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Emmanuel Cockpit
97 abonnés
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4,5
Publiée le 28 octobre 2025
Attention à la claque ! D’une violence inouïe, un film qui prend aux tripes où les yeux de Colin Farrell incarnent les traumatismes vécus. Il est magistral et colle avec sobriété et intensité à la description de ce métier de reporters de guerre. Une très belle photographie avec une mise en scène immersive, brute et sans lourdeur plongent le spectateur dans une tension et une horreur absolue. Une très belle réussite qui marque !
D'après le livre de S. Anderson, Eyes of war aborde la guerre vue par les reporters et photographes de terrain. Mais les traumas et stigmates sont ici la base de l'intrigue qui devient alors un drame psychologique. Un métrage comportant des scènes réalistes et visuellement difficiles.
"Eyes of war" aborde le sujet du reporter de guerre au travers du traumatisme. La première partie du film dans le Kurdistan est bonne mais la deuxième m'a beaucoup moins convaincu. Elle repose essentiellement sur un faux suspens, et quand la 'révélation' arrive elle n'a rien de surprenante et tombe totalement à plat. Autre faiblesse aussi, le personnage un peu 'magique' - tant il simplifie la vie du scénariste - joué par Christopher Lee. On se dit que "Eyes of war" aurait pu être un film autrement meilleur s'il avait été mieux écrit, car il faut reconnaître que Colin Farrell fait un travail impressionnant.
Le sujet est très fort, mais je ne sais pas si cela vient de la direction d'acteurs ou pas, c'est la première fois que je suis déçue par Colin Farrell, que je trouve fade et inexpressif. Le film est sauvé par l'interprétation de Christopher Lee et la musique.
Quel casting avec un thème accrocheur, puis un début en actions... et puis ? Rien ça s enlisé sur les états d âmes du photographe et sa psychiatrie...ça devient meandreux et verbeux... sans intérêts, raté !
Ce film n'as rien d'exceptionnel en soit, on ne peut pas dire que le film soit extraordinaire mais il la profondément touchée, et ému c'est pour ça que je met 5 étoiles et que je le recommande.
Un long métrage sur le journalisme et ces guerriers du métier qui partent au front pour récolter les meilleures photos. Émouvant et impressionnant. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Malgré un très grand Collin Farrel, Eyes of War, nous laisse un petit gout de regret. Car même si il est plutôt bon, ce drame sur la guerre et ses conséquences aurait pu être bien meilleur avec un scénario plus poussé.
Voilà un film poignant sur ce que c'est que le métier de photo reporter en zone de guerre. Les horreurs que l'on peut imaginer sont bien présentes mais l'histoire qui en sort vous prend aux tripes, vous assomme. Il est vrai qu'à peine la moitié du film passé, on en devine la fin ; mais quelle fin!! C'est le genre de film dont on ne sort pas vraiment indemne après l'avoir regardé. Seul bémol, aucun faits réels, avérés ou proches ne viennent corroborés ce film. Tout ne serait qu'imaginaire? On a du mal à le croire! A voir absolument. Même pour ceux qui n'aiment pas les films de guerre car il n'en est pas un.
Sabordé d’entrée par la stupidité de nos distributeurs déféqueurs d’anglicismes accrocheurs, Eyes of war est censé traduire « Triage » en français. Ce bon petit film belgo-irlando-français met en avant la mutilation de conscience qu’un photographe peut s’auto-appliquer. S’extraire de la réalité en se cachant derrière son objectif, se mentir intimement en se persuadant d’être aussi dissocié de la vie que son objectif froid et sans état d’âme, est une stratégie patho-psychologique destinée à poursuivre son excellence professionnelle, à satisfaire sa voracité lucrative, et surtout à perdre tout sens moral, pour éviter de devenir fou quand on passe sa vie en enregistrer de l’horreur. Deux amis et photographes de guerre, habitués à engranger les carnages sur pellicules, s’apprêtent à quitter les missiles, les boucheries et les embuscades du Kurdistan et aller vendre leurs trésors morbides aux journaux anglais. Mais, dans un triste état, un seul d’entre eux rentre à bon port. Nous laissant imaginer le comportement d’un photographe amoral et cupide, cette aventure nous présente ici celui d’un homme de cœur, ami et amant loyal, témoin récent de l’abomination pragmatique et glacée d’un village de triage, c'est-à-dire où l’un des rôles du médecin consiste à sélectionner les blessés dignes d’être soignés et ceux qu’il devra euthanasier lui-même. Voyeurisme, horreur, école crue et adaptative du dénuement du recul et du bon sens, notre héros regagne l’hypocrisie civilisée, en ayant pris soin d’enfermer dans un cachot mental, artificiel et coupable, une expérience qui cette fois ne se résignera pas à rester bien sagement enfermée.
Tension psychologique extrême pour ce film en 2 parties distinctes, la première remarquable en totale immersion avec le métier assez inconnu de photographe de guerre, filmé de façon brut, souvent caméra à l'épaule, d'un réalisme à couper le souffle dans le cadre de la guerre incessante menée par les kurdes dans le kurdistan, fait d'histoire que l'on appréhende mieux avec à la fois des paysages magnifiques et des images d'une horreur absolue, la guerre et sa réalité, la mort et la souffrance, n'étant pas édulcorées. On est avec les photographes de guerre, au milieu des combattants, des blessés et des morts. Puis le retour d'un des photographes et l'absence de son ami "resté sur le terrain ". Commence alors un long parcours psychologique, fait de mystères, de non dits, de traumatismes post retour de guerre, de stress obsessionnel, pour aboutir à l'inévitable vérité et réalité de cet incroyable métier où certains risquent leur vie, sont nos yeux, pour que l'on sache. Dans ce film, un trio d'acteurs remarquables, Colin Farrell impliqué, imprégné, d'une crédibilité sans faille, une tension et une émotion à fleur de peau, sans cesse au bord de la rupture, une interprétation gigantesque. A ses côtés, la remarquable Paz Vega tout en force et en compassion et compréhension, un pilier qui empêche de sombrer et maintient un fragile équilibre, une interprétation dosée ’équilibrée, subtile. Enfin la présence charismatique du grand Christopher Lee, qui par son action, sa sagesse, son expérience, son aura, va débloquer la situation pour l'empêcher de sombrer vers la catastrophe et redonner une lueur d'espoir,un souffle de vie. Un rôle secondaire mais essentiel avec une présence extraordinaire. Un film passionnant et éprouvant emotionnellement, d'un réalisme et d'une réalité incroyable. A voir absolument.
Une dure réalité et les affres du métier de reporter de guerre. Même si la mise en scène est parfois trop voyante, un film utile sur les ravages de la guerre et sur ceux qui doivent la raconter. Excellente interprétation de Colin Farell.
L'épineuse question du stress post traumatique traité ici habilement. On se laisse berner par le voile que Colin Farrel place de ses yeux pour se cacher de la vérité. On est plongé dans le côté obscure des spectateurs de guerre, et j'imagine que l'on peut trouver dans ce film une partie de leurs vécus. L'attitude de l'entourage est par ailleurs parfaitement gérée et à prendre en exemple. Le film est volontairement tristounet et je lui reproche de garder une certaine distance, peut être trop fébrile pour être véritablement un chef d'oeuvre "poignant". Le rythme est également très lent, presque ennuyant si le sujet ne vous intéresse pas. Il n'en reste pas moins une excellente surprise, tant il est juste dans sa manière de dévoiler les différentes étapes du mensonge à sois même, la déconstruction puis enfin la reconstruction de l'esprit humain.
Beau film avec pas mal de sensibilité, colin farrell joue très bien, l'ambiance est assez sombre et la fin met un point d'honneur sur l'horreur de la guerre.