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KaabIbnAchraf
15 abonnés
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5,0
Publiée le 30 décembre 2009
J'ai vu le film dimanche soir dernier au Lincoln (près des Champs Elysées). On n'était que trois dans la salle! Quel dommage de passer à côté d'un tel film. Il n'est pas nécessaire d'être pour ou contre la guerre en Irak pour savourer l'oeuvre. Il s'agit surtout d'apprécier l'emprise des communicants sur les politiques. Ces derniers semblent devenus des marionnettes entre les mains de spécialistes de ce qu'il faut dire. Le grain de sable devient ce ministre qui à l'ouverture fait une déclaration tellement incompréhensible que la machine se grippe: les deux bords sur la guerre veulent le récupérer. Le scénario est truculent: personne n'est antipathique mais chacun est pris en flagrant délit de manque de courage ou d'incohérence! On rit beaucoup et j'admire le talent d'une réalisation qui fait passer un excellent moment avec une situation aussi compliquée!
Un bon film avec un humour typiquement anglais. Malgré une histoire délicate à traiter, le scénariste a su nous faire sourire avec un sujet qui ne porte pas à rire, les dialogues sont très bien travaillés et c'est bien là le seul intérêt de ce film. Un film qui s'oublie aussi vite qu'il ne se regarde.
Drôle, caustique féroce, violent, édifiant… Bref, tout ce qu’on aime ! Que demande le peuple ? ‘’Quelle est la part de vrai dans tout ça ?’’ Ecoutons les réactions des hommes politiques rapportés par le réalisateur : ‘’Ca a beaucoup, beaucoup rigolé. Et puis à la fin, sur la guerre, c'est devenu plus silencieux et très émouvant. Des sénateurs venaient me dire : ‘’Mais oui. C'est bien comme ça que ça s'est passé.’’ Autre son de cloche au Royaume-Uni ! Alastair Campbell, directeur de la stratégie sous Tony Blair, n'a guère apprécié la pseudo discrète caricature de lui-même dans le costume de Malcom Tucker. Après avoir dénigré le film en le décrivant comme ‘’décevant, raté et ennuyeux’’, il a ajouté que In the Loop ne montrait qu'un visage grossier et vénal de la politique, un visage loin d'être celui qu'il avait lui-même rencontré lors de son passage au gouvernement. Coïncidence : Deux semaines plus tard éclatait le scandale des notes de frais colossales des députés britanniques...
c'est a vous dégoûter de la politique et de ses dirigeants ;l'hypocrisie et la bassesse y sont si bien décrites ,de même que le conflit d’intérêt ;ce qui gâche un petit peu ce doux plaisir c'est l'humour britannique qu'il faut vraiment aimer ,sinon ,chapeau !!
Satire grinçante du monde politique, ce film est très sympa et très drôle. Le langage cru et vulgaire dépeint bien la cruauté et l'immoralité de ce milieu qui ne fait pas de cadeaux. L'interprétation est parfaite de tous points de vue (mention au ministre impotent et incompris et à la secrétaire d'Etat). Ce film montre la vitalité actuelle du cinéma anglais avec un thème percutant et un message fort. Sans oublier les nombreux sous-entendus et les références à la politique désastreuse des années Bush...
2 étoiles mais ça reste une déception... UNe comédie acerbe sur les pourparlers plus ou moins truqués entre Royaume-Uni et Etats-Unis pour décider oui ou non d'envahir l'Irak. Le jeu du chat et de la souris devient celui des politiciens de Washington et de Londres, entre va-t-en guerre et pacifistes. Histoire fictionnel parsemé de faits avérés (Iceman) dans un vaudeville politique et bavard... Bavard mais nécessaire si seulement les dialogues avient été plus intelligents et consistants ; en effet le gros point faible du film reste ses dialogues dont la part de grossièreté et de vulgarité (et loin de moi d'être choqué) n'est pas approprié du tout au sujet, la facilité des gags "jeu de mot" et "insultes" n'est que la preuve d'un manque étonnant de talent et d'un temps soit peu d'idées. C'est extrêmement décevant car avec de vrais dialogues dignes de ce nom on frôlait le chef d'oeuvre pamplétaire.
Si cette l'adaptation de la serie British reste une bonne idée ponctuée de dialogue souvent drôle mâtiné d'humour froid ou absurde, In the loop n'en reste pas moins limité par sa réalisation. Souvent laid et absolument pas pensé pour le cinéma, le film est tiré vers le bas par sa réalisation basé uniquement sur les champs/contre-champs et les zooms caméra à l'épaule. Par contre il faut voir impérativement voir le film en V.O. pour sauver l'humour et les répliques.
De Londres aux Nations-Unies en passant par Washington cette satire politique bénéficie du ton caustique qu’affectionnent tant les anglais. Aussi cruelle que viscérale et d’un cynisme sans borne relatant les moments précédant le vote pour l’intervention militaire en Irak. L’écriture est parfaitement ciselée, les dialogues sont percutants bien que parfois très crus et à la limite de la caricature tandis que l’interprétation se montre au diapason du récit.
Difficile d'être objectif concernant un film de cette teneur. Humour typiquement anglais, calibré et si précis. Satire politique bien écrite, le film n'en demeure pas moins une suite de sketchs, drôles en mode "solo" mais hélas insérés ici, dans ce qui serait censé être un film. C'est donc sous des joutes oratoire incessante que le film trouve un rythme, rythme particulier. Les répliques (originales) ordurières d'un personnage qui, n'ayant aucune variante donne de la lourdeur à chacune de ses apparitions, et c'est en ça que le film reste sans saveur. Sur un système efficace mais répétitif (blagues et jeux de mots incessants) le film fini par se noyer dans une lassitude, une redondance. Les personnages stéréotypés et caricaturaux auraient gagné à être même cinq minutes en mode "off". On a donc l’impression douloureuse d'assister à une suite de sketchs de sitcom, où le temps de respirer n'est même pas présent. Dommage ce temps aurait été nécessaire pour donner encore plus d'impact au fond que le film dénonce. L'intention est là mais trop ciblée pour un public qui sera sans nul doute dans la boucle et les autres sur le bord.
Entre Londres et Washington, les tractations, le lobbying et les subtilités sémantiques mettent en effervescence les cabinets ministériels et secrétariats d'Etat à propos de la guerre en Irak. Dans la comédie de l'anglais Armando Ianucci, peu importe qui, des pro ou anti-guerre, enlèvera le morceau devant l'ONU, ce qui compte c'est de montrer comment se conçoit la politique des Etats. Côté anglais: le dircom de Tony Blair, véritable premier ministre bis, énervé et injurieux, un sous-ministre à la mondialisation transparent et incompétent, flanqué d'une jeune conseiller technocrate. Côté américain: deux secrétaires d'Etat en bisbille, suivis eux aussi par leurs conseillers petits caniches. Autant de personnages drôles, dont on n'est d'ailleurs pas certains qu'il sont caricaturaux, oeuvrant en coulisse, de réunions en commissions, et participant à une farce réjouissante et incisive. La satire de moeurs politiques est spécialement corrosive, qui montre les élites telles qu'elles sont, bien loin de la componction diplomatique relayée pour le public. C'est, à travers ces protagonistes, un festival de fatuité et de trivialité, de lâchetés et d'humiliations -le ministre anglais ne compte pour rien, incarnant l'Angleterre à la traine des USA, sinon inféodée). La politique ne semble s'exercer ici que dans le mépris et l'insulte. Décapant.
Les dialogues fusent, les personnages caricaturaux à souhait, on se marre d'un bout à l'autre. Reste qu'on attend tellement la prochaine vanne qu'on ne suit pas un instant l'histoire. Dommage.
“In the loop” est une satire au vitriol de la politique internationale anglo-américaine. C’est marrant, mais le comique constitué essentiellement de dialogues injurieux finit par lasser par sa répétitivité. La façon de filmer caméra à l’épaule est aussi quelque peu fatigante et donne surtout l’impression de ne pas regarder un film de cinéma mais un épisode d’une série télé.