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Jose de la Peña
7 abonnés
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4,5
Publiée le 2 octobre 2020
"Cellule 211" est un film qui vous enferme dans un prison dès la première minute. Son style direct, réaliste et brut rend impossible au spectateur de s'aérer et de passer à travers les murs de la prison pour s'échapper. Le film capture d'une manière rarement vue, c'est quelque chose que l'on peut remarquer dans le silence absolu que l'on ressent dans la pièce, avec quelques moments qui parviennent à couper le souffle, et avec un étrange sentiment de soulagement - réflexion qui accompagne la fin du film.
Tosar est remarquable à tous points de vue, la performance de l'acteur est incroyable, à tel point qu'il est presque impossible de parler de ce film sans faire l'éloge de son rôle de "Malamadre". L'acteur parvient à donner une crédibilité totale à ce prisonnier redoutable, d'une agressivité palpable et mauvais parmi les mauvais.
Luis Tosar est à la tête de tous les paris pour obtenir le Goya du meilleur acteur principal cette année, mais il ne serait pas juste non plus de laisser le grand travail des autres acteurs dans l'ombre. Je m'en tiendrai en particulier à l'œuvre de l'inconnu Alberto Ammann dans le rôle de "Calzones", un personnage qui subit une évolution complète tout au long du film et qui se retrouve face à face avec Tosar vraiment tendu.
Le réalisateur Daniel Monzón signe de loin son meilleur film, c'est son année, "Cellule 211" On dit que le temps passe très lentement derrière les barreaux, mais je n'ai pas regardé ma montre une seule fois.
Comme ils l'ont dit dans ce film de Berlanga, "Todos a la cárcel", mais seulement pour quelques heures.
Bon film dans l'ensemble, l'ambiance carcérale de la prise de contrôle de la prison est très réaliste, quelques scènes sanglantes, mais ce n'est pas non plus un chef d'œuvre.
Bof Bof, vu aujourd'hui en DVD après l'avoir acheté je pense bien le revendre...l'ambiance du film est pas mal mais les acteurs jouent pas vraiment bien, très moyen...à la limite du nul...10/20.
Ce laisse suivre, mais contient tout de mêmes beaucoup de facilités et d'incohérences. Le rythme est assez efficace et le lieux de l'action permet au film de maintenir un certain intérêt, mais globalement les retournements de situations et la psychologie des personnages peuvent prêter à sourire, soit il sont stupides où alors incroyablement naïfs. De plus le scénario a tendance à s'échapper sur la fin pour partir dans une direction peu convaincante. C'est passable mais on n'a vue mieux dans le thème carcéral.
Un thriller espagnol d’une excellente qualité. Grâce à une mise en scène nerveuse, le réalisateur installe dès les premières minutes une tension palpable qui ne fait qu’aller crescendo. Le casting est solide, tout comme l’intrigue, possédant de nombreux rebondissement. Le suspens est présent tout du long, distillé avec maitrise par le réalisateur. L’ensemble est réellement efficace.
Quelle déception ! Incompréhension totale sur tant de critiques dithyrambiques... Un film qui n'est pourtant pas aussi impressionnant que "Un prophète" ou que "Dog pound". En effet il manque le réalisme brute de ces deux derniers films sur le milieu carcéral. "Cellule 211" manque clairement d'un oeil critique et sans concession. Tout repose sur les revendications des taulards qui sonnent faux dans la bouche du leader joué par Luis Tosar (charismatique). Le scénario est trop classique, trop simple malgré une fin solide et surprenante. Trop d'invraisemblances (un jeune gardien qui en 5mn trompe des caïds ?!) et de caricatures (tous des psychopathes et des tueurs de la pire espèce). Ca reste un bon petit film mais il existe des dizaines de films sur l'univers carcéral bien plus puissant.
Bon film de prison qui tire son épingle du jeu grâce à son ambiance oppressante qui ne se dément pas durant toute la durée de l'histoire. En effet, la situation précaire du garde coincé au milieu des prisonniers créée une tension palpable et stimulante pour le spectateur. Le reste est assez conventionnel malgré une volonté visible du cinéaste d'éviter tout manichéisme et de proposer une vision sociale des conditions de vie en prison. Il serait pourtant exagéré de parler de subtilités scénaristiques. Primé plusieurs fois aux Goyas, "Cellule 211" nous présente aussi des acteurs de talent, investis dans leurs rôles. Ils rattrapent une mise en scène un peu trop sobre et sans prises de risque. Bon film espagnol qui ravira les amateurs du genre.
La scène d'ouverture glaçante de Cellule 211 n'est heureusement qu'un coup unique dans un thriller carcéral grand public où l'esthétisation de la violence est conforme aux standard hollywoodiens. Le film est une montée en tension permanente très maîtrisée dont le huit clos oppressant souffre toutefois de la prolifération des flashbacks. Je comprend qu'on ai besoin de s'attacher à notre couple mais les séquences filtres insta/jaune pastel avaient ils pour autant besoin d'être aussi niaises ? A l'exception de celles expliquant les choix de Juan (l'absence de slip par exemple) je m'en serai bien passé. Les jeux de pouvoirs, le basculement du personnage principal, le traitement des prisonniers, tous ces thèmes sont néanmoins bien traités et l'interprétation est excellente. Dommage que le scénario bascule parfois dans des incohérences embarrassantes. spoiler: L'émeute en dehors de la prison est au mieux improbables, je n'ai pas compris le moyen de pression sur Apache de Juan et lorsque l'identité de ce dernier est découverte, Apache doit être mis en pièce par Maladre puisqu'il l'a couvert . Des erreurs facheuses qui ne gâchent néanmoins pas un thriller efficace.
Cellule 211 n'est pas LE grand film carcéral mais n'en reste pas moins un bon film non exempt de défauts. L'idée du gardien pris au piège dans une émeute permet de garder une tension constante au milieu de cet environnement hostile. Les personnages sont assez intéressants et travaillés pour que l'on s'y accroche ce qui permet à un moment précis du film d'être vraiment secoué. Le réalisateur tente, au delà de la pure fiction, de donner une dimension politique à son film qui est la bienvenue mais qui reste malgré tout assez mal maîtrisée tout comme la frontière entre le bien et le mal qui est constamment balayée par les actions des personnages. On se prend à apprécier certains détenus et à détester certains matons. Là où une série comme Oz le faisait très bien, Cellule 211, lui, installe un certain malaise moral à cause d'un véritable manque de profondeur. Il s'agit juste de parti-pris dans une histoire où le spectateur est otage des choix du scénario. Un scénario plutôt pessimiste qui n'hésite pas à malmener son héros ce qui confère une certaine force au film. Tout n'est pas lisse dans cette production ibérique et c'est plaisant. Dommage que cette rugosité bienvenue soit parfois maladroite.
Une bonne surprise comme le cinéma espagnol sait nous en offrir depuis des années.Daniel Monzón nous plonge au cœur d'une émeute dans une prison. Bien réalisé, on assiste à un huis-clos particulièrement stressant en se mettant à la place du protagoniste (un futur maton pris au piège). Le scénario s’essouffle quelque peu mais un film qui vaut le détour notamment grâce au talent des acteurs.
Il y a une raison qui vaut vraiment la peine de voir le film, selon moi. Elle tient en un mot : "Malamadre". C'est à dire : le nom du criminel interprété magistralement par Luis Tosar. Un vrai personnage fort, charismatique, et une interprétation vraiment impressionnante de cet excellent acteur. Le reste du casting est efficace, mais un peu effacé derrière le géant Tosar. A part ça, que dire? Pas grand chose. Il s'agit d'un film carcéral sans grande originalité, malgré une idée apparemment intéressante : un jeune gardien obligé de se faire passer pour un détenu dans une émeute. Au niveau formel, le réalisateur a pris le parti du réalisme et de la violence, annonçant la couleur dès les premières images, d'un voyeurisme regrettable. Fascination pour la violence, et pour les côtés sombres du monde : c'est bien simple, tout les personnages semblent mauvais et sauvages, détenus ou policiers. C'est amené de façon peu crédible, avec notamment la scène dont est victime la femme du héros, absolument pas crédible. Si vous voulez voir un thriller qui rapproche policiers et criminels dans leurs côtés sombres, il vaut mieux revoir "Heat" de Michael Mann, par exemple. Sinon, il y a une tension en huis-clos qui fonctionne par moments, quoique souvent affaiblie par des rebondissements peu crédibles ou des flash backs romantiques un peu lourds. Cet excellent personnage de Malamadre ne méritait vraiment pas un si mauvais entourage..