« Barry » est certainement un film qui accuse les ans tellement les sentiments véhiculés par le scénario semblent aujourd’hui désuets même vus sous le prisme d’une certaine conviction religieuse plus ancrée à l'époque. La trame tricotée par Karl Anton et Benno Vigny fait de « Barry » une sorte de Monte-Cristo pastoral destiné à exhaler le sens du sacrifice de la communauté des moines du Grand Saint Bernard qui a donné son patronyme au fameux chien de berger symbolisé par le tonnelet qu’il porte autour de son cou. Pottier ajoute à cette peinture déjà forte en émotion une histoire d’amour à pleurer qui finit par surcharger le propos à force de poncifs accumulés. Pierre Fresnay encore auréolé de son rôle de Vincent de Paul deux ans plus tôt dans le « Monsieur Vincent » de Maurice Cloche endosse une fois de plus la robe de bure pour un rôle à forte densité lacrymale. La démarche de Pottier ne semble donc pas complètement gratuite et c’est peut-être ce qui l’a poussé à forcer dans le pathos pour donner au public ce qu’il attendait de l’image immaculée désormais attachée à Pierre Fresnay à l’écran. Malgré toutes les grosses ficelles du scénario, « Barry » parvient encore à émouvoir tellement la mauvaise qualité des images qui devrait être un handicap pour le film nous donne l’impression d’assister à un document d’époque et transcende pour le coup l’image un peu compassée de ce film bien de son époque
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3,0
Publiée le 27 avril 2013
Le chien est sans nul doute l'animal dont la carrière cinèmatographique a ètè la plus fournie! En France, c'est la carrière exceptionnelle d'un lègendaire chien sauveteur, le saint-bernard "Barry", qui donne au rèalisateur français Richard Pottier (même si ce dernier est nè à Budapest) l'argument d'un beau film en 1949 avec le toujours excellent Pierre Fresnay! Avec ègalement en tête de distribution la belle Angelina alias Simone Valère! Pour tomber amoureux, il n'y a pas d'âge mais il faut être deux! Pas plus que pour mourir d'amour! Fresnay en sait quelque chose et son final dans la neige (dû à une avalanche) n'en ai pas moins èmouvant! Si Pottier s'est spècialisè dans un cinèma commercial de bonne facture, son "Barry" n'est ni plus ni moins qu'un mèlo fort bien jouè aux paysages souvent èclatants...
Un joli drame français, ayant certes un peu vieilli aujourd'hui, mais continuant à faire son petit effet, notamment grâce à la présence toujours (très) appréciable de Pierre Fresnay.
Barry est un chien Saint-Bernard. On sait dès le prologue du film, avant un long flashback, quelle sera son utilité. De là à donner son nom au film, ça parait un peu excessif. Car le film reste avant tout un mélodrame sentimental à visage humain. Sauf à voir dans Barry la providence divine, car le film est une histoire alpestre où les religieux d'un prieuré interviennent quand des voyageurs sont ensevelis par les avalanches. Décor singulier, très mal restitué par la réalisation médiocre de Richard Pottier, qui l'est d'autant plus que ce col des Alpes est aussi celui qu'empruntent les armées napoléoniennes pour guerroyer à Marengo. Le sujet est une équation sentimentale à trois amoureux, dont un seul a les faveurs d'Angelina (Simone Valère, dans un rôle de jeune première tire-larmes). Pierre Fresnay y incarne une nouvelle fois un religieux -il n'y a plus de doute à avoir sur sa vocation ratée- en l'occurrence un moine, tonsure comprise, et, accessoirement, le maitre de Barry. Si certains incidents maintiennent un peu d'intérêt, il faut bien reconnaitre que la mise en scène de Pottier ne donne aucune valeur ajoutée à ce romanesque un peu indigeste, pas plus qu'elle ne confère de complexité au personnage principal, le père Théotime (Fresnay), et à ses pieuses valeurs morales.