4074 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
120 critiques spectateurs
5
28 critiques
4
28 critiques
3
28 critiques
2
18 critiques
1
13 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juin 2009
un petit chef d oeuvre francais ,un bijou que j adore en fait j aime tout de tatti,que ce soit playtime ou mon oncle ou jour de fete ,il as un petit cote charlie chaplin,mais en etant jaques tatti, un autre pillier dans ce que j apellerais les realisateurs qui on construis le cinema que l on connait aujourd hui,sa grande sillouette mince et sa pipe a la sherlock holmes ma seduit des le premiere fois ou j ai decouvert ce grand genie, longue vie a sa filmographies et tatti peut reposer en paix, c est oeuvres sont et resteront des incontournable,toute generation confondu bravo!bravo!bravo!
Depuis le temps que je voulais voir ce film en entier, c'est à présent chose faite. Et je suis bien content. Ce film est un vrai chef d'œuvre. Le synopsis peut sembler bizarre des touristes américaines qui visitent les capitales en un jour, pour se rendre compte qu'elles se ressemblent toutes. Mais au final il n'y a pas que ça, ont retrouve même Mr Hulot, toujours aussi "perdu"... Jacques Tati dépeint à merveille, la société de fin des années 60. Dommage qu'il ne soit plus là pour faire la même chose de nos jours. C'est fabuleux, que de situations cocasses, dans ce monde ou tout est identique et complètement loufoque. Bien sur les clichés y sont énormes, mais c'est tellement réaliste. Le balais à phares, les portes qui se claquent sans bruits, les nouveau sièges en cuir, les commerciaux en prennent aussi pour leurs grade. Alors oui c'est long, le rythme peu parfois paraître un tantinet long, le scénario est un peu creux. Mais ce qui faut tenir en compte, c'est le superbe travail au niveau du son. Une photographie somptueuse, les plans et les séquences s'enchaîne merveilleusement bien. Tati est un génie. C'est de la grande maîtrise. Franchement il y a trop de points positifs pour tout mettre sur une critique. La gestuelle dans ce film par exemple est également tout simplement remarquable, elle remplace les paroles et s'en ai que mieux. Petit coup de cœur pour les scènes du restaurants et la scène du rond point qui devient un manège pour enfant. Et également celle ou la jeune touriste essaye de prendre le stand de fleur en photo. Étant moi même photographe je peux vous dire que je me suis retrouvé dans cette situation un grand nombre de fois, c'est bien drôle quand ont le voit. respect à Mr Tati Une critique de la société très drôle et enjoué. Une vrai réussite. 10/10 a voir obligatoirement.
J’apprécie « Mon Oncle » pour son regard acerbe mais en même temps amusant sur son époque. Malheureusement le principe de ce « Playtime » est un petit peu le même mais il fonctionne beaucoup moins bien. Plus déstructuré dans son intrigue, plus contemplatif de son monde de l’absurde, « Playtime » s’enlise donc dans un rythme assommant. J’apprécie le regard porté, mais pour l’occasion, la démarche apparaît plus grossière car trop démonstrative. Finalement, ce film souffre paradoxalement de ce qu’il condamne, d’un manque de vie et d’humanité.
Quand le cinéma d’anticipation devient le terreau du maitre du burlesque à française le résultat est une création artistique extrêmement ambitieuse et originale de par son avant-gardisme. L’image que donne Jacques Tati d’une mégapole futuriste à l’architecture froide et déshumanisée n’est en soit pas particulièrement innovante mais c’est la façon dont il réussit à faire fonctionner un scénario dépourvu de récit et de narration qui rend Playtime si déstabilisant. Construit à la façon d’une série de sketchs ayant lieu dans six endroits différents (l’aéroport, les bureaux, l’expo, l’appartement, le restaurant et les rues), le film souffre d’une terrible inégalité de rythme et d’efficacité comique entre chacune de ses parties. La qualité formelle est due à un travail pointilleux sur la fabrication de ce Paris post-moderne (très logiquement nommé pendant le tournage Tativille) passant par d’immenses constructions géométriques et la direction chorégraphiée de centaines de figurants. Mais dans cette mise en scène millimétrée les sous-textes politiques et économiques du film (comme le fait que l’on y voit que des marques étrangères) sont imperceptibles. Malgré l’échec cuisant qu’il connut à sa sortie au point d’avoir ruiné Tati et qu’il reste encore aujourd’hui très hermétique, ce film est au fil des années devenu un modèle pour de nombreux réalisateurs, de Blake Edwards à Wes Anderson.
Tati dans toute sa spendeur ; on peut voir et revoir Playtime, on découvre toujours de nouveaux gags, de nouvelles citations visuelles, de nouveaux sous-entendus ; comique et poésie caractérisent l'oeuvre de ce cinéaste fort mal apprécié en France. Sans doute trop fin.
Si les mots chef d'oeuvre, audace, innovation, architecture, cocasserie , visionnaire ...ne riment pas souvent avec le cinema français, cette fois c'est pourtant le cas. Car Play Time est sans doute le film le plus riche, les plus foisonnant, le plus précis, le plus précieux qui soit. Il regorge de scenes d'anthologie et nous confronte en permanence à l'absurdité du monde moderne. Les lignes et le jeu sont épurés, la poésie (la vraie, pas celle qui clignotte "attention poésie")est omniprésente et le fou rire guette à chaque plan. On reste sidéré par l'audace et la beauté formelle de certains plans, par la folie sui s'empare progressivement du restaurant qu'on inaugure. Au milieu de ce tohu bohu, Jacques Tati, royal, déambule, plane, traverse le film comme un ovni, transcendant sa maladresse et ravissant le spectateur (tant son coeur que son cerveau) et nous laisse épuisés, ahuris d'avoir assisté à un pur chef d'oeuvre français qui traversera les décénnies et les générations.
16 219 abonnés
13 169 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 2 février 2014
Jacques Tati ètait l'un des grands du cinèma mondial et certaines de ses oeuvres dèpassent, comme ceux de tous les grands comiques, le stade de la simple comèdie! Tati (tout comme Jerry Lewis) s'ètait affirmè grâce à une tènacitè à toute èpreuve, allant jusqu'à se forger les moyens de s'exprimer qu'on risquait de lui refuser ou de lui calculer trop chichement! Tati, face à l'incomprèhension des producteurs, crèa ses propres studios pour pouvoir tourner ce "Playtime" qu'il aura mis six ans à concevoir! Sans être pour autant un chef d'oeuvre de l'acteur-rèalisateur mais qui reste sans cesse à (re)dècouvrir, c'est une comèdie qui possède au plus haut point le sens de l'apocalypse du cinèma en montrant comme à son habitude l'admirable prècision des gestes de Tati! Unique en son genre, voici un film qui vous invite à jouer avec un temps bien à lui, celui de la contemplation active, de la participation intelligente à chacun de ses plans, soit une ville entièrement reconstruite près de Vincennes à quelques kilomètres de la ville lumière par l'architecte Jacques Lagrange! Une ville dans lesquels les immeubles sont montès sur vèrin hydraulique et transportable au grè du scènario! Une ville où chaque jour vienne des dizaines de figurants et comèdiens qui se mêlent parfois à des silhouettes dècoupès en carton! Soit dans cette ville, un être à la fois policè et èberluè, perdu et sensible, poli et maladroit! Vous le connaissez, c'est l'inègalable Mr Hulot, ègarè dans une ville pas comme les autres qui va au grè des èlèments! A noter un embouteillage monstrueux dans "Playtime", scène d'anthologie que le rèalisateur reprendra dans "Trafic"....
Que dire de ce film. Je ne sais pas trop. Je pense que c'est plus un film pour réfléchir que pour se divertir (même si réfléchir peut être divertissant par moment). Enfin bref, je met une étoile pourquoi: parce que ce film est loin d'être un navet et est très réfléchi, donc mettre aucune étoile, serait tout bonnement une imbécilité. Cependant je ne savais quoi trop mettre, j'ai donc mis uniquement une étoile, car quand je l'ai vu, bien que je reconnaissais tout à fait le talent du réalisateur et l'originalité de ce film, celui ci m'a profondément ennuyé (je luttais pour ne pas m'endormir). Cette "note" est donc totalemet subjetive et ne reflète en aucun cas la qualité du film, mais plus mon degrès d'intérêt sur le moment.
Playtime de Tati (l'un des deux ou trois plus grands réalisateurs français (si!)) est un chef-d'oeuvre absolu, l'antidote parfait aux pop-corn cinématographiques dont les USA gavent quotidiennement la planète, le témoin d'un âge d'or hélas révolu de l'histoire du cinéma . Qui oserait encore aujourd'hui un cinéma aussi moderne, aussi exigeant, aussi subtil, d'un bon goût aussi parfait? Playtime, c'est du cinéma pur par l'un des rares réalisateurs à avoir compris l'essence du septième art. L'argument est simplissime: un groupe de touristes américaines visite Paris, certes pas la ville que vous connaissez, mais Tativille, une projection futuriste tout droit sortie de l'imagination du cinéaste. Usant, comme à l'accoutumée, de monsieur Hulot comme d'un révélateur, Tati brocarde, avec une délicatesse, une tendresse, un humour qui n'appartiennent qu'à lui, les mille et un travers d'une société technicisée à l'extrême. Ne cherchez aucune trame narrative au sens traditionnel du terme! Playtime est une symphonie visuelle et sonore composée des mille et un petits riens qui font la trame de la vie quotidienne de chacun, mais elle est mise en forme avec la rigueur la plus exigeante: celle des grands artistes. Les images sont composées comme des tableaux où rien n'est laissé au hasard: les couleurs, les personnages, les objets, leur agencement dans l'espace, tout est calculé avec une minutie donnant le vertige. Et la bande son est prodigieuse! Les bruits, les bribes de dialogue, la musique sont distillés avec le soin le plus maniaque, et toujours avec un à-propos parfait. Regardez la scène de la salle d'attente, celle de la pharmacie, l'incroyable débandade du Royal Garden, la scène du sens giratoire. Goûtez l'incroyable délicatesse et la tendresse infinie avec laquelle Tati évoque l'attirance mutuelle de monsieur Hulot et de Barbara. C'est du grand art! Playtime est assurément l'un des cinq films que j'emporte sur mon île déserte.
Dans Playtime, j'ai vu des choses que je ne verrai jamais plus, l'idée du carrousel à la fin, des touristes qui s'envoient en l'air, ce Paris qui ne lui ressemble pas (sauf dans les reflets), la scéne qui m'a le plus marqué est cette touriste qui prend une photo, toutes les voitures s'arrêtent (le feux est rouge partout) et les voitures démarrent comme si elles avaient posé pour la photo. Il n'y a pas à dire ce type etait un génie du suggéré, il trompe notre perception. A ce propos la scéne dans le snack eclairé par un néon vert n'est pas mal non plus.
C'est certain, Playtime tout comme Mon oncle est un chef d'oeuvre.
Véritable chef d'oeuvre utopique, Playtime est le film ultime de Jacques Tati. La France évolue dans les années 60 modifiant l'environnement et les comportements des hommes. le cinéaste en véritable humaniste, souhaite attirer l'attention de ses contemporains sur les dangers du "nouveau". Tati s'inquiète de l'uniformisation de l'architecture, l'influence de la société de consommation sur nos existences et dresse alors un portrait sans concession de la France des années 60. Les hommes sont réduits à l'état d'automates habillés de gris, tristes, suivant un (même) parcours tout tracé. Playtime est une joyeuse satire de la société française engagée dans la voie de la modernisation. Heureusement que Monsieur Hulot, véritable grain de sable dans l'engrenage, est là (il est même là en plusieurs exemplaires) pour redonner un coup de pouce à la fraternité, à la fête et au dialogue (merveilleux brouhaha final), au bonheur de vivre en communauté où le désordre est roi. La séquence du Royal Garden est un monument à elle seule. Les gags de Tati sont scrupuleusement élaborés et soulignent le côté saugrenu de nos contemporains à travers le sens inouï de l'observation du cinéaste. Enorme travail sur le son (musicalité des bruits), Playtime est aussi une des plus belles démonstrations de la maîtrise du cadre de l'Histoire du Cinéma. Premier film français à utiliser le format 70 mm, Tati en véritable orfèvre, remplit son cadre large de multiples histoires. Le spectateur est ainsi convié, non pas à subir l'histoire, mais à la construire. Et des histoires il y en a dans Playtime. A chaque vision, une nouvelle mouture est possible. Playtime c'est un émerveillement perpétuel, un genre à lui tout seul. Il est terriblement difficile de critiquer Playtime qui est assurément l'un des films les plus riches que j'ai vu de ma vie : des appartements-vitrines (aucune distinction entre extérieur et intérieur), aux jeux de reflets à la technique surréaliste, on redécouvre Playtime incessamment.