Mother
Note moyenne
4,1
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295 critiques spectateurs

5
58 critiques
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63 critiques
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Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2010
Original voir surprenant. Encore quelques clichés asiatiques (mais cela passe quand même). Scénario convenu mais belle interprétation d'acteurs. A découvrir !
Dodeo
Dodeo

124 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2011
Joon-ho Bong poursuit son petit bonhomme de chemin et de bien belle manière ! Après le cultissime Memories Of Murder et l'étonnant The Host, le réalisateur Sud-Coréen s'attaque ce coup-ci à l'histoire d'une mère dont le fils est accusé de meurtre. Elle tentera coûte que coûte de l'innocenter.
Tout d'abord un petit mot sur l'actrice Kim Hye-Ja (Dans le rôle de la mère) très connue en Corée pour ses rôles dans les dramas TV du pays. Elle parait infatigable dans ce rôle qui lui va comme un gant, jouant parfaitement sur les émotions et s'immisçant parfaitement dans le portrait assez anthropologique de la mère. Le reste du casting est tout autant satisfaisant avec une petite mention pour Won-Bin (Dans le rôle du fils) auteur d'une bonne performance dans un rôle pour le moins complexe de ce fils idiot condamné sans le moindre doute (On pourra ici faire un parallèle avec Memories Of Murder) , un vrai exercice de composition.
Là où Mother surprend c'est dans sa construction du récit où tout vient s'ajouter avec intelligence et brio. Le film évite vraiment tout les repères du film policier classique afin de transcender son récit passionnant de bout en bout. Les personnages sont dépeints avec richesse et authenticité.
Le film brille aussi par ses plans respirant à plein nez la poésie, avec un coté contemplatif que l'on ne connaissait pas à Bong Joon-Ho qui fait tout pour mettre en valeur son actrice principale.
Ce style pour le moins élégant mêlé à cet univers sombre, décalé et déchirant avec une pointe de burlesque est une grande réussite.
Concernant le bande son on n'y trouve pas de morceaux aussi puissant que sur Memories Of Murder, néanmoins tout les morceaux sont composés pour mettre en valeur cette ambiance atypique qu'a voulu créer le réalisateur. On retiendra le très beau morceau faisant l'ouverture du film sur une sublime scène où la mère danse dans la belle étendue de champs.
Mother est donc une franche réussite de la part d'un réalisateur qui ne cesse d'étonner et de confirmer de film en film. Bong Joon-Ho se renouvelle encore et devient clairement un des réalisateurs pilier du nouveau cinéma coréen.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mars 2010
J'avais beaucoup aimé "memories of murder" ainsi que "the host". Celui ci se situe dans la lignée de ses deux films précédents: un "pot pourri" de différents genres cinématographiques: thriller, mélodrame, film psychologique, film naturaliste. Le film est brillant sur de nombreux plans:jeu des comédiens, lumière, cadrage, musique... le twist final est assez génial.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2013
J'ai adoré. Intelligemment écrit, excellemment mis en scène, construit comme un polar, porté par un puissant personnage de mère aveuglée par l'amour. Bref, pas loin du sans fautes.... Ajoutons une narration résolument dans l'air du temps avec cette volonté affichée de jouer avec la perception du spectateur, une mouvance que l'on retrouve très marquée chez Asghar Farhadi par exemple. La seule petite tâche au tableau viendrait de ce curieux sentiment explicité par Gérard Delorme lors de la sortie du film en salles "assez vite, un malaise s'installe, avec l'impression de plus en plus pesante que le soin apporté à la réalisation cache un besoin de tourner autour du pot, faute de substance". Que je ne partage pas complètement mais dont je comprends qu'il puisse nous traverser...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 juin 2010
Nouveau portrait au vitriol pour Bong Joon-ho ! Le réalisateur de Memories of murder ou The Host continue de sonder à la fois l'âme humaine et la société coréenne tout en surprenant le spectateur en détournant les codes et brosse au final un sublime portrait de femme pour le moins borderline. Entre thriller, drame et étude psychologique et doté d'une réalisation toujours aussi superbe Mother nous transporte là où l'on s'y attend le moins. Une nouvelle réussite du metteur coréen ! [8/10]
Shirokuromelt
Shirokuromelt

34 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2019
c'est joli comme tout et l'acting est impeccable mais l'histoire au bout d'une heure s'essouffle et ce qui était supposé être, je crois, le point d'orgue du récit (=la désillusion allant de pair avec la révélation) a du mal à fonctionner car l'attachement aux personnages n'est pas très fort. Je ne conseillerais pas de voir ce film, mais je ne le déconseillerais pas non plus.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 juillet 2010
Le film a ceci d'exceptionnel qu'il mêle tragédie et comédie avec tellement de finesse qu'on adhère à l'univers facilement - si tant est qu'on le veuille - sans être choqué par l'alternance de tons. Une fois plongé dans cet univers spécial, un peu manga, on suit le parcours de la mère de l'idiot du village qui, persuadée qu'il n'est pas coupable du meurtre dont on l'accuse, va mener une enquête pour avoir la vérité (en fin de compte, ça sera sa vérité). Si les séquences lentes, reposant davantage sur l'esthétique du film et son propos, peuvent légèrement plomber, on est certain d'être mis sur le cul par certaines scènes et la belle et dérangeante conclusion.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2012
L'histoire d'une mère qui prend très à cœur son rôle protecteur.
Dire que l'humanité vue par les coréens n'est pas source de bonheur est un euphémisme. L'existentialisme et le pragmatisme sont la religion d'état des réalisateurs du coin. Mais là, sous couvert d'amour maternel, on perd tout espoir dans l'existence d'une justice humaine.
Par ceux-là même qui sont censés l'incarner.
C'est de loin le travail le plus ambitieux et le plus abouti du réalisateur, les exercices de styles anecdotiques sont cette fois à la botte du récit.
Le scénario a sa petite part d'originalité mais c'est la peinture d'une certaine société sud coréenne qui nous donne tant de plaisir.
Sachant que si la violence n'atteint pas le paroxysme d'un « Old boy » ce n'est pas pour autant à conseiller aux âmes sensibles.
Mais il faut bien avouer que la bonne surprise ne réside pas dans la très haute qualité du film, le traitement général est d'un excellent niveau, mais dans l'histoire et la remise en cause de l'amour maternel tel qu'il pourrit l'ensemble de la société par sa partialité et tous ces passe droits.
L'actrice qui invente et porte son rôle à des hauteurs que l'on n'atteint que rarement, même avec les monstres sacrés d'Hollywood. Magnifique.
On peut parler d'une redite, puisque dans « The host », on avait déjà ce personnage et ses problèmes avec la police. C'est là qu'on sent les grands auteurs et non les professionnels.
Alejandro Almodoclint
Alejandro Almodoclint

21 abonnés 800 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2010
Une mère prête à tout pour résoudre une affaire de meurtre pour lequel son fils (un peu attardé) est accusé.
Ce thriller filmé avec virtuosité par Joon-Ho Bong (the host, memories of murder) est aussi une magnifique histoire d’amour fusionnel entre une mère décidée à tout pour innocenter son fils, le sauver …
Le suspens est présent, l’humour alterne souvent avec le tragique, la mise en scène est top niveau, le scénario est subtil avec une intrigue qui rebondit sans cesse, des plans et des situations improbables donne un esprit assez burlesque parfois et il y a même un côté réflexion psychologique à plusieurs moments (et encore plus à la sortie du film).
Ce mélange de style en fait un thriller atypique, en tout cas un vrai polar prenant avec des personnages hors du commun. Personnages d’ailleurs magnifiquement interprétés surtout le duo fils-mère, le rôle de la « mère courage » étant jouée par Kim Hye-Ja, une comédienne septagénaire habituée à ce genre de rôles.
Et malgré une certaine lenteur à rares moments (mais c’est le propre de beaucoup de films asiatiques) et quelques incompréhensions (la symbolique des pieds et une question lors de l’interogatoire notamment), c’est un film qui fait plaisir à voir : un drame familial consistant quasi parfait comme on en fait rarement. Décidemment Joon-Ho Bong s’affirme comme un très grand et rejoint Kim Ki-Duk et Park Chan-Wook au panthéon du cinéma. Mais pourquoi les salles boycottent-elles ce genre de cinéaste ? Hélas on connaît la réponse. Vive le cinéma sud-coréen…
Itaelle
Itaelle

101 abonnés 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2010
"Mother", le nouveau film de Joon-ho Bong est un thriller génial, durant lequel nous passons un très bon moment. Cependant, même si "Mother" est un très bon film mais il manque de fluidité, il y a de nombreuse longueur.. Il a beau être bon, il y a des scènes à réduire, à supprimer sans que ça ne change la compréhension de l'histoire, les longueurs sont les plus gros défauts de ce film. Une mise en scène astucieuse nous permet de nous surprendre régulièrement. Avec "Mother", Jooh-ho Bong traite avec un sujet assez difficile avec humour, certaine scène feront rire le spectateur même si la situation ne s'y prête pas. Et il peut en plus de ça compter sur ses deux acteurs qui jouent admirablement bien. Won Bin est parfait en idiot complètement dépassé. Proche de la perfection, il ne l'atteint pas.
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2011
Bien loin des films basiques "chinois", celui-là est vraiment intéressant dans tout son ensemble : tant par le jeu des acteurs que le scénario ou la réalisation. C'est vraiment bien mené et on passe un super moment, on est touché et attendrit puis bluffé.
20centP
20centP

23 abonnés 235 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2013
La première demi-heure est juste un peu poussive et aurait mérité un montage plus serré. Au-delà le film devient beaucoup plus dense et l'intensité dramatique s'accroît a chaque séquence pour devenir un brillant thriller psychologique. Mêlant une réalisation inventive (on pense parfois à Lynch façon Twin Peaks), une interprétation vivante et un scénario inspiré, ce film est une nouvelle "pépite" du cinéma asiatique !
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2014
Sur le papier « Mother » ne payait vraiment pas de mine mais c'était sans compter la maestria du talentueux Joon-Ho Bong pour nous immerger dans une histoire. Le coréen nous livre un thriller tragi-comique noir autour d'une étrange relation entre une mère sur-protectrice et son fils handicapé mental accusé du meurtre d'une jeune fille. Avec beaucoup de sensibilité et d'humour noire, Bong n'oublie pas de construire une intrigue efficace même si l'on peut reprocher au final d'être fondamentalement convenu. Mais cette façon de mettre en scène, pleine d'originalité et de sérénité, transporte le spectateur d'un bout à l'autre du film sans le moindre relent de suffisance ou d'élitisme cinématographique. Le réalisateur filme la misère, la joie, la mort, l'abnégation et mélange le tout pour créer un cinéma très spécial mais particulièrement envoûtant. L'actrice Kim Hye-Ja livre une prestation sublime et l'on notera qu'il est toujours compliqué de jouer le rôle d'un déficient mental sans en rajouter des caisses, l'acteur Won Bin réussit l'exercice haut la main. Joon-Ho Bong s'impose décidément comme une valeur sûre montante du cinéma.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2017
Connu pour son hybridation des genres (Memories of Murder s'apparentant à une enquête criminelle teinte de comique, The Host pouvant se définir tant bien que mal comme un film d'horreur drôle et écologique...), le cinéaste coréen Bong Joon-Ho ne déroge pas à la règle ici avec son nouveau opus, Mother: qui est à la fois un portrait de mère désespérée, une enquête criminelle menée au rythme effréné et une peinture des moeurs d'une société coréenne dégénérée.

Mais, loin d'être assujetti aux codes d'un genre (teneur lacrymale pour le drame, intervention d'un monstre pour l'horreur, apparition de suspens pour le thriller...) Bong Joon-Ho les dynamise, les renouvelle et les investit de sa sauce personnelle. Au vu d'une grande production filmique qui subit l'emprise tentaculaire du Genre dont les règles strictement immuables réduisent leur auteur à l'anonymat, les grands films semblent reconnaissables au fait que c'est au contraire le ou les genre(s) qui sont tenus en bride par un créateur qui jongle et joue avec à sa guise. Ici la première séquence voit la mère, protagoniste du film comme l'annonce le titre - Mother, esquisser les gestes d'une chorégraphie dansante dans un champ de blé, fixant la caméra avec un regard étonnamment fixe. Où est-on ici? Dans un thriller? Dans un drame? Dans un musical? Dès le premier plan le cinéaste met en place son univers, et marque la pellicule filmique de son empreinte bongjoonhoienne.

Alors, de quoi est-il donc question dans ce Mother? Une mère à l'emprise avec une société sclérosée, figée dans d'immuables conventions, et où règnent corruption (le personnage de l'avocat), trocs inéquitables (deux bouteilles d'alcool de riz contre un portable), prostitution (la jeune fille retrouvée assassinée qui se prostitue pour gagner de l'argent de poche). Comme déjà dans Memories of Murder Bong Joon-Ho insiste sur l'incompétence des dirigeants (les policiers se précipitant sur le premier suspect, un retardé mental impuissant et dépendant de sa mère - "il couche avec sa mère" se moque-t-on ainsi de lui), l'incompatibilité des mentalités et des habitudes (téléphones portables VS acupuncture = deux époques qui se confrontent), le manque de communication (le film repose sur de constants réseaux de malentendus, des langages qui ne se rencontrent pas; par exemple les onomatopées de Do-Joon - Paf! Boum! Vlan! - face à la violence physique des policiers) qui amènent à un grand sentiment de solitude (cette mère totalement rapetisée, littéralement avalée et ecrasée par des paysages et des montagnes titanesques, réduite à un petit trait dans l'horizon dans des plans d'ensemble impressionnants, à la Caspar David Friedrich).
Tout cela est capté avec justesse & puissance par une caméra hors-pair, à la fois épatante de fluidité (suivant l'altercation physique entre Do-Joon, Jin-Tae et les joueurs de golf en un large plan-séquence pour restituer le mouvement dans la continuité) et attentive au moindre détail .Notons ainsi la superbe scène lors de laquelle la mère se trouve chez l'ami de son fils, Jin-Tae, qu'elle soupçonne être à l'origine de la machination ayant conduit Do-Joon en prison, qu'elle fait tout pour ne pas le réveiller - marchant sur la pointe des pieds, s'efforçant du maximum de discrétion possible, minimisant tous ses mouvements - et que se renverse pourtant une bouteille d'eau par terre: le coeur de la mère semble alors s'être arrêté de battre, la caméra montre en un plan serré virtuose la goutte d'eau s'approcher de plus en plus de la main et de l'index tendu d'un Do-Joon encore endormi, mais qui grogne dans sa léthargie lorsque la goutte d'eau évoquée effleure légèrement sa peau...

Mais, et c'est là qu'on mesure la complexité de cet opus: tout en présentant un aspect fini, maîtrisé; tout en étant une Oeuvre Achevée, Mother s'impose comme Esquisse au Crayon de Papier. Le bon livre est celui dont le lecteur fait lui-même la moitié a dit Voltaire, un précepte qu'on peut également appliquer au film, et que Bong Joon-Ho semble ici avoir fait sien.Tout en proposant au spectateur avec maestria des enjeux bien déterminés de scénario et des partis-pris bien décidés de mise en scène, il lui laisse des questions ouvertes, une part manquante qu'il lui échoit de remplir, de composer. Au spectateur de remplir les blancs et les trous de l'histoire, d'expliquer l'attachement obstiné qui lie la mère à son fils, ou encore à se casser le cerveau en six pour avoir une chance de trouver le coupable. La mère, dans son désir de prouver l'innoncence de son fils, finit par tuer. Do-Joon lui rend sa boîte d'acupuncture, qu'il a probablement trouvé dans le bûcher de la maison de l'assassiné, en la regardant d'un air malicieux. Sont-ce deux complices meurtriers qui se font face à ce moment-là? Deux paumés? Deux abandonnés du destin? Deux parias? Un mère et un fils? Un couple d'amants? La question reste ouverte.
A la fin, ce dédale de meurtres et de crimes rationnellement insolubles semblent trop déroutants pour l'héroïne elle-même, éblouissante Kim Hye-Ya (actrice populaire de Corée à laquelle Bong Joon-Ho dédie ici une belle déclaration d'amour, tout comme Fatih Akin sublimait magistralement Hanna Schygulla dans Auf der anderen Seite) qui décide de se livrer, tout comme toutes les autres passagères d'un bus dont les vitres sont dardées par d'aveuglants rayons de soleil, à une série de mouvements folle, mi-danse, mi-transe, comme exutoire et source de soulagement. La caméra, pourtant si méticuleuse pendant tout le déroulement de l'histoire, décide aussi, apparemment, de se laisser aller: le cadre devient moins rigoureux, l'éclairage de l'image plus flou... Et nous?

C'est l'intérêt majeur de ce Mother: une oeuvre à la fois totalement aboutie, achevée et qui appelle en même temps à un investissement éternellement renouvelable du spectateur... Donner et recevoir.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2010
Film policier coréen teinté d'humour noir assez surprenant du debut à la fin! à voir!
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