Derniers Avis : Thirst, ceci est mon sang - Page 20
Thirst, ceci est mon sang
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Un visiteur
5,0
Publiée le 12 octobre 2009
Encore un film de vampire, oui, mais encore un qui échappe aux stéréotypes hollywoodiens. Si les principaux ingrédients sont repris (le sang, la nuit, le sexe), le film est loin des standards habituels. Et c'est autant la touche orientale que l'adaptation de Zola qui lui procure son originalité. Beaucoup de thèmes sont abordés, certains effleurés (l'imposture), d'autres approfondis (la culpabilité). Puis le récit se centre sur ce couple maudit, incapable de vivre ensemble, ne souhaitant pas vivre séparément. L'impossible union entre un prêtre vampire qui se déteste et sa compagne qui entend jouir pleinement de sa nouvelle nature. A ce titre, le film donne lieu à une scène de vampirisation qui est l'une des plus forte du cinéma de vampire moderne.
Je me marre, c'est l'adaptation de Thérèse Raquin de Zola avec des vampires pour accentuer le côté charnel et culpabilité du film chez les personnages. Hormis l'esprit dérangé coréen qui flotte bien entendu sur le film, ça me transcende pas plus que ça...
Esthétiquement parlant très réussi, park chan wook confirme son talent derrière une caméra, talent qui n'est plus contestable après son grand prix du jury à Cannes en 2004 pour "Old Boy" et réussi encore à réaliser un film récompensé. Song kang ho incarne de façon excellente un prête torturé entre ses pulsions pêcheressses et sa conscience forgée par des années de religion, entre rédemption et barbarie. Il reste parmi les trois plus grands acteurs coréens avec lee byung hun et choi min sik et a largement prouvé son talent à travers sa filmographie (notamment "The foul king" et "Memories of Murder"). Le sujet est très intéressant, provocateur et très bien scénarisé même si on devine aisément la fin, ce qui gâche tout de même le film. Les scénes sont crues, le sang coule, la violence est de mise sans pour autant que cela soit tout le temps nécessaire même si l'on reste assez loin de "The Chaser", film lui aussi assez généreux en la matière. L'amour interdit entre le prêtre et sa protégée soulève le tabou principal du film et on n'y va pas par quatres chemins pour mettre en scène cet amour : pas de poèmes, du cul et de la bestalité. C'est un point positif du film, le réalisateur n'a pas voulu faire les choses à moitié en soulevant un tabou et en traitant légèrement le sujet. Le film ne prend pas de pincettes et rentre dans le vif de manière assez cash. Donc les pros et les antis ne manqueront pas de débattre sur le bien fondé de ce film, tabou ou pas tabou, mais il reste une belle réussite visuelle et présente un bon intérêt qualitatif. Les puristes ne s'intéresseront qu'à la VO mais il faut noter que la VF ne pêche pas du tout et procure un plaisir égal.
Un début bien trop molasson : c’est bien ce qu’on pourrait reprocher à ce "Thirst" dont on aurait espérer plus de fougue et plus d’empoigne. On est d’ailleurs assez longtemps désappointé par ce film qui, pendant près des deux tiers du temps (quand même !), ne nous donne pas clairement de direction où aller, si bien que l’on subit régulièrement le déroulement de cette intrigue sans forcément y prendre part… Mais alors pourquoi quatre étoiles me diriez-vous ? Eh bien parce que, malgré tout, même si Park Chan-Wook se laisse parfois dépassé par ses affres comme c’est souvent le cas, il n’en demeure pas moins que l’ensemble reste tout de même parsemé de scènes savoureuses, très inspirées, et qui savent rendre le spectacle suffisamment supportable jusqu’au dernier tiers final – véritable point d’orgue du film – où tout prend enfin du sens et de l’ampleur. Au final, oui c’est sûr qu’il est perfectible ce "Thirst", et oui c’est vrai qu’on a passé les deux tiers du temps à quelques peu errer dans cet ovni souvent déroutant et peu confortable. Mais il y a tout de même au final cette sensation d’avoir vu un film à part, séduisant, enrichissant et troublant, pour lequel on pourrait presque être prêt à s’y risquer une deuxième fois tant ce nectar trop épais au premier regard peut se révéler après coup plus savoureux qu’il n’y parait…
Voila un film que j'attendais avec une impatiance non dissimulé. Alors verdict. Le résultat final et épatant mais un peux long. Le réalisateur pend le partie pris risqué de montrer le vampirisme comme une maladie et le sang comme le médicament. Le pretre est donc une victime qui essaye tant bien que mal de s'en sortir en essayant de ne pas oublier sa foi. Ce qui est délicat dans sa situation (comment rester en vie sans tuer). Le scenariste détourne donc les code du genre pour faire le premier vrai film de vampire réligieux. Mais ce héros ne pourra résister au charme d'une jeune femme (d'un coter on le comprend) et va donc basculer dans le pécher, ce qui nous offrira une des scenes de sexe les plus troublante jamais vu sur un écran. La culpabilité, les choix que l'on n'assume pas totalement sont des themes qui imprègne le film lui donnant une richesse de plus en plus rare dans se genre de film. Les scenes choque ne manque pas non plus, c'est gore mais jamais gratuit. Mais surtout c'est poétique car Thirst est avant tout une poésie maccabre et sensuel porté par 2 interprete en état de grace qui donne a leur personnage toute la force et l'amour qui renforce l'athmosphere funebre du metrage. Thirst est une oeuvre dérangeante et provocatrice qu'on est pas pres d'oublié (a l'image de scene final qui résume a elle seul tout le film, romantisme, poésie, violence, tragedie et même humour). Un film a voir mais que ca soit claire vous n'en ressortirez pas indemme. J'oubliais au debut je disait que le film était un peux long c'est vrai qu'il aurait mérité une ou deux coupe au montage et c'est pour cel que je ne m'est que 3 étoiles mais que ca ne vous décourage pas a allez le voir ca serait dommage.
"Thirst", un film de vampire qui dégénére en mi-chemin en une adaptation plutôt fidéle de "Thérèse Raquin". Un concept probablement casse-gueule mais moi j'adhère avec enthousiasme. Au point de vue formel, Park Chan-wook reste fidéle à son style exacerbé voire tape à l'oeil. Mais l'esthétique soutient ici une intrigue très forte qui tient en haleine le spectateur jusqu'à une excellente scéne finale. Un film de vampire vraiment original, çà ne se refuse pas!
film époustouflant qui confirme l'exceptionnel talent de park chan wook. le scénario est tellement imprévisible que le film en devient un thriller émotionnel
Malgré un démarrage trop lent, Thirst réussit à se faire un chef-d'oeuvre de plus dans la filmographie du génial Park Chan-Wook (Sympathy for Mr Vengeance, Old Boy). Mélangeant film d'horreur, romance et comédie, Park Chan-Wook livre avec Thirst un film original inspiré du Thérèse Raquin de Zola pour l'histoire d'adultère et de meurtre avec la culpabilité menant à la folie qui s'ensuit. Park Chan-Wook réalise chaque séquence de manière sublime multipliant les références à l'homme invisible ou aux films de super-héros, tout en maintenant un décalage permanent. La scène de poursuite sur les toits qui se fait dans le même temps scène de ménage est de loin le meilleur exemple. Les acteurs sont d'une rare justesse: Song Kang-Ho est parfait dans le rôle de Sang-Hyun, prêtre tiraillé entre sa foi et son vampirisme qu'il combat, et la superbe Kim Ok-vin est incroyable dans le rôle de Tae-Joo. Oeuvre à la fois drôle et sombre mais surtout d'une grande originalité et d'une virtuosité rare, Thirst est un très grand moment de cinéma à ne pas manquer.