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Un visiteur
4,0
Publiée le 16 juin 2011
Bonnie and Clyde, film qui retraite l'épopée de ces deux célèbres criminels des années 30, est un pari réussi. Tout d'abord il y a donc les personnages. Ils sont attachants et charismatiques, et sont très bien mis en scène au début. On s'amuse à découvrir et à suivre leurs diverses péripécies au long de leur périple. Leur psychologie, et surtout leurs idées sont également bien développées, apportant ainsi un plus grand intérêt au film. Il ne faut aussi pas oublier les acteurs, qui contribuent fortement à la crédibilité et au charisme des personnages. Warren Beatty et Faye Dunaway sont parfaits dans leur rôle. La fin est également superbe. Elle est parfaitement mise en scène, et très bien filmée. Les sentiments qu'elle provoque montrent comment le film a réussi à humaniser les deux criminiels. En fait à la fin on ressent une certaine compassion pour eux, et on aurait préféré qu'ils échappent à la police, donc le réalisateur réussit bien à nous mettrede leur côté, en les rendant simplement humains. Cependant, malgré cette fin et les personnages, le film n'est pas excellent. Pour cela, il y aurait dans mon oppinion fallu un peu plus d'intensité. En fait le film peut à quelques moments paraître un peu morne, que ce soit au niveau de l'action ou au niveaudes sentiments. Il y manquent selon moi des détails qui le rendent vraiment mémorable. Bonnie and Clyde est ainsi un film que je considère bon, surtout grâce aux acteurs et à leurs personnages, mais également à l'histoire en soi, qui en plus de montrer les aventures de deux truands rebelles, nous font un tableau historique de l'époque de la grande dépression. Avec un peu plus d'intensité et de souci du détail il aurait pu être excellent. Ainsi, Bonnie and Clyde est un bon film, qui est sans doute à voir, au moins une fois.
Il faut que je revoie ce film. Car dans mon souvenir, ce soi-disant chef d'œuvre d'Arthur Penn est une œuvre tout ce qu'il y a de plus banale... Alors oui, la mise en scène et la photographie sont de qualité (elles sont même extrêmement abouties), mais il n'empêche que le film est beaucoup trop hésitant, lent, et dénué de rythme. Et puis le complexe qu'on les deux tourtereaux-tueurs autour du sexe... on s'en fiche quoi, on est venu voir un film de gangster, pas "les doutes existentiels d'Emmanuelle" (tient, bonne idée à soumettre aux producteurs pour relancer la franchise) ! Oui, il faut vraiment que je le revoie.
Bonnie and clyde est un excellent film dès le début on rentre dans le vif du sujet, il n'y a aucune longueures la narration est directe l'histoire est passionnante
Les personnages sont drôles et attachants et les acteurs sont excellents j'ajouterai même une mention spéciale à Faye Dunaway qui est délicieuse.
Bonnie and Clyde marque, un an après l’abandon définitif du code Hays, le début du Nouvel Hollywood. Sous l’influence de la Nouvelle Vague française et du néoréalisme italien, Arthur Penn aborde des thèmes alors tabous tels que la violence, la critique des pouvoirs publics, la sexualité. Film emblématique de cette période naissante, Bonnie and Clyde, en parfaite adéquation avec son temps, rencontra un fort succès auprès du public allant jusqu’à influencer la mode vestimentaire dudit public. Pour ce long métrage, Arthur Penn et ses scénaristes se sont inspirés des faits et gestes du célèbre et populaire couple de criminels Bonnie Parker et Clyde Barrow qui sévissait dans les États-Unis des années 30. Le cinéaste adopte un ton crépusculaire et nostalgique couplé à une narration et un montage résolument innovants et syncopés. Il fait aussi usage de multiples ellipses et autres ralentis et exploite parfaitement la psychologie de ses deux héros entre doutes et humour. Par de nombreuses ruptures de ton, le film louvoie ainsi entre drame et burlesque. Une façon de faire et une liberté de ton qui feront date et dont certains s’inspireront comme Steven Spielberg dans The sugarland express. Ce film de gangsters doublé d’un road-movie effréné en Ford V8 met en scène les deux personnages titres magistralement incarnés respectivement par Faye Dunaway et Warren Beatty. Ces deux hors-la-loi ont un profil complexe. Leur amoralité propre à leur « statut » est couplée à une ambiguïté certaine. Le mélange obtenu est séduisant, voire fascinant. Au casting, nous pouvons également noter la présence de Gene Hackman dans son premier grand rôle et de Gene Wilder qui signe ici ses débuts au cinéma.
Fascinant road movie à l'âge d'or des États-Unis. Le long de la route 66 , un magnifique tableau d'un homme et d'une femme amoureux malgré tout, et leurs amis, des clichés en eux meme. Le film est fabuleusement construit et appréciable.
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4,0
Publiée le 2 mai 2021
Le film raconte la lugubre histoire d'un célèbre couple de délinquants détaillant une biographie mythifiée. À l'époque de la Grande Dépression Clyde Barrow (Warren Beatty) récemment sorti de prison fait la connaissance de Bonnie Parker (Faye Dunaway) tous deux sont devenus braqueurs de banques. Les antihéros traversent le Midwest et le Sud des Etats-Unis en dévalisant des banques et des magasins au cours des années 20 se lançant dans une course au crime. Ils forment un duo criminel uni par des complices comme le frère de Cyde, Buck (l'incomparable Gene Hackman) et son épouse (Estelle Parsons) ainsi qu'un jeune inexpérimenté. Mais ils sont poursuivis par un shérif vengeur (Denver Pyle). Bonnie and Clyde présente du drame, de l'amour, de l'action et de la violence. En dépit des années il tient toujours la route et reste intéressant. Dans le sillage de la récente sortie de La Horde sauvage de Sam Peckinpah il est plein de violence macabre avec une fin violente qui était profondément polémique...
Un classique à l'efficacité dantesque synonyme de chef-d'oeuvre absolu. Histoire inoubliable parfaitement mise en scène, Bonnie & Clyde n'a pas finit, encore aujourd'hui de faire parler d'elle. Les acteurs sont très bons dans leurs rôles respectifs et l'ambiance de l'époqie parfaitement retranscrite. Sachant qu'il s'agit d'un film de 1967, je n'ai que deux mots à la bouche : Bravo et Merci !
Toujours du côté des marginaux ou des hors-la-loi, Arthur Penn brosse le portrait de deux jeunes gens insouciants, embarqués dans une aventure sanglante qui les dépasse. Entre innocence et folie criminelle. Deux individus qui sont les purs produits d'une époque déboussolée, celle de la Grande Dépression. Le film connut un gros succès public à sa sortie dans les salles (malgré les protestations de quelques critiques effarouchés par la mise en scène de la violence et du désir). Cette histoire de rebelles trouva un fort écho à la fin des années 1960, alors que la jeunesse contestait l'ordre établi. Le film bénéficie toujours d'une aura culte, même si son impact est aujourd'hui moindre, sociologiquement et cinématographiquement parlant (sa trame narrative a été beaucoup reprise ensuite, parfois en mieux). Disons qu'il fait figure de classique du road-movie tragique. Voici quelques bonnes raisons de le voir ou de le revoir : la beauté des deux acteurs principaux (le charme fragile de Warren Beatty, la sensualité nerveuse de Faye Dunaway) qui forment un couple mythique ; l'érotisme latent, mêlé de frustration, qui demeure la dimension la plus mystérieuse et osée du récit (Clyde se refuse à Bonnie, exprimant une forme d'impuissance, compensée par ses actes criminels) ; le romantisme de l'ensemble, accentué par un joli travail formel sur la lumière et les couleurs ; la violence sidérante de la dernière scène. Enfin, on soulignera l'importance de cette pièce dans le puzzle du tableau de l'Amérique que dessine Arthur Penn, film après film, toujours animé du désir de sonder la véritable histoire de son pays.
Le cinéma mériterait d'avoir été inventé rien que pour les 5 premières minutes de Bonnie and Clyde : perfection de la mise en scène et des plans, Faye Dunaway qui crève l'écran comme à mon avis aucune autre actrice ne l'a jamais fait, une sensualité et un érotisme suggéré qui en font l'un des moments les plus torrides de l'histoire du cinéma; il y a tout ça et plus encore dans ces 5 minutes de romantisme débridé se concluant par le braquage de la première épicerie, qui scelle le sort de Bonnie et Clyde. La suite est alors tragique et inéluctable. D'ailleurs, on connait déjà tous la fin. Et pourtant on va rester scotché à l'écran grace au talent d'Arthur Penn qui tout au long du film fait exploser les codes habituels (pour l'époque) de la narration et de la mise en scène dans le cinéma américain. Ce film anti-conformiste de 1967 n'a pas pris une ride. Absolument cultissime.
Arthur Penn, grâce à ce très bon biopic, a réussi avec brio à rendre attachants deux des plus grands gangsters de toute l'histoire des Etats-Unis et ce en parti grâce à leurs excellents interprètes Warren Beatty et la superbe Faye Dunaway. La montée en puissance du Gang Barrow, de ses débuts jusqu'à la mort, aussi belle que cruelle, des deux protagonistes. Si la réalisation du film n'a rien de vraiment exceptionnelle, il n'enlève en rien ses nombreuses qualités qui font de ce film un classique du cinéma, à voir absolument pour un road-trip riche en émotions.
Warren Beatty et Faye Dunaway forment le couple mythique de cet authentique chef d'oeuvre. "Bonnie and Clyde" c'est sans doute le meilleur road movie qu'on n'ai vu jusque a présent. Le couple est légendaire, il y a beaucoup de péripéties, d'humour, de bons acteurs. C'est un peu le genre "Thelma et Louise" des années 60. Un vraie chef d'oeuvre que tout cinéphile doit voir.
Un des meilleurs films qu'il m'ait été donné de voir. Un classique qui ne trahit pas ce couple mythique que l'on suit volontiers dans ses braquages, ses courses poursuites, ses aventures au fin fond du sud des Etats-Unis... Une photographie parfaite, une musique magnifique et des acteurs sensationnels ... Un max d'étoiles sans hésiter une seule seconde.
Marre d'une télévision montrant toujours les mêmes programmes ? Fatigué d'un cinéma qui ne prend pas de risques pour bousculer vos habitudes ? Vous avez alors rendez-vous en Belgique avec trois hommes inconnus. Un cameraman, un preneur de son, et un tueur professionnel. Tous les trois vous emmèneront dans un parcours initiatique, celui de l'homme et de son rapport à la morale. Celui du spectateur et de son lien vis à vis de la culture. Bon voyage à tous.
En plein essor dans les années 1990 (et devenant franco-belge en 1992), l'émission Strip-tease est la première inspiration de C'est arrivé près de chez vous. Dotée d'un humour fracassant, cette grande masse dégingandée noir et blanche qu'incarne Poelvoorde, aussi maladroite dans son allure qu'habile dans les meurtres, représente l'ambivalence même de ce faux documentaire. Doit-on rire ou avoir peur ? L'équipe technique aidant Ben à commettre ces tueries, nous participons également à ce travail macabre, nous mettant dans une position des plus inconfortables et transcendant à son paroxysme ce principe de voyeurisme télévisuel.
Par sa première scène, Rémy Belvaux montre comment il compte procéder avec le spectateur. Alors que ce dernier ne sait pas ce qui l'attend, il se retrouve dans un train avec un homme débarquant de nulle part, et se mettant à étrangler une jeune femme. Saisi de stupéfaction et lui aussi prit à la gorge, le public aura cette douloureuse sensation durant tout le film. Surtout lorsqu'on remarque avec effroi que le criminel est tout sauf un idiot décérébré, mais bien un homme cultivé maniant la langue française avec dextérité et élégance.
Il est passionnant de regarder le premier long-métrage dans lequel apparaît un brillant interprète, caméléon cinématographique pouvant se faufiler dans la peau de n'importe quel personnage. Avec C'est arrivé près de chez vous, Poelvoorde commence de la plus belle et essentielle des manières : en incarnant un tueur froid cynique et déjanté. Avec ce personnage, le belge (qui n'était pas destiné à devenir acteur) nous montre tout ce qu'il pourra faire de meilleur par la suite. En nous faisant peur (Entre ses mains), rire (Podium), mais aussi pitié (Les émotifs anonymes), le belge envahit pour son premier rôle le cadre avec brio comme s'il avait fait cela toute sa vie.
N'ayant aucune limite et atteignant les maux les plus profonds (meurtre d'enfant, viol), le trio belge enflamme tout sur leur passage en ne laissant plus aucune place à la rationalité. Mais ce qu'il y a de plus effrayant, c'est qu'ils semblent « normaux » en étant inscrit socialement dans une communauté établie. La frontière entre le bien et le mal n'existe plus, et seul le néant persiste dans ce cauchemar cinématographique. Ce délire que nous nous délectons de voir encore et encore et poussant notre masochisme à un stade inquiétant est devenue une œuvre culte. En somme, le septième art comme pur catharsis.
1967 : c'est la révolution à Hollywood ! Une nouvelle génération de réalisateurs influencés par le néoréalisme italien, la Nouvelle Vague française et le "sex, drugs & rock 'n' roll way of life" débarquent dans des studios au bord de la faillite : c'est le Nouvel Hollywood. Et Bonnie And Clyde en est le pionnier. Malgré un tournage difficile (sauts d'humeur de Warren Beatty, acteur et producteur du film) et des projections tests désastreuses (La Warner n'était pas prêt à tant de nouveautés), le film est un succès, à la fois, critique et commercial. Le film, inspiré d'une histoire vraie et se déroulant dans les 30's, est une vive critique de la société américaine puritaine de l'époque : un couple uni dans le crime, qui vole des banques, tue des policiers, forme un gang mais pourtant victimisé (voire la scène finale : spoiler: leur assassinat tout simplement ) et "glamourisé" par la réalisation d'Arthur Penn. De plus, il est, à sa sortie en 1967, l'un des tous premiers à être explicite avec la violence (les policiers tués face-caméra et recouvert de jus de myrtilles) et avec le sexe (Faye Dunaway nue et la relation Bonnie/Clyde). Définitivement un classique révolutionnaire avec une belle "brochette" d'acteurs (Warren Beatty, Faye Dunaway, Gene Hackman) qui préfigure en beauté le cinéma américain des 70's.
"Bonnie and Clyde" est loin d'être un mauvais film mais ce n'est pas le chef d'oeuvre auquel je m'attendais.Déjà, j'ai trouvé qu'il manquait cruellement d'action surtout de la part d'un film qui relatait de la vie d'un couple de bandits. De plus, la femme de Buck est tellement insupportable qu'on a envie de zapper toutes les deux minutes.Heureusement, " Bonnie and Clyde" n'a pas que des défauts car les acteurs sont vraiment bon, l'humour donne un certain charme au film et est omniprésent et certaines scènes sont tout simplement sublimes (d'ailleurs le finale est la meilleur scène du film). Bref, j'ai trouvé que " Bonnie and Clyde" était un bon petit film a voir au moins une fois.