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Un visiteur
2,5
Publiée le 10 novembre 2012
Le soucis avec ce film c'est qu'il n'est pas franchement passionnant , avouons-le .Je l'ai trouvé long ,et j'ai du m'accrocher . Les décors , le jeu d'acteurs et les effets sonores tout ça c'est somptueux ... et c'est également un très bel hommage au cinéma et à Georges Mèlies , ce qui permet en plus d'en apprendre plus sur ceux-ci , ainsi que sur la place que prenaient les enfants dans la société dans les années trentes .... mais il manque quelque chose pour nous captiver ... dommage
Comment ne pas aimer ce film,plein de poésie,de charme et d'émotion ? Martin Scorcese a réalisé un film magnifique à partir d'une histoire émouvante. Son scénario est ingénieux,filmé avec une belle virtuosité,dans une mise en scène étonnante.Les acteurs sont tous parfaits,chacun dans leurs rôles. Merci,Monsieur Scorcese pour ce film qui restera dans nos mémoires.
Cela commence comme un conte puis la petite histoire en déroule une plus grande et c'est un hommage, au cinéma, à Melies. Magique. Paris est magnifié sous la caméra enchantée de Scorsese et le cinéma en sort grandi. Sauf que les enfants risquent de trouver le temps long dans la 2nde partie à l'inverse des plus grands.
Les illustrations du film sont magnifiques, les acteurs sont très bons, et pourtant je me suis ennuyée.. J'ai trouvé de nombreuses longueurs dans le film pour un fil conducteur qui est trop mince.. J'espèrais plus de consistance..
Avec "Hugo Cabret", Scorsese tente de réussir un genre qu'on ne lui connait pas : la fable. Et malheureusement, c'est un échec : l'histoire s'enlise, et le spectateur tape du pied nerveusement dans la salle, Il y a cet hommage émouvant à Méliès, mais la chose est convenu, attendue. La référence à l'accident de la gare Montparnasse (dont on connait la photo qui est souvent en poster) est savoureuse, néanmoins.
Scorsese est depuis toujours un tel passionné de cinéma qu’il fallait bien qu’il se penche un jour sur celui par qui tout est arrivé à savoir Georges Méliès… Mais au lieu de faire un banal biopic de plus, Scorsese se lance dans une aventure qui paraît surprenante à tous ceux qui ne connaissent pas assez son œuvre, celle du conte, historique qui plus est. C’est oublier des films comme After Hours, un pur bonheur, The Age of Innocence, rarement cité ou évidemment Kundun où déjà son intérêt pour l’enfance et le merveilleux se manifestaient. Donc, tordons le cou à une première ineptie : ce n’est sûrement pas un film de commande mais tout au contraire un film de passion. Soulignons ensuite que Scorsese utilise pour son imagerie onirique des moyens modernes (la 3D) qui le fascinent visiblement comme le gosse qu’il est toujours. Cela donne un film délicieusement coloré rappelant ces images peintes à la main des premiers films de l’histoire du cinéma. Passons enfin au scénario que certains incultes ont dénigré de manière incroyable. Je prétends connaître un peu l’histoire du cinéma depuis plus de quarante ans que je m’y baigne quotidiennement et je peux assurer que le scénario brode autour de faits qui sont d’une fidélité parfaite à l’histoire de Méliès et que les quelques petits détails non conformes le sont dans l’optique du récit et seulement dans cette optique. Bon, laissons de côté les critiques imbéciles et passons à l’essentiel : ce film est une merveille où chaque plan est important et où chaque dialogue compte, un pur bonheur pour l’esprit et le cœur, une fontaine de fraîcheur dont on sort avec les yeux écarquillés. L’histoire de cet enfant qui, par fidélité à la mémoire de son père, aide à réhabiliter le grand cinéaste est d’une ingéniosité folle, Scorsese mêlant avec une virtuosité étourdissante les éléments romancés et ceux de l’histoire du septième art pour arriver à un récit confondant d’ingéniosité et d’efficacité. Ajoutons que sa mise en scène est à la hauteur de ce qu’elle a toujours été, c’est-à-dire précise et inventive et que sa direction d’acteurs est parfaite. La distribution est d’une homogénéité totale, de Ben Kingsley excellent en Méliès vieillissant à Jude Law (dans un rôle très court, je le précise pour ses admiratrices) en passant par Sacha Baron Cohen et les enfants, Chloé Moretz délicieuse Isabelle et surtout Asa Butterfield, visionnaire Hugo… Juste pour finir : ce n’est absolument pas un film pour enfants (je ne sais qui a eu cette idée stupide) mais les enfants peuvent le voir sans problème, ils y apprendront le cinéma et l’imaginaire qui en fait depuis toujours l’essence... ou plutôt non, pas depuis toujours, depuis Méliès ! Merci à lui et merci à Scorsese pour ce diamant.
On s'ennuie ferme... Il ne se passe absolument rien!! Comment peut on sortir un film aussi avec aussi peu de contenu... Le pire c'est que c'est plutot bien fait, les acteurs ne sont pas mauvais meme, mais c'est mou, mon dieu que c'est mou... Si vous avez vraiment rien d'autre à voir et que vous avez préparé du café...
Je suis vraiment partagé pour ce film. Je trouve le film plutot beau et réussi mais le film se presenté tellement comme une "formidable aventure",... etc que j'ai été très étonné que pendant plus de la moitié du film Scorsese nous fait une biographie de Méliès. Personnellement je me suis beaucoup ennuyé globalement devant ce film. Plutot decevant donc mais reste la magie de l'univers de Georges Méliès...
Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours => http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2011/12/hugo-cabret.html
Il y a un célèbre adage hitchcockien qui dit, en gros que "si le méchant d'un film est bon, le film est bon". Pendant 2h20, Martin Scorsese nous invite à découvrir la vie du petit Hugo Cabret, orphelin d'un père horloger qui vit dans les tréfonds de la Gare Montparnasse des années trente. Celui-ci possède un automate, qu'il cherche absolument à réparer pour en percer le secret. Telle est donc l'intrigue de ce film. Mince, n'est-ce-pas? Vous m'en direz tant. Une intrigue comme celle-ci ne tient pas deux heures. Reprenons, Hugo vit caché dans un monde de rouages, réparant les horloges de la gare, en tentant d'échapper au boiteux Chef de Gare (Sacha Baron Cohen) et à son molosse. Le méchant, donc. Oui oui, le film est destiné aux enfants, mais de là à les prendre pour des imbéciles, y'a tout un monde quand même. Le méchant. D'accord. Sûr hein? Comme vous l'aurez sûrement constaté, un des versants du film (à savoir le seul intéressant) nous invite à découvrir la vie et l'oeuvre de Georges Méliès (celui-ci, après avoir sombré dans l'anonymat, tient une boutique de jouets dans la gare, d'où sa rencontre avec Hugo). Le film aura au moins une vertu éducative, à savoir faire découvrir la vie de Méliès à un public qui ne le connaît pas forcément. Et donc, par des raccourcis scénaristiques aberrants et dénués de toute crédibilité, l'univers d'Hugo (des rouages en 3D, des rouages en 2D, des pains au chocolat, des croissants et des accordéons que Scorsese semble avoir piqué à l'univers de Jean-Pierre Jeunet -oui bon, la France vu par l'Amérique quoi) croise celui de Méliès dans la seconde partie du film. Ici, on s'ennuie moins, plaisir cinéphilique oblige. Scorsese prends un plaisir ludique à recréer la vie de Méliès et les premières années du cinéma, un plaisir quasi amoureux qu'on ne pourrait lui reprocher. Dommage qu'il ait fallu tant de coups de rame dans un marécage aux intrigues boueuses et inutiles (une dame avec un chien est courtisée par un homme, mais le chien l'empêche d'approcher, c'est drôle dis donc et surtout utile), tant d'incohérences (la tour de l'horloge de la gare Montparnasse est évidemment bien plus haute que la tour Eiffel -et encore, ça dépends des plans, et se situe bien sûr à 300 mètres de Notre-Dame) pour en arriver là. Les apparitions anecdotiques de Christopher Lee ou de Michael Stuhlbarg ne manqueront pas de rappeler le caractère anecdotique de l'intrigue de ce film gloubi-boulga et sans saveur (on est bien loin de la patte scorsesienne de Taxi Driver, After Hours, où même Shutter Island). C'est décevant, très décevant, et épuisant aussi bien pour les yeux (la 3D, même celle de Scorsese, reste de la 3D) que pour l'esprit.
Ce film est magnifique, captivant du debut à la fin. J'aurais aimé que Jude Lau apparaisse plus dans le film mais c'est le seul hic qui m'a poser problème. Asa Butterfield et chlöe Moretz sont deux futurs grand acteurs, c'est sûr!
Source : Plog Magazine, les critiques des ours : => http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2011/12/hugo-cabret.html
C'est dommage ! Comme ce film aurait été intéressant s'il avait été un biopic sur Georges Méliès. Au contraire, Scorcese choisit de nous intéresser (haha... euh, pardon !) à la vie du petit orphelin Hugo Cabret. J'en ris un peu parce qu'en effet, rien dans sa vie ne nous intéresse vraiment. Et c'est dommage, on a envie de s'attacher à ce p'tit gars, qui a perdu son père brûlé par des flammes en 3D pas réalistes du tout... Si je note 2,5, c'est bien parce que dans ce fond peu intéressant, il y a quelques petites parties d'histoire du cinéma et à propos de Georges Méliès qui sont savoureuses. On revoit le hors-la-loi Barnes nous tirer dessus dans The Great Train Robbery, on revoit l'Arrivée d'un train à la gare de la Ciotat, etc. Ces petits moments m'ont profondément ému, ce qui a relevé le niveau. Je finirais sur les changements incessants de la hauteur de la tour de la gare, qui en plan large de la gare est réaliste, puis est à la même hauteur que la Tour Eiffel puis est même plus grande que la Tour Eiffel ! Martin... Je sais que le public américain est un peu "simplet", mais pense à l'exportation quoi !
Je rejoins certaines critiques négatives ou mitigées argumentant sur le fait que l’on ne sait pas où le film veut nous emmener, dès que les premières scènes. Mais c’est là son but. spoiler: Je ne savais absolument pas que l’histoire portait sur la vie et l’œuvre de George Méliès , le scénario est fait de telle manière que l’on n’est pas censé le savoir avant d’avoir vu le film. spoiler: Scorsese signe alors un magnifique hommage, non pas aux origines du cinéma, mais à un homme à qui le cinéma doit tout, ou presque, à son œuvre et à son imagination. Mais nous n’avons pas à faire à un énième biopic classique et insipide, puisque l’intrigue ne met pas Méliès au centre de l’action, il en est plutôt l’aboutissant. Ben Kingsley est, une fois de plus, magistral et extrêmement touchant. Si l’on s’attarde plus sur le film en lui-même, il présente une très grande qualité visuelle, avec une atmosphère d’une extrême profondeur, dans laquelle différents profils vont et viennent. Chaque personnage, principal ou secondaire, est travaillé et atypique (le gendarme, le libraire, etc.). La gare est tout simplement magnifique, l’époque et la vie parisienne sont très bien retranscrites. Elles se mêlent parfaitement à l’aspect mystérieux qui entoure Hugo Cabret et son automate. La musique d’Howard Shore sert d’ailleurs extrêmement bien cette ambiance. Une seule chose me chagrine, les deux gamins que je ne trouve pas très convaincants… et particulièrement Chloe Moretz qui m’insupporte. En conclusion c’est un film enchanteur, comme l’on en voit peu de nos jours. Il reste particulier dans la carrière de Scorsese de par sa réalisation, son thème et l’importance qu’il revêt pour lui, celle de faire (re)découvrir l’œuvre d’un grand personnage.