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totoro35
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5,0
Publiée le 21 août 2010
Avec ce road-movie violent et sans concessions, Arthur Penn ouvrait la voie aux jeunes cinéastes du Nouvel Hollywood, signant un chef-d'oeuvre crépusculaire, novateur sur le fond comme sur la forme, hanté de part en part par le spectre de la mort rôdant autour de ses deux anti-héros campés par le duo Beatty / Dunaway plus sexy que jamais et s'achevant dans un bain de sang qui laisse le spectateur la gorge sérrée.
Attention ce film est une balade hautement cinématographique faite avec beaucoup de talent.Bonnie and Clyde étaient deux jeunes malfaisants qui tuèrent plus de 10 personnes durant leurs 4 années de cavale.Arthut Penn en ait des héros fous face à une société qui semble pire qu’eux,c’est son choix artistique mais il ne faut jamais oublier ce que fût la réalité.Coté cinéma,c’est assez grandiose avec beaucoup de morceaux de bravoure notamment lors des fuites en voitures;à cette époque fort faciles à voler.Les deux héros sont superbes ,surtout Faye Dunaway au sommet de sa beauté;elle a 26 ans et le réalisateur l’a met constamment en valeur pour notre plus grand plaisir. C’est un film fort qui laisse en sortant un sentiment de malaise,il faut un peu de temps pour le digérer malgré quelques cotés humoristiques (la vache qu’il ne faut jamais vendre car son lait est alcoolisé) et gais (on ne s’ennuie jamais durant les voyages en voiture à travers plusieurs états américains).Anecdote:il est aussi intéressant de le montrer aux personnes tatouées pour écouter leurs réactions après ce qu’ils y entendent en 1934.Il est difficile de ne pas penser à Mesrine et à sa mort porte de Clignancourt presque un demi siècle plus tard.
Il faut le dire, Faye Dunaway irradie totalement l'écran, elle canibalise même le film. Rarement vu un rôle féminin endossé de façon si charismatique. En plus de la violence limite gore de la scène finale et du thème libertaire qui suscite toujours une empathie, si Bonnie and Clyde est passé au rang des films mythiques, c'est en grande partie grâce à la formidable performance de son actrice principale.
Le talentueux réalisateur Arthur Penn (Le Gaucher - 1958 & La Poursuite impitoyable - 1966) donne vie au célèbre couple de criminels américains : Bonnie Parker et Clyde Barrow, plus connu sous le nom de Bonnie & Clyde. L’intrigue, parfaitement reconstituée, se déroule durant la Grande Dépression au début des années 30, au tout début de leur aventure, à savoir, de leur rencontre à leurs nombreux braquages qui au final, se seront soldés par un lynchage direct et massif (le mot est faible) par les forces de l’ordre en 1934, soit quatre ans après leur rencontre. Deux personnages étonnants, fougueux, qui n’espéraient qu’une chose, être libres de faire comme bon leur semble et surtout, ne jamais rendre de comptes. L’adaptation de cette histoire vraie s’avère passionnante dès le début du film, on s’attache à eux ou on s’identifie à eux, la mise en scène se veut nerveuse et alterne avec les prises de vues en extérieurs et quelques autres dites en « transparences ». Niveau distribution, on ne s’attendait pas à être aussi séduit par la prestation du duo Warren Beatty/Faye Dunaway, qui incarne respectivement les deux héros de ce biopic hyper réaliste (la scène finale est sidérante et nous rappelle à peu de chose près le lynchage vécu par Mesrine en 1979). A noter que l’œuvre fut nominée à dix reprises aux Oscars et qu’il n’en remporta que deux (Meilleur Actrice dans un Second Rôle & Meilleure Photographie). Signalons enfin, que dans le même style mais pas aussi pointu, il existe Public Enemies (2009), de Michael Mann.
Un classique à l'efficacité dantesque synonyme de chef-d'oeuvre absolu. Histoire inoubliable parfaitement mise en scène, Bonnie & Clyde n'a pas finit, encore aujourd'hui de faire parler d'elle. Les acteurs sont très bons dans leurs rôles respectifs et l'ambiance de l'époqie parfaitement retranscrite. Sachant qu'il s'agit d'un film de 1967, je n'ai que deux mots à la bouche : Bravo et Merci !
Film culte et on comprend pourquoi. Epatant, avec des scénes superbements réalisées, une histoire qui nous tient en haleine tout le long, une vraie psychologie des personnages et des acteurs tous excellents dans leurs différents rôles. Avec biensur Faye Dunaway qui est juste magnifique qui permet au film d'avoir ce petite plus. A voir!
Bonnie and clyde, classique parmis les classique ! A voir et à revoir. Ce film est un véritable chef d'oeuvre ! Pourtant, ce n'est pas sûr que tout le monde trouve qu'il est bien viellit..
La cavale de l'un des couples de bandits les plus célèbre du 20ème siècle fut très certainement un sujet original en 1967, d'autant plus que Arthur Penn n'y va pas de main morte avec la violence. Toutefois, l'ensemble a pris un coup de vieux, le film s'avérant longuet dans sa partie centrale et réalisé de manière un peu trop posée. Mais le couple Faye Dunaway / Warren Beatty fait des étincelles, et permet à "Bonnie and Clyde" de rester un classique du film de gangster.
Que dire sur ce génial road-movie libertaire? Il caractérise parfaitement la révolution qui souffle à la fois sur Hollywood et sur la jeunesse américaine de la fin des années 60.Reprenant le thème mythique des amants criminels,Arthur Penn réalise une épopée fugace,qui montre la violence de front pour la première fois(on est en 1967).L'histoire est réelle.Clyde Barrow et Bonnie Parker ont cavalé durant 4 ans,en pleine période post-grande Dépression.Lui,recherchait la postérité et le refus de se laisser enfermer dans une case.Elle,voulait quitter sa petite vie étriquée et vivre la grande aventure.Leurs illusions,leurs aveuglement les auront conduit vers une mort inexorable.Mais avant cela,ils auront pleinement profités de leur amour vivace et de leur insouciance...Faut-il insister sur le fait que Warren Beatty est grandiose?Vulnérable,cocasse,charismatique.Comme ce romantique indécrottable qu'était Clyde Barrow.Faut-il s'attarder sur les qualités suprêmes et la plastique parfaite de Faye Dunaway?Fougueuse,mutine,élégante.Comme Bonnie Parker.Un couple légendaire du 7ème art.Le film fut aussi loué pour ses innovations,en particulier une représentation frontale des images dérangeantes,et la photographie changeante d'une scène à une autre.Le "A bout de souffle américain",et surtout un formidable hymne à l'insoumission.
Tout l’esprit de sensualité et de subversion désinvolte de la fin des années 60 (avec la suffisance qui peut aller avec). L’ouverture du film de ce point de vue est parfaitement réussie. Autrement ça se languit un peu par moment… Les comédiens sont tous excellents, le prestation de Faye Dunaway est particulièrement formidable. Pas un coup de génie mais beaucoup de talents, une vision estimable de la réalité d’un pays en déconfiture sociale.
très difficile de porté une critique sur ce film c'est du grand cinema aucun doute la dessus en plus faire revivre un couple aussi mythique sue bonnie & clyde c'est grandiose surtout si c'est bien fai et c'est le cas. si j'ai mit 3 étoiles c'est plus parceke le style cinematographique des années 60 personnelement j'ai du mal que pour le manque de richesse du film. petit points negatif quand meme la femme de gene hackman dans le film on a envie de la baffé du debut a la fin toujours en train de piaillé de hurler ca en devient très vite fatiguant.
(…) C'est un parti-pris manichéen et ''tendance'' que le film puise dans ce maillon fort de la mythologie américaine et de sa contre-culture. Car ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont a-priori le fantasme parfait de toute génération. Et puis, ils ont de la sympathie pour les ''petites gens'' infortunés [leur noblesse d'esprit ne les empêche pourtant pas, si besoin est, de voler dans de petits commerces]. Mais l'idée est aussi de détourner les clichés hollywoodiens en les faisant sortir de leurs gonds ; il s'agit d'emprunter des formes lisses, soudain munies de discours contestataire.
Tout tient à cette inversion des rôles et à ce militantisme, aux traits et recours évidents aux yeux du spectateur d'aujourd'hui. Bonnie & Clyde sont, ont une pensée, très caricaturale ; leur anticonformisme, leurs valeurs, reposent sur des fondements un peu factices que les années révèlent. Néanmoins, la démarche est forte, elle tranche en son époque, choisit ouvertement à quel public elle préfère se confier, tournant le dos à toute l'Amérique réac qu'elle vilipende. Ce n'est pas toujours d'une finesse exemplaire [les portraits sont parfois simplistes, notamment celui de l'horripilante Blanche, petite bourgeoise hystérique et inepte], mais dans son contexte [qu'il maîtrise assez mal, ou plutôt qu'il n'a le courage ni l'envie de citer avec précision] historique, c'est un geste plus que louable. (…)
Initialement prévu pour être réalisé par Truffaut, avant d’être proposé à Godard, «Bonnie and Clyde» (USA, 1968) reste finalement l’œuvre d’Arthur Penn. Des maîtres de la Nouvelle Vague, il restera ce goût prononcé pour la vie davantage que pour le mythe. Toutes les grandes figures du film noir se trouvent bouleversées. Le mythe du gangster viril, veine Paul Muni-James Cagney, perd de sa superbe pour retrouver visage humain. Loin encore d’un exploit d’immersion et d’authenticité accompli fin des années 2000 par Michael Mann, l’approche singulière pour son époque de Penn porte son lot de révolutions. La première des novations repose sur l’immixtion indistincte de l’action avec l’humour. Warren Beatty et Faye Dunaway sont autant des pantins ridicules que l’incarnation d’icônes de la Grande Dépression. La musique de Charles Strouse, faite de petits sursauts burlesques dignes des compositions de Morricone pour Leone, alterne entre tons graves et thèmes légers. Autre infidélité faite ostensiblement au film noir est ce soleil radieux qui évoque plutôt les paysages du western que les rues sombres du film de gangster. La nouveauté produite par Penn réside dans ce croisement entre les genres, préfigurant la mode du post-modernisme, répendue aujourd’hui et portée au nue par des cinéastes manifestes comme Tarantino. Dans la banalité des gestes et le prosaïsme du quotidien (jusque dans l’intimité de l’acte sexuelle) qui traversent le film réside une grande partie des influences de Tarantino. La présence de Dean Tavoularis au décor, longtemps chef décorateur attitré de Francis Coppola, présente également une nouvelle conception de la représentation des paysages américains. Avec «Easy Rider» et «The Last Picture Show», «Bonnie Clyde» ouvre une troisième voie de l’imaginaire américain, factice et illusoire. Les décors luisants des baraques en bois inscrivent le film dans l’imagerie du mythe alors que tout converge vers une déstructuration de la légende.
Classique mais tellement élégant et illuminé par la beauté éclatante de Faye Dunaway, Bonnie and Clyde se doit d'être dans chaque vidéothèque. Le lien fusionnel entre les 2 amants et l'ode à la liberté font de ce film un petit bijou dans la même veine que "Butch Cassidy and the sundance Kid". Arthur Penn n'a pas eu une filmographie très riche, mais son Bonnie and Clyde a belle allure même si l'académisme de sa mise en scène peut parfois rendre le film un peu lisse. Un classique à voir absolument.