Rare sont les films de genre français qui s'avèrent brillant. Celui là en est la brillante exception. Ambitieux sur la forme, le film alterne les séquences bien découpées et tendues avec celle de captivité, plus proche des visages et les plus intéressantes du film par ce qu'elles racontent. Les magouilles politiques des dirigeants, l'anxiété des proches mêlés à leur incompréhension devant la vie secrète de leur père et mari, la destruction physique et mentale de l'otage, tout est bien rendu, tout comme le travail de fourmi de la police, pas toujours judicieux mais parfois efficace. Charge féroce contre le journalisme de caniveau, les patrons magouilleurs, le film est parfois cruel dans sa dernière partie ce qui ne l'empêche pas d'être juste. Y. Attal, adepte de l'Actors Studio, explose à chaque plan, imprimant de sa marque ce film bien maîtrisé de L. Belvaux, portrait parfois touchant d'un homme bien plus fragile que les apparences, riche et aisé mais aussi terriblement impuissant et pauvre marionnette au main d'un système (le capitalisme) qui le dépasse. D'autres critiques sur
Mêlant virtuosité du polar, étude socio-politique et tragédie familiale, Lucas Belvaux signe une œuvre majeure du cinéma français, passionnante de bout en bout, en offrant à Yvan Attal (futur César de l'acteur ?) son meilleur rôle à l'écran.
J'ai compris l'idée mais c'est franchement maladroit. Un thriller avec Yvan Attal = je prends. On a donc un riche héritier à la tête d'une grande industrie, additionnant débordements et maîtresses, dont la chute sera déclenchée par une prise d'otage dont il a été lui même victime. Retenu pendant 2 mois par ses bourreaux c'est pendant ce temps tout son petit monde bien tourné autour de son égoïsme et sa vénalité qui va tranquillement s'effondrer. Je trouve la tournure de ce film intelligente mais très mal menée. Déjà il y a très peu de "l'après", et ça se déroule de façon très peu subtile, dommage. Parce que moi l'idée me plaisait bien, l'homme qui a tout et perd tout, déjà vu, mais Rapt possède une originalité. Et puis ça joue mal, mis à part l'ami Attal qui gère parfaitement (mention spéciale à sa transfomation physique), les autres on les croirait tout droit sorti d'un téléfilm de TF1. Ça fait un peu cinéma amateur par moments. Le coup des flics censés être discrets que l'on repère à 15 mètres à la ronde, c'est nul. Du coup ça rend peu probable la tournure des événements. Et je me répète, la partie la plus intéressante est le rapt (là on a affaire à des pros !), le reste est plutôt bâclé, alors que ça aurait du être l'inverse finalement... Dommage. Enfin on attendait évidemment la scène finale, mais elle fait quand même son effet. Pas un grand film, mais en thriller français on a vu bien pire.
Après s'être penché avec empathie sur le sort de ceux qui triment au bas de l'échelle, Belvaux nous surprend en s'attachant au processus de déshumanisation d'un puissant (l'histoire est celle du Baron Empain, dont l'enlèvement terrible avait marqué les esprits á la fin des années 70), à la fois coupable et victime d'un engrenage cruel qui lui enlèvera tout. "Rapt" est un film-programme parfaitement exécuté, avec une intelligence précise qui lui permet de toucher juste dans une multitude registres (les mensonges au sein du couple, la barbarie du grand banditisme, l'insolence des institutions politiques, la brutalité des luttes de pouvoir dans le monde du grand patronat français), mais qui, au final, ne se départit jamais d'une froideur excessive qui limite l'impact du jeu physique et intérieur de Attal, excellent. Comme de plus, les seconds rôles sont globalement mal dirigés et que certains dialogues mal construits frôlent le ridicule à force d'artificialité, il est difficile d'adhérer complètement à "Rapt"...
J'ai vu un film... qui m'a vraiment porté de bout en bout.. Il faut saluer la performance d'Yvan Attal qui crève l'écran, ainsi que tous les personnages qui gravitent autour de lui... Sa femme, ses filles, son entourage... La réalisation est vraiment bien contrôlée, et l'image léchée. Il s'agit d'un excellent film, qui ne comporte pas de happy end, car on ressent la détresse du personnage qui sort de cette épreuve pour entrer dans ce que sera sa vie... A voir
Quelle ambiance! on est plongé dans le sombre dès l'enlèvement de Aattal qui livre ici une prestation magistrale! Il est parfait dans son rôle de séquestré dans un premier temps et de renié par tous ces proches dans un autre. On ressent vraiment grâce à la mise en scène de Belvaux la descente aux enfers de Yvan Attal que ce soit pendant son rapt ou après quand on assiste à l'explosion de tout son univers d'homme de film génial qui vous suivra longtemps....
Rapt est loin d'être un film d'action. Certes l'enlèvement et les interventions policières sont quelques peu au centre du scénario mais c'est un tout autre sujet qui plane autour de ce film. On y ressent la solitude d'un grand patron, les affaires familiales et les secrets de vie privée. Rapt nous raconte la descente aux enfers d'un homme qui possédait tout mais qui, au final, sombrera. Un film assez bien réalisée avec des angles d'attaque bien pensés et réfléchis. Il manque peut-être un tout petit peu plus de piment et d'agressivité pour que Rapt soit un vrai élément du genre. Dommage car tout portait à y croire!
Un film sombre ambigu et triste à la foi. Le parcours de cet homme qui paye le pris de sa richesse et il perd tout : sa vie de famille, sa crédibilité dans son travail, ses amis et tout ce qu’il avait put construire. Yvan Attal joue à merveille cet homme meurtris, déchiré et seul. Un beau film Français : cela change.
Un film passionnant autant du point de vue policier que du point de vue de la psychologie des personnages. Yvan Attal excellent de vérité et nous offrant une métamorphose époustouflante en chef d'entreprise à la descente aux enfers. Un film sans concession sur un certain monde (celui des puissants) où le cynisme va de pair avec le pouvoir et l'avidité . Anne Consigny belle et sobre en femme bafouée et éprouvée .
Un film riche mais incomplet pour séduire pleinement. Le jeu d’acteur est juste et Yvan Attal ne tombe pas dans le sur-jeu, ce qui rend son personnage quasi parfait. La réalisation sobre donne une teinte de « film sérieux » tout en respectant une mise en scène crédible. Le seul point noir du film est son intrigue qui manque d’exploitation et de finalité. Stanislas Graff, homme qui a subit toutes sortes de maltraitances se rend compte que tout ce qui l’entour n’est que décor, jeu de scène, et imposture. Il ne sait plus qu’elles sont les personnes qui lui veulent du bien ou non. Là est la question soulevée, est-ce qu’une fois son vrai visage dévoilé les gens l’aimeront toujours autant ? Lorsque Stanislas est de retour chez lui après son enlèvement, tous le monde autour l’étouffe de questions puériles sans savoir comment il va, l’homme les arrêtes tous, en disant : « j’aimerais voir mon chien ». Ou qu’avec une mine de chien, l’homme amaigris de 20 kilo, on lui dit : « ça va tu as bonne mine ». Là est le désespoir de cet homme. Il est simplement dommage que le film ne prête pas plus d’attention à cet aspect de l’histoire et appui trop sur l’enlèvement qui au fond est loin d’être le point central du film. De plus la fin sans être mauvaise, enlève beaucoup de charme au film en fermant les rideaux un poile trop tôt…
J'ai apprécié de voir ce film car je ne me souvenais que de deux choses : baron Empain et doigt coupé. Rien d'autre , c'était donc une bonne façon de revisiter un peu l'actualité de l'époque. Attal joue très bien et c'est vrai que les sentiments que l'on ressent sont assez contradictoires. Mais quoi qu'i personne ne mérite un tel traitement. Je n'ose même pas imaginer à quel point ça a du abimer sa famille notamment ses enfants. L'angoisse de savoir son père dans une telle situation et parallèlement apprendre à quel point son père est un salaud. ça fait beaucoup à encaisser d'un coup ! Et parallèlement sa femme qui essaie de le justifier et qui y arrive presque peut-être pour ne pas devenir folle de s'être trompé à ce point et d'avoir été autant humiliée.
mouai moyen comme film qui aurait pu etre mieux yavan attal est bon dans son rôle de riche détestable qui se fait séquestre mais le reste mise en scène et jeux des acteurs de second plan très moyens malheureusement , le film aurait mérité mieux en matière de profondeur dans les personnages
Stanislas Graff, capitaine d’industrie, est enlevé par des malfrats qui veulent une rançon. Il voit sa vie privée dévoilée (maîtresses, pertes au poker). Les tractations entre famille, police, et kidnappeurs ne se passent pas très bien. Le retour sera dur….
Rapt s’inspire (beaucoup) de l’enlèvement du baron Empain, j’ai pu le vérifier en parcourant un résumé de l’affaire dans Wikipedia. Une variante (de taille) tout de même, dans la vraie vie tous les malfaiteurs ont été arrêtés.
Mon avis est mitigé. Dans les points positifs, Lucas Belvaux s’affirme comme un réalisateur très élégant, faisant bouger sa caméra avec une belle fluidité, possédant un réel sens du rythme et des facilités évidentes pour filmer les lieux. Le personnage que joue Ivan Attal est hors norme - bien que je ne sois pas convaincu à 100 % - et le scénario est assez bien construit.
J’ai eu par contre un peu de mal avec le jeu d’Anne Consigny et de certains seconds rôles (surtout dans l'entreprise), que j’ai trouvé un peu compassés. Certaines invraisemblances m'ont aussi dérangé, par exemple la capacité d'écrire des lettres d'une page en 5 secondes. Le film me paraît déséquilibré entre la partie concernant la captivité (assez longue et classique) et celle se déroulant après son retour, plus courte, mais bien plus intéressante. Cette dernière aurait méritée d'être développée. Dans la vraie vie, le baron Empain est parti aux US en sac à dos et a refait sa vie : ça aurait eu de la gueule. Belvaux peut mieux faire. D'autres critiques sur mon blog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Film qui m'a laisse un sentiment un peu partagé. Le début est prenant et intrigant et on s'attend à un thriller palpitant et bien ficelé mais très vite le scénario s'essouffle et devient répétitif et lassant et on s'ennuie ferme. Malgré une excellente prestation d'Yvan Attal, la mayonnaise ne prend pas vraiment et c'est un brin raté il fait l'avouer. La fin remonte un peu le niveau mais cela ne suffit pas et moi je m'attendais à nettement mieux. Vraiment dommage...
Un film prenant de la première à la dernière image, le scénario est parfaitement construit et les dialogues intelligemment écris sont rendus avec excellence par tous les acteurs impeccable. Du très grand cinéma.