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Un visiteur
3,0
Publiée le 20 juillet 2014
Ce film, comme les autres de Jacques Tati, est passionnant comme témoignage d'une époque fascinante où la modernité commence réellement à peser sur le cours de la vie et où chacun tente plus ou moins de s'adapter à cette nouvelle réalité. Il est certain que certains moments du film semblent assez longs, en particulier la séquence au restaurant. Néanmoins ces longueurs illustrent à leur façon une modernité qui se referme immanquablement sur les hommes et qui semble sans issue.
Chef-d’œuvre de précision visuelle, Playtime fascine par sa mise en scène millimétrée, son humour discret et son regard critique sur la modernité. Tati orchestre un ballet urbain hypnotique, plein de poésie et de dérision. Une expérience cinématographique unique.
On est obligé de mettre une bonne note pour le génie cinématographique qu'il y a derrière, accompagné de tous les moyens qu'ont du être mis en oeuvre pour tourner ce ... truc xD Ce truc ... de ouf :) Nan franchement c'est ouf, tant de scènes énormes : lieux people, et pourtant c'est si bien réglé, y devait être sous C pour réaliser ça le metteur en scène. kappa.
Derrière la critique (poussée à l'apogée (du paroxysme)) de l'automatisation et de la déshumanisation de la société de consommation (TIME IS MONEY .l..), c'est surtout la réalisation qui est grandiose, avec ses décors. Ça va très loin, tous ces buildings énormes, avec des plans de tous les côtés, intérieurs-extérieurs, c'est dingue, monsieur Tati a poussé son script et son tournage tellement loin, et c'est ça qui lui vaut une bonne note de ma part, un respect respectif. hmmm (^_o) Avec tellement de people O_O tellement de rôles, de sous-rôles et de figurants, c'est monumental ce film.
Ça tous les ptis gags et comique de situation, avant qu'on en soit vite barbé, c'est ce qui rend le film appréciable.
sinon,
Oh my god que ce film est une torture émotionnelle tant il est dépourvu de VIE. Il représente TOUT ce que je HAIS, en tant que plèbe moyen né dans les années 90, dans notre monde, en particulier professionnel. God ! J'habite en banlieue parisienne et j'ai travaillé dans un restaurant gastro de la capitale pendant 3 mois, c'est un truc de ouf à quel point la majorité des rôles du métier sont tous si bien caricaturés et à un degré totalement absolu. Ça m'en a donné la gerbe cognitive. Remarque je dis ça pour la scène du resto, mais ça s'applique à tout le film et la majorité de ses personnages. À la première scène où on voit les deux jeunes hommes habillés street et en couleurs, putain comment j'ai eu l'impression de prendre une dose de ventolin ... et je suis pas asthmatique mais c'est l'effet que j'imagine. C'est ça l'idée en fait, c'est gerbant le ressenti qu'on a en regardant ça. Et pour exacerber cette torture... TOUT EST GRIS !!! Où sont les couleurs man ????? Nan mais sérieusement, ça fait trop mal, en fait, ça va trop loin. C'est en écrivant que je me rend compte que Tati a poussé sa caricature au delà du réel. C'est mon point de vue mais il aurait pu faire passer le message CENT fois mieux avec plus de couleur et des scènes moins connes et moins étendues. Pour sa défense on est dans les années 60, mais tout de même, un peu plus de respect pour la chaleur du coeur humain et l'amour de la vie ça aurait fait du bien, ça existe pas un monde sans couleur et moi ça m'a fait super mal (je suis hyper-sensible évidemment).
sinon ça reste ouf, tellement de rôles, tellement de détails, tellement de caricatures, phew. Remarquable.
Brillant et intemporel ! Chef-d’œuvre absolu de Jacques Tati, Playtime demeure une œuvre unique, d'une fraîcheur et d'une pertinence intactes. Cette satire visuelle de la modernité n'a pas pris une seule ride : elle tend un miroir prophétique à nos sociétés contemporaines hyperconnectées et déshumanisées. Visuellement somptueux et d'une inventivité burlesque inégalée, Playtime surpasse son statut de classique. C'est une œuvre d'une liberté totale, brillante et résolument intemporelle.
un petit chef d oeuvre francais ,un bijou que j adore en fait j aime tout de tatti,que ce soit playtime ou mon oncle ou jour de fete ,il as un petit cote charlie chaplin,mais en etant jaques tatti, un autre pillier dans ce que j apellerais les realisateurs qui on construis le cinema que l on connait aujourd hui,sa grande sillouette mince et sa pipe a la sherlock holmes ma seduit des le premiere fois ou j ai decouvert ce grand genie, longue vie a sa filmographies et tatti peut reposer en paix, c est oeuvres sont et resteront des incontournable,toute generation confondu bravo!bravo!bravo!
Excellent film. Tout l'univers merveilleux de Jacques Tati. Des situations, des bruits, des couleurs, beaucoup d'humour, de détails à observer. Un régal.
Je cherchais un film sur les boulevards, j'ai choisi Playtime,sans avoir aucune information. Le critère principal Tati qui m'a fait entrer dans la salle. J'avais vu Mon Oncle, mais la j'ai apprécié. Sans raconter le film, le maître d'hôtel qui prépare un loup aux fenouil, flambé au pastis....et plusieurs scènes plus loin, après de l'intervention du chef de rang, on voit plusieurs scènes plus tard un loup complètement carbonisé. Je m'arrête car j'ai encore plein de scènes en mémoire. A voir pour ceux qui ne l'on pas vu et à revoir pour les autres. J'ai pas compris le on succès de l'époque je travaillais dans l'hôtellerie, peut-être que j'étais plus ouvert à tous les gags. j'ai eu la chance de rencontré sa sœur dans mon activité, très bonne personne.
Dans Playtime, j'ai vu des choses que je ne verrai jamais plus, l'idée du carrousel à la fin, des touristes qui s'envoient en l'air, ce Paris qui ne lui ressemble pas (sauf dans les reflets), la scéne qui m'a le plus marqué est cette touriste qui prend une photo, toutes les voitures s'arrêtent (le feux est rouge partout) et les voitures démarrent comme si elles avaient posé pour la photo. Il n'y a pas à dire ce type etait un génie du suggéré, il trompe notre perception. A ce propos la scéne dans le snack eclairé par un néon vert n'est pas mal non plus.
C'est certain, Playtime tout comme Mon oncle est un chef d'oeuvre.
une vraie photo de la fin des annees 60, du progres en marche et de la perrte de reperes du nouveau citadin. un film a voir absolument pour la precision de sa mecanique qui fait oublier que l'on regarde un film
Bien que réduit par rapport à la version originelle, le film est trop long (124 mn) avec 2 parties principales inégales (même s’il y en 6 réellement, dont celle peu passionnante de l’arrivée des touristes américaines), n’en déplaise à David Lynch ou Aki Kaurismaki ! La première est la plus réussie avec sa critique de la modernité et de son absurdité (bureaux labyrinthiques et où, tel un rat, M. Hulot, est à la recherche de M. Giffard,), caractéristique des « Trente Glorieuses », et du verbiage anglo-saxon (le film s’appelle playtime et non récréation). Une fois encore, l’automobile est omniprésente et clôture, à l’image d’un manège, le film. La 2e, celle du restaurant « Royal Garden » est trop longue et met du temps à monter en puissance, donnant l’impression que Tati a imaginé des gags qu’il essaye d’insérer dans le film, et qu’il n’arrive pas terminer. Comme d’habitude, Hulot exerce, involontairement, son pouvoir destructeur. Même si cela a inspiré « The party » (1968) de Blake Edwards, l’original est moins bon. Même le début du « Grand restaurant » (1966) de Jacques Besnard, avec Louis de Funès, est plus drôle. Selon André Malraux, « Le cinéma est un art et, par ailleurs, une industrie », citation un peu oubliée par Jacques Tati, emporté par l’hubris, qui l’a poussé à un dépassement (2 millions prévus à 15 millions de F, soit 2,2 millions €) de budget (lié à la durée de tournage et au coût des décors). Sans oublier le format (70 mm) dont toutes les salles de cinéma n’étaient pas équipées pour le projeter. Péché d’orgueil ?
Avec cet ovni cinématographique qu’est « Playtime », Jacques Tati, grand héritier du burlesque, a signé son chef d’œuvre. Son regard acerbe sur la « modernité » déshumanisée et la superficialité qui l’accompagne est portée à son plus haut degré d’expression, avec un style original et personnel. Le film a un caractère expérimental, audacieux, presque abstrait. Pas de scénario au sens habituel du terme, mais une succession de situations propices à l’éclosion de gags, parfois carrément géniaux (les mouvements du bus créés par son reflet dans la vitre nettoyée, accompagnés des exclamations d’un manège !). Pas de dialogues proprement dit, mais quelques mots, borborygmes, attrapés de ci de là, qui suffisent à une compréhension minimum, et prouvent que le cinéma peut encore se passer de la parole. Dans le même temps, le film est très « sonore », car la surutilisation des bruits ambiants génère un humour « auditif ». Il faut être très attentif lors du visionnement du film, car dans un même plan large, les gags peuvent apparaître à gauche, à droite, ou au second plan, parfois simultanément. On reste confondu devant tant de richesse et d’inventivité, qui, au-delà du comique, atteignent sur la fin une poésie et une émotion véritablement originales (Ah le brin de muguet et les lampadaires urbains…)
Ca commence par ce long couloir qui voit arriver un cadre pour recevoir Hulot, une longue marche avant d'arriver, Dupieux a copié la scène avec Dali ça saute aux yeux. Cette entreprise déshumanisée, avec comme bureaux des cubes carrés. Hulot est perdu dans un monde aceptisé. Puis vient la rencontre d'un ami qui l'invite chez lui dans une maison dont la salle donne sur la rue sans aucun rideau...Enfin le resto ou les gags s'enchainent, un pur régal. Le cout du film supérieur à deux fois le budget va ruiner Tati