Avis : Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans - Page 10
Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans
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jclgro
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4,0
Publiée le 28 juillet 2010
Un flic sous coke complètement imprévisible mais accompagné par la sublime Eva Mendes. Nicolas Cage est déjanté à souhait, la photographie est un peu glauque, mais l'ambiance de la Nouvelle Orleans post apocalypse est bien restitué. Un bon film de série noire.
Terence McDonagh est un flic hors normes. Sergent à La Nouvelle-Orleans au moment de Katrina il sauve un détenu latino en train de se noyer dans sa cellule inondée et se blesse ce faisant. Une médaille et une promotion au grade de lieutenant viennent récompenser son acte héroïque. Souffrant de douleurs lancinantes au dos, il devient alors dépendant à toute forme de drogue, du cannabis à l'héroïne (au hasard de ses prises sur les dealers, ou même de ses petits chantages minables aux membres de la jeunesse dorée au sortir de la Gator's Gate), les antidouleurs habituels ne lui faisant plus d'effet. Un an plus tard, nouvelle promotion, au grade de capitaine. Entre les deux, une traque haletante, non conventionnelle, et finalement victorieuse, d'une bande de trafiquants ayant massacré toute la famille, femme et enfants compris, d'un concurrent. Ce " Bad lieutenant", sans pouvoir le comparer à celui de Ferrara (jamais vu), est un excellent film : scénario touffu et malin, belle mise en scène (moiteur et mal rampant garantis dans des décors naturels superbement exploités), et surtout un Nicolas Cage exceptionnel, au milieu de tout un petit monde interlope et savoureux, cabossé et grandiose, certainement digne d'une nomination aux prochains Oscars....
Une sorte de remake du film d'Abel Ferrara sorti en 1992, en moins percutant mais plus violent. On retrouve le personnage du lieutenant de police ripoux. Cupidité, addiction aux drogues et au jeu, luxure, perversité... une vraie liste à la Prévert. Seulement, alors que Harvey Keitel semblait irrémédiablement damné aux flammes de l'enfer, son successeur sait parfois se montrer sensible. Alors que Abel Ferrara esquissait un sombre tableau de l'humanité, Werner Herzog se veut optimiste et oriente son antihéros dans la bonne direction. Alors que dans le premier volet ça ne rigolait pas une seule seconde, dans "Escale à la Nouvelle-Orléans" le second degré est de rigueur. En résumé, c'est un peu "Ken le survivant" contre les "Bisounours". Personnellement, j'ai préféré le second opus. D'autant que le scénario est très bien construit et ne laisse pas le loisir au spectateur de s'ennuyer. Le meilleur passage ? Celui avec la vieille et son respirateur artificiel, qui n'est pas sans rappeler "C'est arrivé près de chez vous".
'Badlieutenant " est un excellent thriller avec un excellent Nicolas Cage. Un film dur, extrème, 2 heures de film noir, un regard sans concession , c'est violent, certaines scènes sont "choquantes" on est captivé par cette amérique et sa police corrompue
W. Herzog fait du personnage d'A. Ferrara un personnage type d'officier de police drogué, corrompu, piégé dans ses embrouilles, qu'il transplante dans la Nouvelle Orléans de l'après Katrina. Ça donne l'occasion à John Cage de faire une composition formidable (entre défonce réelle ou simulé) et ça donne quelques scènes bouffonnes à force d'immoralisme ou d'absurdité. Au final on a tout de même le sentiment d'un exercice inutile.
nicolas cage traine son regard fatigué dans le milieu de la drogue. lui-même pourri, il essaie de nous convaincre sans y arriver. film très moyen au final.
Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle Orléans est le remake par Herzog d'un film assez culte auprès de certains cinéphiles réalisé par Abel Ferrara avec Harvey Keitel. Sauf que là où Ferrara jouait sur l'aspect extrêmement rédempteur de l'intrigue manichéenne, Herzog dévie ce point de vue et offre de toute façon une adaptation très libre de l'oeuvre de Ferrara, puisque située dans un autre lieu en d'autres temps. En l'occurrence ici la Nouvelle-Orléans post-ouragan Katrina (Herzog a d'ailleurs bénéficié d'avantages financiers pour tourner dans cette région sinistrée). Pour ainsi dire, Bad Lieutenant est un film... étrange, pas autant que les trips hallucinatoires auquel le père Herzog a pu nous habituer avec Aguirre, la Colère de Dieu ou Fitzcarraldo, mais quand même assez barré. Déjà par la construction de son intrigue qui part sur une enquête policière avant de partir sur d'autres pistes que je tairais pour ne pas vous dévoiler la suite du film. Comme d'habitude des références visuelles reviennent régulièrement comme des leitmotivs tout au long du film (les iguanes et autres reptiles par exemple) et nourrissent des séquences un peu démentes qui retranscrivent l'état mental du héros. Car le personnage joué par Nicolas Cage est une sorte de mix entre le Mentalist et docteur House : perspicace mais solitaire, drogué à la Vicodin (et pas que), misanthrope (une scène d'altercation avec une vieille dame d'anthologie à la clé)... bref un bon anti-héros comme on les aime. Ce que le père Cage sait vraiment bien jouer pour mieux nous rappeler que bien qu'il ait accumulé une liste non négligeable de nanars et autres accidents industriels (quelqu'un pour défendre Ghost Rider ici?), il n'en demeure pas moins un acteur formidable dans les rôles hallucinés et déjantés. A ses côtés, on retrouve un Val Kilmer un peu transparent et plat, le rappeur Xzibit (que mon inculture rappeuse m'a amené à confondre avec 50 Cent) et la pulpeuse, somptueuse, délicieuse Eva Mendes, dont chaque image dégage une sensualité et une fièvre érotique incommensurable. Un polar original donc, gentiment barré mais pas forcément inoubliable malgré la force du récit, la beauté formelle du film et l'aspect très travaillé de son héros.
Nicolas Cage nous livre une interpréation qui lui ressemble, dans ce qu'il est de meilleur à l'image de son rôle de Ben Sanderson dans Leaving Las Vegas. Mais ici, on est à la Nouvelle-Orléans et on ne veut pas perdre un morceau de cet endroit fascinant et trépidant à travers la caméra de Werner Herzog.
N'ayant pas vu le film du même nom d'Abel Ferrara, je ne parlerais pas des ressemblances avec ce "pseudo" remake. Dans ce Bad Lieutenant année 2010 une longue descente aux enfers nous est proposé, des scènes où tout les clichés du genre policier se retrouvent absents et donnent lieu à de véritables scènes cultes. Nicolas Cage incarnant un "flic" à sa démesure, ne respectant rien ni personne. Werner Herzog nous dresse donc un portrait poignant, sombre et décapant. Une belle réussite.
Avec "Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans", l'ennui et la déception gagnent le spectateur. Espérant assister à un long-métrage intelligent, mêlant action et suspens, celui-ci ne s'attendait pas à voir un tel film, sans intensité, sans rythme et sans saveur. L'environnement de la Nouvelle-Orléans n'est pas à son avantage ici, le réalisateur s'attardant uniquement à insister sur les méandres des gangs locaux et d'une police laxiste. Obstruée par l'omniprésence du personnage principal (joué avec une certaine gouaille par un Nicolas Cage convaincant), l'intrigue ne parvient pas à se sublimer et à décoller. Hormis quelques scènes intéressantes, il n'y a aucun passage réellement captivant. Encore un film à jeter aux oubliettes...
La première fois que je l'ai vu, j'étais dans un état second (entendez bourré) et je dois dire que je n'avais pas été conquis plus que cela. Mais je viens de le revoir et j'en suis bien content... Le film répand quelque chose d’extrêmement bestial, quelque chose d'animal. Je n'ai pas vu la version de Ferrara, je ne peux donc pas comparer. Mais ce qui m'a vraiment plus dans cette version de Herzog, c'est la façon dont il présente son film. Comme si celui-ci relevait plus du documentaire animalier que d'une simple fiction. Les animaux se sont nous et les observateurs se sont des reptiles... Les rôles semblent inversés et nous questionnent sur notre façon de vivre. Alors qui sont les vrais animaux ici ? Pas si simple à dire...
Les tribulations d'un lieutenant de police gavé de médoc et de drogues en tout genre, suite à un tassement de vertèbres... Nicolas Cage porte ce film sur ses épaules et s'en sort avec brio ! Un bon scénario et du rythme évitent l'ennui mais ce n'est pas le film de l'année.