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Un visiteur
4,0
Publiée le 14 juillet 2012
Mieux qu'un film d'action ordinaire, "Drive" va surement rentrer dans les rangs des très bons polars américains en creusant en profondeur la personnalité du peronnage incarné par Ryan Gosling (qui y joue à merveille). A voir.
Je ne m’attendais pas du tout à ce style de mise en scène en regardant Drive même si j’escomptais quelque chose de différent avec un réalisateur danois. Celle-ci est lente, contemplative mais la caméra est toujours placée judicieusement permettant de ressentir les sensations/émotions des personnages. Ryan Gosling est remarquable en forme d’antihéros ne parlant pas beaucoup et n’agissant pas dans l’excès, tout le contraire des personnages joués par les grands acteurs hollywoodiens. Cela apporte une sensation de fraicheur au long-métrage. On ajoute à cela de belles images, une bonne BO, un peu de violence, de la tension, un ensemble réaliste et une histoire sympathique et poétique agrémentée de quelques poursuites automobiles (aucune surenchère, je m’attendais à beaucoup plus en voyant l’affiche... et c’est mieux comme ça !).
The Driver, le personnage interprété par la pénombre d'un Ryan Gosling au regard Baudelairien, n'est pas comme l'on pourrait le croire, à l'issue d'une incohérente publicité, un conducteur de stock car dans les rues de Los Angeles; ce qu'il conduit est bien plus évanescent et éphémère. Et pourtant, la grâce du jeu de cet enfant perdu nous fait penser qu'il les manies depuis fort longtemps. Tout comme la cinéphilie de Nicolas Winding Refn, qui fait appel à une beauté au romantisme crépusculaire, disparue lors d'un temps ancien, dont la simple mémoire affective et esthétique, suffit à nous apaiser dans ce flot brassant à lui seul l'inquiétude et l'électricité factices. Ces dernières n'existent que par l'attachement, que l'on finit par porter à la solitude de cet apaisement, qu'il soit incarné par un décor aussi expressif qu'un tableau orphiste, ou par un protagoniste errant dans les limbes de son silence. Ce bavardage absent n'est pas signe de retenu, il est explosif, car lié par un sentiment éternel à notre intimité: il explose d'une joie amoureusement créatrice en nous, sans que nous voulions le partager avec qui que ce soit. La route de Drive est longue et aussi voluptueuse qu'un Océan. Rimbaud n'aurait jamais écrit le bateau Ivre s'il n'avait, ne serait-ce qu'un instant, pensé croiser la femme, la fleur impressionniste de toute les poésies, durant le songe qu'il lui fut nécessaire à sa composition. Et cet Océan dont il est question, est aussi trompeur qu'une flaque qui serait devenu miroir. Trop paisible pour cacher le monstre sans mesure, se tapissant sous les reflets. Mais ce monstre ni pathétique, ni grisant, finit par inspirer une muse imaginaire. On rêve alors de l'embrasser comme dans cet ascenseur, mais arriver au bout, au dernier étage, ou au dernier sous-sol, c'est l'enfer de l'inconnu que nous découvrons sans pouvoir le dévisager, et attendre que les portes se referment. Si le final ne répond alors peut-être pas à cette métaphore poétique, le moindre doute de sentir le réalisateur faire tourner la pellicule est profondément injuste, mais malgré tout existant. Dès lors, Drive nous embarque dans une épopée chevaleresque, au cavalier non sans tête, mais sans voix. Comme s'il était non pas le pilote, mais piloté et débordé par une beauté qu'il ne comprend pas, et ne peut certainement pas exprimer.
Pour ma première critique sur ce site, j'ai décidé d'en poster une à propos de Drive. Un film unique, ceux qui cherchent l'action dans ce film en seront déçus, Ryan Gosling est bon, j'aime ses expressions, rares mais suffisantes. Brian Cranston, ne crève pas l'écran, surement à cause de la voix française trop vieillissante. Le film manque un peu de dialogue mais ce n'est pas dérangeant, il règne un calme plat sur ce film, coupé par des scènes ultra brutales et très crues. J'ai été étonné par la bande son, très kitsch tout comme les crédits au début du film, un morceau de Lana del Rey aurait été appréciable. Cela fait toujours plaisir d'apercevoir Christina Hendricks durant un film, cette beauté m'éblouit toujours autant, malgré la fin de son personnage... Au final on ressort avec peu d'informations sur le héros principal, énigmatique et surtout très imposant. Pour conclure, Drive est un très bon film, pour ma part il manque un peu de belles carrosseries mais on s'en passe vite vu le scénario bien ficelé et les scènes d'actions apportant leurs dose d'adrénaline.
Très bon film où l'action ne prend pas le dessous sur la réalisation et qui laisse la place aux sentiments. Il faut toujours se méfier des gens qui intériorisent leur sentiments, ils sont imprévisibles et difficilement cernables. Il s'agit d'un film à double tranchant, soit on adore l'ambiance et les nons-dits, soit on déteste et les silences deviennent des lenteurs.
Que dire de "Drive", une bonne surprise de la part du réalisateur, un acteur impeccable, une révélation de la part de Gosling, un scénario qui tient la route, ce n'est pas le scénario qui fait le film mais l'ambiance du film année 80 qui colle très bien, un OST vraiment parfait avec une musique d'introduction signé "Kavinsky", les scènes de violence sont très bien mise en avant et parfois un peu choquant. J'ai beaucoup aimé l'intégration au casting de Bryan Cranston "Malcom, Breaking Bad". Un film à voir absolument mais à ne pas laisser entre les mains des plus jeunes. 4,5/5
Vrombissant. Au niveau scénar, c'est un bon thriller. L'élément perturbateur de Standard arrive assez tardivement dans le film et accélère le rythme. On passe d'une situation initiale, une histoire de romance qui s'annonce jolie à une suite d’événements de plus en plus violents. En cela, l film maintient l'attention jusqu'au bout. Le côté esthétique dû à la photo et les choix vintage et les espèces de pauses contemplatives observées dans le déroulé du film finissent de compléter une oeuvre bien faite. Ces pauses sont parfois exagérées ou pas franchement utiles mais sont une vraie contredanse bienvenue au rythme effréné des actions. Pas de voiture qui explose ou de pistolet sorti toutes les trois secondes. Bien vu, ça change !
Superbe film tant d'un point de vue esthétique que d'interprétation. La B.O est excellente, dans un style électro qui donne la sensation d'être envahi par le film. Ryan Gosling y est parfait: un jeu tout en retenue et en finesse qui rompt avec le rôle du héros aux gros bras sûr de lui propre aux (souvent mauvais) films d'action. Mais cette pudeur renforce la proximité que le spectateur entretient avec le personnage. Pas besoin d'en faire des tonnes pour faire passer des choses! Ici, l'omniprésence du silence ne donne que plus de force à la violence physique qu'exprime le personnage. Une violence qui pose question, qui étonne de la part d'un homme dont on ne sait au final presque rien. Il y a du Match Point dans Drive, en ceci qu'on y voit un homme pris dans un engrenage infernal dont l'issue ne peut être que dramatique.
Un excellent thriller avec une BO adéquate qui nous prend du début à la fin. Et moi qui croyait qu'on n'en faisait plus des comme ça ! Heureusement contredit, j'ai énormément apprécié le jeu de Ryan Gosling, une étoile montante qui j'espère sera digne de sa comparaison avec Mr. Robert De Niro mais je n'en doute pas, il reflète le talent pur.
J'ai pris une bonne claque avec ce film, je n'en avais pas pris une pareil depuis les fils de l'homme ! C'est un film qu'on ne saura apprécier sans avoir l’âme d'un romantique ou d'un rêveur !
Nicolas Winding Refn nous signe ici un très bon film avec un Ryan Gosling épatant, une Carey Mulligan surprenante et un Bryan Cranston toujours aussi énorme. La mise en scène est parfaite, les scènes d'actions sont très bien tournées et la photographie est magnifique. Sans oublier des scènes emblématiques et une BO magique!
drive est la preuve qu'un film sans dialogues interminables peut être magnifique. on rentre dans ce film dès le début. à la fin, il faut du temps pour en sortir!
Enfin, un autre très beau film des temps actuels: innovant,respectueux du cinéma et laissant une impression forte à la sortie des salles. C'est un retour aux sources du muet en inversant les techniques; les ralentis sont utilisés exactement comme les accélérés avec des éclairages variables et une bande son bien adaptée. Les dialogues sont réduits aux stricts minima nécessaires à la compréhension et les acteurs économisent leurs gestes: nous sommes devant une vraie nouveauté comme peut l'être Morse le film de Alfredson. La première partie du film mériterait 5 étoiles tellement elle est dénuée de défauts, elle se laisse contempler sans aucune crainte en toute sérénité. Je regrette pour ma part les choix excessifs de sadisme et de schizophrénie de la seconde partie que je situe précisément après la gifle imméritée. Le film bascule alors dans une sorte de noirceur qui ne pourra pas aboutir si ce n'est dans l'absurde, très bien évoqué du reste par l'histoire célèbre du scorpion et de la grenouille. Un film à voir absolument par les seniors cinéphiles pour qui le vrai cinéma s'arrête à la fin des années 70, ne serais-ce que pour prouver qu'il est toujours possible aux bons réalisateurs de s'exprimer. Refn a d'ailleurs été récompensé par tous les publics du monde, c'est une satisfaction réelle à ne pas oublier.
Il démonte ce film, on se serait cru dans un film à l'ancienne, avec une superbe bande originale et de superbes acteurs. Des scènes cultes ne manquent pas à l'appel, le film contient son taux de violence pur et un scénario assez prenant. Un sacré grand classique, l'un des meilleurs de l'année 2011, film renversant...