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ourouty
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4,5
Publiée le 28 juin 2010
aux antipodes de "brothers " de jim sheridan, un témoignage éprouvant sur les traumatismes de la guerre: une distribution éclatante avec le toujours parfait Christopher Lee. Dur mais réaliste, on sort de la salle bouleversé, convaincu des absurdités de toutes les guerres. un seul bémol: pourquoi ce titre alors que "triage" était plus proche de l'esprit de cette oeuvre.
S'il y a des longueurs comme je peux le lire dans certaines critiques (!!) ce n'e sont que celles de l'émotion qui vous serre les tripes encore après la fin du film !... Le sujet est magistrallement traité, et les acteurs font la part belle à leur sentiments et à nos émotions. Colin Farrell est tout simplement impeccable et les acteurs qui l'entourrent le lui rendent bien. Un superbe film sur les dégats que la guerre peux faire sur ceux qui nous la racontent .....
Deja, il est clair que le titre original aurait été du etre garder, il est bcp plus evocateur, et moins "cliché" (si j'ose le jeux de mots ac la photographie) que notre "eyes of war". Le film en lui mm est parfait. Les acteurs sont brillants, Colin Farell sait tout ffaire aparement, Christopher lee a une classe, une ora enorme, les personnage feminin sont magnifique aussi. Que se soit donc les acteurs, les personnage, l'histoire, le scenarion, la mise en scene, le montage final ou tout se mele, s'emmele, se decouvre petit a petit, ce film est vmt a voir. Rien n'est de trop, le film ne dure pas des heures, ils nous montre et nous demontre tt un univers sans pathos exessif, ou sans dialogue interinable.... Trés bon film!! A voir!!!!
Je n'avais vu que l'affiche et m'attendait à un bon film de guerre. J'ai été transporté, ce film est bouleversant. Une mise en scène excellente et un scénario bien ficelé, porté par des acteurs en grande forme (Christopher Lee magistral, Colin Farrell étonnant et brillant, une grande Paz Vega)
J'ai été très déçu par ce film au scénario pourtant limpide au départ, mais qui se fourvoie ensuite dans des méandres pénibles à suivre. Les acteurs sont assez bons, mais l'ensemble sent trop le brouillon mal relu et corrigé. Dommage. Pour moi, c'est raté.
Je suis allé voir ce film par erreur, car la fille a la caisse a mal compris ce que j'ai dit... J'étais donc un peu décontenancé au début, d'autant que les dialogues d'ouverture font un peu superficiels. Mais finalement on rentre assez vite dans ce film, dont l'intrigue est assez innatendue. On s'attend évidemment à un film-reportage sur la guerre, mais à cela s'ajoute un drame tout à fait captivant. Farrell endosse son rôle à merveille, un personnage qui a l'air très sûr de lui mais en fait traumatisé. Son jeu autant que l'intrigue font de ce film un des plus émouvants que j'aie vu depuis longtemps.
Si vous pensez voir un film de guerre, oubliez. Ce serait comme de dire qu'Invictus est un film de rugby. Sur fond de guerre, et très très moche (certaines scènes ne font vraiment pas dans la dentelle, hé oui, c'est ça la guerre), voilà un type qui en est revenu, qui se retrouve dans sa petite vie "normale", qui regarde son monde "normal" avec des yeux qui ont l'air de saisir ce monde, mais dont la rétine continue à voir des images que même son appareil de photo n'avait pas captées. Un Colin Farrell étonnant, épatant. Accompagné par un Christopher Lee parfait de sobriété et d'humanité. La guerre, encore elle, qui fait basculer toutes ces vies en l'espace d'une seconde. Comme disait Platon : "Seuls les morts ont vu la fin de la guerre." Et les autres, ils font comment ? Et nous, à la fin du film, on sort les larmes aux yeux. 4 étoiles : largement méritées. Quant aux longueurs dont certains ont parlé, je n'en ai vu ni ressenti aucune.
On n'en a pas encore fini avec la guerre, loin de là – demandez plutôt à Platon, judicieusement cité en fin de métrage. Danis Tanović non plus semble-t-il, et tant mieux pourrait-on dire. Il y a dix ans, le cinéaste des Balkans démontrait déjà toute l'absurdité du casse-pipe à travers son formidable "No man's land", plaçant sur un même champ de mines un soldat serbe et un Bosniaque, dans une situation quasi-beckettienne. "Triage" (bizarrement rebaptisé "Eyes of war" dans nos salles obscures ; m'enfin, qui s'étonne encore des lubies des distributeurs français?) n'a pas la puissance et la portée de son précédent opus, d'ailleurs multi-primé, mais n'en atteint pas moins son but avec force. Abandonnant le ton tragi-comique au profit de l'émotion pure, Tanović évoque moins le conflit que le sinistre cortège de traumatismes qui le suit, type Michael Cimino dans "Voyage au bout de l'Enfer". Déportant le Viet-Nam sur le front du Moyen-Orient, le réalisateur, lui-même ancien reporter de guerre, suit les traces de deux photographes partis couvrir les massacres kurdes orchestrés par Saddam Hussein en 1988, notamment dans un camp de fortune où l'on soigne – ou achève – les blessés les plus graves. L'action proprement dite n'occupe que la première demi-heure du film, dure et rêche, les personnages n'en sont que des témoins (eyes of war), ils l'enregistrent mais ne peuvent rien n'y changer ; une manière d'évacuer d'entrée de jeu toute notion d'héroïsme. On l'aura compris, l'histoire est surtout humaine, avec son lot de petits stéréotypes dans lesquels "Triage", dès ses premières minutes, menace de tomber. Mark (Colin Farrel, vingt kilos en moins, le talent en plus) est irlandais et casse-cou, son ami (Jamie Sives) plus mesuré et bientôt père de famille ; deux amis antagonistes en temps de guerre, la tête brûlée et le type raisonnable, un ressort plutôt canonique du genre – il n'y a qu'à voir le récent" Démineurs". Leur relation manque de corps et de nouveauté, mais "Triage", plein de ressources, aura tout loisir de corriger ce petit travers. Cimino nous montrait d'abord l'horreur de la boucherie, et en auscultait ensuite les conséquences sur l'humain, sur son penchant morbide à ressasser et à reproduire le Mal (la ''roulette russe'' de Chris Walken monstrueusement dupliquée). L'approche de Tanović est différente et, pour tout dire, assez captivante... (la suite de la critique sur mon blog : http://mon-humble-avis.blogs.allocine.fr/)
Je trouve les critiques presse très dures. Le film n'est pas si mauvais que ça même s'il est vrai que les acteurs sonnent parfois un peu faux... Mais la construction de l'histoire est originale, le personnage du psy est intéressant, le thème abordé reste peu connu. C'est finalement un film plus psychologique qu'un film de guerre.
Personnellement, je m'attendais à un film de guerre comme il y en a eu beaucoup, mais vu par un photographe.. Eh bien pas du tout, et c'est une agréable surprise! Le film traite surtout de l'impact de la guerre sur des témoins impuissants face à tant de douleur et d'atrocités. Colin Farrell est vraiment très bon, à la fois dur et déchiré intérieurement par ce qu'il a vu et qui l'empêche de reconstruire sa vie. Sa difficulté à raconter son histoire est très émouvante, et même si le déroulement du film est un peu "sans surprises", on est très pris par l'histoire. La preuve : une bonne partie de la salle est ressortie les larmes aux yeux!
Une vision différente d'une guerre peu reprise au cinéma. L'interprétation est excellente, le film fait ressortir beaucoup d'émotions, par le dureté de certaine scène et par le difficulté de Mark à se confier, se libérer de sa souffrance. Dans le genre, je préfère Brothers, mais celui-ci est tout de même très bien réussi. Il manque peut-être un peu de longueur, car le sujet est quand même sous exploité, mais bien exploité.
Un thème rarement abordé que celui des photographes de guerre et les traumatismes liés aux atrocités dont ils ont été les témoins. Un portrait noir de cette profession, incompatible avec la stabilité nécessaire à la construction d'une famille. Dans ce film, on a un retournement de situation bien amené. Mais le mutisme de Colin Farrell à son retour du Kurdistan est quand même un peu gros. De même, on peut trouver que l'arrivée du beau-père, psychologue de guerre, est un peu fortuite et trop efficace pour être crédible. Un film qui m'a plu néanmoins, même si ce n'est pas le cas de tout le monde car 3 groupes de spectateurs sont quand même partis avant la fin dans ma salle de ciné..
Ayant eu la chance de rencontrer le réalisateur Danis Tanovic il y a quelques années et ayant donc pu converser assez longuement avec lui, il est possible que mon jugement soit quelque peu faussé. Toujours est-il qu'après avoir considéré "No Man's land" comme un petit chef d'œuvre (mais ça, c'était avant de le rencontrer !), j'ai porté un jugement similaire sur "l'enfer" et je ne suis pas loin de récidiver avec "Eyes of war". Tout concourt à en faire un grand film : le scénario, la mise en scène très fine malgré la dureté du sujet, le montage, et une interprétation exceptionnelle. Si Colin Farrell prouve une fois de plus, après "Bons baisers de Bruges", "le rêve de Cassandre", "Crazy Heart", etc., qu'il est un des meilleurs acteurs (le meilleur ?) de sa génération, le reste de la distribution n'est pas en reste, en particulier les 2 actrices Paz Vega et Kelly Reilly. Danis Tanovic, qui a connu de l'intérieur les difficultés que l'on rencontre quand on doit, professionnellement, photographier ou filmer un vrai conflit, est bien entendu l'homme de la situation pour nous raconter et nous montrer les horreurs de la guerre. Certes, il n'utilise pas l'humour ravageur qui était un des charmes de "No Man's Land", mais le sujet est différent. Autant dire que j'attends avec impatience le film que Danis Tanovic m'avait dit vouloir tourner un jour, un film reprenant l'humour de "No Man's land" pour parler des religions et de leurs travers.