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Un visiteur
5,0
Publiée le 21 octobre 2009
Film lent et poignant, jeu de rôle impeccable. La caméra très indiscrète suit les acteurs à la perfection. Il est rare de voir un film aussi intelligent. A voir absolument.
une très belle histoire d'amour et une vraie déchirure. un film presque muet où toutes les émotions se réflète dans les regards, les non-dits. les 2 acteurs transmettent toute la vérité sur une rencontre pareille, mais la vie ordinaire reprend le dessus. dommage
il y a dans ce film comme un moment d'amour suspendu tel une note de musique accrochée à l'archer du violon. On attend tous qu'elle retombe en espérant qu'elle ne brise ni les coeurs ni les âmes des deux personnages principaux. Voilà un exercice de cinéma comme on aimerait en voir plus souvent, sans effets provocateurs, sans mensonges. Juste un moment de plaisir!
Bouleversant. Pour tant de réserve, de subtilité et de justesse. Tous les acteurs, V. Lindon, S. Kiberlain, A Atika, expriment leurs sentiments avec une finesse incroyable. Position des mains, direction des regards. La musique, les décors, les lumières : un véritable enchantement. Un calme de surface et une tension de plus en plus forte, porte l'histoire à son paroxysme. la scène de la gare est (entre autres) magnifique. L' élan de Jean entravé dans le couloir souterrain, à quelques mètres d'une issue possible... J'ai adoré. Merci !
Stéphane Brizé nous donne une fois de plus un « film de chambre » par analogie avec la musique du même nom. Il est d'ailleurs significatif de constater que l'instrument par excellence de ce genre musical - le violon - peut être considéré comme le pivot central de l'oeuvre, ce violon dont joue sensuellement l'institutrice (Sandrine Kiberlain, merveilleusement diaphane) amoureuse au premier regard (et réciproquement) du parent d'élève maçon (Vincent Lindon, très juste comme toujours). Ces deux-là vont se regarder pendant une heure et demie sans presque se parler, ils vont s'épier à travers des jeux de lumière subtilement étudiés et délicatement rendus par une caméra toujours bien placée. Malheureusement, leurs destinées vont évoluer inéluctablement vers une fin inévitable que l'on connaît d’avance. C'est toujours le même problème avec Stéphane Brizé qui, pour être indiscutablement un auteur, n'en manque pas moins de souffle et de laissez aller. À force de filmer le vide, on finit par le refléter, et c'est dommage tant le film - comme les précédents et notamment le subtil mais trop sage Je ne suis pas là pour être aimé - recèle des qualités intéressantes. Signalons pour finir sur une note positive que Jean-Marc Thibault, dans un rôle pourtant ectoplasmique, montre, une fois de plus et à quatre-vingt-six ans, qu'il est un remarquable comédien.
si c'est lent, c'est réaliste et bien qu'ayant préféré le jeu de Vincent Lindon à celui de Sandrine Kiberlein, les acteurs sont bons et j'ai apprécié surtout la fn : n'a-t-on pas intérêt en amour, à rester dans ce que nous connaissons ?
je n'ai même pas eu le courage d'attendre la fin, tant j'ai trouvé ça invraissemblable et surtout ennuyeux. Pourtant ça démarre très bien, en stigmatisant les difficultés des gens modestes face à l'enseignement et la culture. Mais ensuite, cela dégénère en une succession de situations très peu crédibles, comme celle du changement de la fenêtre, les dialogues, ou plutôt le manque de dialogue, qui font de ce film que Vincent Lindon hésite à qualifier de Sautéien - qu'il n'hésite pas, parce qu'on est très très loin des chefs d'oeuvre de Monsieur Sautet - un monceau d'inepties. Rien ne colle, tout sonne faux, sauf les acteurs et encore : Lindon fait du lindon, genre balourd et borborygmes, Aure Attika est plutôt convaincante, Sandrine Kiberlain franchement ennuyeuse. Elle a l'air toujours étrangère à son rôle...Coup de gueule personnel : que monsieur Lindon se contente de jouer (toujours pareil d'ailleurs) plutôt que de nous asséner des leçons politiques indignes du café du commerce, à force de cotoyer la principauté de Monaco et de ne plus prendre le métro, il a visiblement perdu le pied avec la réalité. Qu'il garde ses effets de manche et sa bonne conscience pour ses amis et ses propos d'acteur pour nous...enfin, le peu qu'il puisse en dire.
Un film qui traine en longueur, pas d'actions, tres melancolique Bien la bonne interprétation par Vincent Lindon, le scénario est trop doux, trop calme sans rebondissement. C'est dommage car le theme était sympa a être traité
On peut avoir réalisé un pur chef d'oeuvre et devoir attendre 4 ans pour réaliser de nouveau un film ("Entre adultes" sorti après "Je ne suis pas là pour être aimé" avait été tourné avant !). C'est pourtant ce qui est arrivé à Stéphane Brizé, dont toutes celles et tous ceux ont vu "Je ne suis pas là pour être aimé" gardent un souvenir ému. En plus, il y a un problème après un tel film : le suivant sera-t-il à la hauteur. Je rassure tout le monde : "Mademoiselle Chambon" n'atteint pas tout à fait les sommets d'émotion et de mise en scène de "Je ne suis pas là ...", mais on n'en est pas loin. Il a toujours cette maîtrise pour faire dire plein de choses par des silences et des des coups d'oeil, bien servi qu'il est, il est vrai par des comédiens extraordinaires : une Sandrine Kiberlain toujours aussi frémissante, un Vincent Lindon taiseux, tout d'une pièce. Sans oublier Aure Atika, pas dupe dans son rôle d'épouse qui, peut-être, va se retrouver trompée, voire abandonnée. On peut dévoiler sans problème ce qui est très vite le départ de l'intrigue : Vincent Lindon, maçon, tombe manifestement amoureux de Sandrine Kiberlain, l'institutrice de son fils et réciproquement. En alternant intelligemment plans séquence et champs-contre-champs, Stéphane Brizé arrive à captiver sur une histoire à la fois minimale et commune.
Un beau film que certains trouveront touchant et émouvant et d'autres ennuyant au possible, si vous aimez les films avec de longues scènes silencieuses où le spectateur découvre les sentiments des acteurs vous adorerez, sinon oubliez.... je suis entre les deux, je l'ai trouvé très bien filmé mais je ne me suis pas passionnée pour le sujet
Cette année 2009 aura marqué le retour des films " d'amour " dans le cinéma français. " Mademoiselle Chambon " est certainement celui le plus abouti, le touchant, le plus bouleversant. Il faudrait remonter à " La femme d'à côté " pour nous faire ressentir à ce point le sentiment viscérale d'une passion entre un homme et une femme. Stéphane Brizé nous avait déjà donné un avant goût de son savoir faire question émotion avec " Je ne suis pas là pour être aimé ", qui avait permis à ses trois comédiens principaux d'être nommés aux César. Il ne fait aucun doute que le même sort attendra les comédiens de " Mademoiselle Chambon " , tous parfait, du premier au derniers rôles. Un film qui fait du bien dans le panorama intello bobo parisien insupportable du cinéma d'auteur français actuel.
Qui mieux que Stéphane Brizé, cinéaste délicat (Le bleu des villes, Je ne suis pas là pour être aimé), pouvait adapter la subtile et mélancolique musicalité de Mademoiselle Chambon écrit par Eric Holder ? Le passage du livre au grand écran est périlleux mais quelques scènes suffisent, au début du film, pour croire dans la réussite du projet. C'était un peu trop facilement oublier l'extrême minceur de l'intrigue et, pardonnez cette offense, sa grande banalité. Là où le style de Holder faisait merveille, Brizé, qu'on a connu plus inspiré n'a que des silences et des regards à proposer. Exprimés par des acteurs du calibre de Kiberlain et Lindon, le film peut faire illusion un temps. Mais pas sur la longueur ! Le réalisateur étire les scènes au maximum mais quand le charme est rompu, l'entreprise est désespérée. Ne reste de Mademoiselle Chambon qu'un morceau de violon et une tristesse insondable. A moitié réussi ou à moitié raté ? Le film n'est qu'un demi bonheur.
Bien joué, adapté d’un roman sûrement bon et filmé avec délicatesse, ce récit d’un adultère non assumé émeut par sa sobriété mais n’évite pas les dérives d’un certain académisme français, conforté par d’insistantes notes de piano et violon. Attachant mais inabouti.