Little Big Man
Note moyenne
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Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2019
A l'heure de l’hypocrite et puritain "Politiquement Correct" qui bride l'ensemble de la création américaine on n'oserait pas tourner aujourd'hui le chef d'oeuvre picaresque et foutraque d'Arthur Penn Little Big Man 1970 avec l'impayable Dustin Hoffman. Ce n'est pas politiquement correct aujourd'hui de rire comme Penn du du ridicule de cet anti-héros indien-américain traître-fidèle Crabb et de parler en même temps du génocide contre les Indiens. Ce n'est pas politiquement correct de décrire et de brocarder en même temps le boucher Custer (et ses amis Grant et, Sherman, Crook Buffalo Bill) dont le grand amusement était d'éloigner les guerriers indiens du camp pour massacrer les femmes et les enfants. Ce n'est pas politiquement correct de montrer que les Indiens naïfs et idéalistes n'étaient pas préparés pour la guerre-assassinat-génocide sur laquelle est fondée l'existence même des Etats-Unis d'Amérique.
C'est pourquoi revoir Little Big Man aujourd'hui est un exercice salutaire où le film ne perd rien depuis que je l'avais vu à sa sortie en 1970.
Petit plus : les deux apparitions de Faye Dunaway.
Mysterfool
Mysterfool

15 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2018
Deuxième film de ma saga hollywoodienne sur les amérindiens. Deux heures avec les Cheyennes qui se nomment eux-mêmes les êtres humains pour se différencier des blancs ( parmi lesquels ils nomment certains "les hommes blancs au visage noir" puisque la guerre de sécession avait permis l'abolition de l'esclavage).
Leur territoire attribué comme réserve par traité tant que le ciel sera bleu sera bientôt repris par les blancs car, hélas, il contient de l'or. Mais avant Sioux et Cheyennes conduits par Sitting Bull, Gall, Crazy Horse, Crow King, Rain In The Face, Two Moon, et Dull Knife infligent une lourde défaite aux blancs conduits par le général Custer à la bataille de Little Bighorn près d'un affluent de la rivière Bighorn (grosse corne)
Jack Crabb le visage pâle qui nous sert de guide est un anti-héros réjouissant par sa lâcheté et son courage.

Une phrase du vieil indien Old Lodge Skins," peaux de la vieille hutte" qui parle à la mort : Avance et viens te battre, c'est un bon jour pour mourir.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2018
Western plein d'humour qui traite parfois de sujet grave (l'extermination des indiens par général Custer) et un Dustin Hoffman tout jeune mais déjà super talentueux !! Bref un très bon film comme Hollywood savait le faire dans les années 70 !!
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2018
Un long film de 1971 avec Dustin Hoffman acteur qui surfe sur le succès dans ces années. A moitié blanc et indien (amérindien), le film décrit sa longue vie en bonne partie aux côtés des indiens sur tout le XIXème siècle. La formule biopic situé au début du XXème, vieillard qui dévoile son histoire à un journaliste, c'est le début et le fil rouge du film. permet de voir différents histoires assez longues éparpillées dans le temps. Il apparaît parfois acteur parfois subissant les circonstances. spoiler: Tout le long le conflit entre indiens et blancs se retrouve notamment avec des massacres perpétués par la cavalerie, Custer faisant figure de tueur de femmes et d'enfants.
Ce qui est sûr est que pour différentes raisons, épidémies, massacre des bisons et guerres dominées globalement par les blancs qui restreignent progressivement la liberté des indiens par des traités manipulateurs, la population indienne a très fortement diminuée tout au long du XIXème siècle et c'est en partie le sujet de ce film. C'est un film non idéologique même s'il prend le parti des indiens ce n'est pas trop exagéré, il joue sur le vécu réaliste avec l'acteur principal et ses pérégrinations. Little Big Man est son surnom indien et un titre judicieux, petit grand homme. Petit par la taille et aussi sa confusion face aux événements qu'il subit ; grand par sa subsistance dans ce chaos, son courage, son intégrité et son cœur qui reste attaché à des valeurs humaines. Le film m'a fait forte impression, vu assez tôt, par son message humaniste hors des clichés et idéologies.
Michael C.
Michael C.

23 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2017
Le meilleur des westerne de mon point de vue. Qui offre un point de vue du coté indiens et cowboys ! Ca CHANGE !
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2017
Visage pâle est dans une situation délicate !
D'un côté sa famille adoptive amérindienne, de l'autre ses origines américaines et le peuple qui l'a recueilli, notre petit héros au grand courage se retrouvera donc en mauvais posture lors de ces batailles de communautés, le renvoyant constamment perdu dans sa propre appartenance. Avec un ton légèrement décalé par moments proposant quelques scènes humoristiques, "Little Big Man" revisite le western en jonglant entre comédie et tragédie, à la manière de son héros, passant d'un camp à un autre.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2017
La première impression n'est pas la bonne : pas très bien filmée, l'oeuvre ne nous ouvre pas une grande porte d'entrée. On doit alors se concentrer sur ce qu'elle semble vouloir être : l'histoire d'un Amérindien parmi les Visages Pâles, ou vice-versa, qui se prend trop peu au sérieux pour passer pour un western. Une sorte de charnière ? On verra donc plutôt une histoire de l'Amérique profonde et historique traitée avec bonhomie. Quand la cohérence de cet aspect est brisée, on peut toujours reporter son attention sur l'histoire dans toute sa grandeur, avec l'espoir que ce qui était déjà pas mal dépeint remplira la vie de 121 ans du personnage, puisque c'est l'âge qu'il atteint. Mais non, son âge importe peu, et ce qu'on voit de la vie de cet homme ne sera qu'un diaporama des Grandes Plaines, sans second degré. Ni le fond ni la forme ne sont à la hauteur, avec un prétexte d'intro et d'outro qui sonne beaucoup trop prétentieux et bâclé. Une chose intéressante reste toutefois à résoudre : où donc ont-ils déniché un sang aussi rouge ? Ils voulaient faire un film en noir et blanc, ou quoi ?
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2017
« Little Big Man » est un film singulier : flamboyante épopée à l’humour ravageur, au premier abord il s'agit d'une vaste fresque sans queue ni tête, mais en fait c'est une puissante dénonciation de la barbarie humaine, baignant dans l’esprit subversif et contestataire des années 60-70 durant lesquelles le long métrage a été réalisé. Ce film suit la vie d’un jeune yankee recueilli par des Indiens à la suite du massacre de sa famille par ces derniers. Mais dès le début, une précision de taille nous est donnée : la tribu qui a recueilli le jeune Jack Crabb n’est pas la même que celle qui a tué ses parents. Les Indiens ne sont donc plus perçus comme un bloc monolithique : des distinctions sont faites entre les courageux, braves et justes Cheyennes (qui s’appellent entre eux Human Being – les Êtres Humains) et les lâches et violents Pawnee. Pour l’une des toutes premières fois à Hollywood, le point de vue de la narration et de l’histoire est bien plus du côté des Indiens que des conquérants blancs. Arthur Penn porte qui plus est un regard plein de dérision et d’ironie sur ces fameux blancs, soi disant civilisés, mais quelque peu hypocrites, comme ce pasteur malfaisant qui recueille Jack après que les Indiens aient subi une défaite. Et la femme nymphomane de cet odieux pasteur n’est pas en reste… Bref tout le monde en prend pour son grade. Et au milieu de tout ça, impuissant, Jack Crabb assiste en témoin de premier plan aux évènements qui voient s’affronter Indiens et cavalerie yankee. Tantôt ce sont les uns qui gagnent, tantôt ce sont les autres. Difficile de trouver un juste milieu : Jack ne sera jamais tout à fait accepté par chacun des deux camps et aura toujours du mal à se positionner, à savoir qui il est vraiment. Toutefois la figure tutélaire de son « grand-père » d’adoption indien, fascinante, l’aidera à se construire : sage, innocent, naïf et pourtant plein de bon sens, lui aussi traverse les évènements sans y pouvoir grand chose. Et à chaque fois, il garde les bras grands ouverts pour accueillir Jack, avec ces paroles pleines d’amour et de bonté pour celui qu’il considère comme issu de son propre sang. Face à l’absurdité de l’Histoire et de ces évènements funestes, il garde la foi jusqu’au bout et est comme une boussole pour notre jeune héros. Il est vraiment l’âme de ce récit, au cœur de toute la complexité de ce qui est évoqué, ces rapports d’amour-haine entre Occidentaux et Indiens. Passionnant de bout en bout, scénaristiquement riche et magistralement interprété, notamment par un Dustin Hoffman au sommet, « Little Big Man» est plus qu’un excellent western original et réussi, c’est un grand film tout court, notamment sur l’histoire mouvementée des Etats-Unis d’Amérique. Un film indispensable en somme.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2017
Découvert à l’adolescence sur les recommandations d’une prof, ce western m'a immédiatement séduit et je ne me lasse pas de le revoir depuis. Dans cette représentation picaresque et singulière du Far West dirigée par Arthur Penn, le génial Dustin Hoffman y trouve l’un de ses plus grands rôles. Il y a une coolitude évidente dans les tribulations de ce visage pâle, lequel passe d’une communauté à une autre au fil de ses (més)aventures et de ses rencontres. Elaboré dans l’ambiance de la fin des années soixante, le scénario mêle avec style tragédie et humour, à l’instar de l’hilarante période "Kid Limonade" tout en portant un regard appuyé et contestataire sur l’actualité de cette période.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2016
En 1970, Arthur Penn fait parler de lui en offrant aux spectateurs un western d’un nouveau genre dans le paysage américain. Alors qu’ils sont souvent dénigrés, les indiens apparaissent ici comme une famille. Mais le western prend aussi ses distances avec le genre avec une certaine ironie. Le réalisateur se joue des codes employés à tout va et n’hésite pas à montrer, pour exemple, un mort transpercé par une flèche, qui pourtant respire, comme si la direction du figurant avait échouée. Penn s’amuse à naviguer dans les registres. La mort du grand-père est très solennelle presque émouvante, jusqu’au moment où il se relève car son heure n’était pas venue. A contrario, Little Big Man est clairement une allégorie de l’impérialisme américain en Asie et du massacre de Washita en 1868. De plus, le film sort en 1970, c’est-à-dire durant la guerre du Vietnam. C’est donc avec un certain risque, que le réalisateur s’ambitionne de parler de la colonisation et comment une colonie peut en détruire une autre. Little Big Man fait passer tous ses messages politiques dans un ton hypocrite mais tellement réussi. Dustin Hoffman incarne peut-être ici, le rôle de sa vie. Le regard et les métamorphoses du Petit Grand Homme sont mémorables et marquent à jamais l’Histoire du Cinéma.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2016
Revu cette grande fresque dans une très belle copie rénovée. A. Penn passe allégrement des scènes intimistes à de grandes chevauchées épiques.
Ce film fut l'un des premiers à s'intéresser à la philosophie de vie indienne, au travers d'une approche certainement imparfaite, car encoreobservée à travers nos schémas "occidentaux". Mais une belle tentative de comprendre comment l’homme ne peut qu’être un élément d’un tout qui comprend aussi des animaux, des végétaux et des minéraux. On assiste une naisssance, à des morts, des adoptions, des reconversions. On y croise des charlatans, des maisons closes, des pasteurs, des chasseurs de primes. Des indiens à l'honneur bafoué, et même un indien homo ! Des femmes en manque d’homme, des chiens mangés en ragout, bref une vraie saga humaniste pour tenter une approche vu de l'autre côté du miroir. On pense à Jeremiah Johnson bien sur, version plus intimiste du métissage toujours compliqué à vivre .Dustin Hofmann est fringuant, comme dans le Lauréat et le maquilleur a fait des prouesses pour lui faire parcourir plus d'une centaine d'années.
GE septembre 2016
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 septembre 2016
Un ancêtre de "Forrest Gump" : l'histoire d'un jeune garçon simplet qui voyage, teste tous les modes de vie, et retrouve successivement les personnes qu'il a perdues de vue 30 minutes auparavant dans le film.
Le film est très bien monté, pas de doute là-dessus. Néanmoins il ne fait qu'enchaîner des péripéties pour nous faire faire un tour de l'Amérique de l'époque, et s'affranchit d'un scénario.

A conseiller aux amateurs de fresques (du type "Forrest Gump" et autres). A déconseiller aux amateurs de fiction avec une histoire prenante.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 août 2016
Complètement surfait, le célèbre western d’Arthur Penn enfonce (très lourdement) des portes que d’autres avaient ouvertes depuis bien longtemps de façon bien plus talentueuse. Rendre aux indiens leur place dans l’histoire des Etats-Unis, souligner le génocide dont ils ont été victimes et démythifier l’Ouest héroïque, voilà ce que John Ford, Anthony Mann, William Wellman, Delmer Daves (entre autres) font depuis 30 ans avant la sortie de « Little big man », avec une toute autre pertinence, ampleur ou virulence que ce western aussi poussif dans son message que dans sa forme. Que ce soit le cabotinage de Dustin Hoffman, totalement artificiel, ou l’écriture pesante (succession de sketches comme un catalogue de clichés, punch-lines de music-hall, comique troupier – Ah, Faye Dunaway en folle de Dieu nymphomane !), tout s’embourbe dans ce film interminable. Quant à la mise en scène, elle est d’une remarquable platitude - A part quelques beaux plans larges et une impressionnante attaque de diligence, le reste semble filmé par une seconde équipe. Bref, pas grand-chose à sauver de ce long pensum qui se veut être une lecture critique de l’histoire des Etats-Unis mais sombre dans la guimauve bien-pensante.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2016
A. Penn avait déjà donné un sacré coup de pied au cinoche US avec "Bonnie & Clyde", il reste ici dans se thématiques d'exploration ou tout du moins de démastiquage en règle des mythes fondateurs de son pays avec cette relecture jugée plus historique de la Conquête de l'Ouest. Il remet au centre de tout ça les Cheyennes, les Êtres Humains et leur destin tragique nous est conté via le regard d'un vieil homme qui se souvient. D. Hoffman incarne avec brio ce personnage truculent qui vivra plusieurs vies, oscillant entre burlesque et tragique, avec quelques parenthèses poétiques. Alors ça peut déstabiliser au 1er abord mais le talent de conteur de Penn lui permet de mener son film à bon port. Quelques séquences ont mal vieillies mais la plupart des autres demeurent encore des monuments, avec un découpage très inspiré, quelques compositions de plans absolument somptueuses, des idées à foison et surtout une capacité à enchaîner les transitions d'un ton à l'autre qui laisse admiratif. C'est dur, parfois poignant, parfois drôle, ce n'est pas toujours très subtil mais le film accroche l'oeil et le cerveau du spectateur pour un film éblouissant et nécessaire. D'autres critiques sur
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juillet 2016
Western-saga-comédie, on aurait du mal à classer Little Big Man. La thématique est indéniablement celle d'un western, les rencontres fortuites à différentes reprises des mêmes personnages en font une saga rocambolesque, les bons mots et l'absence totale d'empathie devant les massacres qui ont lieu sous nos yeux sont le propre d'une comédie. On ressort donc de Little Big Man comme au sortir d'un long repas légèrement indigeste mais dont on a pu apprécier de bons morceaux.
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