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bobmorane63
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5,0
Publiée le 10 mars 2013
J'aime beaucoup Arthur Penn et j'avoue que je m'attendais à un film plus sérieux qui nous ferait pleurer vers du cinéma plus correcte sur les Indiens mais le ton ici est plus léger et m'a beaucoup plu. Tout commence par un vieil homme agé de plus de 100 ans qui raconte à un jeune journaliste sa vie mouvementée, un blanc élevé dans son enfance par les Indiens qui fera escale à l'age adulte à plusieurs endroits revenant mème sur ses pas entre une famille modeste Américaine, l'armée du général Custer, les Apaches, les hors la loi, rencontrer une Autrichienne et mariage, celle-ci disparait et un nouveau couples chez les Sioux, un long voyage en gros. Ce film me fait penser bizzarrement à "Forrest Gump" de Robert Zemeckis qui sortira 25 ans aprés qui a du s'inspirer de ce long métrage. "Little big man " possède beaucoup d'humours décalées sur les étapes du héros et j'ai pas mal rigolé mais c'est aussi une oeuvre qui fait réfléchir sur la civilisation Indienne à l'époque du Far West. Dustin Hoffman, à ses débuts, trouve peut ètre là l'un des meilleurs roles de sa carrière avec beaucoup de comédiens en seconds roles excellents dont la célèbre Faye Dunaway. Un petit bijou de Western.
Un enfant, devenu un homme tiraillé par le conflit entre les indiens et les blancs. Un monument d'Histoire fait de chair et de souvenirs que Penn magnifie sur les plaines du nouveau continent. À travers le parcours tragi-comique d'un individu ordinaire propulsé dans une guerre qui n'est pas la sienne, Penn brasse quantité de thèmes forts et signe un beau film sur l'absurdité sur laquelle s'est bâtie l'histoire au fil des siècles. Bien loin du manichéisme et du piège propagandiste, Penn assène son message comme un coup de marteau et son propos devient universel. Ce qui est arrivé aux Indiens est semblable à ce qui est arrivé à l'époque des conquistadors, celle des colonies Britanniques, Françaises, Belges ... Un grand film sur le devoir de mémoire.
Ce film est un chef d'oeuvre ! Il raconte de manière réelle le massacre des indiens en Amérique. Dustin Hoffman est fait pour ce rôle ! Je conseille fortement ce film !
Une bonne fresque sur l'Ouest sauvage. On y voit le parcours du personnage de Dustin Hoffman à travers cette région durant une grande partie de sa vie. On ne s'ennuie pas, il y a du rythme, il ne se passe pas deux fois la même chose. Après je trouve que le personnage de Dustin Hoffman n'est pas très attachant, ce qui ne remet pas en cause son jeu d'acteur. On a droit à un personnage innocent, pas forcément très courageux. Sinon ce film nous montre en résumé la vie dans cette région du monde à cette époque.
D'une plume légère et décontractée, Arthur Penn (réalisateur de renom : "Le gaucher", "Missouri breaks", "La poursuite impitoyable", "Bonnie and Clyde") brosse, en 1970, le portrait d'une Amérique blessée à travers le regard du personnage principal, Little big man (Grand petit homme). Adoptant le point de vue des indiens, le réalisateur prend la peine de faire la différence entre ces deux peuples sans jamais tomber dans la caricature. Avec une narration magnifique (la voix française de Dustin Hoffman est vraiment caractéristique donc géniale), ce néo-western pose le sujet de l'absurdité de la guerre ("Little big man" est tourné en pleine guerre du Vietnam !) et ridiculise l'Ouest dans sa décadence (Wild Bill Hicock, les cow-boys, le show-biz', ...). Culbutant les genres (western, fresque, parodie), Arthur Penn donne à "Little big man" un peps indescriptible, le magique cotoyant le réel. Déjanté aussi, le film rend un hommage mérité à la nation indienne, sous toutes les coutures (religion, fanatisme, culture indienne...), et ce, grâce à un casting de haut vol. Dustin Hoffman (valeur montante d'Hollywood : on l'a déjà vu dans "Le lauréat" et "Macadam cowboy" en 2 ans !!) apporte ici sa marque de fabrique, c'est-à-dire son goût de nous faire rentrer de plein fouet dans son personnage, et de nous montrer son charme et son charisme tout naturel. Joli, Dustin ! Vient ensuite un languissant Chief Dan George (il connaîtra pour ce rôle la consécration et sera nommé aux Oscars ainsi qu'aux Golden Globes), mystérieux et alambiqué, mais qui en jette un max ! Reste une Faye Dunaway (déjà remarquée par Penn dans "Bonnie and Clyde" notamment) bien travaillée qu'on voit finalement assez peu. Dommage. Pour conclure, "Little big man" plaira aux nostalgiques à coup sûr mais ne fera pas pâlir les inconditionnels d'Eastwood : à chacun sa marque de fabrique, Arthur ! Un classique à regarder au moins une fois dans sa vie pour un enrichissement certain du cinéma des 70's.
Une fresque absolument phénoménale d'Arthur Penn qui, là encore, prouve son immense talent de narrateur. Le film est drôlissime, lubrique et poignant et nous entraîne dans une saga fabuleuse au gré des aventures de Jack Crabb. Ce personnage est parfait et ses aventures sont passionnantes, d'autant plus qu'il est servi par un Dustin Hoffman toujours génial. Faye Dunaway, en nymphomane déjantée participe de la drôlerie permanente, et les autres personnages secondaires (Wild Bill, le boni-menteur...) constituent une myriade attachante et délicieuse. Mais on oubliera pas que Little Big Man met en scène un génocide, et dénonce avec une finesse et une émotion rares les massacres perpétués par l'homme blanc (n'oublions pas que le film est sortie en pleine guerre du Vietnam). Sublime !!!!
Voilà un western unique en son genre, véritable roman picaresque, qui démystifie l’Ouest américain. À travers les aventures tragi-comiques de Jack Crabb, ballotté entre ses origines d’homme blanc et son éducation cheyenne, on revisite l’histoire, bien plus réaliste que les images d’Épinal, en y découvrant, pour une des premières fois, le triste vrai visage du colon américain et la noblesse d’un peuple indien massacré. Les héros traditionnels de l’Ouest sont tournés en ridicule dans un déroulement de scènes bouffonnes ou horribles. L’art d’Arthur Penn transparaît dans son style épique, qui ne se veut ni didactique, ni moralisateur, ni mélodramatique. Dustin Hoffman, omniprésent, explose de talent et la musique, habilement choisie, est excellente. On ne peut regretter que quelques longueurs.
J'ai tendance a aimé les classiques , mais j'ai eu un peut de mal avec Little Big Man . Le bon point en est que ce film est très réaliste et très représentatif . J'ai aussi bien apprécié la musique , Le Slide Blues se marrie bien avec l'ésthétique des scènes .
J'ai visionné récemment ce classique pour la première fois et j'en conclus que son statut n'est pas infondé, loin s'en faut. Dustin Hoffman est juste excellent. Le tout alterne les clins d'oeil comiques et les scènes dramtaiques par le biais de personnages haut en couleurs ou pathétiques, l'un n'empêchant d'ailleurs pas l'autre. Les scènes de massacre des indiens sont en revanche particulièrement réalistes et donnent son sens au tragique du film et de la réalité de la conquête de l'Ouest. A voir absolument
Un grand merci à Arte qui m'a permis de découvrir ce superbe film que je n'avais jamais vu. Arthur Penn nous propose un exercice de style virtuose où s'entremêlent séquences de pure comédie, scènes de massacre d'indiens et instants émouvants. Dustin Hoffman est impeccable comme à son habitude et le casting nous offre un défilé de "gueules" toutes plus épatantes les unes que les autres. Ce tourbillon cinématographique dissimule une charge véhémente contre l'asservissement des indiens par les américains et remet donc les pendules du bon vieux western US à l'heure...
Un chef-d'oeuvre. Un de mes films préférés avec "Forest Gump" (qui ont en commun la voix off du héros qui raconte sa vie, et ses nombreux retournements). Les scènes humoristiques alternent avec d'autres montrant l'horreur du massacre des amérindiens.
Un film qui n'emprunte au western que ses images et ses clichés pour s'en moquer, plus ou moins gentiment : les saloons, la religion, la morale, les pistoleros, les indiens, la cavalerie. Il s'agit des aventures picaresques d'un visage pâle, entre le monde dit civilisé de l'Ouest et sa famille d'adoption cheyenne. Le héros raconte son histoire de manière chronologique, avec ses hauts et ses bas, ses bonheurs et ses malheurs. Dustin Hoffman est excellent, Faye Dunaway est vicieuse à souhait, les dialogues sont savoureux et les scènes invraisemblables sont légion. Quelques scènes dramatiques viennent rappeler au spectateur que tout n'est pas si innocent que cela voudrait paraître.
En 1970, Arthur Penn réalise l'un de ses films cultes, "Little Big Man". Ce grand petit homme est Jack Crabb, à la fois aventurier et baratineur opportuniste mangeant à tous les râteliers, interprété avec brio par Dustin Hoffman trouvant l'un de ses rôles les plus marquants. Ses va et vient incessants entre les Indiens et les Blancs offrent une remarquable lecture des deux mondes et de leurs différences. Si la réhabilitation du peuple indien au cinéma n'est pas une chose nouvelle, celle-ci trouve néanmoins une étape importante avec "Little Big Man", œuvre maîtresse de la contre-culture naissante des seventies. Une épopée brillante, drôle et lyrique.