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loulou451
146 abonnés
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4,0
Publiée le 16 janvier 2012
Après une longue traversée du désert, Bertrand Tavernier retrouve un peu de sa superbe en renouant avec ses premières amours : le cinéma d'époque. Cette fois-ci, le réalisateur de "Que la fête commence", fait un bond en arrière de près de deux cents ans et aborde le thème des guerres de religion, prétexte aux rivalités amoureuses et politiques de la cour de Charles IX. Certes, Tavernier est encore loin du compte de l'immense "Vallée perdue", de Clavell, ou plus près de nous, de la "Reine Margot", de Patrice Chéreau, mais son cinéma intimiste et passionné parvient peu à peu à prendre corps, par la grâce de l'interprétation sans faille d'une distribution prestigieuse où règne en maître le couple Lambert Wilson-Mélanie Thierry. Les dialogues font mouches, et si on peut regretter les lenteurs d'un scénario poids lourd, on apprécie aussi la pertinence des situations historiques. Un très bon film au final. Le meilleur de Tavernier depuis l'incontournable "Capitaine Conan".
Adapté de la nouvelle éponyme de Madame de La Fayette, ce film signé Bertrand Tavernier nous embarque au sein d’un groupe d’aristocrates français tous plus ou moins cousins, dans la France du XVIème siècle, celle des guerres de religion et du massacre de la Saint-Barthélémy. Plus précisément, il nous fait suivre les tourments sentimentaux de Marie, la fameuse princesse de Montpensier du titre (superbe Mélanie Thierry). Mariée à un homme qu’elle n’aime pas, éveillant malgré elle la convoitise de tous les jeunes hommes qu’elle croise sur son chemin, elle ne cessera de désirer tout au long de sa vie son amour de jeunesse (Gaspard Ulliel) spoiler: qui finira par la décevoir aussi . Après un démarrage franchement long – le film dure 2h20, soit une demi-heure de trop – Tavernier parvient à donner corps à cette imbrication d’intrigues amoureuses et de rivalité familiale larvée. Dans ce long-métrage au budget conséquent, un vrai soin a été apporté aux décors, aux costumes et aux séquences de bataille. Mention spéciale à Raphaël Personnaz, éblouissant et surprenant dans le rôle du futur Henri III.
Bertrand Tavernier à l'habitude de fresques historiques, et cela se sent. Son adaptation est loin de sentir la naphtaline. Et pourtant, tout était réuni pour tomber dans les pièges de l'académisme: roman issue du patrimoine de la littérature française; contexte historique complexe (les Guerres de Religion); film en costumes de plus de 2heures... S'il n'atteint pas la modernité de "La Reine Margot" de Chéreau, son adaptation est un modèle de rigueur, d'écriture et de maîtrise. Un classicisme exemplaire, qui n'ennuie jamais, propose des idées de cinéma, et met en valeur ses interprètes. Du cinéma en costumes de qualité, digne de son réalisateur.
Bertrand Tavernier tente de renouveler le film d’époque français en essayant de moderniser le genre. Hélas, cela ne suffit pas vraiment. On se retrouve au final devant un long métrage assez classique. La première heure est beaucoup trop longue et souffre de remplissages inutiles importants, peu présents dans la nouvelle de Madame de Lafayette. Reste malgré tout un casting masculin excellent, particulièrement Lambert Wilson qui est ici super. Grégoire Leprince est peut être le seul acteur ne réussissant pas s’imposer devant la caméra de Tavernier. Les scènes de combats restent divertissantes et bien maîtrisés, chose rare dans un film d’époque français ces dernières années.
Une grande actrice est née ! C'est assurément le rôle de sa vie pour Mélanie Thierry. Elle nous délivre un échantillon incroyable de son talent, avec une prestation toute en retenue, en pudeur, en passion comprimée et en curiosité ingénue. Sublime ! Le tout en robe d'époque perlée qu'elle porte avec un charme incroyable... Il faut dire aussi que Bertrand Tavernier nous a réalisé un cocktail explosif dans un contexte historique parfaitement rendu, quand la barbarie du Moyen Age abandonnait (difficilement) le terrain à la culture et à l'esprit de la Renaissance. On a droit à des combats bestiaux, à des jeux de cour perfides, et à des rapports humains très violents, heureusement pondérés par l'humanisme du personnage joué à la perfection par Lambert Wilson. Un petit conseil au spectateur pour bien profiter de l'intrigue : passez dix minutes sur Wikipedia à vous remémorer les acteurs et les péripéties de cette période troublée de notre Histoire de France... Mais, ne vous laissez pas impressionner pour autant... La petite histoire comme la grande reste abordable. Et le français des dialogues est un vrai bijou de langue. Un dernier grand chapeau à la photo. L'image est absolument magnifique, tout au long du film.... A ne pas louper !
J ai mis beaucoup de temps avant de voir ce film . J avais peur de m ennuyer et au final c est une bonne surprise. Bertrand Tavernier était un grand réalisateur et ses films m avaient marqué. Celui là fait parfois penser à la brutalité de La Passion Béatrice autre film marquant de sa filmographie. Le défaut qu on peut trouver parfois vient de l interprétation de certains comédiens. Mais le tout est plutôt réussi.
Vu en avant-première en présence de Bertrand Tavernier, Mélanie Thierry et Gaspard Ulliel, La Princesse de Montpensier est loin d'être le meilleur film du cinéaste. Le casting est inégal : ainsi, si Lambert Wilson, Mélanie Thierry ou encore Gaspard Ulliel sont formidables, Grégoire Leprince-Ringuet est une grande erreur de casting. Il récite son texte de manière monocorde sans conviction et n'a aucune palette de jeu. Les scènes de bataille sont extrêmement mal chorégraphiées et sont autant de fautes de mauvais goût. Ces défauts mis à part, La Princesse de Montpensier est loin d'être un film sans qualités. Outre une partie du casting formidable, les dialogues sont merveilleusement écrits par le formidable Jean Cosmos, qu'on ne présente plus. La reconstitution est très soignée et Tavernier a l'intelligence de ne pas chercher à tout prix à trop coller à l'époque. Ainsi, la musique est quelque peu anachronique mais s'harmonise parfaitement avec les scènes, et la réalisation de Tavernier est d'une indéniable modernité, rendant le film énergique. le cinéaste évite ainsi les écueils et les pièges habituels de ce genre de film. Beau spectacle, qui aurait mérité de repartir avec le Prix du scénario à Cannes, mais certains défauts qui gâtent un peu le tout. Dommage.
dans le genre grande fresque socio-historique, une vraie réussite. Tavernier a beaucoup la reconstitution, et effectivement les costumes et les coutumes nous plongent dans un monde qui nous semble à la fois proche par ses références à l'histoire de France, mais aussi lointain de par les pratiques familiales de la noblesse. La passion existe, le mariage par amour est lui un ovni. les chevauchées dans la campagne sont superbement filmées, souvent dans plongée non conventionnelle. Wilson est étonnant en comte de Chavannes, torturé entre sa passion éconduite, son refus de l'absurdité des guerres de religion. Le duc d'Anjou est d'une roublardise cruelle tandis que Guise se bat sur tous les fronts. La boucherie des champs de bataille fait frémir, mais la civilisation a-t-elle beaucoup progressé quand on revoit le Soldat Ryan ou les sentiers de la gloire.
Tavernier reconstitue et nous laisser prendre parti. En nous gatant d'un beau spectacle.
Intéressant de comparer la potiche véritable de XVIème siècle de la potiche du film éponyme des années 70. La vie contraignante, vide de sens et sans échappatoire, car subissant la violente domination mâle (père, cousins, mari, proche et amant) d'une princesse intelligente et courageuse, est dépeinte par un Bertrand Tavernier en grande forme. La mise en scène, le rythme, le casting,(Lambert Wilson meilleur que jamais) le scénario et les scènes de batailles, sont au service du récit et des thèmes récurrents dans l'oeuvre de notre réalisateur : l'absurdité de la guerre, l'abus de pouvoir et la condition féminine. Chapeau.
Un film en costume de très belle facture, des acteurs intéressants dont un Lambert Wilson qui avec l'age se bonifie et un Raphaël Personnaz que je découvre. Par contre le role par moment trop passif donné à Mélanie Laurent n'aide pas vraiment le film surtout sur le final ou l'intrigue se consume plus qu'elle ne brule, c'est un peu la limite du film avec Leprince Ringuet.
Le goût du détail, celui de l'intrigue et le dernier film de Tavernier fait qu'il est réussi ! Nous sommes plongés dans la France du XVIème siècle avec son parler, sa manière d'être. Un très beau film dans la lignée des bonnes cuvées que le cinéaste nous a habitué à déguster.
Très beau film. Les acteurs sont magnifiques, Lambert Wilson epatant et Raphael Personnaz super. On comprend que tous ces hommes soient amoureux de la belle Marie. Tavernier a très bien réussi à faire exprimer les sentiments amoureux a ses acteurs. ce film et un bijou, j'ai adoré.
Film très juste d'un toujours grand du cinéma français. Mélanie Thierry est bien entendu l'axe principal du film et campe ce personnage adulé par autant d'hommes avec fougue et beauté. La reconstitution historique n'a rien à envier aux grosses machines hollywoodiennes : on se croirait au temps de Guise, Anjou, Catherine, ...Mme de Montpensier !
Le film n'est pas sans intérêt, mais pour la première fois, j'ai été déçu par long métrage de Bertrand Tavernier. L'ensemble est sans relief, et pourtant, point par point il m'est difficile de porté des griefs tant individuellement je n'ai quasiment aucun reproche à faire. La mise en scène n'est pas époustouflante mais plus que correct, le constat pour les comédiens est similaire. Les costumes sont très bien, les décors très beaux, mais voila, l'assemblage ne fonctionne pas il manque du souffre, de la passion ... Le contenu est bien trop fade ! Un long métrage pas désagréable, intéressant, mais trop facile ... Dommage.