En 1970, Arthur Penn réalise l'un de ses films cultes, "Little Big Man". Ce grand petit homme est Jack Crabb, à la fois aventurier et baratineur opportuniste mangeant à tous les râteliers, interprété avec brio par Dustin Hoffman trouvant l'un de ses rôles les plus marquants. Ses va et vient incessants entre les Indiens et les Blancs offrent une remarquable lecture des deux mondes et de leurs différences. Si la réhabilitation du peuple indien au cinéma n'est pas une chose nouvelle, celle-ci trouve néanmoins une étape importante avec "Little Big Man", œuvre maîtresse de la contre-culture naissante des seventies. Une épopée brillante, drôle et lyrique.
A la fois mélange de drame , de réflexion, horreur et de satire ainsi que de burlesque , " Little Big Man " démystifie les films de l'Ouest traditionnelles avec beaucoup de réalismes et d'humanités. Un film devenu culte qui lance une réflexion incroyable sur la situation des Indiens d'Amérique. Le film est sortie en 1970. Il réussit encore à nous scotchés devant notre écran. La mise en scène est parfaite : beau travail de l'image, des décors et du son. Les paysages sont impressionnants. Le scénario est excellent. Le personnage principale est interprété par Dustin Hoffman , presque méconnaissable, dans la peau de Jack Crabb , un homme tiraillé entre deux cultures que tout opposent. Et Faye Dunaway dans la peau d'une femme coquette , sublime et élégante. " Little Big Man " est un grand chef-d’œuvre pittoresque qui bouscule la mythologie westernienne. Un des rôles les plus marquants de Dustin Hoffman.
Découvert à l’adolescence sur les recommandations d’une prof, ce western m'a immédiatement séduit et je ne me lasse pas de le revoir depuis. Dans cette représentation picaresque et singulière du Far West dirigée par Arthur Penn, le génial Dustin Hoffman y trouve l’un de ses plus grands rôles. Il y a une coolitude évidente dans les tribulations de ce visage pâle, lequel passe d’une communauté à une autre au fil de ses (més)aventures et de ses rencontres. Elaboré dans l’ambiance de la fin des années soixante, le scénario mêle avec style tragédie et humour, à l’instar de l’hilarante période "Kid Limonade" tout en portant un regard appuyé et contestataire sur l’actualité de cette période.
"Little big man", même s'il peut être attaqué sur son exactitude historique ou sur une vision un peu trop idyllique de la société Chéyenne, a ceci d'extraordinaire qu'il arrive à dynamiter les mythes américains de la conquête de l'Ouest et à rétablir quelques vérités au passage. Et il le fait de façon sublime en mêlant parfaitement la drôlerie la plus réjouissante et l'émotion la plus éprouvante pour donner l'une des plus complètes et des plus belles expériences cinématographiques.
Le western a l’étrange particularité d’être un genre qui se survit en s’auto-démystifiant. Le scénario de « Little Big Man » est parfaitement conséquent dans cette tendance, puisque le narrateur est un renégat, un homme survivant entre deux camps et deux vérités, et un mythomane. La dialectique de la vérité et du mensonge est poussée jusqu’au vertige dans le récit du rôle du personnage central dans le déroulement de la bataille de Little Big Horn. En bon western des années 70 la glorification de la conquête de l’Ouest est battue en brèche : les guerres indiennes sont des massacres ignobles, les femmes de vertueux pasteurs font carrière en maison close, les charlatans cherchent fortune… les coutumes, la spiritualité indiennes elles même sont objets de comédie. Un parfait équilibre entre dénonciation, comédie, souffle épique. Bref un grand western.
Little Big Man est un monument du cinéma américain. Un film historique mais aussi le récit de la vie d'un homme ordinaire emporté dans le vent de l'histoire des Etats Unis d'Amérique, dans un tourbillon d'événements qui le dépassent, tantôt tragiques et même dramatiques, tantôt drôles, voire coquins. Il tombera, se relèvera et sa vie se déroulera ainsi, tiraillé entre deux camps opposés, entre son cœur et sa raison, il parviendra ainsi, malgré tout, à un âge très avancé, suscitant la curiosité des médias. C'est un film extraordinaire, inoubliable, à voir absolument.
Un long film de 1971 avec Dustin Hoffman acteur qui surfe sur le succès dans ces années. A moitié blanc et indien (amérindien), le film décrit sa longue vie en bonne partie aux côtés des indiens sur tout le XIXème siècle. La formule biopic situé au début du XXème, vieillard qui dévoile son histoire à un journaliste, c'est le début et le fil rouge du film. permet de voir différents histoires assez longues éparpillées dans le temps. Il apparaît parfois acteur parfois subissant les circonstances. spoiler: Tout le long le conflit entre indiens et blancs se retrouve notamment avec des massacres perpétués par la cavalerie, Custer faisant figure de tueur de femmes et d'enfants. Ce qui est sûr est que pour différentes raisons, épidémies, massacre des bisons et guerres dominées globalement par les blancs qui restreignent progressivement la liberté des indiens par des traités manipulateurs, la population indienne a très fortement diminuée tout au long du XIXème siècle et c'est en partie le sujet de ce film. C'est un film non idéologique même s'il prend le parti des indiens ce n'est pas trop exagéré, il joue sur le vécu réaliste avec l'acteur principal et ses pérégrinations. Little Big Man est son surnom indien et un titre judicieux, petit grand homme. Petit par la taille et aussi sa confusion face aux événements qu'il subit ; grand par sa subsistance dans ce chaos, son courage, son intégrité et son cœur qui reste attaché à des valeurs humaines. Le film m'a fait forte impression, vu assez tôt, par son message humaniste hors des clichés et idéologies.
Sentiment partagé entre l’ennui d’un film trop long et assez mou. Et en même temps captivé par cette fresque humaniste qui mêle drame et séquences burlesques.
Dustin Hoffmann y est grandiose dans cette épopée incroyable où il survit à l’impossible.
Néanmoins, ce qui prédomine c’est malheureusement l’ennui bien que ce film soit un témoin tragique de la cruauté humaine.
On connait Arthur Penn pour avoir réalisés La poursuite impitoyable ou Bonnie And Clyde en 1966/1967 et c'est quelques années après que Penn réalise à nouveau un film dans le genre western en 1970 : Little Big Man.
Dans cette magnifique et somptueuse fresque d'un peu plus de deux heures on suit Jack Crabb à l'age de 121 ans racontant en voix-off avec enchantement son histoire à un journaliste pour ensuite s'enfoncer et prendre part à cette épopée d'un homme qui durant sa jeunesse fut de la communauté blanche et indienne partageant ainsi deux cultures différentes et vivants divers expériences inoubliables pour lui.
A travers cette épopée le spectateur vie de réels sensations intenses et fortes que dévoile Arthur Penn dans cette nouvelle fresque historique et western sur la guerre des colonisations.
A la fois drôle, touchant, tragiquespoiler: (en particulier les scènes de massacre envers les indiens) on y prend gout rapidement et l'on reste captif par ses nombreuses scènes de batailles et de romances présentent, ses changements de cultures, sa notoriété mais aussi sa descente aux enfer auquel il est confronté. Tant de situations et de rebondissements accompagnés de scènes d'actions dont le spectateur aborde avec passion.
Une mise en scène irréprochable, une réalisation bien construite, une musique qui trotte dans la tête sans cesse, des dialogues savoureux dans des décors et costumes superbes s'ajoutant à cela un protagoniste remarquable et talentueux qui n'est autre que Dustin Hoffman (que l'on découvre dans l'un de ces premiers rôles révélateurs et que l'on connaîtra par la suite avec entre autres : Papillon, Les chiens en paille ou encore Marathon Man). Une révélation intéressante à l'écran et un acteur attachant et drôle dans son rôle auquel il s'expose. On retrouve à nouveau au côté de Arthur Penn (celle que l'on avait vue dans Bonnie And Clyde) Faye Dunaway dans un rôle secondaire cette fois-ci.
Little big man, n'a donc pas pris une ride, unique dans le genre western, touchante et à la réalisation soignée, ce grand film humaniste, intelligent se révèle être une belle merveille qui porte quelques traits similaires avec l'une des œuvres réalisées bien des années plus tard, en 1991 : Danse avec les loups de Costner.
Atypique, Bel hommage aux indiens d'Amériques, ce voyage spirituel nous transporte dans un périple insolite d'un petit homme devenu Grand
De beaux paysages et l'impression d'assister à un spectacle grandiose par ses décors superbes, mais tout cela est contrecarré par un côté burlesque, des personnages nunuches et des dialogues mièvres. Malgré sa portée humaniste, ce film manque de profondeur ou d'un scénario plus captivant. Précurseurs sur certains points (comme défendre la cause des Indiens ou des homosexuels), il a sans doute mal vieilli et accuse un côté "kitsch" semi volontaire qui dessert la portée du message.
Film très surévalué. La fiche Wikipedia parle d'un film qui démystifie l'histoire de l'ouest, qui montre le massacre des indiens, et ceux ci sous un jour positif. Sauf que dans les années 50 John Ford (chez qui les indiens sont toujours de fiers guerriers qui ont de bonnes raisons d'attaquer les blancs) et Delmer Daves l'avaient déjà fait avec un lyrisme qui manque à ce film. Tourné en pleine guerre du Vietnam, ce film est surtout une critique de la politique américaine en Asie, les vietnamiens sont remplacés par des indiens. L'ensemble suit également la révolution sexuelle des années 70. Tout est caricatural Les blancs sont tous violents, fous, malhonnête et hypocrites. Les indiens tous de braves types. Revoyez plutôt les films de J. Ford