Ang Lee change radicalement de style après le secret de Brokeback Mountain. En revanche, le message est le même: quelle que soit votre différence: VIVEZ! Et dans Hôtel Woodstock, une comédie, le message est très clair. Le film raconte la genèse des concerts de Woodstock ayant durés 3 jours en 1968. Et on voit l'évolution de la famille étant à la base de l'organisation de cet événement. C'est mordant, les personnages ont des caractères bien trempés, on ressent beaucoup de joie, d'énergie, le film nous présente des héros généreux et tellement humains... Demitri Martin est une révélation, Emile Hirsh est tordant, Imelda Staunton (dont on se souvient en professeur Ombrage dans Harry Potter 5), excelle dans son personnage hilarant, de même que Henry Goodman. Tous les personnages sont différents et vivent dans une même sphère pendant quelques temps. Et cela donne évidemment beaucoup de scènes d'un humour ravageur et d'une efficacité sans pareille. La bande son est excellente et la musique de Danny Elfman (compositeur phare de Tim Burton), donne un effet far west au film, champêtre et animé d'une force énorme. Certaines scènes de foules sont impressionantes, on assiste au bouleversement de toutes les vies, on voit l'animation ayant pu régner à chaque recoin, les idées qui sont ressorties de ce festival dont on parle encore, 40 ans après. Et bien sur, Ang Lee n'oublie pas d'être irritant, et dérange dans certaines scènes, c'est un bonheur. On ne peut pas s'empêcher d'établir un rapprochement avec Good Morning England, dans sa folie et sa joie, dans son mouvement et ses scènes très originales, dans l'humanité de ses personnages, dans l'apprentissage d'une vie sans codes sociaux préétablis... Et on sort avec une pêche d'enfer, et une envie folle de participer à un festival comme celui-ci!!!