets peuvent apparaître comme exagérés. Mais à mon avis il faut le recevoir un peu comme une bande dessinée, sans se référer à nos vies ou notre environnement. Avoir réussi un film aussi prenant avec si peu de dialogues et un scénario simple impliquant peu de personnages est un tour de force. Après une scène d'ouverture excellente, l'immersion du spectateur doit devenir totale. On savourera alors la mise en scène, la photographie, l'importance des jeux d'acteurs, le montage, sans parler de la bande originale. Bref, vous l'avez compris, une véritable claque..