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Zoumir
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1,5
Publiée le 1 décembre 2011
Dans Greenberg, il y a surtout de bons acteurs, Ben Stiller en tête, à contre emploi en quadragénaire antipathique en pleine crise ayant pour l'instant décidé de ne rien faire de sa vie. Coup dans l'eau ou coup de génie, le gros problème reste un réalisateur qui ne sait pas trop quoi faire de son film à l'image de son héros. On se demande très longtemps dans quelle direction ce film va nous emmener...trop longtemps, et seule la fin explicative du malaise profond vaut le coup. Bref, une bonne performance d'acteurs dans une Å“uvre un poil soporifique.
Film sobre , assez lent , mais qui manque d'âme . Certainement un des films ou Ben Stiller joue un rôle assez touchant , mais on s'en qu'il ne se sent pas dans son élément ; considéré comme un film indépendant , donc avec peu de budget pour le film , Greenberg s'en sort pas trop mal , mais reste assez limité . Une histoire en eau de rose , qui ne surprend pas ; le couple Stiller - Gerwig est trop peu intéressant , que le film s'endort sur leur relation . Il manque autre chose ; peut-être un peu de caractère , d'humour , ou de drame. En bref , Greenberg est loin d'être incontournable cette année , mais le film reste tout juste correct , et sans plus .
En dépit de quelques bons moments, "Greenberg" ne parvient jamais à toucher le spectateur comme il souhaite le faire. Souffrant d'un point de vue rythmique, c'est plutôt un soulagement de voir un générique de fin soudainement apparaître à l'écran... Dommage pour Ben Stiller qui semblait avoir décrocher un rôle dramatique à sa mesure.
Je ne m’attendais à ce qu'un film sur un quadragénaire dépressif retrouvant ses anciens amis puisse être un grand moment de rigolade. C’est donc bien un film teinté de mélancolie que j’ai vu là, mais sa mise en scène semblait plus inspirée de celle de Wes Anderson que celle de Ken Loach. J’ai toutefois trouvé intéressante cette vision réaliste de la Californie actuelle faite à travers cet antihéros attachant, malgré ses longueurs narratives. J’ai surtout apprécié l’interprétation surprenante de Ben Stiller aux antipodes des rôles survoltés dans il nous a habitué à le voir. Bref, c’est un mélodrame au scénario original mais plombé d’une construction lente que nous a envoyé le cinéma indépendant américain.
Il arrive parfois de l'autre côté de l'Atlantique un objet inclassable, ni vraie comédie romantique, ni drame larmoyant, ni critique sociale appuyée, ni film d'auteur plébiscité par la presse bobo occidentale. Greenberg bénéficie d'une tête d'affiche bankable (Ben Stiller himself) et présente par ailleurs un portrait en creux de ce qu'est l'Amérique aujourd'hui. Le tableau n'est pas rose, il est gris, voire gris noir, et même peut-être anthracite foncé. Le personnage joué par Stiller est en dépression, il est maniaque (s-ces courriers : extraordinaires !), new-yorkais, quarantenaire célibataire, a séjourné en hôpital psychiatrique, et ne fait rien : bouh. Lorsque que son frère part au Viet Nam en voyage (pour affaire, pas pour dégommer du Viet-Cong), il vient occuper sa maison en Californie. Il séduit (si on peut dire) la femme à tout faire (assistante !) de son frère : nunuche sexy et gourdasse, jouée par une formidable Greta Gerwig poupée désarticulée, dévertébrée ? Le sexe entre eux est pitoyable, un soutien gorge qui ne se dégraffe pas, un cunnilingus interrompus, c'est à en pleurer, un curetage entre deux portes, et cela fournit deux des plus belles scènes de Greenberg. Tout dans le film, sous des dehors doucereux, respire l'échec, le ratage complet, l'incommunicabilité profonde. Du Woody Allen période September, ou une sorte de Breat Eaton Ellis sans l'aspect trash. La Californie, sa jeunesse dorée, ses villas avec piscine apparaît comme l'enfer à l'envers, Mullholland Drive sans génie et sous Prozac. Résumons nous : un film fondamentalement, paisiblement triste, à ne pas voir si on l'est (triste), sous peine de tentative de suicide par défaut, aux wee-wee hours. Même le nom du chien (l'être envers lequel les humains du film arrivent - un peu - finalement - à être humain) est triste : Mahler. Malheur ? D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Ben STILLER you are fantastic! Oh!!!! How do you do that? You are so great man! Incroyable mais vrai, ce changement de registre pour l'acteur qui lui réussit à M-E-R-V-E-I-L-L-E-S!!! Jamais je ne l'aurais cru, passer du registre comique (où il excelle), à celui d'un dépressif qui arrive à faire (vraiment) peur! L'actrice qui l'accompagne est splendide elle aussi, et touchante, on a l'impression de l'avoir déjà croisé quelques part... Trés bon film en général donc, bon acteurs (mieux que bon d'ailleurs), bon scénario, belle image (aux Etats-Unis), c'est un plaisir!
Si Ben Stiller est plutôt habitué aux rôles comiques, il a déjà démontré par le passé qu’il pouvait très bien porter un rôle un peu plus sérieux (« La Famille Tennenbaum », par exemple). Greenberg, c’est SON rôle, une comédie dramatique qu’il va vraiment porter à bout de bras. Ce film est d’autant plus attirant qu’il est écrit et réalisé par Noah Baumbach (réalisateur de l’excellent « Les Berkman se séparent », et scénariste de « La Vie Aquatique » et « Fantastic Mr. Fox » de Wes Anderson).
Ben Stiller est donc Roger Greenberg, un musicien un peu à la déroute, qui ne sait plus vraiment où il en est. Après un séjour en hôpital psy, il retourne passer quelque temps dans la maison de son frère, celui-ci étant parti en vacances. Cela convient parfaitement à sa nouvelle mentalité, puisqu’usé d’avoir essayer de mettre en place des projets qui n’aboutissaient pas, Greenberg revendique désormais son « droit de ne rien faire ». Très vite, il va donc faire appel à l’assistante personnelle de son frère, Florence Marr (Greta Gerwig), une fille autant sinon encore plus paumée que lui.
Le film commence de façon assez classique : on sent qu’une relation aussi impossible que logique va se créer entre les deux personnages, aux vies tellement similaires que le couple va vite se transformer en « Je t’aime, moi non plus ». Une relation qui échoue donc, mais qui reste bien présente, car le statut de Florence l’amène à devoir rendre service à Greenberg. Le chien des Greenberg constitue d’ailleurs un lien assez fort entre les deux. Comme un fil rouge, tout au long du film, il constituera un point de repère dans cette relation houleuse.
Et puis, le film change de ton. La deuxième partie se voit traitée de façon bien plus grave, dépressive. Le spectateur se voit envahi d’un sentiment très troublant, tant le blues de Greenberg est communicatif. Une scène en particulier illustre cela, quand Brie Larson (déjà aperçue dans la série « United States of Tara » et le court-métrage The Babysitter ; prochainement à l’affiche de Scott Pilgrim) et Juno Temple s’invitent chez les Greenberg pour une soirée improvisée. La maison est envahie d’ados beaucoup plus jeunes que Roger Greenberg, mais pourtant, on sent qu’il se retrouve plutôt à l’aise à ce moment-là. Alors qu’il montre de grosses difficultés à communiquer avec trois personnes de son âge, il se livre sans aucun souci à une cinquantaine de jeunes de 20 ans.
C’est à la suite de cette séquence que Greenberg glissera dans une phase hors de contrôle, se fiant uniquement à son instinct, et allant même jusqu’à agir de façon déraisonnable. On sent qu’il est en train de s’abandonner à tout, de retomber dans ce qui avait dû contribuer à l’échec de sa vie d’avant. Mais, avant que la panique nous gagne, le réalisateur Noah Baumbach change à nouveau son film de sens et nous offre un final salvateur, à contresens de cette seconde partie.
Au final, si cette « dramédie » commence de façon classique, elle sait se détourner des habitudes des films indés « formatés » Festival de Sundance grâce au spleen dans lequel baigne la seconde moitié du film. Mais heureusement, un spleen dont est réellement délivré le spectateur dans les 5 dernières minutes.
Porté par des acteurs tous plus convaincants les uns que les autres (mention spéciale à Greta Gerwig), y compris les seconds rôles, Greenberg est une belle surprise à ne pas rater. On espère que le film marchera, mais quand on voit la concurrence, cela risque d’être difficile. Donc, si vous en avez l’occasion, rendez-vous dans les salles obscures dès le 28 avril pour voir Greenberg, un film le mérite.
Greenberg porte bien la pâte de Noah Baumbach, que j'aime beaucoup. Un film au rythme relativement lent où on suit juste la vie plus ou moins banale de gens normaux, mais le tout avec des dialogues très bien écrits. Ça manque vraiment d'émotions pour que je lui accorde une excellente note comme j'avais pu faire pour Frances Ha ou Marriage Story, mais ça reste un sympathique film.
Très belle surprise et pour ma part un des meilleurs films de ce début d'année. Le ton toujours juste, la bande originale impeccable, des acteurs formidables vous entraînent dans cette histoire de quadra dépressif et de jeune femme un peu perdue.
Si le film a tendance à patiner et à aller nulle part, on parlera là de son côté nihiliste.Reste un personnage, Roger Greenberg qui parvient malgré tout à être saisissant tant il est complexe et magnifiquement interprété par Ben Stiller. Ainsi le spectateur peut être maintenu en éveil grâce à l'attitude de ce personnage anti-pathique mais pas totalement.Doux mais mineur dans le genre, on a déjà vu mieux
Encore un film très délicat de la part de Noah Baumbach qui ne laisse aucun détail au hasard, particulièrement sur les caractères des personnages, dans la lignée de Wes Anderson. Ben Stiller est complètement à contre-courant et c'est pas plus mal. L'excellent casting se débat ensuite dans un scénario vraiment lent et déroutant. Difficile à cerner...
Ce portrait de Roger Greenberg récent quadragénaire qui s'offre après un séjour en hôpital psychiatrique une convalescence californienne dans la belle maison de son frère parti pour trois semaines de vacances au Vietnam avec femme et enfants est au final plutôt décevant. Le scénario comme la réalisation sont trop sages, et ce retour aux sources d'un marginal volontaire qui affirme volontiers vouloir cultiver l'oisiveté aurait mérité mieux que ce qui s'avère être une comédie romantique, à la fin prévisible, quelques timides ouvertures fantaisistes en plus (en dépit d'une volonté d'en détourner les codes). Si l'interprétation de Ben Stiller (amaigri côté physique comme côté talent) est aussi pour beaucoup dans cette déception, Rhys Ifans (malheureusement dans un rôle secondaire, et seulement esquissé) tient solidement la partie du meilleur ami, et Greta Gerwig est une révélation dans celui de la petite amie. D'où la notation en demi-teinte.
Je n'ai jamais été fan des anti-héros, à moitié timbrés, pétant un plomb toutes les trente secondes, perclus de t.o.c. en tout genre, un peu à la "Rain man". Le fait de regarder "Greenberg" a confirmé cette tendance. On peut quand même faire un film sur les relations humaines sans prendre des exemples de malades mentaux, merde ! Du coup on est stressé du début à la fin, se demandant quelle sera la prochaine connerie de Ben Stiller.Sans compter que les personnages qui gravitent autour de lui ont eux-aussi un grain. Ce parti pris scénaristique est fort regrettable, car l'histoire en elle-même se suit avec un certain intérêt. On peut aussi apprécier la finesse de l'analyse de la psychologie des personnages. Enfin, le réalisme dans lequel baigne le film fait plaisir. Marre de voir ces navets qui se finissent par des happy end aussi incohérents que niaiseux. Marre de voir ces dialogues taillés au cordeau, alors que dans la vie de tous les jours on voit souvent des personnes se parler sans se parler, chacun se parlant finalement à lui-même (cf passage où Ben Stiller parle de son clébard tandis que l'autre gniasse parle de sa môman, chacun se foutant de ce que raconte l'autre). Tout n'est pas à jeter donc, loin de là, mais c'est clair que j'ai pris personnellement très peu de plaisir.