Dire que je n'ai pas réussi à regarder Moon jusqu'au bout serait probablement la meilleure manière de justifier cette note, un film qui a provoqué en moi un profond ennui, réalisation extrêmement froide et impersonnelle, atmosphère inexistante (et pourtant, avec Clint Mansell à la musique, c'est du gâchis ..), de ce qui aurait pu être un huit-clos nerveux et intelligent, mais tellement mal mis en valeur.
Probablement un des meilleurs films de science-fiction qu'il nous ait été donné de voir ces dernières années, et pourtant étrangement sorti directement en DVD en France, "Moon" fait immanquablement penser à d'illustres prédécesseurs comme "2001"... tout en prenant soin de largement s'en démarquer, notamment en ce qui concerne le robot. Si le film entretient un suspense assez efficace, spoiler: et qu'il réalise même le tour de force de nous changer le personnage principal sans que l'on s'en rende compte , il a cependant le petit défaut de finir un peu brutalement, de nombreuses questions restant en suspens. "Moon" nous interroge admirablement sur ce que c'est qu'être humain, la mémoire, le clonage, la vie artificielle. A la fin de "Moon", spoiler: les clones et le robot s'unissent pour survivre face aux hommes (et même face au capitalisme). Ils réussissent . Mais que se passe t-il après ? Une suite est prévue, l'univers de "Moon" a du potentiel, tout comme Duncan Jones : espérons qu'on aura la réponse.
Malgré un début prometteur, la révélation de Moon déçoit par son manque d'originalité - Duncan Jones n'est pas doué pour les dénouements, ce qui se confirmera avec "Source Code". Reste, au final, un petit film prometteur, mais qui ne décroche finalement pas la Lune, qui manque d'audace et d'envergure.
Presque unique avec une BO très prenante. Injustement passé inaperçu ! Après hésitations, j'ai trouvé la "clé" de l'intrigue qui rend le scénario simple. Mais la mise en scène et l'interprétation de S.Rockwell font que ce film se distingue et nous embarque dans une expérience passionnante. Absorbant.
Un film assez étrange et captivant. Sam Rockwell rélève le défis haut la main en portant sur ses épaules le film. On ne peut pas trop en dire pour ne pas gâcher la surprise, mais on a là le film de SF le plus original de ses dernière années qui repose pourtant sur un concept simple.
Enfin !!!! ça faisait longtemps, Dieu que c'est bon de regarder un film.... Une histoire; avec de surcroit un seul et unique acteur; un réalisateur et la magie est enclenchée. Au fait c'est quoi déjà le budget de ce film que je rigole?
Très bon film de s-f porté par un Sam Rockwell au meilleur de sa forme, doté d'un scénario assez surprenant pour nous tenir en haleine pendant 90 minutes. Chapeau Duncan Bowie !
Bien qu'étant tout à fait respectueux des conventions du genre SF et réalisé comme un hommage hyper maîtrisé (à Kubrick bien sûr, mais aussi à Tarkovsky et d'autres), Moon est surtout une très belle méditation sur les liens. Lien à la machine (magnifique rôle de robot - sans blague : comment Kevin Spacey a-t-il réussi à rendre sa voix à la fois aussi neutre et aussi débordante d'humanité ?) - lien à soi-même et à son passé, lien à son travail, à son employeur. Et une fable humaniste qui fait réfléchir.... Cet horizon est-il si loin de nous ??? Avec, en prime, il faut le dire, un numéro d'acteur exceptionnel du prometteur Sam Rockwell. Bref, un très grand film, et - raison de plus pour s'y intéresser - un très grand premier film !
Très grosse déception. Après avoir raflé tonne de prix dans les festivals de l'imaginaire, Moon débarque dans ma platine. J'aperçois l'astre, un cosmonaute, parfait, je suis dans mon élément. Puis Sam rockwell apparaît. Et à partir de là, l'ennui commence à me prendre. Il ne me quittera plus jusqu'au générique final. L'acteur porte l'ensemble du film, le fait avec brio même, mais je n'arrive jamais à me prendre à son drame. La lenteur du film me gâche tout mon plaisir. Quel dommage. Le scénario est dantesque, l'histoire de ce personnage, j'en rêvais, moi qui me délecte de science-fiction intelligente. Tous les ingrédients y sont , mais, de mon point de vue, le rythme 2001 de Stanley Kubrick ne sied qu'à 2001. À trop s'en inspirer, Moon m'a perdu. J'aimerais tant revoir ce film avec un autre acteur et une autre mise scène, plus moderne, plus punchy, mais non. Dommage, car si je n'ai pas aimé, j'ai eu souvent l'impression d'avoir affaire à un film, un vrai.
Sam Rockwell ne me semble pas être l'acteur idéal pour tenir quasiment à lui seul un film mais sinon je ne sais que dire sur Moon qui m'a ennuyé moins d'un quart d'heure après son début. Monn pour ma part n'est pas sans m'avoir rappeler Silent Running sauf que ce dernier m'avait assez plu. En gros il ne se passe rien dans Moon, le réalisateur veut donner l'illusion de quelque chose qui ne fonctionne jamais et qui reste trop évasive. Atmosphère lente et guère prenante.
SUBLIME ! Tout est excellent dans ce film : le scénario, le jeu d'acteur, l'ambiance très 2001 l'odyssée de l'espace, et une musique absolument magnifique. Les bons films de science-fiction se faisant de plus en plus rare, ce film est une grande claque. Inutile d'avoir de la 3D et un budget ridiculement élevé pour faire un bon film, ce film devrait inspiré certains cinéastes !
Eh bien! Le moins que l'on puisse dire c'est pour un premier film, difficile de faire mieux! Comment d'ailleurs ce « Moon » a t-il pu ne jamais débarquer dans nos salles lorsque l'on voit le nombre de nanars débarquant dans 500 salles sans le moindre souci? C'est d'autant plus dommage que si l'expérience devant ma télé a été passionnante, je ne doute pas qu'elle l'eût été encore plus sur grande écran. « Moon » est surtout la preuve éclatante que lorsque l'on a une très belle histoire à raconter, pas la peine d'avoir des moyens faramineux pour que l'oeuvre soit une réussite. Attention toutefois : le film de Duncan Jones n'est en rien fauché! Exploitation remarquable des décors, musique incroyable (merci Clint Mansell!) et ambiance étrange mais remarquablement maîtrisée sont au programme, la présence d'un seul et unique acteur n'étant en définitive aucunement un handicap. Car on ne s'ennuie jamais devant cette réflexion sur le vide, la solitude, mais surtout la question du double, que le réalisateur exploite avec brio et intelligence. Le rythme a beau ainsi être un peu lent et le résultat moins spectaculaire que prévu (ce qui ne veut surtout pas dire qu'il ne se passe rien!), on n'en ressort pas moins enchanté de ce régal de science-fiction, sans aucun doute parmi ce qu'on a vu de plus beau en la matière depuis des années. Bravo!