On retrouve ici exacerbés les qualités comme les défauts du cinéma de Chereau. Le pour : formidable direction d'acteurs (Duris est vraiment incroyable), regard acerbe sur l'ambiguïté et l'irrationalité du sentiment amoureux, mise en scène nerveuse, au plus proche des corps et enfin goût pour les situations extrêmes, décalées (le formidable personnage d'Anglade, tout droit sorti d'un roman de Dostoievski). Le contre : afféterie de l'ensemble (très vite, la mécanique tourne à vide), goût prononcé pour l'hystérie (présentée comme unique mode de communication), dérapages psychologiques lourdaux (la confession de Duris) et complaisance d'une mise en scène qui finit par s'étourdir de sa propre fulgurance. Résultat : un film souvent crispant, qui finit par nous abandonner sur le bord de la route (Dans la deuxième partie, on se désintéresse des personnages, tous en mode boucle), mais dont la première demie-heure comporte en elle plus de cinéma que la plupart des films actuels. Dommage que Chereau n'aille pas au bout de ses promesses...
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1,0
Publiée le 5 octobre 2020
La couverture mystérieuse et intrigante avec 3 très bons acteurs Charlotte Gainsbourg, Romain Duris et Jean-Hugues Anglade et un titre aussi puissant ont attiré mon attention et j'ai pensé que je ne pouvais pas me tromper. Qu'est-il arrivé au film l'éditeur a-t-il pensé qu'il savait mieux et a supprimé la fin en pensant que nous serions assez intelligents pour deviner de quoi il s'agit. Était-ce un mauvais scénario au départ ou comment se fait-il que de tels acteurs y ont participé. Le pire dans Persécution est que vous ne vous ennuyez pas en le regardant parce que vous êtes sûr que la tension entre les personnages finira par s'expliquer par une torsion finale. Le suspense monte quand Daniel (Romain Duris) avoue à la table de la cuisine que son grand-père allait à l'église tous les jours. Quelle torsion pendant 100 minutes vous évoluez dans une ambiance parisienne morose. Mais Romain Duris surplombe et il devient assez vite extrêmement agaçant. Vous quittez la pièce sans savoir si Daniel est bipolaire ou s'il a un trouble qui l'oblige à traiter les gens comme des rien. Ce film est certes indépendant et Français et quelque peu artistique mais il a oublié une chose essentielle donner du sens a une histoire...
Étrange film que ce "Persécution". La bande annonce laissait craindre le pire. Le pire est arrivé et parfois le meilleur aussi. Le pire : des dialogues théâtraux, des personnages tout à fait dénués de psychologie, un nombrilisme exhibitionniste de la part du metteur en scène fatiguant, Duris en larmes (trois fois au moins dans le film !). Le meilleur : un jusqu'au-boutisme qui fait de Chéreau l'un des derniers créateurs maudits du 21ème siècle. Peut-être trop maudit pour être tout à fait bon quand il passe derrière la caméra. Film à voir malgré tout.
0.5 pour les autres films que ces bons acteurs ont déjà tourné, même si dans celui ci, ils ont aussi mal joué que possible; il est vrai que le scénario, même s'il aurait pu avoir un certain intérêt, est complètement raté. Pleins de pistes qui finissent en impasse (ou ne finissent simplement pas!), des gros plans à profusion, d'interminables longueurs que l'on espère en vain voir aboutir à quelque chose de construit ou de surprenant; mais RIEN... grosse déception. Dommage, l'idée de départ était prometteuse, mais la réalisation est un vrai désastre! à fuir!
PERSÉCUTION est un film nerveux et intriguant.La première scène du film,magnifique, dans le métro campe l'ambiance,certes un peu déprimante mais tellement juste du film.Chéreau réussit des prouesses avec ses acteurs.Romain Duris est inoubliable dans un rôle survolté d'amoureux dépressif et agressif.Dommage qu'on ne voit pas plus Anglade,ses scènes avec Duris sont mes plus réussies du film.
Le jeu des acteurs, qui sont excellents, ne parvient pas à sauver ce film ennuyeux au scénario inexistant. L'hermétisme le dispute à la prétention et le message bien peu évident.
On ne sort pas de ce film indemne, où alors on passe à côté. Après "de battre mon coeur s'est arreté" Romain Duris nous prend vraiment aux tripes, jamais vu un tel engagement, un tel investissement dans une interprétation. Lui et Charlotte Gainsbourg sont boulversants. Le scénario est génial, la bande annonce est trompeuse, j'ai vu un autre film. Chéreau est un grand réalisateur. J'ai beaucoup aimé ce film on l'a compris. La bande-son est également superbe. A voir, mais attention, "blues" assuré !
Nous pourrions croire que Patrice Chéreau se branle avec ces quelques acteurs "tête d'affiche" à créer un film difficile à regarder, difficile à suivre, et même difficile à supporter. Nous pourrions penser sans réfléchir qu'il s'émeut avec un certain masochisme à montrer une hystérie collective. Et bien non, nous nous trompons car ce film est bien un film d'aujourd'hui et Patrice Chéreau est dans le vrai. Sa vision de Paris est celle d'aujourd'hui et ses survivants existent bien. Il est conscient du temps qui passe avec ces vieux qui dégagent. La violence de la vie d'aujourd'hui est présente avec la solitude, le manque de transmission intergénérationnelle, la singularité des parcours, la confrontation homme/femme, la complexité des relations humaines dans son ensemble, la difficulté d'être soi, d'aimer et de se quitter... Il est dur de vieillir, de contempler la fragilité de la vie et l'impossibilité de construire, de se construire dans le chaos.
Film sans intérêt, ennuyeux au possible . je n' ai pas du tout marché dans cette histoire compliquée, où tout le monde se regarde le nombril et se pose mille questions sans y apporter la moindre réponse ! Plusieurs fois, des personnes ont quitté la salle pendant la projection. la réalisation est désordre ( que vient faire l' accident et la mort du motard sous les yeux de Romain Duris , qui n' a aucun lien avec les personnages principaux, et pourquoi ? ) . Et puis une fois de plus Anglade montre ses fesses , ( et le reste ! ... ) , mais on n' est loin de sa plastique dans " l' Homme blessé " du même Chéreau, ou " 37°2 le matin " de Beneix ! Bref, un film à éviter .
aie. voilà chereau qui se relance dans un florilège de questions existentielles sur l'amour comme il l'avait fait pour le chef d'oeuvre intimacy. dans persecution, il se casse pourtant la gueule et j'ai regretté d'avoir payé ma place. qui donc était au montage ? qu'est-ce que c'est que ce bordel ? pourquoi tant de questions sans rapport les une avec les autres ? la moitié du film est à couper, malgré une interprétation splendide de tous les acteurs/actrices. résultat : un gout de baclé et d'inachevé, un peu comme un amour perdu. j'espère que chéreau va se mettre la tête sous l'eau froide avant d'entreprendre sa prochaine mouture, j'en attend beaucoup de lui car c'est l'un de mes realisateurs favoris.