Un dépressif tente tant bien que mal de se réinsérer dans le monde social et surtout amical. Il rencontre la nounou de son frère... Tout le film se concentre sur leur relation inattendue (pas de point commun, différence d'âge assez importante) et incertaine. Greenberg revoit dse anciens amis, cherche à reprendre contact sans jamais penser à se remettre en question , la nounou ellelui demande moins que les autres... Ben Stiller joue à contre courant mais parfois on sent qu'il se contrôle trop, une concentration parfois trop voyante. Le scénario est excellent (bon partage entre rencontres, idylle et le chien) et les dialogues intéressant. Il manque peu de chose pour un faire une vraie réussite. Cependant c'est un film plein de charme et très humain.
Deuxième film de Noah Baumbach après l'excellent Les Berkman se séparent. Aussi scénariste pour Wes Anderson (La vie aquatique, Fantastic Mr Fox), il nous offre là un film bien dépressif. Où personne ne va bien, même le chien. Chacun vivant dans les limbes d'un passé raté et/ou dans un avenir non désiré. Mieux vaut avoir le moral en entrant dans la salle car le film ne vous le donnera pas. On pourrait penser qu'il est fait d'une douce (ou folle) mélancolie, pour ma part ce serait plutôt d'un beau désespoir. Parti de là on passe tout de même un bon moment. C'est grinçant, agaçant voir dérangeant, nous renvoyant peut être à nos propres angoisses. Surtout si on a l'âge du protagoniste principal et de ses amis. Les dialogues sont bien écrits même si c'est très bavard, les situations bien amenées. L'ensemble du casting est très convaincant. Ben Stiller en tête. Il prouve qu'il est aussi très bien dans des rôles plus dramatiques, loin de ses bouffonneries habituelles. Greta Gerwig est une belle révélation. Rhys Ifans est comme toujours très bien, flegme britannique inclus. On retrouve la rare Jennifer Jason Leigh, également productrice et scénariste. Avec aussi Merritt Wever, l'infirmière stagiaire de Nurse Jackie. Tout cela fait de ce Greenberg une comédie dramatique sous Prozac, pas vraiment gaie, plus amère que douce mais tout de même bien faite. Mais pas pour aller rigoler entre amis...
Le cinéma indépendant est à prendre avec des pincettes, car c'est tout un univers artistique qui s'étale, un peu comme la peinture sur une toile. Soit on aime, soit on déteste. De mon point de vue, c'est la douche froide. Ben Stiler en vieux garçon indéchiffrable et simplet, ça ne prend pas. Ce personnage est tellement atypique, un peu tête à baffe sur les bords. Lui-même ne sait pas ce qu'il veut, il piétine et s'enlise dans une monotonie morbide. Son côté dépressif et misanthrope le rend encore moins attachant qu'il ne l'est. Autrement dit, ce personnage campé par Stiler n'a pas sus retenir mon attention. D'ailleurs, le scénario nous l'amène comme un cheveux sur la soupe, sans aucun dynamisme. Le voir tourner en rond, constamment insatisfait est d'un agacement sans nom. Le film dégage une mélancolie latente, d'où est presque exclu le rire. Portrait tristounet d'un homme sans envergure, calfeutré dans le passé et souvent retissant envers les petits bonheurs fugaces. Greenberg est irrécupérable. Son histoire est d'un ennui profond. Très peu pour moi. A voté!! 2/5
Ennuyeux, bavard, inintéressant, ce film est l'illustration du snobisme des critiques cinématographiques qui ont peur de rater le chef d'oeuvre de l'année! Les spectateurs se sauvent petit à petit et font regretter à celui qui est resté d'avoir choisi une place au fond contre le mur...A sauver peut-être de ce naufrage, l'inconnue Greta Gerwig en bonne fille sans énergie ni volonté qui tient son rôle honnêtement et qu'on voudrait revoir bientôt sous la férule d'un vrai réalisateur.
Un film intéressant, produit du cinéma américain indépendant, reposant en apparence essentiellement sur des dialogues longs et nombreux mais s’appuyant aussi et peut-être surtout sur une recherche au niveau de l’image et du montage. C’est la définition d’un certain cinéma, plus fréquent en Europe qu’en Amérique, représenté en France par Rohmer par exemple. Donc saluons déjà cette rareté d’un cinéma américain qui se détache de ses principes et de la production courante. Au niveau de l’interprétation ensuite, Ben Stiller casse complètement son image et nous surprend en interprétant de façon remarquable un personnage névrosé et torturé. Greta Gerwig, son complément féminin, est éclatante de justesse et de spontanéité. Le propos n’est certes pas nouveau (la difficulté de « communiquer » entre les êtres humains) mais il est traité de façon honnête et originale. L’ensemble dégage une impression puissante d’authenticité et apporte vraiment une touche de fraîcheur dans le panorama du cinéma américain.
Greenberg est une assez bonne comédie romantico-dramatique. Les personnages sont bons. Cependant, on peut reprocher à ce film d'être peut-être trop prêt de la réalité ce qui nous retire toute envie d'aller chercher plus loin, de rêver, ou d'avoir quelconque émotion. Dommage car le travail de réalisation est satisfaisant.
Film très doux, ce qui change de Ben Stiller. Dialogues assez fins, les acteurs sont bons, la BO toute aussi tranquille. Vraiment ça fait un peu réfléchir, mais c'est une bonne remise en question de soi.
Lent et bavard, il ne se passe pas grand-chose, scénario très mince: rencontre de 2 losers. La seule qualité du film réside dans la performance de Ben Stiller dans un rôle à contre emploi de dépressif antipathique, il est bouleversant.
La force de Greeenberg réside dans le fait qu'il parvient tout à fait à nous mettre dans l'état d'esprit de son personnage éponyme. Pas vraiment drôle mais pas non plus dramatique, le personnage incarné avec brio par Ben Stiller ne se pose pas de question mais se prend bien la tête en se la jouant à la cool. Greenberg parle d'une génération perdue dans la société de surconsommation, dont les rêves se sont perdus dans le profit et/ou les responsabilités.
Une oeuvre qui regroupe plusieurs thèmes très humains tels que l'existencialisme, l'amour ou bien encore l'amitié. Tout cela abordé d'une façon bien étrange. En effet, on suit l'histoire d'un homme constamment à la recherche de lui-même, de son destin, son but dans la vie sans jamais vraiment savoir vers quel axe se tourne le film. Tout cela devient vite irritant, à tel point que l'on se demande ce que le réalisateur souhaite exprimer. De plus, le rythme du long-métrage laisse à désirer, la faute à une grande présence de dialogues peu accrocheurs. Néanmoins, on retiendra des performances d'acteurs franches et touchantes, mais cela reste bien maigre au vu du spectacle offert.
N. Baumbach, scénariste de W. Anderson, s'est taillé une jolie réputation avec son 1er film. L'heure, difficile, de la confirmation a sonné. Avec un B. Stiller dans une forme olympique et un pitch simplissime (un homme, une femme, il la veut, elle est pas contre) mais compliqué par le caratère difficile de son héros, le film est dans la norme du ciné indé ricain (musique branché, pop culture underground, noirceur trop forcée, acteurs au top, personnages barrés) bref un empilement de poncifs aussi prévisibles qu'un blockbuster signé M. Bay. Mais il faut dire que certains dialogues, certaines situations valent le détour ainsi que la vision un peu désenchantée de cette Amérique déglinguée. C'est sympa, c'est bien fait, l'image a du grain mais c'est arty bref c'est standard. QUi plaît ou pas. Moi, ça me dérange pas tant que c'est drôle et sans prétention. D'autres critiques sur
Greenberg est pour moi le quatrième films de Noah Baumbach que je découvre, peut etre le plus beau, surement le plus dure aussi ... Les personnages sont un peu déglingués, c'est bien ce qui contribue à rendre ce film attendrissant et infiniment poétique. Certaines séquences prennent aux tripes, les rires comme pour toute bonne comédie mas aussi un sentiment plus complexe et difficile à décrire qui rend ce long métrage encore plus bizarre mais éperdument plus élégant. Le casting est super, Ben Stiller est comme toujours plein de ressources et de surprises. Greta Gerwig est un peu moins joviale et pétillante que d'habitude, elle m'a étonné dans ce registre, cette actrice sort du lot ! Un autre gros coup de cœur ici, Rhys Ifans, le pendant parfait de l'excellent Ben Stiller. Ce long métrage est des plus déroutant, on plonge dans les névroses et les moments de gênes et pourtant cette copie réconforte ... Un joli travail !
Les comédiens sont plutôt bons (Rhys Ifans est d'ailleurs étonnant de sobriété) mais cette comédie douce-amère fini malheureusement par tourner vite en rond et manque singulièrement d'humour.
Ben Stiller dans un style plus posé et subtile qu’à l’accoutumé, c’est assez rare pour qu’on y jette un coup d’œil. Dans cette comédie dramatique indépendante, Ben Stiller incarne un quadra un peu paumé qui débarque à Los Angeles avec l’envie insolite de ne rien faire. Sans trop se fatiguer Noah Baumbach se repose sur ses personnages en marge de la vie qui n’ont aucun but du début jusqu’à la fin de ces 1h45 de film. Rien dans "Greenberg" ne fait preuve de réelle originalité, de la musique pop-électro-rock aux plans d’un Los Angeles impersonnel en passant par la mélancolie de ses personnages. Fort heureusement Ben Stiller est un bon acteur, bien que par habitude, il préfère cacher ses talents dans des comédies souvent lourdes, il réussit ici à surprend et intriguer. Greta Gerwing compose quant à elle un personnage attachant qui, s’il avait bien été utilisé, aurait pu permettre à ce film de décoller un peu. Mais il n’en est rien, le rythme reste désespérément lent, Noah Baumbach ne fait que mettre en scène ce désemparement compréhensible qu'on certains face à la vie mais sans jamais nous faire entrevoir la lumière au bout du tunnel, dommage.