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Un visiteur
3,0
Publiée le 22 mai 2010
Un bon moment, Ben Stiller est remarquable dans un registre plus dramatique que d'habitude. Une relation improbable mais touchante entre deux paumés qui n'étaient pas amenés à se rencontrer. Des questions sur l'amitié, le bonheur, le conformisme, les rêves brisés. Plaisant et attachant.
Déçu bien évidemment, voir Ben Stiller en quadra complètement paumé avait l'air d'être une bonne idée mais le film est creux, il ne se passe pas grand chose : Roger Greenberg ne conduit pas, n'a qu'un seul pote d'enfance avec qui il finit par s'embrouiller, il s'applique à ne rien faire... Encore une fois, le scénario peut paraître bien conçu mais aucune promesse n'est concrétisée et finalement on s'ennuie mortellement tant le récit n'arrive pas à captiver. Greta Gerwig ne sert à rien mais joue pourtant juste, quoique niaise sur la fin. Cependant, gros effort sur la BO qui est d'enfer (même réussi à mettre du Gainsbourg) puisque le personnage principal adore les vieux titres que plus personne n'écoute sauf quelques vrais fans. Tout est fait de fausses rencontres très artificielles, Greenberg n'est pas vraiment adulte et on se rend compte combien il est névrosé. Bien sûr une fin mièvre et sans réel intérêt -puisque connue à l'avance- nous attend au tournant dans la plus pure tradition hollywoodienne.
Est-ce que s’attarder sur un plan fixe d’un personnage peut nous aider à mieux le connaître ? Je dis oui si les acteurs sont bons et que le réalisateur les aime. Bravo, ce n’est pas donné à tout le monde de savoir rendre les acteurs beaux malgré leurs défauts. Greta Gerwig a des petits boutons, et un peu de ventre ; Ben Stiller est sombre et amaigri, mais voilà deux acteurs mis en valeur. Leurs personnages ne sont pourtant pas forcément brillants, un névrosé et une fille légèrement paumée, mais la force de la caméra est d’accepter de les regarder de près pour trouver les qualités dans les défauts.
Côté scénario, c’est très travaillé, les dialogues sonnent justes, une pointe d’humour est distillée tout le long du film malgré l’âpreté du propos. Greenberg est vraiment réaliste, beaucoup de nevroses et de toc, mais il ne tombe jamais dans la facilité d’un mec qui sombre complètement. On sent les soubresauts d’une volonté de dépasser les atermoiements de l’expectative dépressive. J’adore. Idem, vivre dans le présent mais rester dans le passé, se détester pour ce qu’on est, mais vouloir paraître fort et narcissique, sans le reconnaître, tout cela est d’une grande finesse psychologique. Alors, parfois c’est un peu long, certes, cependant on ne tombe pas non plus dans une contemplation du moi profond, Greenberg avance.
La musique est agréable et joue un rôle non négligeable, la nature est belle et naturelle, un film absolument à voir si on connaît au moins un dépressif dans sa famille. Les autres ne comprendront pas l’objet du film, ni le travail effectué.
Sans doute n'ai-je pas compris. Le fait est que je n'ai pas aimé. C'est aussi simple que ça... De mon point de vu, il n'y avait rien à chercher derrière l'étrange, rien à comprendre derrière le non dit, juste un film mou et sans saveur. Seul rayon de soleil dans ce film en noir et blanc : Spike bien évidemment. Je passe donc mon tour et laisse bien volontiers ce film à ceux qui sauront lui trouver du sens.
Sensation mitigée à la sortie; un peu d'ennuie dû à un film trop long dans l'ensemble étant donné le propos général du film ( ne pas vieillir, s'accrocher à l'imaginaire que l'on a de ses 20 ans, les amitiés passées...) et une vraie satisfaction quant aux acteurs et à leurs personnages. Ils sont attachants de par leurs cotés losers et paumés, se laissant aller à leurs pulsions.
Film de Noah Bauchman, Greenberg c'est l'histoire d'un mec, névrosé assez sévère, accessoirement menuisier, et qui sort d'une dépression nerveuse. Son frère décide de lui donner quelque chose à faire et l'invite donc à passer 6 semaines à s'occuper de sa maison, pendant que lui part en voyage. Roger Greenberg se retrouve donc à L.A, dans la ville de son enfance, et rencontre Florence, sorte de femme à tout faire de la famille.
Le film vaut pour l'interprétation réussie de Ben Stiller et Gretta Gerwig, entourés par un casting plutôt prestigieux mais dont les rôles sont insignifiants (à part Rhys Ifans, plutôt bon). On note aussi les dialogues excellents, parfois drôles et toujours justes.
Malheureusement, le film n'a aucun enjeu. On observe les deux personnages vivre pendant ces 6 semaines, sans évolution et sans péripétie (mis à part cette fin hyper artificielle, qui nous tombe sur le museau parcequ'il faut bien finir).
Quelques rares critiques de l'intolérance ne font qu'enfoncer sauvagement des portes en sucres ouvertes sur le monde des bisounours.
Un bon moment donc, qui bénéficie de dialogues savoureux, mais on en'en retire pas grand chose.
Vu le casting je m'attendais à un truc marrant, mais au final je me suis ennuyé, seule la scène avec la cocaine est marrante, j'ai pas bien compris l'interet du film, il se pleint parce qu'il a rien fait de sa vie, et au final decide de ne rien faire... Que dire de la fin, la plus nulle que j'ai jamais vu, y'a aucun lien, aucune ouverture sur le futur, les autres personnages ne servent vraiment à rien. J'ai detesté quoi...
"Greenberg" ou l'apologie de l'oisiveté. Ben Stiller jongle entre des numéros d'humour hilarants et des piques cassantes. Greta Gerwig apparait comme la révélation prometteuse, dans un rôle de jeune femme candide. Noah Baumbach nous livre un film indépendant au propos intéressant, à la fois tendre et cruel...
c'était vraiment trop bien. Ben stiller dans un role à contre emploi se revele un peu comme jim carrey dans eternel sunshine of the spotlessmind. Ceux qui ont rien compris aille se faire voir.