Ponctué de gags tragi-comiques qui font parfois penser au premiers films de Kitano, le film tourne au thriller quand le scénario se complexifie et devient du coup plus haletant aussi. Mais malgré la virtuosité de style et le talent de metteur en scène de Bong Joon-ho, malgré le jeu des acteurs, malgré la touchante relation mère-fils, on ne peut s’empêcher de trouver un petit goût d’inachevé à ce film avec des notamment longueurs assez pénibles dans la première partie. Au final, "Mother" reste un film sympa mais qui n’atteint jamais la puissance de "Memories OF Murder" et qui s’avère du coup bien mineur dans la courte filmographie du cinéaste prodige coréen.
J'avais beaucoup aimé "memories of murder" ainsi que "the host". Celui ci se situe dans la lignée de ses deux films précédents: un "pot pourri" de différents genres cinématographiques: thriller, mélodrame, film psychologique, film naturaliste. Le film est brillant sur de nombreux plans:jeu des comédiens, lumière, cadrage, musique... le twist final est assez génial.
Oh ! Un film Coréen ! Il faut qu'on aille le voir ! Mother, c'est l'histoire d'une mère. Ok, vous l'aviez compris. Forcément, quand on parle d'une mère, on s'attend à ce que ce soit une mère dévouée à sa famille... Et c'est le cas !
Mother, c'est donc l'histoire d'une mère et de son fils plutôt lent. Voir même foncièrement idiot. Mot à ne pas dire devant lui ! Seulement, comme tout faible d'esprit, il va se faire embarquer dans une histoire de meurtre. Coupable idéale, il s'en convainc lui-même et c'est là où intervient sa mère; dévouée. Car oui, il ne faut pas toucher à son fils. Une relation totu de même assez étrange entre eux semble exister. Quand à son meilleur ami, le premier à profiter de lui, la confiance qu'on peux lui accorder est forcément minime !
Pour le coup, je ne pense pas qu'il soit tourné à Séoul, je ne sais plus. Mais l'univers est assez mixte. Parfois riche, souvent pauvre. Ce n'est pas un cadre de toute beauté qui incite au tourisme !
La 1ère scène donne une impression bizarre. Renversé par une voiture, notre héros en serait presque fautif au final pour la police. C'est une impression bizarre sur la société Coréen qui reste en tête pendant totu le film. Par contre, les commissariats de police ne laisse pas d'impression bizarre. De film à film, c'est le même on dirait !
Les multiples enquêtes se déroulant autour du meurtre n'en restent pas moins assez efficaces. On suit l'avancé avec intérêt et, personnellement, ne fini par comprendre ce qui s'est passé qu'assez tardivement. Donc très bon point. Même si on est pas tenu en haleine particulièrement, on reste suffisamment accroché.
Finalement, mon avis se calque un peu sur celui de The chaser, avec un sentiment légèrement meilleur : Celui d'un film avec une histoire plus intéressante à suivre. The chaser a eu 2, Mother aura 2,5.
Drame au réalisme social un peu excessif, à moins que la Chine des petites villes soit bien aujourd'hui cette sorte de far-west, en transition brutale d'une culture très traditionnelle vers une société matérialiste dont les repères moraux sont vacillants... De bons acteurs, un bon scénario, un réalisateur à la hauteur. A voir !
Déclaration d’amour sensible à une actrice, véritable hommage rendu aux mères, portrait passionné d’une femme : "Mother" est tout cela à la fois. Et bien plus encore. Jouant avec le rythme sous toutes ses formes (tempo de l’image, ruptures sonores), multipliant les timbres et les tons de manière toujours surprenante et imprévisible, le film passionne par la grande attention portée à chaque aspect de la réalisation. "Mother" distille une rare tension dramatique et esthétique, jusqu’à son twist (presque) final. L’interprétation de Kim Hye-Ja, magnifique dans son rôle de mère (é)perdue jusqu’à la monstruosité, renforce la sensibilité de ce bijou d’un cinéaste hors normes. Du pur cinéma.
B.J-H nous remet face à l'étude d'une petite communauté dont la tranquillité est bouleversée par un meurtre effroyable. C'est un polar noir et dérangeant dans la lignée de Memories Of Murder mais qui se détache de son ainé par une douceur mélancolique plus appuyée. L'histoire tourne autour d'un soin particulier porté à l'évolution ou à la découverte des personnages. La photographies est encore une fois trés belle chez un cinéaste qui a déjà fait ses preuves. Et la mise en scène joue avec le suspens, qu'elle crée, d'une manière bon enfant tout en réussissant à crédibiliser cet univers sombre et labyrinthique. Un petit chef d'oeuvre qui aurait mérité d'être un peu plus distribué dans les salles.
Un beau film une belle réalisation une excellente actrice encore un film coréen réussi .Une enquête policière et sociale à la fois un scénario à rebondissements ; un vrai moment de plaisir .
Bon film avec une intrigue qui nous prend et qui nous surprend. Interprétation de la mère très poignante et paysage magnifique dans la campagne coréenne. La parcours de la mère est son opiniâtreté nous gagne au fil de l'histoire. Un peu trop sombre à mon goût, mais les personnes aimant ce genre de film seront très satisfaites.
Joon Ho Bong prouve une fois de plus son talent de metteur en scène, de maître de cérémonie, de réalisateur. Tout ici prouve son talent à mettre en image, créer des métaphores, faire ressentir au spectateur le moindre effet narratif par la mise en scène. Hélas, le principal développement narratif de cette histoire, s'inscrit malheureusement beaucoup dans une lenteur. Lenteur spécifique au cinéma nippon mais qui ici peine à se défaire de son histoire originale. Alors, est mis en exergue toute la force de Joon Ho Bong à mettre en brillance son récit par la seule force de sa réalisation qui porte alors ces personnages loin, très loin ; on fini par s’attacher à l’ensemble auquel on reste accroché de bout en bout.