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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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3,0
Publiée le 15 août 2026
Volontiers subversif, en tout cas impertinent, Arthur Penn tente d'accréditer que les crimes de Bonnie et Clyde sont ceux d'un couple romantique dans une Amérique provinciale léthargique. Et, en effet, Bonnie Parker nous est présentée comme une jeune femme en mal d'action romanesque, tandis que Clyde Barrow est un jeune voyou immature. Tous deux revendiquent innocemment leur condition de pilleurs de banques. De fait, leur cavale prend les proportions d'une aventure humoristique jusqu'à ce que les premiers meurtres du gang introduisent l'engrenage de la violence. Cette comédie tragique se place toujours, même aux moments les plus sanglants, sous un rapport humain. Bonnie, Clyde et leurs complices de fortune, tous, qu'on le veuille ou non, sympathiques selon l'approche du cinéaste, ne sont pas les méchants des traditionnels films de gangsters. Ce sont des figures inconséquentes mais libres dans une Amérique tranquille, sans référence au marasme économique du début des années 30. Au-delà des nombreuses séquences d'action, Arthur Penn met en scène la légende romantique d'amoureux tragiques.
Un film que l'on a envie d'aimer, comme son héroïne, qui arrive sous nos yeux, lancinante, nue, cadré de manière très expressive, mais surtout de manière très cinématographique. Et Penn, ne va avoir de cesse de nous montrer cette folle aventure, toujours en prenant le parti des gangsters. On nous les montre beau, même si lui, est impuissant, au moins au début, et toujours à leur avantage. Et le film tourne road movie version années 30, ils s'embarrassent du frère et de la belle sœur plutôt agaçante à hurler à tout bout de champs, et d'un type sympa et un peu simplet. C'est une film de son temps, pas trop de psychologie, on entre pas trop dans leur course à travers les Etats Unis, on les voit braqué une banque ou deux et poursuivi par tous les états où ils passent. Dans la réalité, c'était moins glamour, le couple mythique s'attaquait plus souvent aux petits commerçants, et très rarement aux banques, déjà sécurisées. Loin d'être des Robin des Bois en temps de crise, ils pillaient que pour financer leur folle cavalcade et soigner éventuellement leur blessure. Cela reste un film important, car il y a Gene Hackman qui nous offre une belle performance.
Récit de la cavalcade criminelle et sanglante de deux amants en pleine Grande dépression « Bonnie and Clyde » est un film culte marquant aussi bien pour ses scènes de fusillade mais surtout par les étincelles que procure le couple d’acteurs à l’écran.
Un film qui repose beaucoup sur le bon fonctionnement du couple Warren Beatty/Faye Dunaway et sur la beauté des scènes en extérieur, la psychologie des personnages n’est malheureusement pas assez creusée.
En 1967, Arthur Penn retrace le parcours criminel de Bonnie Parker et Clyde Barrow. Dans le contexte de la Grande Dépression, où la misère sociale succéda à la crise boursière de 1929, un couple (Faye Dunaway et Warren Beatty) décide de vivre d’amour et d’eau fraiche tout en braquant des banques. L’histoire offre une image chevaleresque de leur cavale meurtrière. Le parti pris d’en faire des anti-héros remplis de bonté et de soif de liberté demeure audacieux tout en rendant le récit lumineux. Bref, avec des scènes de violence et de sensualité considérées comme choquantes à l’époque, cette œuvre constitue une référence du film de gangsters.
Je dois confesser être un peu déçu dans l'ensemble, non pas que le film soit mauvais, loin s'en faut, mais ce film jouit d'une telle aura parmi les cinéphiles avertis que les faiblesses que j'y trouve me paraissent plus problématiques que tolérables dans une telle oeuvre.
La première chose qui m'a interpellé et quelque peu laissé en dehors, c'est l'approche quasiment burlesque de sa narration, le choix des musiques sensées illustrées les hold-up, les poursuites et l'ensemble des scènes d'action ne m'auraient pas parues incohérentes dans un "slap stick" chez Chaplin ou Keaton. J'imagine que c'était la volonté d'Arthur PENN de s'écarter de la simple évocation du parcours criminel de ce couple mythique du roman américain pour s'attarder à la fois sur ce que ce parcours dit de l'Amérique à l'époque de la récession mais aussi en filigrane de l'Amérique de la fin des années 60.
Une jeunesse en proie aux doutes, un écart toujours plus grand entre les classes sociales les plus basses et les autres, les politiques intérieurs et extérieurs en vigueur etc.
L'autre point qui m'a déçu est le jeu des acteurs, qui flirte un peu trop pour moi avec la théâtralité, pour réellement ancrer le film dans une réalité tangible à défaut d'être contemporaine.
Pour conclure l'ensemble des critiques et des remarques que je formule à son endroit font que les outrages du temps se font clairement ressentit et que pour moi ce film n'est pas juste le témoin indirect d'une époque mais aussi sa conclusion et j'avoue pour ma part, ne pas encore y voir les envies et les leitmotiv qui annonceront bientôt l'âge du Nouvel Hollywood.
Ce road movie désespéré traverse les ruines d’une époque marquée par la Grande Dépression, où chaque rire partagé semble dissimuler une blessure ancienne. Le réalisateur capture une lutte fougueuse contre l'adversité, sans jamais idéaliser les actes criminels de ses héros : glamour et violence se mêlent, mais c’est une beauté fragile, teintée de fatalité.
Loin du simple mythe des amants en fuite, l’œuvre révèle les fêlures humaines derrière le mythe, chaque meurtre portant la marque d’une profonde blessure. Avec une mélancolie douce-amère, ce road movie dissèque la relation entre deux êtres unis non par la passion, mais par une quête de rédemption impossible dans un monde cruel.
Grand classique du cinéma hollywoodien, Bonnie and Clyde reprend de façon romancée le récit du célèbre duo criminel qui sévit au début des années 30. Le récit est limpide et prenant, traçant une trajectoire des personnages subtile. La mise en scène, bien que classique, est rythmée et efficace. Un excellent divertissement, à voir ou à revoir.
Bonnie and Clyde raconte l'histoire du célèbre duo de malfrat qui sévissait dans les années 30 aux États-unis. La mise en scène, brillante, nous invite à suivre la vie du couple qui sombre peu à peu. On se prend dans l'histoire à la manière dont les héros se prennent dans l'engrenage qui les forcent à toujours aller un peu plus loin. Warren Beatty et Faye Dunaway nous rattachent à eux et à leur cause, si bien qu'on se surprendrait presque à vouloir les suivre. Leur performance respective est spectaculaire. C'est ce qui fait la grandeur de ce film, chef d'œuvre : 5/5.
« Bonnie and Clyde » de Arthur Penn (1967). Bonnie Parker (Faye Dunaway) et Clyde Barrow (Warren Beatty) sont les 2 membres du célèbre gang Barrow qui pendant la Grande Dépression était spécialisé dans l'attaque à main armée des banques et ce sans raison politique, anarchiste en particulier. Ils ont tué 14 personnes en 30 mois et seront abattus dans une embuscade très spectaculaire de la police américaine en Louisiane avec moult tirs dont la carcasse de la voiture en est le témoignage. Le film ne raconte rien de plus et on suit leurs aventures de façon très linéaire sans grande fioriture cinématographique même si la photo et la lumière sont de qualité !
Un classique qu'il faut absolument voir pour tous ceux qui s'intéresse à la nouvelle vague d'Hollywood. Un film rafraichissant doux au début et dure a la fin avec un final ou nos héros se font rattraper par leur pécher spoiler: une punition cruel leur ait réservé . Le crime est évidemment le thème principal autour d'un drôle de couple qui s'ennuyant décide de pimenté leur vie en devenant des criminel. Evidemment une grande désillusion leur arrive. Mais ce qui m'intéresse le plus c'est les gens qui les entours, les gens pauvres normaux qui se mettent a avoir un culte pour ce drôle de couple. Alors que ce sont des criminels, pourquoi une telles fascinations autour de deux criminels populaires ? Pour résumer, le film est a la fois fascinant et léger spoiler: avec un rythme qui nous affiche progressivement une fatalitée, leur mort.
« Vous connaissez l’histoire de Bonnie and Clyde ? Comment ils vécurent ? Comment ils sont morts ? ». Ce film va vous le conter, pas en mode documentaire mais un mode romance poétique. Ce film prend parti pour le couple de gangster et le rend terriblement sympathique même si Arthur Penn nous le montre commettant des meurtres gratuits. Dans son scénario, il en fait surtout des victimes de la Grande Dépression ; et le spectateur ne pourra être qu’indulgent pour ces laissés pour compte. Cette jeunesse ose se révolter contre un carcan accepter par les aînés ; et pour un film sortant en 1967 dans une Amérique enlisée au Vietnam avec une jeunesse aspirant à une vie meilleure ; il fera écho à leurs interrogations. Mais les héros paient ici le prix fort pour cette liberté. Ce film de studio porte malgré lui des messages forts : critique de la société de consommation, du système financier capitaliste, la désorganisation sociale engendré par ce système, rejet du puritanisme. Entre classicisme et Nouvelle Vague, Arthur Penn innove surtout dans une scène finale hyper cut techniquement impeccable et surtout avant-gardiste. Coppola reprendra les mêmes codes quelques années plus tard pour le meurtre de Sonny dans « Le Parrain ». Ce réalisme frontal choqua à l’époque. Et puis il y a le couple glamour Dunawway/Beatty superbement dirigé par Penn. Mon fils de 13 ans a été conquis par cette histoire. tout-un-cinema.blogspot.com
Tiré d'un fait réel. Un road movie pleine de charme et de violence avec son duo vedette, Warren beatty et Faye Denaway. En plus, il y a Gene Hackman, que j'adore. Les courses poursuites sont assez laid, mais c'était les moyens du bord. Les scènes mythique et le fameux poème que Gainsbourg et bardot chanterons pour l'éternité et le culte de ce film. J'ai fait le voyage avec eux. Un finale glacial et radical!