Playtime
Note moyenne
3,8
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120 critiques spectateurs

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28 critiques
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vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 avril 2014
Un film purement formel, d'une grande froideur et donc très difficile d'accès. A travers des décors monochromes, des personnages uniformes et des situations robotiques caricaturales, le cinéaste délivre un film futuriste en forme de dénonciation. Tati dénonce donc avec véhémence l'innovation quand celle-ci est impersonnelle et futile et le désir d'uniformisation absolue. Malheureusement, le trait est tellement forcé que le réalisateur se transforme en réactionnaire sans recul ni mesure. Son film est un dispositif risqué qui tourne en boucle sur des situations ubuesques, non dialoguées et répétitives... au point d'en épuiser,presque d'en saouler le spectateur. Pour moi c'est inregardable et j'ai bien vite jeter l'éponge, même s'il faut saluer le talent de mise en scène et la radicalité du propos.
Estonius

4 756 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 février 2014
Au départ du film le concept est amusant et fonctionne parfaitement, puis ça se met à tourner en rond (c'est le cas de le dire) et trois quarts d'heure plus tard on en est toujours au même point, non seulement ça n'avance pas, mais ça on s'ennuie ferme. Ce film aurait pu faire un très bon court métrage d'une petite demi-heure avec une bonne note, mais ne m'a pas paru adapté à son format de 120 minutes. Quand on pense qu'un critique de Télérama a écrit de ce film qu'il était "le plus beau films du monde", c'est vraiment pas gentil pour Citizen Kane et pour Chantons sous la pluie...
Prad12
Prad12

123 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 février 2014
Il est de bon ton d'aduler Tati. Ne pas aimer l'univers de Tati fait de vous une sorte de réac, pas sensible à la poésie et à la critique de la société de consommation du grandiose auteur. Seulement il ne m'a jamais fait rire ni même sourire..............une sorte de vide sidéral..........
septembergirl

674 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2014
Un film de Jacques Tati qui nous plonge dans un Paris moderne et impersonnel, grandiose et superficiel. Une comédie aux qualités certaines dans laquelle le réalisateur soigne parfaitement ses cadres. Cependant, en deuxième partie, la réalisation tourne un peu en rond et s’avère moins nostalgique et plus expérimentale que le chef d’œuvre "Mon Oncle" qui traite lui aussi du progrès en marche. Le film offre également un charme moins accessible et un panel de situations moins original et diversifié que son prédécesseur. Malgré tout, "Playtime" présente une belle photographie de la fin des années 1960 et demeure une touchante réflexion sur la modernité urbaine !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 décembre 2013
une vraie photo de la fin des annees 60, du progres en marche et de la perrte de reperes du nouveau citadin. un film a voir absolument pour la precision de sa mecanique qui fait oublier que l'on regarde un film
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2013
Des touristes étrangers visitent Paris et croisent M. Hulot qui rencontre lui-même de vieilles connaissances... "Playtime" ne raconte rien d'autre et dure deux heures, bien trop longtemps en somme, d'autant plus que Hulot n'est pas un personnage aussi drôle et touchant que celui de Charlot créé par Chaplin et que l'humour apparaît peut-être (c'est évidemment très subjectif) trop subtil. Il faut toutefois saluer l'audace de Tati, qui soigne particulièrement la forme du film: le travail sur le son est minutieux, les cadrages mûrement pensés et les travellings d'une grande élégance. On apprécie également la vision de Paris, sorte de ville futuriste difficilement reconnaissable (la Tour Eiffel et l'Arc de Triomphe n'apparaissent que dans des reflets de portes). Un film aussi ambitieux qu'inabouti.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 décembre 2013
Insomniaques chroniques, voici le remère idéal !

Une chaîne du cable diffuse l'intégrale de Tati et j'ai pensé que c'était une bonne occasion pour parfaire ma culture cinéphile. Après 4 films, je ne comprends pas le plesbicite que suscite ce réalisateur . Alors certes il faut reconnaître à Tati quelques trouvailles au niveau de la réalisation mais pour le reste, quel ennui. Il n'y a pas de scénario, pas ou peu de dialogues, des longueurs soporifiques et ce n'est même pas un tout petit peu drôle (alors qu'on nous vend ça comme une comédie). A mes yeux, Tati c'est comme une toile de Poliakof, on ne comprend pas ce que l'auteur essaie de nous dire. L'oeuvre de Tati, c'est la grande escroquerie du septième art, à part peut-être "Mon Oncle" tout juste moyen. Une chose est sûre, je ne regarderai pas les 2 films restant, tant pis pour ma culture.
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2013
"Playtime" est un pur condensé de poésie, aux idées de mise en scènes incalculables. Malgré tout, le film rencontre un problème de longueur évident en s'appuyant plus sur des situations que sur un vrai scénario. Tati finit par globalement ennuyer le spectateur. Beaucoup de sincérité et de talent, mais presque une heure de trop.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 novembre 2013
Playtime est un chef-d’œuvre particulièrement difficile à assimiler. Je comprends qu'il ait subit un échec commercial à sa sortie. S'il est pourtant innovant sur de nombreux points et que sa technique est totalement parfaite, son, image, lumière, cadrage, ses gags tombent par nuées et désorientent le spectateur. Film expérimental, parut-il trop tôt ou bien trop tard pour être reconnu par le public ? C'est très difficile à dire. Contrairement à Chaplin qui revint au conformisme avec le parlant, Tati vécut mal cet échec et n'accepta pas de se refaire en entreprenant des films moins difficiles. Il fut entraîné sur une pente déclinante. Dommage !
Ricco92
Ricco92

292 abonnés 2 346 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 août 2013
Après le succès de Mon oncle, Tati a mis neuf ans pour sortir un nouveau film : Playtime. Mais contrairement au précédent, Playtime s'est révélé un échec financier qui entrainera la faillite de la société qu'avait fondée Tati. Le réalisateur fut traumatisé par cet échec pourtant celui-ci est compréhensible. En effet, en traitant les grandes villes (aéroport, building, grands restaurants...), il accentue ici la description de la déshumanisation provoquée le modernisme à un point tel que le film lui-même semble déshumanisé. Les surfaces de couleurs unies du décor, pendant la première heure, entrainent une monotonie visuelle qui peut créer un sentiment d'ennui chez le spectateur. D'ailleurs, on peut se demander si ce travail sur des surfaces de couleurs unies n'a pas inspiré George Lucas pour THX 1138 (film qui donne également une impression de monotonie visuelle).
La déshumanisation apparait également dans les personnages. Ainsi, même le personnage de M. Hulot semble être Monsieur-Tout-le-monde car on retrouve des tas de faux M. Hulot à travers le film portant les mêmes vêtements que notre héros. De plus, Hulot croise tout au long du film des gens le connaissant, ce qui laisse à penser qu'il est bien Monsieur-Tout-le-monde. Enfin, le fait que Hulot (absent d'ailleurs dans de nombreuses longues séquences) se comporte plus souvent comme un spectateur que comme un personnage ayant un rôle dans l'action renforce cette aspect déshumanisé.
Cet aspect glacial apparait également dans la première heure de film par l'absence quasi-totale de musique.
Dans la seconde heure du film, l'aspect glacial disparait un peu (il y a plus de couleurs différentes, les personnages sont moins robotisés, la musique est beaucoup plus présente bien que n'ayant pas de thème principal...) mais le spectateur a tout de même du mal à rentrer dans le film.
Playtime est donc un étrange film où le fait d'avoir réussi son but (montrer un monde déshumanisé) provoque l'ennui chez le spectateur, malgré une science du cadrage très visible.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

366 abonnés 450 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2013
J'ai d'abord été séduit par ce "Playtime". Ce petit coté naïf, cette absence de dialogue, les gags discrets d'une imagination débordante et les décors remplient de figurants qui fourmillent de petits détails imperceptibles. Puis, très vite, j'ai trouvé que le film commençait à tourner un peu en rond. Je me suis aperçu que ces gags, qui me semblait si délicieux à prime abord me faisait uniquement sourire à défaut de me faire rire. En un mot, je me suis fais un peu chier, mais tout en étant conscient de l'immense talent de Jacques Tati.
Grouchy
Grouchy

144 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2013
C'est le film qui a plongé Tati et son studio dans la faillite. Il renouvelle sa vision de la modernité en écartant les déjà-vus sur les classes snobs en se concentrant sur l'industrie. Il montre ainsi encore avec brio la mécanisation de l'homme, dans un temple gris et spacieux, où marchent aveuglément les employés : la direction artistique est à saluer par ses inventions architecturales, en particulier les appartements vitrés où l'intimité n'existe plus. Les bouchons de circulation sont transformés en ballets et les lampadaires sublimement métaphorisés avec le muguet. Tati est donc un cinéaste qui maîtrise le sens de la poésie visuelle. Seulement, il semble se mettre à distance de son personnage principal pour montrer plus de séquences avec les représentants de la ville moderne. Hulot se fond donc dans la masse, et nous le confondons avec d'autres personnes qui portent la même tenue que lui. Hulot est perdu dans ce monde, cette transition de l'âge adulte sérieux et responsable, où tous les enfants ont disparu. Ce changement est désarmant pour l'habitué de Tati. Ses deux films précédents privilégiaient son héros, alors qu'ici il l'abandonne, ne lui donne plus de guide, les gags sont toujours drôles mais se font rares, la deuxième partie s'étire trop ( le bal du restaurant chic est interminable ) ; il n y a plus vraiment d'histoire, l'errance a pris le dessus. Tati a réalise un film pessimiste, qui peut sonner le glas de son personnage, perdu dans le labyrinthe du monde industriel et adulte.
Plume231

4 423 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2012
Je ne suis pas un très grand fan naturel (si je peux employer ce terme !!!) de Jacques Tati même si mon côté cinéphilique ne peut que reconnaître des grandes qualités uniques à son oeuvre. Jusqu'ici je n'ai jamais abordé ce qui est son film le plus ambitieux, de loin le plus coûteux, le plus géant, celui qui dépasse de très loin toutes les limites, de peur de m'ennuyer sérieusement. Et cette crainte de m'ennuyer n'était pas totalement infondée car c'est un peu le cas. Pour y aller carrément, il y a même des moments où j'ai décroché. Il y a une réflexion intéressante sur l'impersonnalité de l'urbanisation à travers des décors à ce point énormes et détaillés qu'on est obligé d'admirer et où pourtant grâce à une utilisation habile des accessoires on peut trouver des touches d'humanité et des gags visuels originaux ; chaque figurant est dirigé au millimètre, mais le fait est que l'ensemble soit assez languissant. Enfin bref je suis dans l'impression gênante que ce n'est pas le film qui n'a pas su se faire apprécier de moi mais moi qui n'ait pas su apprécier le film.
Louis Morel
Louis Morel

63 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2012
Une mise en scène toujours aussi soignée, mais quelques scènes dont les longueur mènent à l'ennui.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

193 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2017
Quel film! Avec «Playtime», Jacques Tati est véritablement au sommet de son art de comédien et de metteur en scène. Sa maîtrise formelle est éblouissante : il tourne en 70mm non par prétention, comme ça a été souvent dénoncé, mais pour démultiplier les détails de son long métrage, d'une richesse étourdissante. Il accroît la profondeur de ses plans, traversés par un nombre incroyable de gags simultanés, il se joue des perspectives, divise son cadre à sa guise, s'amuse avec tous les éléments de notre vie quotidienne, des sons aux couleurs en passant par les attitudes ou les conversations... Mais Tati est bien plus qu'un amuseur, il possède un véritable regard, certes d'observateur et de styliste, mais aussi d'humaniste. Comment retrouver un peu d'humanité dans ce monde asseptisé qu'est devenu le nôtre? La réponse est amenée au travers de l'inimitable M. Hulot, véritable élément pertubateur de ce système complexe et absurde (quand il n'est pas inquiétant) qu'est la modernité, le « progrès ». Poli et maladroit, gêné et naïf, il traverse avec hésitation l'écran de sa démarche inimitable, sorte de Buster Keaton des temps modernes, et véritable bouffée d'air frais parmi tous ces personnages désincarnés. La sensibilité de Jacques Tati était unique, mélange de tendresse et de pudeur mais aussi d'intelligence et de lucidité, et il nous manque d'autant plus aujourd'hui. Et quel réalisateur il fut! Un des rares à avoir véritablement compris les possibilités du cinématographe et du pouvoir évocateur (et comique!) des images et des sons. Le chef-d'oeuvre d'un des grands maîtres du 7e art. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
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