Eyes of War traite un filon qui ne s'épuisera jamais au cinéma, le traumatisme face aux horreurs de la guerre. Derrière l'objectif de deux reporters de guerre dont l'un joué par Colin Farrell, l'action prend place au Kurdistan à la fin de années 80. Techniquement, les choix du réalisateur sont critiquables. A cause d'une mise en place faites de flashforwards incessants qui n'apportent rien, le spectateur est mis sur de fausses pistes narratives. De plus, la fin qui est pourtant tout l'enjeu du récit est bien trop prévisible. Il faut avouer quand même que le film, de par son sujet suscite l'intérêt et que le côté toxicomane du morbide du personnage interprété par Colin Farrell intrigue. Les scènes les plus intéressantes (et les plus dures) restent malgré tout au début du film lorsque l'on découvre ce médecin Kurde et ses petits bouts de papiers bleus et jaunes. Mais en avançant petit à petit, on n'attend qu'une seule chose, l'éclaircissement de cette zone d'ombre que l'on devine déjà. Les seules interrogations seront sur les faits exacts ou là, nous ne pouvons rien faire d'autre qu'attendre qu'ils nous soient livrés. Un film en demi-teinte donc, un poil décevant car son originalité méritait meilleur traitement. Même si certaines scènes glaçantes donnent à réfléchir et transmettent un certain malaise, on a l'impression d'en sortir indemne sans avoir trouvé la puissance des deux phrases sur lesquelles le réalisateur s'appuie au début et à la fin. Objectif non atteint.
Un film qui à le mérite d'évoquer les traumatismes en temps de guerre avec en plus un Colin Farrel au top. Si le film ce regarde il manque quelque ingrédients pour qu'il soit bon.
Ce film me laisse une impression mitigée. La dernière heure demi-heure, dans l'exposé de la tragédie, donne toute sa substance et sa profondeur à l'histoire. Mais j'ai eu du mal avec le réalisme artificiel du début (les blessés dans la grotte, les scènes de guerre) et le jeu de Colin Farrell que je ne trouve pas adapté à ce rôle. Non qu'il ne fasse pas son travail correctement (il semble même avoir perdu du poids intentionnellement pour interpréter ce personnage) mais il y a quelque chose de décalé entre son apparence, ses mimiques et la réalité brute qui est censée être représentée. Ce n'est qu'une impression personnelle, évidemment, mais il y a une faille patente dans le réalisme de la mise en scène (et je crois que le doublage y est aussi pour quelque chose, j'aurais dû le voir en VO).
Sur les traumas de la guerre, c'est certainement moins complexe que l'exceptionnel "Valse avec Bachir", mais le côté sobre et digne est assez juste pour être souligné. Un film très estimable, et Colin Farrell prouve qu'il maitrise aussi le registre "prestation toute en retenue".
Vaillamment mené par un Colin Farrell au jeu puissant, sobre et d’une intensité dont peu le pensaient capables, ce film dramatique tourné au cœur de l’enfer est un magnifique hommage au métier de reporter de guerre. Paz Vega combine ce qu’il faut de force et de douceur pour donner la réplique à Colin Farrell et au géant Christopher Lee, qui campe son grand-père inquiétant au passé trouble lors de la guerre franquiste en Espagne. A retenir de saisissantes images de guerre au Moyen-Orient.
Colin Farrell qui incarne mieux que jamais son personnage, et nous retranscrit les traumatismes de la guerre. Scénario captivant, images de guerre saisissantes...
Un film sur la guerre vu et subi par des reporters; un film sur le choc post traumatique, le déni, la survivance. Colin Farrell y démontre encore une fois son immense talent....sa souffrance est palpable. A ne pas manquer, à voir et à revoir.
"Eyes of war", à travers l'histoire de deux reporters photographes de guerre, élabore un scénario autour des conditions d'exercice de cette profession. Le film évoque également avec le personnage de Mark, joué par Colin Farrell, les traumatismes que peut entrainer le fait de cotoyer au plus près la cruauté de la guerre. Les seconds rôles manquent de consistance mais Colin Farrell livre une interprétation convaincante. Malgré un scénario parfois maladroit, ce film se regarde sans déplaisir.
Et ben moi, je me suis laissé avoir par ce film ; par le traumatisme de son personnage central interprété par Colin Farrell. Cette mouche à merde qui combat l’appareil photographique à la main pour capturer l’image, la seule qui fera sa renommée. Sa culpabilité n’est pas de photographier l’horreur humaine, elle est ailleurs et c’est en cela où je me suis fait avoir. Quel naïf je fais, les mouches à merde n’ont pas d’état d’âme, j’aurais dû m’en douter. Pourtant, je n’ai trouvé aucune complaisance aux images de guerre et aux conflits où il était présent. Ça reste un bon film... sans plus. Dommage que le personnage joué par l’élégante Paz Vega n’ait pas plus d’épaisseur.
Vendu comme un film sur les reporters de guerre, le film est en fait une recherche introspective pour Colin Farrell qui va trainer en longueur et abusera d'un excès de symbolisme finissant par devenir lourd et un brin pompeux. La seule surprise c'est de trouver Christopher Lee en psy Hispanique qui nous balancera quelques vérités en tentant de réveiller le père Farell, ce qui n'est pas une mince affaire.
Bon film d’action sur les reporters de guerre et leurs souffrances mentales ; Colin Farrell, décharné, torturé, est un bloc de souffrance impressionnant ; ces acolytes sont en phase, avec une mention spéciale pour Christopher Lee qui fait rebondir le film au moment où celui-ci s’essoufflait ; sa présence est stupéfiante. Dommage que les flash-back soient un peu trop présents — certains sont totalement gratuits — et que le mélo soit un peu excessif sur la fin. Il demeure un très bon film, captivant et humain.
On devine très vite ce qui s'est passé pour ce pauvre david et le traumatisme vécu par colin farrell qui joue très bien son rôle de journaliste de guerre,l'histoire et la mise en scène restent correct on est loin tout de même du Salvador de Oliver Stone!