Ce qui commence comme un joli conte et un jeu d'énigme se transforme rapidement en un hommage grandiose au cinéma de Méliès. Scorsese oblige, l'image et la réalisation sont magnifiques, la retranscription de Paris est incroyablement bien faîte. Les acteurs ne sont pas en reste, Kingsley et Butterfield au top, l'humour est même présent en petites doses bien placées. Bref, tout est réuni pour faire de ce Hugo un chef d’œuvre du réalisateur, et qui ne se destine surement pas qu'aux enfants. A voir!
"Hugo Cabret" est un film familial destiné aux enfants et raviront ceux qui le regarderont comme tel. Pour les autres le temps paraîtra vraiment long notamment par l'absence de créativité!!
Hommage poignant de Scorcese à l'artiste déchu que fut Georges Méliès, le père de la science-fiction au cinéma et même le père du cinéma tout court. L'époque était cruelle, la couleur, le son... tant de nouveautés qui ont nuit à son oeuvre. Le voyage dans la lune reste et restera mythique, et aussi chapeau à Ben Kingsley pour son interprétation et sa ressemblance frappante avec Méliès. Le jeune comédien a des yeux prenants, il joue également très bien. Méliès est pour moi le plus grand réalisateur que la France ait, et personne ne l'égalera. Et SVP bien que je l'adore, ne me citez pas Luc Besson qui est entré dans le moule du cinéma Américain donc difficile de dire qu'il est un cinéaste français. Et ceux qui disent que Hugo Cabret n'est qu'un film pour enfants n'ont vraiment rien compris, à se demander même s'ils savaient qui était George Méliès avant de découvrir Hugo Cabret.
Dès l'annonce du projet, il est vrai que celui-ci avait de quoi surprendre et suscitait déjà bien des critiques acérées ; Martin Scorsese aux commandes d'un film pour enfants, de surcroît en 3D ? L'angoisse était telle que l'on en venait même à s'inquiéter pour la santé artistique du metteur en scène. Mais rassurez-vous chers cinéphiles, le grand Marty n'a pas sombré dans les abysses d'une quelconque passivité. Il est au contraire plus vivant que jamais. Car "Hugo Cabret" en fait que concentrer à lui seul un élément des plus touchants maintes fois exalté par le cinéaste dans sa filmographie : sa cinéphilie. Tel un grand enfant, il dévoile ainsi avec générosité tous les contours de son amour, sublimant et soulignant comme jamais ce que l'on pouvait ressentir pour la première fois face à un écran de cinéma. A ce titre, l'oeuvre, sous ses traits de quête enfantine, constitue donc un vibrant hommage au Septième Art, et plus particulièrement à celui de ce génie absolu qu'était Georges Méliès. Si parmi les acteurs le jeu des enfants laisse un peu à désirer, on retiendra surtout le grand Christopher Lee et bien sûr Ben Kingsley dans le rôle de l'immense Georges. Une sucrerie à savourer sans modération.
Une surprise de qualité de la part de Scorsese. Un film au parfum désuet, séduisant et joliment interprété. Peut-être vu par les enfants comme les adultes.
Réalisation parfaite, images sublimes, musique etc mais c est long, et si je l'ai trouvé trop long trop lent c est qu un truc a pas fonctionné. Quant au personnage du gendarme il m a dérangé profondément
C'est un honneur que nous offre Martin Scorsese avec son Hugo Cabret, un honneur au cinéma français, un honneur à ce qu'est le 7ème art. Il démontre par cette occasion tout son talent de réalisateur, sa signature parmi les plus grands auteurs du cinéma. La bataille qu'Hugo Cabgret s'est livrée face à The Artist fut juste mémorable. Scorsese nous dévoile beaucoup du cinéma, de lui dans ce Paris des années 30 tout en nous montrant qu'il a gravit une époque. La technicité des décors est magistrale, le scénario presque parfait...
Encore un film surévalué, de qui se moque t-on ? J'adore le cinéma de Martin Scorsese mais force est de constater très clairement que les critiques - de la presse - sont complètement faussée de par le fait - et l'unique - que ce soit l'illustre réalisateur qui se trouve derrière la caméra - disposant de sorte d'une quasi immunité comme souvent. Soyons franc, nous sommes loin, très loin du vrai - et du grand - cinéma de Scorsese, qui en mon humble avis livre avec cette réalisation l'une de ses oeuvre la moins aboutie, et ce sur de nombreux plans. Vouloir rendre hommage au grand George Méliès était une idée des plus louable de la part de Scorsese, l'homme en question à tout de même plus que grandement apporté au cinéma, il fut en effet le premier à faire "rêver" le spectateur, chose que Scorsese ne parvient pas du tout à faire avec ce film. L'échec est notamment dû à un sérieux désastreux - qui n'est pas de Scorsese, heureusement -, multipliant les incohérences et qui n'est qui plus est franchement pas emballant, la palme revenant tout de même aux dialogues qui sont d'une rare niaiserie, pathétiques et téléphonés - à la hauteur du scénario finalement. Mais surtout : pourquoi avoir dépeint ce Paris du début XXème - enfin surtout cette gare - de manière si caricaturale car c'est bien de cela qu'il s'agit et non de romantisme tellement le tout est surfait, des lieux en passant - surtout - par les personnages - quelle horreur. La cible de Scorsese étant sans doute majoritairement les enfants - au dépend des autres, malheureusement - il est possible de se permettre des écarts, à croire que s'est ce qu'il pense. Enfin, on ne peut blâmer le monsieur pour son baroud d'essai dans ce genre de cinéma - et de thématique - qu'il ne maitrise visiblement pas. Espérons simplement qu'il ne reproduira pas souvent la chose car pour moi il s'est clairement fourvoyé, et j'ai rarement vu une oeuvre du réalisateur si peu soignée, dommage; le rêve tant espéré ne s'est finalement révélé n'est qu'un mauvais cauchemar.
A l'heure d'aujourd'hui, seul quelqu'un comme Martin Scorsese pouvait rendre hommage à George Mélies. Ce film plaira sans aucun doute aux cinéphiles. Scorsese aporte aussi une touche enchantée à ce film, pour les enfants. C'est très intelligent de sa part car, de cette manière, il fait découvrir aux enfants Mélies, même s'ils n'en ont pas conscience. Je suis aussi content qu'un Américain comme Scorsese fasse découvrir aux Américains qui était George Mélies : ça va les cultiver un peu.