Dallas Buyers Club
Note moyenne
4,3
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943 critiques spectateurs

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mazou31
mazou31

135 abonnés 1 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2024
L’histoire vraie de Ron Woodroof, séropositif de la première heure, qui se bat contre le scandale de la recherche médicale néolibérale et la cupidité de laboratoires dont la FDA - autorités fédérales de la santé - se fait complice. C’est instructif, admirablement dynamique, profondément humain et pathétique, déchirant, mais toujours accompagné d’un humour grinçant qui allège le drame. La réalisation, caméra à l’épaule, reste cependant sophistiquée, jamais bâclée, et surtout, surtout, l’interprétation de Matthew McConaughay, amaigri et méconnaissable, couronnée d’un Oscar et celle de Jared Leto en trans sont époustouflantes. Un grand film sur la pourriture du monde contre laquelle se battent quelques grandes âmes.
Theo
Theo

40 abonnés 1 084 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2026
Je suis sorti de ce film avec cette sensation rare d’avoir passé deux heures dans un corps qui n’est pas le mien, à respirer son air, à avaler sa poussière, à ressentir ses coups d’épaule et ses sursauts d’orgueil. « Dallas Buyers Club » a quelque chose de rugueux, de vivant, de frontal, et c’est précisément ce qui le rend si prenant. Il ne cherche pas à être aimable : il cherche à être juste dans son élan, et à vous attraper là où ça fait mal, là où ça oblige à regarder sans détour. Et pourtant, ce qui pourrait n’être qu’un récit de combat contre une époque et une machine devient surtout un film sur la métamorphose — pas au sens “inspirant” au rabais, mais au sens organique, presque animal : comment un homme, propulsé dans un coin sombre de l’existence, se recompose à partir de son instinct de survie, puis découvre, malgré lui, une forme de conscience.

Jean-Marc Vallée filme comme s’il courait aux côtés de ses personnages. La mise en scène est nerveuse, sans fioritures, souvent à hauteur d’épaule, avec un goût assumé pour l’urgence. Ça pourrait fatiguer si c’était gratuit ; ici, c’est un langage. On ressent le tempo de l’époque, l’inconfort des lieux, la pression des minutes. Il y a une chaleur poussiéreuse, une lumière un peu crue qui ne cherche pas à “embellir”, et cette façon de capter les visages sans maquillage narratif : la sueur, les regards qui se dérobent, les silences qui s’épaississent. Vallée a ce talent particulier pour faire vibrer l’espace : on comprend vite que les décors ne sont pas là pour faire joli, mais pour enfermer, grincer, rappeler en permanence la fragilité des corps et l’hostilité des institutions. La bande-son, elle aussi, travaille plus par imprégnation que par démonstration : elle ne tire pas les larmes, elle accompagne un mouvement, elle laisse la scène respirer quand il faut, et c’est souvent plus puissant que les grands violons.

Impossible de parler de ce film sans parler de ses acteurs, tant ils en sont l’ossature. Matthew McConaughey livre une performance qui dépasse le simple “rôle à transformation” : oui, le corps est engagé, et on ne peut pas l’ignorer, mais ce serait réducteur de s’arrêter à la silhouette. Ce qui impressionne, c’est la précision du jeu dans les contradictions : la gouaille et la peur, la violence et la vulnérabilité, l’égoïsme et l’étincelle d’empathie qui s’allume sans qu’il l’ait demandé. Son personnage est loin d’être un héros “propre” : il est brusque, parfois insupportable, souvent maladroit moralement, et c’est exactement ce qui rend son trajet crédible. À ses côtés, Jared Leto apporte une intensité fragile, une présence qui évite l’écueil de la caricature. On sent le risque d’un certain “effet de rôle” tant le personnage pourrait être enfermé dans des cases ; le film, et surtout l’interprétation, lui offrent au contraire une humanité singulière, faite de bravoure, de fatigue, de dignité et d’humour. Jennifer Garner, dans un registre plus discret, joue un contrepoint essentiel : une forme de calme et de conviction qui empêche le récit de n’être qu’une bataille hurlée. Son personnage n’est pas là pour “sauver” qui que ce soit ; il incarne plutôt la nuance, la complexité du soin, et cette zone grise où l’on fait ce qu’on peut avec ce qu’on sait.

Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la manière dont le film parle de la crise du sida sans transformer le spectateur en élève à qui l’on ferait la leçon. Il y a bien un arrière-plan politique et sanitaire, une colère envers des systèmes qui broient et des lenteurs qui tuent, mais Vallée garde le cœur du film au niveau des êtres, au niveau du quotidien : la fatigue, la honte, les regards des autres, la débrouille, la peur de la fin, et cette obstination à arracher des jours supplémentaires à une réalité qui en refuse. Le film ne vous demande pas de connaître l’Histoire pour être touché, parce qu’il raconte d’abord une histoire d’accès : accès aux traitements, à l’écoute, à la dignité, et au droit de décider pour soi. Cette question, d’ailleurs, résonne encore aujourd’hui avec une force particulière : qui décide de ce qui est “autorisé” quand il s’agit de vivre ? Où se situe la frontière entre protection et contrôle ? Sans jamais tomber dans le slogan, le film pose ces questions et vous laisse les ruminer.

Le scénario est assez malin dans sa progression, parce qu’il ne se contente pas d’empiler des “étapes” comme on coche des cases. Il y a un mouvement intérieur, un déplacement du regard. Le film sait ménager des respirations, des moments où l’on voit naître quelque chose qui ressemble à une loyauté, une responsabilité, ou à défaut, une reconnaissance de l’autre. Et surtout, il a ce courage de ne pas rendre tout le monde sympathique. Il y a des personnages qui agacent, qui se trompent, qui s’enferment dans leurs certitudes. C’est frustrant parfois — et c’est précisément ce qui donne du relief. On n’est pas dans un conte. On est dans une époque où la peur et l’ignorance font partie du décor, et où l’humanité avance en boitant.

Tout n’est pas parfait, et c’est aussi ce qui fait que mon enthousiasme reste lucide. À force de vouloir garder l’énergie du terrain, le film simplifie parfois certains enjeux, ou les rend plus lisibles qu’ils ne le sont dans la réalité. On sent, par moments, une tendance à condenser des problématiques complexes en affrontements un peu “clairs”, comme si la narration avait besoin d’appuis dramatiques plus nets. Certains personnages secondaires restent un peu esquissés : ils existent surtout par la fonction qu’ils remplissent dans le parcours du protagoniste, alors qu’on devine qu’ils auraient pu gagner en épaisseur. Il y a aussi une manière de filmer l’urgence qui peut paraître répétitive sur la durée, cette caméra pressée qui ne vous lâche pas. Personnellement, j’y ai vu une cohérence avec le sujet, mais je comprends qu’on puisse ressentir une légère saturation.

Malgré ces réserves, l’ensemble frappe fort, et surtout frappe juste là où beaucoup de films “à message” échouent : il vous fait ressentir avant de vous faire penser, puis il vous oblige à penser parce que vous avez ressenti. C’est un film qui n’exhibe pas son importance, il la prouve. Il a de l’humour quand on ne l’attend pas, de la tendresse là où on aurait pu sombrer dans le désespoir, et une forme de rage contenue qui tient le récit debout sans le transformer en pamphlet. En sortant, on ne se dit pas seulement “quelle performance” ou “quelle histoire” : on se surprend à regarder différemment la notion même de combat, pas comme une pose héroïque, mais comme une suite de choix imparfaits, parfois intéressés, parfois généreux, souvent contradictoires — et pourtant nécessaires.

Si vous cherchez un film qui vous prenne par la main, vous rassure, vous indique clairement qui applaudir et qui détester, ce n’est pas exactement celui-là. Si vous voulez au contraire un récit âpre, incarné, porté par des comédiens habités, une mise en scène qui préfère la vie à la joliesse, et une émotion qui naît sans qu’on vous la dicte, alors « Dallas Buyers Club » mérite vraiment d’être vécu. Il vous secoue, il vous bouscule, il vous laisse avec des images et des questions qui collent à la peau — et c’est déjà énorme.
EZIX
EZIX

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2024
Pour commencer, l'Oscar de Matthew McConaughey est amplement mérité. Il incarne parfaitement le rôle de la personne instable qui s'adoucit petit à petit jusqu'à devenir une personne respectable avec de réels sentiments. Je ne trouve pas le film spécialement triste ; l'idée générale l'est, la mise en situation aussi, ainsi que le rapport à la réalité. Le scénario est vraiment incroyable, je n'y trouve pas de défaut mis à part sa longueur. Je recommande ce film à tous !
MadameMarc
MadameMarc

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2023
Je me souviens être allée au cinéma quand ce film est sorti il y a bientôt 15 ans.

Je n'étais pas particulièrement fan de Matthew McConaughey, mais j'ai été dupée.

Bluffée par cette prestation, son physique métamorphosée, son investissement en tant qu'acteur.

Ce film est incroyable sur le plan humain, et fait partie de mes favoris.
LaScanze
LaScanze

5 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2023
On a beau taper sur l'approche toujours identique des studios pondant des blockbusters décérébrés, type Marvel Studio & consorts, force est de constater qu'une même logique de cahier des charges semble s'appliquer à un autre genre de films, ceux calibrés pour rafler des oscars & récompenses affiliées. Scénario porteur d'une thématique dense, réalisation empreinte de gravité à l'instar de son sujet, scènes parfois pensées plus pour démontrer un talent d'acteur (réel) que pour raconter une histoire.


Dallas Buyers Club est à ce niveau un film archétype du genre, voire stéréotype. Oui, Matthew McConaughey est excellent dans son rôle d'homophobe tranquille des années quatre vingt, oui Jared Leto est bluffant et aurait mérité un peu plus de temps d'écran pour ne pas rester cantonné au statut "Toi-tu-concoures-pour-le-second-rôle", oui le scénario revenant sur l'épidémie HIV aux états-unis et le phénomène des clubs de médicaments alternatifs face à l'intransigeante FDA est intéressant (j'aurais bien pris une petite dose supplémentaire d'intrigue juridique, à peine effleurée ici). Reste que le tout coule trop parfaitement dans un moule de statuette dorée au point de le priver Dallas Buyers Club d'une réelle personnalité.


Ne boudons cependant pas notre plaisir. La réalisation est chouette, la reconstitution pas tape à l’œil mais bien distillée des années quatre-vingt fait plaisir à voir, et ce n'est pas parce que c'est calibré oscars que les performances de Matthew McConaughey et Jared Leto ne sont pas à découvrir. Ces deux là envoient du lourd, que se soit dans l'implication physique évidente en amont du tournage ou leur jeu toujours juste. Et puis le thème est digne d'être rappelé, cette fois-ci expurgé d'un excès de pathos comme Philadelphia avait pu l'être vingt ans auparavant.
Nicolas N.
Nicolas N.

55 abonnés 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2023
Dallas Buyers Club, ce film de Jean-Marc Vallée, nous donne une claque, que ce soit sur la maladie du SIDA mais également sur les traitements administrés au patient, dont l'AZT et ses expériences. Matthew McConaughey, Jared Leto, Jennifer Garner un casting incroyable pour un film tout aussi incroyable, j'ai mis la note de 8 sur 10 et c'est bien mérité.
Tom Cheminet
Tom Cheminet

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2023
Un Matthew M. tout simplement excellent. Un Jared Leto éblouissant. Ce film est une véritable claque, et pour rentre dans la catégorie des chef d'œuvres.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2023
Scénario, réalisation, interprétation de McConaughey (et Leto), émotion : tout est parfait. C'est un magnifique film
riccinema
riccinema

3 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2023
Performance bluffante de McCaunoghey et Leto. Incroyablement émouvant. Le sujet est difficile mais le film est magnifique
Anonyme M Ciné
Anonyme M Ciné

99 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 novembre 2022
une note si élevé pour ça ?? WTF ?? ALLAS BUYERS CLUB est un film tiré tout droit du texas (l'état Américain homophobe, raciste, transphobe) donc les droit de l'homme et la constitution ont du les condanner a plusieurs reprises et met vite en lumière la haine gratuite envers les personnes homos. spoiler: un médcin qui va immédiatement demander a l'homme si il est homosexuel parce qu'il a le VIH (la plus grosse homophobie possible ) l'homme passe sont temps a ce droguer et faire l'amour a des prostituées, il est complètement pommé, les médecins évoquant l'effet placebo pour guérir les sida......FOUTAGE DE GUEULE,
les personnes transgenres hyper caricaturaux (caricature de la prostitution et du travesti) énnorme transphobie. très très mauvais plus ça avance et plus ça devient débile. pourquoi la note est si élevé ??
Fabios Om
Fabios Om

73 abonnés 1 335 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2022
Plutôt déçu par ce film, on ne pouvait pas vraiment passer à côté suite à l'aide médiatique certaine qu'il a eu. Ce scénario, ce contexte ne laisse pas indifférent, mais il n'est finalement pas si intéressant et attachant qu'il aurait pu l'être, trop de points laissés de côté, des scènes répétitives laissent apparaître quelques longueurs, un manque d'originalité de la mise en scène et du montage (peut-être dû aux 25 jours de tournage...), une bo mal dirigée dans l'ensemble et rien de bien nouveau donc, malgré ça Matthew McConaughey et Jared Leto réalisent une vraie performance et méritent amplement leurs récompenses. Dallas Buyers Club reste un bon film, mais il n'aura pas pour autant, apporté quelque chose d'utile au cinéma Américain surtout que le film se veut social et veut lancer un message notamment sur le sida et comment était traité à l'époque les personnes qui avaient cette maladie mais franchement c'est vrai que c'est un film bien mais pas non plus exceptionnel je ne comprends pas l'engouement qu'il y a eu autour de ce film comme par exemple pour le film aussi de Captain fantastic qui est sur côté. il y a quelques scènes malgré tout qui feront sourire et quelques points précieux à noter Jared Leto et méconnaissable et je pense et l'une des meilleures transformations de toute l'histoire du cinéma mondial incroyable performance de sa part bravo à lui la réalisation est plutôt bonne avec quelques bonnes scènes mais c'est vrai que on décroche vite quand même.
JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2022
Une réussite dû en parti à la grande performance de McConaughey. Puis c'est un film qui sort de l'ordinaire avec un sujet peu traité , et qui ne vas jamais dans le "tire larmes". L'ambiance un peu particulière qui fait penser un peu par moment à un western est intéressante. Le seul point qui aurait pu être mieux, et de plus s'intéresser au combat que Woodroof mène contre la FDA, or c'est délaissé par rapport au "Dallas Buyers Club" un peu trop présent et répétitif. De plus le personnage de Jennifer Garner n'apporte rien à l'histoire. Ça reste un bon film, tiré d'une histoire vraie avec une belle mise en scène et des beaux plans esthétiques et surtout les excellentes performances de Leto et McConaughey.
GéDéon
GéDéon

140 abonnés 733 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2022
Ce film du réalisateur canadien Jean-Marc Vallée possède un scénario inspiré d’une histoire vraie qui, replacé dans son contexte historique, devient tout simplement incroyable. Au milieu des années 1980, un cow-boy homophobe et rebelle est diagnostiqué séropositif. Alors que ses jours sont comptés, il s’engage dans la contrebande de médicaments non autorisés par l’administration américaine pour se soigner. L’énorme prestation de Matthew McConaughey et Jared Leto (récompensés respectivement de l’Oscar du meilleur acteur et du meilleur second rôle en 2014) constitue un vrai motif de visionnage. La dénonciation du système médical de l’époque ainsi que la douleur de ces malades placés en marge de la société restent également intéressantes. Il ne manque qu’une petite étincelle pour créer une véritable émotion. Bref, un beau témoignage sur les premières recherches contre le SIDA.
Bono
Bono

17 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2022
Très bon film narrant l'histoire inspirante de Ron Woodroof et son combat contre le VIH.
Un casting séduisant et une performance remarquable de la part de Matthew McConaughey.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juillet 2022
Film inspiré de l'histoire vraie de Ron Woodroof, un électricien texan. A la suite d'un accident de travail, il apprend être séropositif ; c'est à dire atteint de la maladie incurable du sida. Les médecins lui donnent 1 mois. Il a vécu plusieurs années en menant un combat contre le système américain et les traitements non efficaces donnés aux patients. Ce film montre que tu ne peux compter que sur toi-même pour te guérir. Conseille fortement.
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