L’armée du crime est un très beau film historique de . Le scénario de base est bien ficelé et parfaitement maîtrisé par le réalisateur qui fait un sans faute du côté de la mise en scène. Les acteurs sont très convaincants dans leurs rôles et notamment qui est vraiment irréprochable dans son interprétation. Bref c’est un film qui as tout pour réussir et le seul reproche que je peux lui faire c’est qu’il est parfois un peu trop long. 14 / 20.
Guédiguian d’ascendance arménienne et de cœur communiste, il était prédestiné pour parler du réseau Manoukian –le plus surprenant n’est-il pas qu’il ne l’ait pas fait plus tôt. Le résultat est passionnant. Au début, il y a cette atmosphère du bonheur quotidien que Guediguian sait si bien nous faire ressentir. A travers les grillages du fourgon qui emmène le groupe vers son sort, il y a le printemps de Paris, dernière image heureuse. Dans ces petites cours du Sentier entre les ateliers, fleurissent quelques jardinets, gloussent trois poules derrière leur clôture : le Paris d’alors est joliment restitué. Guediguian, s’attache au destin de quelques personnages, superbement caractérisés, tous différents, chacun avec ses propres motivations. Quelle chance avait donc ce groupe hétéroclite de parvenir à un résultat notable ? Avec, dans ses rangs, des personnalités individualistes incapables de se plier à la discipline? Avec trop de sensibilité aussi : jeter une grenade dans ce bar pourri d’officiers allemands –non, il y a trop de petites poules françaises. N’empêche que les MOI ont sauvé l’honneur d’un pays qui se réduisait alors à une troupe de veaux, abêtie, aplatie. Comme Guediguian ne peut travailler qu’avec sa bande, il a confié au gentil Darroussin un rôle d’immonde, un de ces inspecteurs de police zélés, toujours prêts à prévenir les désirs de l’occupant. Il peut tout jouer, Darroussin… Ce film devrait réapprendre bien des choses aux plus jeunes, qui s’étonnent de voir les Juifs s’être laissés traîner comme des agneaux à l’abattoir : c’est qu’ils avaient à faire à des Darroussin à la brave bouille, et que ces juifs venus d’ailleurs ne pouvaient que faire une confiance absolue à la police du pays des droits de l’homme… Simon Abkarian est un Manoukian parfait, mais toute la distribution est impeccable.
De facture très classique – peut-être trop – ce long film de Résistance, conforme à ce que l’on pouvait attendre, possède bien des atouts : en premier lieu une vérité historique scrupuleuse servie par un soin du détail et un réalisme sans esbroufe, ensuite par un casting très réussi où ne pointe aucune faiblesse marquante. La mise en scène parvient à nous plonger dans l’atmosphère oppressante d’un réseau de résistants où le doute, la peur, la suspicion et le sacrifice sont exposés sans pathos ni héroïsme de propagande. Elle a même le courage de montrer la collaboration peu reluisante de la police française, qui allait au-delà des attentes de l’occupant avec un zèle répugnant. Toutefois on tempèrera ce bilan flatteur en regrettant la lenteur de l’exposition initiale des protagonistes, et surtout le manque d’envolée et de souffle politique qui faisait le prix des films de Costa-Gavras. Trop d’objectivité d’historien peut nuire à l’émotion.
Un bon film très touchant,très bien joué avec une belle musique.Mais trop de longeurs et pas assez d'attentas montrés par rapport à ce qu'ils ont faits fait défaut au film.En tout cas une histoire à se souvenir.
Ce film était nécéssaire, il montre assez bien comment des étrangers se sont battus pour la France. Les acteurs sont assez convaincants, mais la mise en scène est un peu fade. Dommage.
L armée du crime occupe une place à part dans la filmographie de Robert Guediguian, puisqu il s agit d un film historique. Il relate une page de l histoire de la résistance française, celle de la Main d Œuvre Immigrée ( MOI) qui appartenait aux FTP ( organisation communiste de la résistance). Le film est voisin de l"'armee des ombres" , un des chefs d œuvre de Jpierre Melville, qui au plan strictement cinématographique est sans aucun doute plus réussi que le film de Guediguian. Toutefois , au plan documentaire " l armee du crime " est particulièrement intéressant et doit être vu. Bien qu une mise en garde du réalisateur, précise à la fin du film que certains événements ont été modifiés pour les besoins de la narration, une polémique à surgi à sa sortie. Cette polémique a notamment porté sur les auteurs de la trahison du groupe Manouchian, dont les noms ont été modifiés et notamment sur la psychologie de Marcel Rayman qui aurait ete présentée dans ce film, très differente de ce qu'il a été véritablement.
Il s agit d un épisode tres émouvant de notre histoire qui laisse sans voix. On aurait voulu aussi connaître le parcours de ces héros durant la période du pacte germano /soviétique ,dont la rupture entraîna l entrée en résistance de la MOI .
A Paris, sous l’occupation allemande, un groupe de jeunes révolutionnaires étrangers se liguent contr l’occupant allemand. Leur devoir est de contribuer à libérer la France. Baptisé « Armée du crime » par une opération de propagande ; ces immigrés adhérant des FTP se sont battus à leur manière pour la France. Guediguian offre une page de notre histoire très méconnue : les étrangers qui se sont battus pour la France au sein de la résistance. Après « Indigènes », film dédié aux combattants étrangers de l’armée française ; ce film a comme mérite de nous éclairer encore sur ce qu’est la France : une terre cosmopolite et d’accueil. A part çà, ce film se révèle trop souvent hyper conventionnel dans sa construction. On s’attarde énormément dans un 1er temps sur l’histoire de quelques membres de ce groupuscule ; le reste du film, lorsqu’ils passent à l’action reste à nouveau bien poussif. Celui-ci n’effacera pas des tablettes le très bon « L’armée des ombres » de Melville, il y a 40 ans. Son film ne révolutionne pas le film de genre. On peut largement s’abstenir.
Une bonne surprise sur la vie de Missak Manouchian et de son mouvement de protestation durant la Seconde Guerre mondiale. Les acteurs sont excellents notamment Grégoire Leprince-Ringuet et la musique est très belle. Malgré tout les décors se révèlent assez vides en émotion et ne transporte pas vraiment le spectateur par ailleurs le réalisateur ne filme pas très bien et certaines photographies laissent à désirer.
Vraiment un film à voir, ne serait-ce que pour le personnage joué par Jean-Pierre Darroussin. Un bon Français, petit, roublard, ignoble... le film ne se résume pas à ce personnage, bien évidemment. Mais, pour nous Français, il donne à réfléchir... et le moins que l'on puisse écrire, c'est que nous n'en sortons pas grandis...
On peut prendre ce film de Guédiguian comme un hommage pour la résistance, un nouveau que les profs d'histoire pourront s'approprier sans déplaire à quiconque car c'est passionnant et honorable.
Un début un peu compliqué, mais la suite est passionnante. A monter aux jeunes générations pour ne pas oublier ceux qui sont morts pour la France et les vilennies d'autres...
le film est aussi lisse que rempli de bonnes intentions.Téléfilm france 2 à la clé, on n'assiste malheureusement pas à un grand film contemporain et engagé mais à une oeuvre documentaire sensible, impersonnelle, à la distribution de bonne qualité et à l'impact nul.Du pour et du contre, un bon moment sans être marquant pour cause les sujets du genre sont épuisés ,la réalisation de Guédiguian est loin d'être aussi explosive que la troupe de Manouchian.