Amore
Note moyenne
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123 critiques spectateurs

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vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 septembre 2010
Assez décevant quand on a lu des critiques évoquant le grand Visconti ou le génie de Tilda Swinton dans l'expression de sentiments courageux! Le formalisme esthétisant finit par geler toutes les émotions que l'on devrait ressentir à l'évocation de cette nouvelle Lady Chatterley mâtinée d'Emma Bovary et d'Anna Karénine. On a déjà vu des descriptions de crépuscules d'empires industriels plus incisifs et des images d'amours interdites plus sensuelles. Reste que dans un cinéma italien rarement renversant aujourd'hui, on finit par trouver du souffle à ce mélo à la Delly. Les images et la musique sont des évocations plus proches de l'opéra et de ses situations archétypales que du cinéma du 21ème siècle, dommage!
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2010
Un film d’une puissance à couper le souffle. On reste un long moment sidéré après la projection de ce monument de force. La musique de John Adams porte le récit tout du long, contribuant à donner à cette terrible histoire de famille une construction en forme d’opéra avec crescendo permanent jusqu’à la scène finale, presque muette, qui dénoue l’implacable destin de cette histoire d’amour hors des normes et du temps. L’interprétation est dominée par le talent de Tilda Swinton qui porte le film sur ses (apparentes) frêles épaules dans un rôle d’amoureuse digne des plus grands du répertoire. De multiples références, peut-être trop car elles arrivent parfois à distraire légèrement le propos : Visconti (Tancredi), Sirk, Lawrence, Flaubert, Hitchcock… pour ne retenir que les principales. La mise en scène de Luca Guadagnino est remplie d’inventivité et sa caméra nous donne à voir des images étonnantes, captant merveilleusement la lumière. Citons la scène de la dégustation de la crevette, pur moment de sensualité, la scène d’amour dans les champs, d’un érotisme prodigieux sans jamais être vulgaire ou encore l’ultime plan, d’une beauté mystérieuse, renvoyant à l'aspect primitif de cet amour plus fort que les conventions entre une mère de famille aristocrate et un cuisinier qui a l’âge de son fils. Au total, un film captivant où tout est dit par l’image et la musique (du pur cinéma donc) et un cinéaste à suivre attentivement dans ses prochaines œuvres.
Fabrice G
Fabrice G

137 abonnés 389 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2010
Dés les premières images du générique, une sorte de désuétude s'installe. Amore s'annonce comme un film "à l'ancienne", Viscontien, à l'opposé des productions actuelles. Le réalisateur Luca Guadagnino construit son film comme une sorte d'opéra. Il y a de la musique (beaucoup) signée John Adams, qui appui chaque événement, une famille shakespearienne, un conflit digne d'une tragédie grecque et un décor imposant. L'histoire est celle d'une famille de riches industriels milanais, dont le patriarche vient de céder la succession de son entreprise à son fils et à son beau-fils. Lors de la soirée de passation de pouvoir, la mère, Emma, rencontre Antonio, un ami de son fils... elle va finir par aimer le jeune homme avec passion. Amore, c'est d'abord l'occasion de retrouver une immense comédienne, Tilda Swinton, également productrice, au charisme et à la classe envoûtante. Elle est encore une fois magnifique. C'est aussi une mise en scène grandiose, bien qu'un peu grandiloquente, mais qui correspond à l'ambiance générale du film. Si la relation entre Emma et Antonio constitue le plus grand intérêt du film, offrant des moments d'une grande grâce et rappelant autant dans la forme que dans le fond le Lady Chatterley de Pascale Ferran, d'autres éléments du films ralentissent ou ont moins d'intérêt. Ainsi l'histoire d'amour homo de la fille d'Emma ou les déboires de l'entreprise servent uniquement à expliciter les relations entre les personnages et montrer le contexte dans lequel les personnages évoluent. Malgré ses quelques faiblesses, Amore a ce "je ne sais quoi" des grands films qui marquent par leur beauté et leur lyrisme d'autant plus qu'il s'achève par une scène bouleversante et déchirante où la musique éclate comme dans un final de concert. Un très beau film, envoûtant et ambitieux.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2010
D'une beauté esthétisante froide et distante dans cette famille milanaise, chaude et en gros plan quand elle rencontre l'amour... Portrait d'une famille mais surtout d'une femme perdue, mal aimée au milieu. On a déjà vu ça 100 fois, ça reste intéressant
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2010
Evidemment prétendre faire jouer à Tilda Swinton le rôle d'une russe parlant l'italien mais ignorant l'anglais c'était un challenge qui a certaines conséquences. Comme par exemple de réduire les dialogues à leur plus simple expression ce qui pour un film italien est étonnant.
Evidemment étirer sur 2 heures des plans séquence qui s'éternisent peut finir par lasser.
Evidemment ajouter les sous histoires aux sous histoires peut finir par n'en traiter aucune sérieusement.
Evidemment multiplier les plans acrobatiques avec une caméra qui monte, tourne, descend, virevolte devient une technique trop visible et détruit l'effet escompté.
Il reste de belles scènes bien montées et bien conduites. Le repas initial bien sûr. La scène amoureuse aussi. Quelques autres.
A voir malgré tout pour se faire son propre avis.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2010
Amore est une sorte de cauchemard pour le critique, en tout cas pour moi. Le film est tellement foisonnant en terme de références, de styles de mise en scène et de propos qu'on passe rapidement du plus grand énervement à une certaine émotion.

Un bon résumé pourrait être de dire que le réalisateur, Luca Guadagnino, a voulu livrer son Guépard : portrait d'une société en déliquescence à travers la chronique familiale d'une grande famille bourgeaoise milanaise.

Les thématiques s'enchevêtrent donc sur le mode du "tout fout le camp" : le patriarche meurt, le fils vend l'affaire à des Indiens, la fille découvre son homosexualité, la mère tombe amoureuse façon Lady Chatterley, les pièces rapportées (la femme d'Edo) sont traités avec une froide cruauté. Tout cela est montré à travers une mise en scène qu'on peut qualifier de pompeuse, voire pompière (Ah, le plafond bleu de l'église, ou l'assiette d'écrevisses qui illumine le visage d'Emma), assemblage de très très gros plan, de noir et blanc, de kaleidoscope, d'images floutées, de variation brusque de profondeur de champ, etc.

On passe tour à tour d'un repas filmé à la Desplechin, à une scène typiquement hitchcockienne (la musique de John Adams), en passant par du Pascale Ferran pur jus. Le dernier plan (à voir après un carton de générique de fin, attention) semble même sorti d'Oncle Boonmee. Bref c'est du grand n'importe quoi.

On s'ennuie par moment, on s'interroge à d'autres et Tilda Swinton arrive à être à la fois énervante et touchante. Le film est tout entier tissé de paradoxes. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 septembre 2010
Difficile d'être jubilatoire ou agacé après avoir vu ce film, indulgent sera plus approprié me concernant. Bien sur T.Swinton est toujours aussi fabuleuse et la musique de J.Adams splendide mais celà doit il faire un film????? Le scénario indigent est la cause de ce ratage parfois intéressant.
JCOSCAR
JCOSCAR

131 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2010
Amore c'est un drame à l'italienne. Dans un décor bourgeois et feutré un femme mariée tient son rôle et son rang à la perfection. La monotonie de son existence vole en éclats lorsqu’elle rencontre le meilleur ami de son fils. La passion va naître... l'amour va la transformer et... Ce film est d'une grande sensualité et d’une grande beauté.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 juillet 2010
Le moins que l'on puisse dire c'est que Luca Guadagnino sait faire honneur à l'Italie. La passion des personnages, la beauté des paysages, la complexité des liens familiaux, etc. tout est parfaitement orchestré. Mené par une captivante Tilda Swinton, le film d'une durée de 2 heures fait monter peu à peu la tension autour du personnage principal: cette mère de famille qui, on le voit très rapidement, est en fait isolée de cette même famille mis à part son lien privilégié avec l'un de ses fils, Edoardo et sa fille qu'elle va découvrir au cours du film. Le sujet de la femme au foyer qui se sent emprisonnée est assez classique mais la réalisation de Luca Guadagnino est très intérieure permettant ainsi au malaise de s'insinuer très lentement et vicieusement jusqu'à la libération. Un choix subtil et réussi.
toka59
toka59

31 abonnés 275 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2010
Du mal à ne pas m'endormir au début du film. J'ai trouvé le tout début vraiment glaçant et ce n'était pas à cause de la neige, la maison est tout simplement horriblement sinistre, rarement un décor ne m'a mis aussi mal à l'aise. Je suppose que c'était voulu pour situer la famille. Après il y a des photos magnifiques. Globalement pas mal en deuxième heure.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2010
Emma (qui ne s'appelait pas encore Emma) a rencontré Tancredo dans le restaurant paternel, l'a trouvé gentil et s'est laissée convaincre de le suivre dans son pays pour l'épouser. Emma était russe, pauvre, elle est devenue italienne et riche, car Tancredo est l'héritier d'une grosse fortune (industrie textile). Rebaptisée par son mari, Emma n'a d'ailleurs aucune identité propre : elle est juste Mme Recchi, et la mère des enfants Recchi. A l'aube de la cinquantaine, la grande bourgeoise qu'elle est devenue, modèle de dignité et d'élégance, mais aussi compassée et froide, va être surprise par un attachement très inapproprié - elle s'éprend d'Antonio, un jeune "chef" plein d'avenir, et le meilleur ami de son fils Edo... Cette fois-ci, c'est enfin l'Amour. Un drame, qu'elle a accidentellement provoqué, lui fera comprendre qu'elle a, pendant toutes ces années "Recchi", endossé un vêtement d'emprunt, et que son seul "amore" sera désormais son jeune amant, alors même qu'elle fuit, pieds nus et hagarde, le superbe domaine de sa belle-famille. L'esthétique de ce film de Luca Guadagnino (peu connu chez nous) est remarquable, et c'est son principal atout (avec, j'y reviendrai, la présence de Tilda Swinton). Mais les décors et les costumes, magnifiques, les images très travaillées etc. cela plombe aussi pas mal cet "Amore" doré sur tranches : trop précieux finalement, quasi chichiteux (on comprend que "Vogue" ait adoré !), avec trop d'effets appuyés (beaucoup trop de statues qui pleurent, par exemple).
Reste la majestueuse Tilda, souveraine en grande bourgeoise milanaise, de la trempe d'une Silvana Mangano, qui aurait aussi ébloui dans un tel rôle. Moins de forme, plus d'épaisseur, et ce film aurait pu s'inscrire dans l' héritage viscontinien, dont il n'a, en l'état, que de rares fulgurances.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2010
Un film par moments envoûtant (surtout grâce à Tilda Swinton, actrice géniale) et par moments déroutant quand le réalisateur s'égare dans un certain nombrilisme...
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2010
Splendeur et misère de la bourgeoisie industrielle milanaise, avec ses traditions mises à mal, ses valeurs bousculées par le monde moderne et la globalisation. C'est sur cette toile de fond que Luca Guadagnino nous propose le portrait poignant d'une femme mûre dont le réveil de la sensualité et l'irruption d'un amour passionnel va entrainer drame et libération. La mise en scène, servie par une photo magnifique, nous offre des moments extatiques et un final d'une tension dramatique peu commune. L'occasion pour la lumineuse Tilda Swinton de confirmer l'étendue de sa palette.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 septembre 2010
Dès les premières images d'une Milan grise et métallique sous la neige, d'une villa moderniste des années 30 aux mains de domestiques à l'organisation huilée, d'un repas rituel qui se prépare, d'une table dressée, d'une famille riche se réunissant, de ce que l'on devine déjà derrière les masques, LA référence s'impose : Luca Guadagnino se sent l'audace et l'âme d'un Visconti, incroyable ambition par les temps qui courent, mais ambition assumée. Dressant le portrait presque hors du temps d'une famille en pleine mutation, loin cependant des drames que vivent les héros des Damnés, Amore se déroule comme un opéra baroque un tantinet suranné, dont on attend le dénouement avec ferveur. Le repas d'ouverture donne le la d'une narration toute entière offerte aux sens, la gastronomie y prenant une place primordiale et déterminante. Si l'histoire qu'on nous raconte n'a rien d'extraordinaire, son traitement parfaitement homogène, de la froideur de la maison de famille à la chaleur des hauteurs de San Remo, accompagnant la métamorphose d'une Emma perdant les sens et les retrouvant tout autant, nourrit le film d'une singularité captivante. C'est un "trop" général, "trop" de l'enchaînement des plans, "trop" de la musique, "trop" de la sensualité, un "trop" qui passe le plus souvent et déborde de temps en temps. Même la musique, très présente (et très "Philip Glassienne") y a toute sa place. Evidemment, on aimerait quelquefois dire stop, stop à une scène d'amour trop longue, stop aux associations d'images trop lourdes de sens, stop aux mouvements de caméra trop amples... Mais au final on s'en fiche. L'ensemble passe. Le casting, dominé par une Tilda Swinton grandissime, imposant à chaque image la luminosité de son talent, dans lequel on prend plaisir à revoir Marisa Berenson dans un vrai rôle (elle excelle en bourgeoise italienne), nous renvoie comme le film aux grandes heures d'un cinéma italien à l'aura internationale. Aussi, malgré ses imperfections, Amore marque par une audace récompensée. A ce titre, la dernière scène, telle le final d'un opéra, nous éblouit dans son déferlement d'émotions et de musique, et nous avec Ida (formidable Maria Paiato), les larmes aux yeux.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2010
Beaucoup aimé ce film assez atypique pour le thème qu'il traite. Plein de saveurs, d'odeurs et de belles images. Une fable presque poétique mais sans mièvrerie, sans en dire plus sur l'épilogue. Belle maîtrise du réalisateur avec de merveilleux acteurs. Et une fin très réussie.
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