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Mathieu B.
44 abonnés
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4,0
Publiée le 14 juin 2018
3,5 pour le film en général tiré d’une belle histoire vraie 0,5 pour la prestation remarquable de Matthew McConaughey, qui incarne Woodroof, un texan pur jus, alcoolique, macho, homophobe, toujours flanqué de santiags et d’un chapeau de cow-boy qui passe le plus clair dd son temps à snifer des rails de cocaine avec des prostituées. Sa vie bascule le jour où il apprend qu’il a le sida. Le médecin de l’hôpital lui indique alors qu’il ne lui reste que 30 jours à vivre. Ce film tiré d’une histoire vraie nous raconte comment ce pauvre type va lutter contre les lobbys pharmaceutiques pour prendre des médicaments qui lui permettent de survivre mais qui ne sont pas autorisés par la FDA. Il passe par plusieurs étape, avec une première phase de rébellion contre le système en cherchant à se faire du blé avec la contrebande de médicaments, puis une deuxième où il devient presque un docteur philanthrope, où il s’attache à une jeune médecin (Jennifer Garner) et d’un gay (Jared Leto qui réalise aussi une belle prestation). Un beau film, très intéressant et émouvant.
L’histoire est méritoire et le film l’est aussi. Il décrit un homme engagé pour une cause qui lui était étrangère. Le corps médical se mobilise aussi et c’est ce qui est beau. Le film ne juge pas. Il décrit les personnages dans leur être profond. Il faut absolument l’associer au film peu connu qui s’appelle « l’huile de Lorenzo » avec Susan Sarandon où un homme va lui-même devenir le sauveur de son fils en étudiant les médicaments pour le sauver et devenir grâce à cette histoire vraie également docteur hinoraire en médecine.
Un film américain qui traite de la violente déflagration du sida dans les années 80, les conséquences de ce choc sur les personnes au premier rang desquelles les malades, leur environnement médical, amical et familial, tout est habilement abordé dans le déroulé de cette histoire au fil d'un scénario qui nous prend aux tripes. Les personnages sont magnifiquement habités par leurs valeurs et leurs souffrances, leur grandeur apparaît et s'impose en filigrane tout au long du film. Ce n'est pas un film pour s'apitoyer, c'est un film pour recentrer l'être humain en souffrance physique et morale au coeur des préoccupations et faire prendre conscience aussi pour dénoncer les abus des lobbys liés à la médecine et à la santé humaine. Ce film est aussi et avant tout une exaltation de la vie, le personnage de Matthew McConaughey est extra-ordinaire de bout en bout, son instinct de vie et sa rage servent son évolution d'âme, le spectateur assiste médusé à sa progression jusqu'à la conclusion du film qui va marquer la fin de son engagement. Magnifique.
Vu en VO, heureusement qu'il y avait les sous titres car avec les accents sinon c'est incompréhensible! Les acteurs sont fantastiques et attachants! J'avoue que je n'avais même pas reconnu Jahred Letto! Super scénario poignant avec des pointes d'humour quand même sur un sujet aussi grave.
Film à Oscar typique, Dallas Buyers Club évoque avec un certain savoir-faire les débuts de l’épidémie du Sida et notamment la peur qui s’est propagée auprès de la population. Cette paranoïa est bien retranscrite par Jean-Marc Vallée. On est également scotché par la performance de Matthew McConaughey qui est quasiment méconnaissable et qui incarne avec beaucoup de crédibilité ce bouseux texan décérébré et vulgaire qui va peu à peu apprendre à s’ouvrir aux autres à cause de l’adversité. Toutefois, l’ensemble n’est pas toujours exempt de défauts. Ainsi, on a du mal à suivre cette évolution dans la tête du personnage principal et la psychologie est trop souvent sacrifiée sur l’autel de l’efficacité. C’est dommage. La réalisation est correcte sans être exceptionnelle. Bref, un film classique qui ne bouleverse pas tant que cela.
Il est rare que je mette 5 étoiles pour un film mais celui ci les mérite largement . L'histoire vraie de Ron Woodroof un cow-boy texan qui lorsqu'il découvre qu'il a été contaminé par le virus du sida va se battre contre la FDA qui ne jure que par l AZT et refuse d approuver des traitements alternatifs qui pourtant font leurs preuves . Sa volonté farouche de vivre et les recherches forcenées qu'il va mener et les traitements qu'il importera de façon illégale lui permettront de faire mentir les médecins qui lui avaient prédit une mort à 30 jours . ( il vivra 7 ans ) . Cette histoire m'a émue aux larmes . Les acteurs sont fabuleux . Leur jeu , les métamorphoses physiques subies pour être au plus près de la réalité de malades du sida ( maigreur extrême ) sont tout simplement incroyables . C'est un film dune grande qualité .
Une grande histoire touchante de tragédie sur les débuts de l’épidémie du SIDA, malheur et lutte corps et âme pour les personnages malades, Matthew McConaughey est bien classe dans la dramaturgie, idem pour Jared Leto avec une bonne dose d’humour, un beau rôle pour Jennifer Garner et beaucoup d’émotion ressentie dans ce genre de film.
Disons tout de suite que c'est un bon film, où l'on ne s'ennuie jamais, grâce à des acteurs remarquables et à une technique narrative qui, a défaut d'être originale, a fait ses preuves dans tous les films où un héros (ou une héroïne) affronte à mais nues les puissants lobbys qui empoisonnent le public pour faire du fric. Sauf que - et c'est là une grande qualité du film qu'il doit peut-être à la simple honnêteté puisque l'histoire est vraie - le héros n'est pas un chevalier blanc et l'Administration aux mains des lobbys pharmaceutique pas totalement dans son tort. Woodrow n'est au départ qu'une tête de mule qui veut survivre mais aussi gagner beaucoup d'argent en exploitant, sur le dos des malades, un filon fondé sur l'idée que l'AZT est définitivement mauvais et qu'on a plus de chances de survivre avec des vitamines et une alimentation saine etc... Refrain connu des complotistes. Mais son extraordinaire force vitale emporte la sympathie, et le fait que, à l'époque dont il s'agit, la recherche conventionnelle n'a pas encore atteint des résultats probants semblent longtemps lui donner raison. Entre les deux camps arc-boutés sur leurs certitudes, bluffée par cette tornade vivante, une jeune femme (vraie aussi ?) représente presque timidement la raison en tentant de garder un pied dans chaque camp.. Assez timidement pour que la vérité révélée à la fin du film passe presque inaperçue : les vitamines et autres adjuvants aident sans doute à survivre mais, à défaut d'une guérison aujourd'hui encore hors d'atteinte, c'est bien l'AZT - il est vrai beaucoup plus faiblement dosé que dans les premières expérimentations et combiné à d'autres médicaments - qui a marqué en son temps un progrès décisif dans les thérapeutiques du SIDA. C'est du bon cinéma, mais il est à craindre que négligeant cette trop discrète vérité, les complotisme y trouve son compte.
En voilà un film qui n'a pas usurpé sa réputation de petit bijou d'intelligence et surtout d'interprétation magistrale ! L'histoire de cette société américaine qui préfère laisser ses habitants mourir dans d'atroces souffrances ou s'en servir comme cobayes de laboratoire (sans plus de cérémonies que s'il s'agissait de petites souris) plutôt que d'avoir à ployer le genou devant une autre nation qui a le médicament qui soulage les malades pendant leur descente aux enfers... Tellement incroyable d'hérésie et d'auto-suffisance que très vite les dirigeants de ces sociétés soi-disant "pour la santé" nous rendent malades nous-mêmes, entre haut-le-cœur et indignation... Jusqu'à la fin, on ne peut (veut ?) pas y croire tellement le raisonnement des grands bonnets nous paraît absurde, et l'on se demande alors à quel siècle on vit pour voir des assassins déguisés empêcher des héros altruistes de sauver des agonisants, et en toute impunité... On l'aura vite compris, Dallas Buyers Club sait choquer par l'histoire vraie de cette Amérique qui veut son auto-suffisance médicale, quitte à laisser souffrir des milliers de malades, voire même à en abréger quelques-uns... Car, si comme moi vous tenez à Rayon (impossible de dire Jared Leto ! Il incarne une femme jusqu'au bout des ongles à tel point qu'on ne voit jamais l'acteur derrière ce personnage très attachant !), attention au coup de gueule... spoiler: Sa perte par dose non-désirée de AZT , j'appelle cela un assassinat, ni plus ni moins, et l'impunité de cet acte me révulse au plus haut point ! Jared Leto qui n'a pas volé non plus son Oscar de Meilleur Acteur dans un second rôle, à voir Rayon on tente deux minutes d'apercevoir l'acteur sous le (fabuleux et récompensé) maquillage, puis on se laisse mener par cette charmante (volontairement mis au féminin) miss de la rue qui est à la fois hilarante par ses mimiques et répliques, et aussi touchante par le rejet violent qu'elle subit face à une société très fermée sur le sujet... Pour former un duo détonnant avec Rayon, Matthew McConaughey est impressionnant de justesse : d'abord homophobe puis de plus en plus ami de la miss, son évolution en sauveur universel contre une société hypocrite nous touche, et les séquences transcendées ne manquent pas (la tentative de suicide dans sa voiture... On retient son souffle). La fin nous met les larmes chaudes aux yeux, mais aussi le sourire béat par la tendresse soudée de cette communauté, et l'on termine en se sachant instruit d'une histoire incroyable. Une prise de conscience brillamment interprétée.
Super film sur une histoire vraie que je ne connaissais pas. C'est magistralement bien interprété par Matthew Et Jared Leto. Quel maigreur quel ambiance quel intensité . L'histoire d'un homme atteint du sida et Qui va se battre pour survivre Et contre le gouvernement Et Faire avancer les choses ... bravo !!!!
J'ai regardé ce film 3 fois. Ce film m'a renvoyé à l'atroce gestion de l'avènement sida au début des années 80. Le mot Sida renvoyait à maladie des homos, liée à des pratiques de vie honteuses, transmise on ne savait pas trop comment ... Bref, les autorités de santé ont tout fait pour que l'ignorance et la bêtise humaine aboutissent à la catastrophe sanitaire que cette maladie est devenue, avec de personnes refusant de se faire dépister de peur d'être mises au ban de la société. Et comme si ces ratés ça ne suffisaient pas, les sachants se sont trompés en priorisant la "loi des marchés" au détriment du bien être des malades. Pour cela, ce film est plus qu'une oeuvre cinématographique. C'est un témoignage d'une mauvaise époque pas si lointaine, qui ne verse pas dans le patos. Et réalisateur et les acteurs (dans exception) se sont montrés à la hauteur de la tâche. Merci à eux