127 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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JoeyTai
25 abonnés
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4,0
Publiée le 31 août 2025
Sur un scénario plutôt simple mais redoutablement efficace, Christian-Jacque a réalisé un drame policier très réussi. Les interprétations sont toutes de qualité. Pierre Brasseur, qui joue Cassidi, l'avocat de la vénéneuse Catherine Dupré, est exceptionnel de cynisme, de faconde et de rouerie durant tout le film. Il fait de l'ombre à tout le casting, y compris à Bourvil, alias le juge Gaudet, qui tente vaillamment de résister à la verve de Maître Cassidi. Mais rien ne semble pouvoir stopper la personnalité écrasante de l'avocat. Venu plaider au procès en un geste humaniste, le juge Gaudet souligne à juste titre que si Cassidi avait été l'avocat de l'infirmière, elle aurait été innocentée et c'est l'épouse qui aurait été condamnée. La toute fin, si elle rebat un peu les cartes, renforce finalement le sentiment que certains, de par l'emprise qu'ils ont sur les autres, ont le pouvoir de condamner ou d'innocenter selon leur intérêt du moment, indépendamment de la culpabilité réelle ou pas des accusés. Ce film ne donnera pas confiance en la justice en tant qu'institution...
16 219 abonnés
13 170 critiques
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3,5
Publiée le 16 mai 2025
Oeuvre rèputèe sur les mècanismes de la justice qui doit beaucoup aux acteurs, notamment à un numèro èblouissant de Pierre Brasseur! Le film s'inspire d'un excellent roman de Jean Laborde spoiler: dans lequel on y voit un avocat incriminer avec verve une innocente (Virna Lisi) d'homicide par imprudence, car il est lui-même de mèche avec la vraie coupable (Marina Vlady, crèature manipulatrice aussi sèduisante qu'infernale), qui est sa maîtresse! Faux testament, fausse ampoule...Bourvil n'accuse personne mais cherche la vèritè comme tout bon juste d'instruction qu'il est! Une vraie surprise party en somme que cette enquête où le dysfonctionnement de la justice est mis en cause! Celui qui a le plus abordè ce genre de sujet est sans conteste Andrè Cayatte! Et pourtant l'affaire en question est signèe Christian-Jaque avec les dialogues aux petits oignons de Jeanson! Un classique...
Bon film, bon quatuor Pierre Brasseur, Bourvil, Marina Vlady, Virna Lisi... Néanmoins, l'intrigue policière n'est pas assez fouillée, quelques invraisemblances, fin en queue de poisson...
Ce film de Christian Jacque nous décrit les dérives de la justice française tout en nous offrant une magnifique opposition entre Bourvil et Pierre Brasseur, le tout bonifié par les dialogues de Henri Jeanson.
Une mauvaise injection et voilà la jolie infirmière Gina accusée d'avoir assassiné son patient. On saura vite que l'épouse de ce dernier a tout manigancé. En dépit de son sujet peu original, l'intrigue judiciaire de Christian-Jaque nest pas sans intérêt. Mais il est évident que le cinéaste n'en dévoile pas toutes les ressources dramatiques. Ce n'est d'ailleurs pas tant les conventions de sa mise en scène qui en détourne le réalisateur que l'utilisation superficielle, inaboutie, des personnages. Ils sont quatre pour l'essentiel: l'accusée, le juge d'instruction, l'épouse qu'on sait coupable et son avocat complice., dont les caractères respectifs paraissent initialement -c'est-à-dire- dans le roman de Jean Laborde- plus rigoureux, plus vrais. Car le problème, c'est que Christian-Jaque ne pratique ni la nuance ni la cohérence psychologique. Marina Vlady compose une criminelle dont les traits principaux, la candeur et le cynisme, s'opposent très maladroitement. Pierre Brasseur, dont le personnage est sans doute le plus complexe et le plus marquant de tous, en fait une composition savoureuse mais qui ne rend pas tout à fait compte de ses ambiguité, de sa dualité. Christian-Jaque ne fait pas grand cas de sa mauvaise conscience d'avocat. Quant à Bourvil, il est ce modeste juge dont on devine tout de suite qu'il ne se laissera pas abuser. Il tiendra pour finir un discours assez convenu sur les manoeuvres qui gènent la recherche de la vérité. Auditions pendant l'instruction, scènes à la cour d'assises, le récit se développe san surprise et, surtout, ne permet guère aux protagonistes de dépasser leur simple fonction théorique.
Un film sans concession sur la justice et la perception de la vérité au travers du regard d'un avocat brillant mais machiavélique. Brasseur crève totalement l'écran jusqu'à anéantir un Bourvil désabusé à la fin de l'histoire tant il a compris que la vérité ne naissait que par la façon dont certains la dévoilent. Il faut entendre cette dernière scène avec l'avocat pour nous faire prendre conscience aussi comme Bourvil de l'implacable vérité que l'on fabrique. Excellent
Voilà le genre de film qui assassine la justice, qui montre qu'un avocat, s'il est doué est capable de faire acquitter le pire des criminels face à une justice, un système qui fait la part trop belle à la parole, à la persuasion plutôt qu'aux éléments factuels. C'est admirablement scénarisé, on est captivé de bout en bout, tout en espérant un revirement de dernière minute, mais celui-là n'arrivera que déguisé sous forme d'un mince dialogue en fin de film. Dommage, cela laisse le spectateur sur sa faim, son doute envers la justice ; mais cela reflète bien plus la dure réalité de la vie. A voir par les amateurs de film judiciaire.
Coécrit et parfaitement mis en scène par Christian-Jaque, " Les Bonnes Causes" est un très bon polar à l'ancienne comme on en fait plus. Soutenu par une bande musicale efficace et des dialogues de Henri Jeanson, le brillant scénario nous offre des scènes grandioses, comme celle de la reconstitution. Cette séquence démontre, s'il en était besoin, la prestance et la verve de l'excellent Pierre Brasseur. Le film nous offre en effet un casting royal, avec Bourvil comme toujours émouvant, et Jacques Monod en procureurs ; pour ces dames : la belle Italienne Virna Lisi et la charmeuse Marina Vlady.
6 233 abonnés
18 103 critiques
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4,0
Publiée le 8 juin 2021
Dans Les Bonnes Causes vous verrez des gens parler de manière plutôt statique. Bourvil qui parle à Pierre Brasseur qui parle à Marina Vlady tandis que Virna Lisi parle à Umberto Orsini qui parle avec Pierre Brasseur et parfois Bourvil parle à tous. Si les dialogues sont bons en soi il aurait été formidable qu'ils soient un peu plus variés. Comme ce film est réalisé par un réalisateur ayant une formation Christian-Jacques ce n'est peut-être pas une surprise que cette histoire soit plutôt bavarde. Néanmoins cela reste un bond film Ce que j'ai apprécié c'est son esthétique. Les magnifiques plans en noir et blanc le positionnement soigné des personnages au premier et au second plan le choix entre gros plans et plans moyens. Le film vaut absolument le temps du spectateur et à mon avis il est encore plus agréable si vous oubliez l'histoire et commencez à regarder les acteurs. Bourvil et Pierre Brasseur sont particulièrement formidables. Dans de nombreux films modernes ce sens de l'esthétique a disparu. Il n'y a presque plus de logique dans le choix des plan et tout n'est que gros plans insensés et montage brut...
Une réflexion (lourdaude) sur la justice, sa relativité et les as du barreau. Des personnages au cynisme appuyé et pas toujours crédible. Un beau numéro de Pierre Brasseur.
Un bon film, un film solide.... Vieux de 57 ans (sorti en 1963), sa facture classique a su résister au temps, pour l'essentiel (la justice, et spécialement le procès pénal, est souvent un marché de dupes...). Il est vrai que c'est le très bon professionnel Christian-Jaque (1904/1994) qui est aux manettes de ce désabusé "Les Bonnes Causes", tant à l'écriture (sur un dialogue Jeanson) qu'à la réalisation : un gage de qualité ! S'il fallait retenir deux axiomes mis ici efficacement en évidence, judiciairement parlant, ce serait l'éternel "Cherchez la femme !" (et il y en a deux, en la cause, Marina Vlady et Virna Lisi - c'est une coproduction franco-italienne)....), prolongé in extremis par un "L'ambition et la vengeance ont toujours faim" (pour une fin ouverte). Bourvil (le petit juge au lacet défait) est excellent. Et Pierre Brasseur, en ténor du barreau (un rôle, tout en stature et faconde, qui lui va comme un gant), tout autant.
Un Bourvil talentueux dans le rôle d'un juge d'instruction à l'opposé du genre comique qu'on lui connaît. Ce juge va enquêter sur un décès suite à une injection intraveineuse d'un produit autre que le médicament prescrit et qui incrimine l'infirmière. La femme du défunt tirera profit de cette tragédie avec l'aide d'un avocat notoire . N'est elle pas l'instigatrice de ce crime?
Des Bonnes Causes je retiendrai un scénario bien ficelé avec intrigues et coup de théatre. Des longueurs dans certains dialogues sont à relever. Excellent jeu d'acteur de Bourvil.
C'est d'abord un festival Pierre Brasseur, complètement déchaîné et dans un rôle taillé sur mesure, il crève l'écran de son talent. Beaucoup de dialogues, peu d'action mais on est scotché. On peut néanmoins s'interroger sur le choix de Bourvil dans le rôle du juge d'instruction, non pas qu'il soit mauvais, mais on a du mal à y a croire. La fin est bancale, que Brasseur ait envie spoiler: de se venger est compréhensible, qu'il se mette à louer la justice est risible . Enfin et ce n'est là qu'un détail mais qu'on m'explique pourquoi l'accuséspoiler: bénéficie-t-elle de circonstances atténuantes ? Si elle avait pris 20 ans au lieu de 8 cela n'aurait rien changé au sens du film. Mais les défauts du film pèsent peu en regard de ses immenses qualités. Et puis cette scène d'anthologie, celle ou Brasseur casse le témoignage du voyeur restera longtemps dans nos mémoires
Un grand film, qui n'a pas vieilli, avec des dialogues savoureux et une grande performance d'acteur de P. Brasseur. spoiler: Même la morale est sauve dans ce film très noir.