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Jean-Luc Malandain
38 abonnés
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4,5
Publiée le 12 septembre 2014
"Dallas Buyer's Club" est un film témoin "d'un temps que les moins de (cinquante) ans"... risquent de ne pas comprendre, à l'éclairage de l'actualité. Par juste voie de conséquence, ne pas apprécier à sa vraie valeur. Un film Témoin. Qui mérite de "rester" et restera. Il permet de réaliser -pour les "vieux" de mon genre...- le chemin parcouru, sans oublier celui qui reste à faire, pour combattre non seulement un mal épouvantable, mais le regard, les préjugés, les consensus qui s'y attachaient et n'ont pas tous, loin s'en faut, disparu. Jean-Marc VALLEE (réalisateur du remarquable "C.R.A.Z.Y."...) ne pouvait décevoir. Le lent cheminement, doublement douloureux, d'un abominable "Redneck" -hélas pas si caricatural qu'il pourrait y paraître-, voyou "normalement" homophobe (pour l'époque), contaminé dans de troubles circonstances, est littéralement incarné par Matthew McConnaughey ("Le Loup de Wall Street"), qui traverse le film au tranchant de sa gueule en lame de rasoir et de ses longues dents. On ne peut s'empêcher de comparer à celle d'un Harvey KEITEL la fascination qu'exercent ces personnages nourris de leurs paradoxes, entre salauds et brutes, bons et truands. Une interprétation que rejoint en génie celle d'un Jared LETO ("American Psycho") puisant et remontant du fond de l'humain une interprétation "folle". Aucun angélisme dans ce chef-d'oeuvre de sensibilité et d'humanité. On pardonne volontiers le mystère de l'amour que se découvre la Toubib (Jennifer GARDNER, auteur et productrice assez ignorée "chez nous"), pour un pareil "plouc" -cela nous permet de jouir d'une soirée au restaurant "jubilatoire", comme on dit chez les Critiques...
Film le plus "indé" de la dernière fournée des Oscars, j'étais curieux de voir ce qui avait valu à Dallas Buyers Club toute cette attention. Alors que je m'imaginais un gentil film sur un malade du SIDA luttant contre la maladie, j'ai été très surpris en voyant le personnage de Ron Woodroof. Cowboy homophobe, agressif et jurant comme un charretier à la moindre contrariété, ce personnage atypique provoque immédiatement l'intérêt du spectateur par son côté subversif. Interprété par un Matthew McConaughey en état de grâce, passant de la crise de colère au je-m'en-foutisme le plus total, ce personnage de cowboy a tout pour devenir culte. Plus généralement le casting est très bon, notamment Jared Leto, incroyablement convaincant en transexuel séropositif. Le "couple" Leto/McConaughey est tout simplement hilarant ! L'histoire (vraie) du film m'était totalement inconnue et cela m'a permis de découvrir ces Buyers Club et leur rôle. C'est donc très intéressant mais non dénué de défauts. En effet, bien que Ron mentionne l'existence de plusieurs Buyers Club à travers les Etats-Unis, le film, à cause d'un manque de recul, ne permet pas au néophyte de réaliser le poids et l'importance de ces clubs. Malgré leur illégalité, étaient-ils connus ? Aidaient-ils beaucoup de malades ? Autant de questions sans réponses tant l'approche du film est centrée sur le personnage de Ron. Ce n'est donc pas un film qui en apprend beaucoup sur le SIDA (préférez The Normal Heart ou le classique Philadelphia), mais c'est voulu. Malgré cette petite note négative, je recommande chaudement ce film à tous les amateurs de bon cinéma !
Inspiré d’une histoire vraie, un drame émouvant et édifiant sur le combat contre la maladie d'un tandem improbable, porté par les performances du duo Matthew McConaughey impressionnant et Jared Leto méconnaissable, récompensé tous les deux par un Oscar. 3,75
« Dallas Buyers Club » est un grand film, retracant l’histoire vraie de Ron Woodroof. Un début prenant laissant présager un excellent film jusqu’à la fin, mais c’est vrai que j’ai eu une légère déception vers le milieu , disons que j’ai moins accroché que pendant les 45 premières minutes. Plus on avance dans le film, avec à la fois humour et drame, plus les longueurs s’accumulent et ça en devient lassant. Je ne reproche rien à la prestation époustouflante et carrément barrée de Matthew McConaughey, aussi détestable à des moments, que drôle ou émouvant, mais aussi à celle de Jennifer Garner, épatante, et surtout Jared Leto très drôle et excellent. Un scénario solide, bien conçu, mais des nombreux propos et images choquants en raison de la présence de sexe mais aussi de l’homophobie de Ron Woodroof, en abondance. Après, rien de spécial à dire, la mise en scène, la bande son, c’est soigné, c’est travaillé, c’est impeccable ! Jean-Marc Vallée nous offre un très bon film malheureusement un peu long par moment, mais drôle, dramatique et parfois troublant.
Quelle interprétation de Matthew Mcconaughey !! Vraiment, on ne peut être que sur le ... quand on voit son jeu, sa transformation ! Il est méconnaissable, et est d'un crédibilité impressionnante. Je comprends largement son oscar pour son rôle. D'autant plus, que le film lui-même est plutôt bien mené, avec cette histoire vraie qui dénonce la main mise des grands groupes pharmaceutiques, sur les décisions de santé aux usa (et peut être pas uniquement d'ailleurs). Sans être vraiment prenant, ce film m'a plu pour sa sincérité, et son côté dramatique. Vraiment pas mal du tout ! Et niveau acteur, c'est vraiment du lourd, puisqu'il ne faut pas oublier Jared Leto absolument parfait également, pour donner la réplique à Mcconaughey.
L'homophobie et le machisme insupportables du personnage principal empêchent de le suivre au-delà de sa stupidité et plus encore d'entrer en empathie avec lui. Son retournement de caractère dû à la maladie (son évolution vers davantage d'humanité a donc une base bien égoïste) ne suffit pas à le rendre sympathique.
Beau film, un des biopics les plus reussi de ces dernieres années pour moi! Matthew Mcconaughey est excellent, et Jared Leto est surprenant. Tres bon film!
Le ton est à la fois léger, drôle et impertinent, le propos intéressant, les dialogues sont bien écrits, la mise en scène est soignée, rythmée mais il faut surtout saluer les performances magistrale de Jared Letho pour sa métamorphose impressionnante et Matthew McConaughey dont l'évolution de son personnage rappelle un peu celle de l'agent de la Stasi joué par Ulrich Mühe dans La Vie des autres...Dallas Buyers Club est un film qui évoque et montre des choses dures mais qui arrive magistralement à éviter toute morale appuyée, toute forme de gravité. Un excellent film, intelligent...
Un duo d'acteur au sommet, une ambiance pesante et longue, une dénonciation de cette société . Voilà le succès de se film.Bravo a Jared Leto et Matthew Mcaunoghey, Je me demande pas si Jared joue mieux en femme qu'en homme . Et Matthew encore un rôle a merveille . Du bonheur
Une histoire vraie dramatique et touchante grace notamment aux performances des deux acteurs principaux qui ont perdu chacun plus de 20 kilos pour jouer leurs personnages. Matthew McConaughey a fait craquer sa plastique de reve pour devenir Ron et Jared Leto est incroyable en trans déjanté. Un film comme on en voit trop peu tout simplement MAGNIFIQUE !!!
Que dire ? C'est un chef d’œuvre ! Je ne pensais pas qu'un contexte comme celui-ci pourrait m’intéresser, et pourtant, il est devenu l'un de mes coups de cœur du moment ! Les rôles ont été magnifiquement bien repartie, les acteurs sont talentueux et joue très bien ! Ce film m'a tenue en haleine tout le long ! Plus les scènes s'enchaînaient, plus les personnages nous étaient familier, plus on apprenait à les connaître, à les comprendre, à réaliser leurs souffrances. spoiler: Et je dois avouer que j'ai été très triste de la mort de Rayon. Pour faire court, ce film était un régal ! A ne surtout pas rater.
WOUA! DUR le film! et tellement vrai...TRES tres riche. Plusieurs sujets sont abordés. Le sida, biensur, mais surtout la manipulation des lobby pharmaceutique et de la connerie de FDA sencé protéger les américains. Au point que vendre des vitamines devienne illegale.Devenir dealer de vitamines, quel ironie. Le fil rouge du film est la détresse des malades du sida et sur la méconnaissance de la maladie à l epoque.Ce fleau change la vie des gens, à soi de choisir dans quel direction.L'homophobie. Le mec commence a decouvrir les homos sous la musique de notre a notre Amanda Lear National, et ses prejugés commence a disparaitre.De l'émotion bien placé : Quand Ron protege le travestie d un homophone, tres intense et placé au bon moment.Je retiens une réplique : "tu m appelles encore ronnie et je te fais l opera de tes reves" avec son flingue visant le sexUn Cowboy bien macho, accro au rodeo. N'hesite pas a faire du rodeo sur la mafia industrielle pharmaceutique pour les empecher de faire du business sur le dos des malades. Toujours d actualite.En tout cas, on lui a prédit 30jrs de vie, il est reste 2557 jours... Et quand la date de sa mort s affiche, on ne peut s empecher de penser a ce que l on faisait a cette epoque... En plein demenagement, je changeais de vie.Magnifique et poignant. Un travail d acting incroyable, ils ont mérité leurs oscars les gars!
Dans les années 70, un champion de rodéo, Ron Woodworf, très porté sur les femmes, l’alcool, la drogue et la fête se découvre atteint du sida. Rejeté par ses amis, affligé par le peu de traitements existants aux USA dont la FDA cadenasse l’usage et la distribution, Ron met très vite sur pied un système de distribution de médicaments palliatifs afin d’apporter une solution efficace aux patients de plus en plus nombreux. Sa rencontre avec un travesti extraverti contribuera également à changer définitivement de regard sur les homosexuels.Il est loin le bellâtre blond comme les blés, musclé et gendre idéal qui faisait se pâmer d’admiration l’Américaine moyenne pendant que sa culotte prenait feu. Le minet abonné aux comédies romantiques débilisantes qui n’avait rien d’autre a offrir qu’un regard langoureux et trois lignes de dialogues chiées d’une mauvaise pulp fiction. Dans le genre je te casse mon image à coups de flic crado maître chanteur, de trader Patrick Batemanien et aujourd’hui de Cow-Boy homophobe sidaïque, Matt Mcconaughey se pose là mais quand on retrace sa carrière on se rend compte qu’il a toujours eu ce goût pour les films un peu polémiques.Ce biopic ne fait pas exception à la règle et pronostic dans la critique, l’interprétation qu’il livre devrait lui valoir un oscar. Sa performance qui ne tient pas tant dans sa transformation physique que dans la justesse et la large palette d’interprétation dont il fait preuve. Elle fait exploser à l’écran toute la tristesse, la détresse, la rage, la force et finalement la générosité du personnage au bord à l’agonie physique et mentale qui renaît sous nos yeux, qui d’un connard de Texan décérébré se transforme, change de regard, apprend la compassion, la tolérance, se moquant des conventions, refusant un destin tracé par des médecins qui ne cherchent qu’à expérimenter sur les patients, rejetant en bloc une administration américaine plus attentive à verrouiller ses propres intérêts qu’à veiller sur la santé de ses patients.L’ajout de Jared Leto, acteur aussi androgyne que polymorphe, adorant lui aussi se transformer devant l’œil de la caméra et vivant ici un véritable changement de sexe qui te ferait péter un plomb à tout détracteur de la théorie du genre, amène le film dans une tragi-comédie désespérée, un bijou tragique et instructif sur le sort réservé à ceux qui ont eu le malheur de contracter le VIH. L’amitié profonde qui se développe entre Ron et lui alors que tout les opposait explose à l’écran, donne une image très pure au film, sans sentimentalisme, sans violons, sans le sempiternel discours casse-couilles que les films américains aiment parfois étaler pour se donner bonne conscience surtout lorsque le sujet est aussi dur.Porté par les deux acteurs, Dallas Buyers Club tape juste, est magnifiquement filmé, avec justesse et simplicité, chie un peu dans le box de certains Américains bas de plafond pour aborder des thèmes parfois caricaturés avec un naturel étonnant. Se moque des conventions hollywoodiennes en s’offrant une plastique crade et crue de film indé pour se contenter de raconter son propos. Montrer comment un homme peut, face à des circonstances inhabituelles se dépasser et lutter avec ses propres armes, non seulement pour son intérêt mais aussi pour celui des autres. C’est l’histoire d’un homme qui au pied du mur, reprend son destin en main, seul, contre tous et ça finalement, c’est très américain.