Little Big Man
Note moyenne
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215 critiques spectateurs

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Cineseba
Cineseba

49 abonnés 632 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2026
Le film Little Big Man est le récit passionnant du parcours de Jack Crabb, un jeune Blanc dont la famille de colons est massacrée. Élevé au milieu des Indiens, il oscille entre le monde des Blancs et celui des Indiens. Il est sans cesse balloté par des événements qui le dépassent complètement (massacres, guerres, changements de société), et ses choix sont souvent dictés par la peur ou par la nécessité. Cette attitude peut parfois donner l’image d’un personnage lâche, davantage préoccupé par sa survie que par ses valeurs.

Le personnage de Jack Crabb, surnommé par les Indiens pour son grand courage, est interprété par l’époustouflant Dustin Hoffman (Rain Man, Kramer contre Kramer…). Au fil du film, ses transformations sont étonnantes : il parvient à faire évoluer ses gestes et ses mimiques au fil des étapes de la vie de son personnage.

Little Big Man est un western atypique par son mélange des genres : aventure, burlesque, histoire et drame. Le film offre de très belles images de paysages et m’a donné envie de revoir « Danse avec les loups » de James Cameroun. J’ai eu l’impression d’assister à un spectacle épique grâce à ses décors fabuleux, ses costumes et le réalisme de ses personnages historiques.

Les scènes de massacres envers les Indiens sont particulièrement révoltantes par la cruauté des colons blancs. Pourtant, le film présente quelques maladresses : le montage est parfois précipité et saccadé, comme pour faire avancer plus vite l’histoire de Jack Crabb.

Bien que peu présente à l’écran, l’actrice Faye Dunaway (La Tour infernale, Supergirl) est marquante et apporte une touche d’humour dans le rôle d’une femme coquette et élégante.

J’ai bien aimé ce film. C’est une belle découverte, à la fois divertissante et marquante.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2026
Avec Little Big Man, Arthur Penn propose une relecture du western à la fois satirique et désenchantée, jouant sur la déconstruction des mythes. Dustin Hoffman incarne un personnage caméléon, traversant les époques et les cultures avec une ironie constante. Le film alterne comédie et tragédie dans une tonalité parfois instable. Penn privilégie la fresque et la multiplicité des épisodes, au risque d’une certaine dispersion narrative. Reste une œuvre ambitieuse et originale, mais dont l’hétérogénéité peut atténuer l’impact global.
Guillaume.G
Guillaume.G

7 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Little Big Man est l’un des Westerns, les plus beaux et émouvant qui n’ai jamais été réalisé. Dustin Hoffman nous a une fois de plus époustouflé par sa prestation
Aaym68
Aaym68

1 abonné 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Jack Crabb se raconte à un historien: recueilli enfant par les Cheyennes, sa vie va ensuite osciller entre les civilisations indiennes et blanches. Admirable western picaresque d'Arthur Penn prenant une représentation positive des Indiens. Cela alterne entre des moments tragiques et des moments burlesques. Dustin Hoffman s'en sort très bien, Faye Dunaway est torride, mais c'est le personnage du grand-père indien joué par Dan George qui m'a le plus plu. Très beaux extérieurs du Montana et de l'Alberta.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2026
"He's a brave. He's little in body but his heart is big. "

Filmé avec l'aide des Nations Crow, Cheyenne et Stony (ce qu'explique le générique), le Little Big Man d'Arthur Penn est l'un des premiers westerns à remettre en cause la destinée prophétique et civilisationnelle de la colonisation blanche, à une époque (1970) où l'impérialisme yankee s'étend au Vietnam.

Empreinte de naïveté et soutenue par pas mal d'humour décalé, l'histoire du Little Big Man Jack Crabb sert de cadre à cette autre guerre livrée par les Etats-Unis pour l'établissement de leur nation : celle pour repousser la Frontier jusqu'au Pacifique, contre les populations autochtones, faite de mythes et d'héroïsme tout autant inscrits dans le Roman National que les précédentes (la Révolution/Guerre d'Indépendance, la Guerre de Sécession).

La narration nous entraîne ainsi vers une fresque en forme de farce à l'antique de la soi-disant civilisation dominante, balayant, entre autres, les mythes de la religion, de la famille, de l'armée et de la libre entreprise, piliers de la mythologie moderne des Etats-Unis et c'est vraisemblablement ce qui en fait tout le sel. Farce certes mais aussi oeuvre située quelque part entre les grands romans picaresques et les contes philosophiques des Lumières, Little Big Man dépeint, à travers les aventures et mésaventures souvent drolatiques, parfois dramatiques, d'un anti-héros candide, une société qui n'a de conscience que d'elle-même et de valeurs que celles qu'elle feint d'observer pour mieux les dévoyer.

Si la réalisation a vieilli, si l'interprétation peut parfois paraître naïve elle aussi, Little Big Man n'a pas pris une ride dans son propos.

"Genocide. It means extermination. It's the killing of an entire people. That's pratically what we did to the Indians."
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2025
Le film débute avec la logique rencontre entre le journaliste et le très vieil homme Jack Crabb pour débuter l'entretien, et déjà on savoure le bonhomme, un vieux bonhomme dont on déguste la malice et un certain narcissisme délicieux et inoffensif. Avec une atmosphère proche de la fable. Evidemment le choix de la comédie absurde est un risque surtout quand on touche à certains mythes à la gloire de l'Amérique ou qu'on fait en sorte de faire un parallèle entre passé et présent. D'abord le récit s'applique à déformer, réécrire, pasticher ou parodier les paramètres généralement établis sur la conquête de l'Ouest souvent pour s'en moquer plus ou moins sérieusement mais sans occulter pour autant les drames inhérents à tout ce que peut représenter une conquête. Le plus intéressant reste le personnage principal, témoin un peu simplet de la conquête de l'Ouest qui subit bien malgré lui les événements qui viennent à lui à l'insu de son plein gré. La succession rapide et nombreuse des rebondissements dans la vie de Crabb/Hoffman donne parfois l'impression d'un film à sketchs un peu long mais le récit ne manque ni de fantaisie ni de lyrisme ni d'ironie avec une alternance des genres et des émotions qui font de ce film une oeuvre assez unique en son genre.
Site : Selenie
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2025
J'ai enfin vu ce film qui est un western comique mais portant une critique sombre du traitement des indiens par les américains. Avec cet angle original, le film apparaît moins émouvant et révoltant qu'il aurait pu. On passe néanmoins un excellent moment devant ce film où l'on retrouve un jeune Dustin Hoffman.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2025
Un film qui n’a pas vieillit, superbe fresque historique sur les années 1860, aux USA, l’avancée vers le grand ouest, les conflits entre settlers et indiens , le destin incroyable de ce petit garçon, fils de colons tués par les Pawnees, recueilli puis élevé par une tribu Cheyennes, il va assister a beaucoup d’événements historiques majeurs de cette période, l’épopée du Général Custer, personnage très controversé, le massacre de Litle bighorn . Il passera de nouveau du côté des cow boys pour une période, pour enfin un retour en tribu indienne lorsque celles- ci sont envoyées dans des réserves, puis massacrées froidement sous de faux prétexte, c’est parfois très dur. Beaucoup d’humour aussi, un peu pince sans- rire, c’est à la fois très historique, mais avec une distanciation jubilatoire : par exemple sa femme indienne « Rayon de soleil » qui lui demande de satisfaire ses trois sœurs, sous la même tente, ou la prestation formidable de Faye Dunaway en veuve éplorée et insatisfaite qui le poursuit avec acharnement, excellente, toute en sophistication , et qu’il retrouvera enfin de parcours dans un bordel dans un coin perdu. Très belle réalisation de Arthur Penn, un de ses meilleurs film et bien sûr Dustin Hoffman dans un de ses meilleurs rôles.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2025
Ce western humaniste, un peu trop long dans certains passages, nous dévoile avec brio une vision comico-tragique de la vie d’un blanc qui oscille entre ses origines et sa famille indienne qui l’a élevé. La réussite tient dans l’extrême vraisemblance de la narration, appuyée par la voix off du survivant, et de tous ces retournements de situations qui ont émaillés sa vie. Les massacres de l’armée américaine sont mis en évidence à une époque - 1970 - où on commençait à peine à envisager un autre regard sur les bons cowboys et les méchants indiens et où le Général Custer est décrit comme un parfait abruti. Le film sort au moment de la guerre du Vietnam et le parallèle est incontournable. La réussite du film tient beaucoup à la performance de Dustin Hoffman qui sait avec humilité et talent retransmettre cette aventure hors du commun.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2025
Bien que le scenario, soit sympathique et assez originale, j'ai eu du mal à me sentir baigné par l'histoire de ce bonhomme. Trop de moments creux a mon sens.
Labulle56
Labulle56

12 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2025
western atypique où Dustin Hoffman vit plusieurs vies dans le far- west entouré de Chef Dan George en vieil indien , de Faye Dunaway en femme frustrée , de Martin Balsam en vendeur de potions ambulant , Jeff Corey en Wild Bill hickock, Richard Mulligan en Général Custer . Bien rythmé , souvent sur le ton de la comédie mais aussi plus dramatique avec les massacres , ce film fait la part belle à la performance de Dustin Hoffman , grand acteur par son talent et petit par la taille . Un classique du genre .
Castillan69
Castillan69

82 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2025
Mai 2025 - Un film humaniste, très bien considéré. Certes l'idée du faux biopic est bonne, mais le mélange des genres (du burlesque au dramatique) perd le spectateur. Le film a peut-être mal vieilli, j'y ai vu pas mal de longueurs et de bavardages inutiles. Sinon Dustin Hoffman est au top et Faye Dunaway complètement barrée y est étonnante, mais ça ne suffit pas.
Simplicissimus
Simplicissimus

10 abonnés 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2025
Le western satirique d'Arthur Penn, sorti en 1969, est très représentatif d'une époque marquée, aux Etats-Unis, par la contre-culture, la contestation contre l'engagement américain au Vietnam et la réhabilitation des minorités, ici les Amérindiens ( Costner saura s'en souvenir dans son chef d'oeuvre : Danse avec les loups).
Les " Blancs", quand ils ne sont pas occupés à massacrer des indiens - ce dont s'indigne Penn, à juste titre -, ne sont pas franchement à leur avantage.
A commencer par l'anti-héros joué par Dustin Hoffman, ce "Grand petit homme", déchiré entre ses deux cultures, qui rate à peu près tout, au point d'en devenir touchant : dur de s'identifier à ce raté.
Mais le pompon est décroché par le général Custer, légende de l'Ouest, pantin infatué et grotesque.
La délicieuse Faye Dunaway fait une apparition savoureuse en dame patronnesse nymphomane qui donne de vapeurs à notre (anti) héros..
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2025
Dans ce représentant essentiel du western « moderne », Arthur Penn a fait le choix narratif de mettre en images la narration des souvenirs d’un vieillard, Jack Crabb, interviewé par un journaliste. Cette narration est très riche est très variée, et c’est ensuite un jeu pour le spectateur que de discerner ce qui relève de la réalité historique et ce qui relève de l’enjolivement du passé personnel de Jack (ou de ses flottements de mémoire, à son âge canonique). Il en résulte un film à plusieurs dimensions. La comédie en premier lieu, avec de grands moments d’humour dans les situations rocambolesques vécues par le personnage. La légende et les mythes, avec la rencontre de personnages comme Custer, Wild Bill Hickock et Buffalo Bill, et la relativisation de ces mythes. Le propos historico-politique, avec la dénonciation du génocide des Indiens d’Amérique (là le spectateur sait que ce ne sont pas des divagations du narrateur). A tout cela s’ajoute une dimension poétique et philosophique, apportée par le regard porté sur le peuple Cheyenne, ses croyances et son mode de vie. Un film magnifique, d’un intérêt constant et d’une importance majeure.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2025
Raconter la grande histoire de l'Ouest américain a travers un destin étonnant et imprévisible, Arthur Penn fait un grand écart qui prend le tour de la satire. Il faut du talent pour raconter l'histoire rocambolesque d'un homme qui va se trouver au carrefour de l'histoire et vivre tout a tour du côté des blancs et des indiens dans un Ouest primaire et sauvage. Le film est amusé et amusant, mais le message est en forme de traitée sur l'absurdité de l'existence, ou on vous oblige a avoir des ennemis, ou toute conquête est synonyme de destruction, loin de l'harmonie. Penn rend hommage à la culture indienne et à ses croyances, et rappelle des pans tragiques de l'histoire, c'est pour cela que son film avec ce ton sarcastique, est si audacieux, si lucide sur les jeux de la société et la conquête de l'ouest. "il est possible que nous soyons juste des idiots " dit Dustin Hoffman à son mentor de charlatan qu'il rencontre, juste après avoir fui la doxa catholique qui l'avait recueilli de son periple indien. Peut-être.
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