Le meilleur film de Uwe Boll... Et je ne pensais pas dire un jour que Uwe Boll a réalisé là un vrai bon film de guerre. Un scénario classique mais bien construit (arrivée de soldats, peur, montée en puissance...). Uwe Boll, pour une fois, n'oublie pas l'émotion et reste réaliste. L'horreur des tunnels est bien transmises même si ça aurait pu être encore plus flippant et rentre dedans. Franchement un bonne surprise avec en prime une fin bien choisie. Avec "Rampage" et bientôt "Auschwitz" pourrait-on espérer que Uwe Boll devienne un bon ?!
Alors qu’il nous avait de nouveau affligé avec son "Bloodrayne 2" malgré ses deux films précédents plutôt sympathiques ("Seed" et "Postal"), on n’attendait plus rien de Uwe Boll sauf de continuer à faire des films de merde…et là, il surprend tout le monde en sortant "Tunnel Rats" (titre original, et ô combien bien plus logique, de "The Last Squad"), un film sur la guerre du Viêt-Nam se concentrant sur une particularité de cette guerre très peu utilisée dans le cinéma : les rebelles viêtcongs ont creusé des milliers de galeries et se déplacent sous terre, tenant ainsi en échec les escouades américaines avec de nombreuses attaques guérillas surprises. Nous suivons donc un commando spécial de l’armée américaine envoyée pour dénicher les viêtcongs dans leurs tunnels. Il est évident que cette originalité de script est le principal atout de "Tunnel Rats" et qui évite ainsi au film d’être le sempiternel cliché du film de guerre sombrant dans l’action pure et dure saupoudré d’ultra-patriotisme. En outre, les séquences dans lesdits tunnels sont très bien réalisées : l’atmosphère claustrophobe est très bien rendue à l’écran avec une lumière très sombre, des gros plans assez concentrés sur le visage des soldats et une musique angoissante. On peut donc presque ressentir ce que ressentaient ces soldats qui devaient ramper dans cet enfer flippant, sachant qu’ils pouvaient être ensevelis à tout moment ou abattu comme des chiens en ressortant à l’air libre. Donc un sujet sérieux, un scénario bien exploité, une réalisation soignée et, chose qu’on n’aurait jamais crue possible chez Boll, un rythme maîtrisé lors des scènes de combats. Et, cerise sur le gâteau, on nous gratifie d’une fin remarquable et nihiliste au possible très bien trouvée. Alors qu’on le croyait reparti dans l’enfer des navets dont il a le secret, Uwe Boll nous livre avec "Tunnel Rats" sans conteste son meilleur film, véritable hommage à la fois sincère et réaliste à ses hommes qui ont connu l’horreur de ces galeries souterraines lors du conflit vietnamien. Notre ami allemand commencerait-il enfin à devenir bon ?
The Last Squad est un Uwe Boll apparemment moins détesté et il est vrai que l'histoire est assez alléchante avec ses soldats américains devant opérés dans un tunnel Viet-cong pourtant et malheureusement The Last Squad est mauvais et sans intérêt. Déjà on a pas l'impression que cela se déroule durant la guerre du Vietnam, les acteurs ne sont pas des pointures, l'aspect de The Last Squad est proche d'une série Z qui s'y croit mais qui tombe à plat. Dommage car au début on avait un certain espoir bien sur pas celui d'avoir du grand cinéma mais une bonne série B qui charcle.
Alors on parlait d'un bon film, que Boll avait arrêté ses conneries et tout. Alors ouais il a arrêté ses conneries, pour le pire. Si le début s'avérait très sympathique, franchement j'ai failli croire à un bon film, mais c'est après les 20 premières minutes que ça se gâte, le film parle de rien, ne raconte rien, joue la carte de l'émotion sur toute la fin, l'action toujours aussi mal filmée, le tout sans fun aucun (ben ouais c'est un film sur un truc véridique donc c'est triste). Et puis c'est chiant quoi. La dernière heure est pénible à souhait et devient de plus en plus pénible au fur et à mesure qu'on avance dans le film. Pourtant au début la mise en scène était pas trop malgré la caméra DV, les dialogues pas très inspirés etc. Bref vrai mauvais film.
Waow ! Uwe Boll me souffle. Son premier film qui mérite vraiment ses quatre étoiles. Si les 30 premières minutes tirent un peu au flanc par de très longues présentations des personnages, la deuxième partie du film, dont plus de la moitié se passe sous terre, est vraiment terrifiante. Là où Doom échouait à créer l'angoisse à chaque angle de couloir, Tunnel Rats nous immerge complètement et crée une angoisse qui ne s'arrêtera jamais. Jusqu'auboutiste, Uwe Boll étonne par sa maîtrise du suspence, du gore (vraiment crade par moments) et de ses personnages (tous bien interprétés, et authentiques). Pour peu de budget, c'est vraiment magnifique. Si Uwe Boll continue de s'améliorer comme ça, il pourrait devenir un des réalisateurs indépendants les plus intéressants de cette nouvelle décennie.
L'actionneur allemand Uwe Boll flingue à tout va avec trois fois rien. Il prend une trame au mieux intéressante bien qu'à peine explorée, y glisse deux trois séquences plutôt inédites et conclu sa troisième commande dans l'année. Manque de Boll, il travail comme à hong kong mais le savoir faire en moins. L'empressement et les contraintes financières n'excusent qu'en partie la méthode de travail et le peu d'engagement d'un faiseur de commandes. Pas trop bavard bien que prétendument obligé de soumettre ces personnages aux émotions d'un tel conflit, Boll s'en sort plutôt avec les honneurs... Cette fois.
Tunnel Rats est un des films adultes de Boll, un de ceux qui assument une certaine portée intellectuelle. Sincèrement je n’imaginais pas que ce-dernier pouvait s’attaquer à un sujet sérieux avec sérieux, et pourtant si. Tunnel Rats est loin d’être parfait, mais il n’est pas mal du tout. Son casting est assez bon. Pas beaucoup de tête bien connues en dehors du récurrent Michael Paré, très présent dans le cinéma de Boll, et pourtant c’est convenable. Dans l’ensemble les acteurs sont investis dans leurs rôles, des rôles pas si faciles que cela, et rendent avec un certain talent les émotions des personnages. Si Wilson Bethel est efficace, je dois dire que celui qui m’a le plus marqué c’est Nate Parker. Le scénario de son coté exploite un sujet finalement pas si connu que cela de la guerre du Vietnam. Boll utilise sa bonne idée avec intelligence, pour développer un scénario qui évite les pièges du film de guerre : sombrer dans le film d’action pur et dur, sombrer dans le patriotisme exagéré, le misérabilisme ou le manichéisme. Tunnel Rats est capable de prendre son temps, le début paraitra d’ailleurs longuet à ceux qui attendent de la baston, il est respectueux des « rats des tunnels » et leur rend un hommage sincère et réaliste sans tomber dans le panégyrique outrancier ou dans le mélodrame abusif. Par ailleurs Boll, avec une certaine naïveté qui apparait toujours un peu dans ses films, essaye de montrer que l’ennemi n’est pas moins humain lui aussi. C’est un peu caricatural, mais louable comme intention. Pour ma part le scénario m’a paru intelligent, bien documenté, et se concluant de façon réussie. Le rythme est parfois languissant, surtout dans la première demi-heure, mais ensuite c’est solide. Sur la forme, Boll s’en sort aléatoirement. Sa mise en scène manque clairement de la fluidité, et de l’ampleur nécessaire pour le genre qu’est le film de guerre. Il s’en sort beaucoup mieux dans les galeries en fait, que lors des combats en extérieur. Certaines séquences sont bonnes, d’autres sont moyennes, d’autres paraitront quand même peu au niveau. Il fallait reconnaitre aussi que Boll devait composer avec un budget serré. La photographie est discutable. Les séquences en exterieur ont une esthétique très froide, qui surprend étant donné que l’on est censé être au Vietnam. Les séquences dans les tunnels sont souvent trop sombres, et parfois difficilement lisibles. Dommage. Les décors pour leur part sont bons. Les tunnels sont crédibles, la forêt est dense. Si la reconstitution du campement est restreinte compte tenu du budget, ce que l’on voit tient la route. A noter que comme tout film sur la guerre du Vietnam qui se respecte, Boll a introduit quelques effets violents, voir gores. Ce n’est pas son métrage le plus violent, quelques séquences pourront néanmoins choquer un public non averti. Je relève aussi une bonne musique, et notamment une intro sur un générique décapant qui m’a mis dans les meilleures dispositions, c’est vrai, pour noter le film. Au sein même du métrage, la musique est plus discrète. En clair, Boll a fait un travail convenable, et il aurait mérité pour le coup de ne pas se vautrer au box office. C’est loin d’être le meilleur film sur la guerre du Vietnam, mais il est intelligent, appliqué, on sent que le réalisateur maitrise vraiment les codes du film de guerre. Je crois qu’avec un budget supérieur, il aurait pu livrer une très bonne partition. A voir, au moins pour le sujet traité, et peut-être, pour renouer avec un réalisateur souvent mal aimé
Sacrément nul à chier, c'est rien de le dire. Une réalisation qui ressemble plus au Soap Amour Gloire et Beauté qu'a un film de guerre digne de ce nom, la comparaison est d'autant plus justifiée lorsqu'on subit l'horreur des doublages et du jeu d'acteur.
C'est un film pas très intéressant. L'histoire est peu convaincante, trop simpliste et ennuyeuse. L'intrigue manque de suspens. Les scènes de combat sont peu crédibles. Certes, la production n'a pas dû beaucoup investir dans le film mais cela n'explique pas tout.
Globalement, niveau cinéma, je n’ai aucun genre qui me déplaît, à l’exception des films de guerre (en particulier ceux traitant du Viêt Nam) et il faut bien dire qu’hormis Furyo aucun ne m’a spécialement intéressé, adieu donc Apolypse Now et Platoon. Je sais ça ne fait pas très crédible pour un cinéphile, mais les ayant vu relativement jeune ceci peut expliquer cela. Néanmoins étant un inconditionnel d’Uwe Boll je me devais de regarder Tunnel Rats, et il semblerait qu’Uwe ait réussi à me réconcilier avec le genre (tout du moins pour cette fois ci). Commençant de manière relativement classique, à savoir un vol d’hélico au raz d’une rivière, transportant une bande de nouveaux venus sur fond de rock sixties (le tube légendaire In the Year 2525 par Zager and Evans), le film ne nous parait, de prime abord, pas très innovant. Continuant sur une lignée assez basique, il nous présente tour à tour les différents membres du pelotons, que ça soit leur nom, grade et anecdotes familiales, histoire d’avoir un minimum d’empathie lorsqu’ils mourront. Bref, sans être particulièrement original sur sa forme, il finit par devenir intéressant à partir du moment où commence réellement l’action, le film dépeignant le quotidien de ces soldats vivants la plupart du temps dans des tunnels sous-terrains pour débusquer les ennemis qui y sont cachés. L’autre bon point est que le réalisateur, même s’il suit principalement les soldats américains, nous montre également la vie des autochtones vivants dans la terreur et se retrouvant, hommes ou femmes, soldats de fortune. On se retrouve être, malgré nous, des victimes collatérales, prises entre deux feux et ne sachant plus réellement de qui vouloir la victoire de cette bataille. Pas avare en action, Uwe se concentre néanmoins sur l’aspect psychologique de ces soldats évoluants dans des tunnels exigus, nous faisant ressentir leur claustrophobie ainsi que leur peur de se faire dégommer à chaque fois qu’ils sortiront la tête d’une ouverture, ou encore de se faire noyer ou grenader pendant qu’ils rampent. Pour conclure Tunnel Rats se révèle plutôt efficace et intéressant à suivre, même pour quelqu’un comme moi qui n’est pas friand du genre, ceci étant probablement dû à l’approche assez originale de Uwe, laissant de côté les considérations politiques et autres critiques faciles. On saluera également le jeu des acteurs, qui malgré qu’ils soient tous d’illustres inconnus (hormis Michael Paré) savent se montrer particulièrement convainquant. Uwe, après avoir été « l’homme à tuer », nous montre à nouveau à quel point il est unique, nous livrant un final particulièrement ironique. Mentions spéciales pour deux des collaborateurs récurrents de Boll, à savoir Jessica de Rooij qui signe une bande originale, comme très souvent, de qualité, de même que pour Mathias Neumann qui réussit une photographie tout à fait correcte (ce qui n’est pas toujours le cas, son travail s’améliorant et étant très loin de ce que l’on avait pu voir dans House of the Dead).
Le réalisateur a visiblement été marqué par platoon mais c'est tout, pas de scénario, on ne se sent pas vraiment concerné par les personnages et leurs dialogues impromptus. Quelques passages limites gores.
On va dire que c'est l'un des moins ratés de ses films même si il y a très peu de psychologie c'est un film avec tout les clichés sur les américains et leurs guerres,la plupart des choses qui se déroulent ont été vu et revu et un mickael paré qui cabotine à outrance.Pas loin d'être un gros navet de plus dans la filmo de uwe boll.
Un film qui démontre bien comment les Vietsspoiler: se déplaçaient sous terre pendant des centaines de kilomètres et piégeant la surface de mille atrocités, faut y avoir été pour comprendre l'enfer de ces soldats-làspoiler: , reconnus beaucoup trop tard comme de grands combattants américains. Je note 4,5/5