La Grande bouffe
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3,4
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174 critiques spectateurs

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Cthulhu Mantis
Cthulhu Mantis

38 abonnés 84 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juin 2015
Ce qu'on peut dire de ce film on aime ou on aime pas, mais on ne peut pas rester indifférent. La couleur est déjà annoncer quand nos 4 protagonistes découvre la cuisine de leur futurs excès, ou bien quand ils se font livrer des impressionnantes quantités de nourritures. Cela peut être légèrement choquant encore plus aujourd'hui avec les pays du tiers monde qui meurs de faims dont Marco Ferreri semble faire preuve d'humour noir et de scepticisme pousser à l’extrême, Ferreri se moque de la société de consommation et crache même dessus si ce n'est qui la défèque sur son visage sans avoir une véritable forme mais plus par son fond et tant pis si cela ne plaît pas à tout le monde.

spoiler: Fort étonner de voir Michel Picolli s'amuser et danser avec une tête de veau ou encore un beau poulet jeter dans l'aquarium.


Ferreri ose et soigne chaque scène. Une belle et joyeuse orgie, des situations aussi burlesque qu'absurde me rappelant la satire sur les bourgeois comme aime le faire Louis Bunuel donc le maestro italien a parfois été comparer et des dialogues rappelant Bertrand Blier.

Le cinéaste Italien se moque également d'un certain sens de l'érotisme qui est grotesque et hilarant.
Des scènes culte comme par exemple: Ugo Tognazzi qui fait une impayable imitation de Marlon Brando du Parrain de Coppola.

De plus avec un trés beau quatuor Marcello Mastroanni, Ugo Tognazzi, Philippe Noiret et Michel Picolli ou au moment ou j'écris ces lignes ce dernier est encore en vie parmi les quatre. Un long- métrage scandaleux classique dérangeant et d'anticipation, comme le Dernier tango à Paris de Bertolucci ou encore Orange Mécanique de Kubrick et tant d'autres.

C'est aussi un film excessif sur l’excès qui est d'une intelligence remarquable dans le message, même si au premier abord on ne le voit pas,ça passe plus pour de la provocation qu'autre chose qui n'est pas s'en rappeler Salo ou les 120 journées de Sodome de Pasolini qui peut écœurer désagréablement. Certaine scène de sexe et bouffe associer peuvent parfois être écœurante a voir.

Plus de 40 ans après sa sortie et son scandale ce thriller gastronomique(le premier dans l'histoire du cinéma) choque encore: écœurant, bordélique, scatologique, une ambiance funéraire, pesante, sombre, désespérante avec un parfum de pornographie et jubilatoire. Un hymne à la vie et à la mort.

à ne surtout pas montrer aux anorexiques !
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2013
Malgré l'ivresse de l'excès, qui s'acharne encore de nos jours sur les tranches privilégiées, on savoure ou on déguste devant l'inertie de ces quatre fumiers, toujours plus sympathiques avec le temps et les regrets, pour ces belles gueules du ciné.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2013
« Il reste de la farce ?.... C'est la vie qui est une farce ». Le cinéma sert aussi à provoquer. Et qu'il provoque du plaisir ou du dégoût importe peu, ce sont des émotions.« La grande bouffe », cauchemar pour les anorexiques, chimère des grenouilles de bénitiers, fléau des biens pensants, un film hué et conspué par la Croisette qui avait visiblement oublié de retirer son balai ce jour là. La bouffe et le cul, la frontière ténue qui sépare l'Homme de la Bête (d'ailleurs il y a beaucoup de bêtes, plus ou moins vivantes, dans le film), une réflexion sur la sur-consommation, sur l'argent et la fonction (profession) qui ne font pas le bonheur. Un jeu macabre entre 4 immenses acteurs (et une actrice, Andrea Ferréol, aux formes généreuses, ça change), un humour corrosif, une insolence maîtrisée et de la bouffe, toujours de la bouffe, jusqu'à en crever. Et puis un film dont l'affiche fut dessinée par l'immense Jean-Marc Reiser... Chapeau Marco.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2023
Un pur chef d'oeuvre.
Je n'étais pas là à la sortie du film (excusez, mais j'avais -9 ans, étant né en 1982), mais je sais bien à quel point il a été conspuré, hué, villipendé, vomi, critiqué, conchié, etc, etc, par toute la presse, par l'intelligentsia du cinéma, et que ce fut un véritable scandale en 1973, à Cannes et partout ailleurs. Un film dans lequel des mecs qui ont réussi leurs vies rotent, pètent, bouffent sans arrêt spoiler: avec comme but ultime d'en mourir
, se tapent des prostituées, et dans lequel les mecs sont interprétés par Noiret, Mastroianni, Piccoli et Tognazzi (leurs personnages portent leurs prénoms, histoire d'identifier un peu plus les acteurs à leurs rôles), on comprend que ça ait pu choquer.
Le film est sordide, mais aussi terriblement drôle. C'est une comédie, à la base, une satire de notre société, et Ferreri tape juste et fort, c'est cinglant.
De scandale à sa sortie, le film est devenu culte, et on en parle désormais comme d'un sommet, certains journalistes l'ayant défoncé à sa sortie et qui sont encore dans le milieu et en activité en parlent peut-être, de nos jours, assez différemment. Certaines scènes spoiler: (Piccoli qui tabasse les touches du piano pour couvrir ses pets retentissants et qui, juste après, n'en pouvant plus, s'effondre, et meurt en se vidant, belle flaque marron sous le pantalon ; ou Tognazzi qui s'évertue à finir son immense et imbouffable, car trop riche et chargé, gâteau fourre-tout et en meurt d'étouffement et d'indigestion, la bouche remplie)
sont inoubliables et restent assez choquantes.
Ce qui est le plus choquant, évidemment, c'est que de la vraie nourriture a été utilisée (comment faire autrement ?) et ce que ce n'était pas de la bouffe daubesque made in Lidl, mais de la nourriture de classe venue directement de chez Fauchon, et que la chaleur des projecteurs du plateau faisait tourner assez rapidement. Un gâchis véritable de bouffe en ces temps de Concert for Bangladesh (c'était deux ans plus tôt) et de famines au tiers-monde.
Comment, en revanche, ne pas y voir une formidable critique de notre société ? Comme Noiret l'a dit à l'époque, ne pas comprendre cet aspect du film est "révélateur d'une immense connerie" de la part de ceux qui sont tombés sur le film à boulets rouges.
Megaladro
Megaladro

16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 décembre 2023
Un film insupportable à regarder mais pas pour les bonnes raisons. Même avec un gros effort de remise en contexte c'est très mauvais, et ce à presque tous les niveaux. Ça se veut subversif mais c'est tout au plus ridicule, le scénario n'existe pas, on passe la première heure à se demander quand est-ce que ça va décoller et la deuxième à attendre la fin. À ne jamais revoir.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 juin 2013
Une satire chronique in vivo de la décomposition des chairs, à la violence morbide, jusque dans les détails les plus scabreux. Assez insoutenable.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juin 2011
Quelques bons moments, mais un ensemble beaucoup trop long et sans véritable saveur au final.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 juillet 2016
Provocation et vulgarité , un film choc qui ne fait pas dans la dentelle , on est dans l’excès en
permanence , une satyre qui frise l'overdose .
Gourmetdefilms
Gourmetdefilms

70 abonnés 657 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 mai 2012
Ca bouffe, ça rote, ça dégueule, ça pète en musique, ça défèque, ça se copule les uns devant les autres (sur des victuailles), ça claque, tous ça en huis clos pendant 2 longues heures, vous allez me dire que c'est un reportage sur un élevage industriel dans le Morbihan où l'on gave des porcs? Non et je m'excuse auprès des porcs, c'est juste "un film culte" censé être une critique de l'humain, des bourgeois, de la société de consommation ou de je ne sais quoi! Bref du vulgaire en veux tu en voilà, une suite de péripéties sans aucune originalité, un scénario nul sans dialogues, juste des excès gastro-sexuels insensés avec un mastroianni dans le personnage d'un mufle type "porno trash". Il ne manquait plus qu'un gars sodomisé et une femme ou même une chèvre violée pour faire la cerise sur la gâteau.
alouet29
alouet29

94 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 février 2018
Le thème surprend et à sa sortie, ce film fit scandale. Cela n'est pas étonnant, et aujourd'hui, il est probable qu'il serait interdit aux moins de 18 ans.En effet, au delà des aspects scatologiques et à la limite du porno de mauvais aloi, la nausée n'est jamais très loin et c'est voulu. La critique de la société de consommation est omniprésente. Les acteurs s'éclatent à l'écran.
kray
kray

68 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2009
Culte , la grande bouffe est une satire monstrueuse et monumentale. Un choc absolu.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2008
La bouffe est grande mais le film est moins grandiose, de nos jours ce film n'a rien de scandaleux. Deux heures longues et parfois ennuyeuses (il a trop de scènes inutiles) ; les acteurs sont bons et Andréa Ferréol montre sa nudité qui aurait inspiré un beau tableau à Rubens mais force est de constater que La Grande bouffe n'a au final rien de fameux. Ah si le personnage de Piccoli péte et c'est marrant.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 mai 2009
Le sujet du film est intéressant. La manière de l'exploiter franchement perturbante.
J'ai arrêté le film quand la blonde mangeait du cassoulet la foufoune à l'air. Grotesque.
Et puis ces bruits de mastication insupportables !
Et puis ces gros plans sur l'énorme figure d'Andréa Ferréol qui ouvre des yeux de gosse parce qu'elle n'a jamais vu d'aussi beau gâteau !
Et puis ces bruits de pets incessants !
Je ne suis pas maso : voir et entendre la laideur pendant deux heures, ça m'indispose !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mai 2014
film époustouflant , une satyre de notre société gâtée pourrie ,se suicider en mangeant car la nourriture est un luxe surtout de nos jours et l’arnaque du BIO ha jamais j’achèterai du bio c'est bon pour les bobos pour nourire la planète pas le choix la nourriture de masse et non une nourriture élitiste ce que démontre ce film des bourgeois qui ne veulent plus être ce que la société les a moulée
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2023
Ce film, réalisé par Marco Ferreri et sorti en 1973, connu pour avoir été décrié lors de sa sortie à Cannes la même année, ayant choqué plus d'un spectateur, n'est pas mal mais vraiment sans plus. Le film raconte l'histoire de quatre hommes qui s'ennuient et qui décident de s'enfermer dans une maison pour consommer de la nourriture et du sexe à outrance. Rappelant un peu, par certains aspects, "Salò ou les 120 journées de Sodome", sorti deux ans après, dont Pasolini s'en est sûrement inspiré, du moins dans l'ambiance (car le film est adapté d'un bouquin), le film n'est néanmoins pas si trash que ce dernier. En effet, même si nous avons de scènes difficilement supportables, elles ne sont pas aussi indigestes que dans "Salò" ; elles choquent sans pour autant dégouter (quoique certaines sont tout de même bien salées). J'apprécie d'ailleurs beaucoup ce que le film raconte ; la métaphore, tout le monde la connait, c'est celle (en gros) des bourgeois qui consomment à outrance, jusqu'à s'auto-détruire, ce qui est d'ailleurs particulièrement intéressant et pertinent dans le contexte cannois. Encore une fois à l'instar de "Salò", le film est également intéressant pour les débats qu'il suscite et notamment ce qui relève du "montrable" ou non au cinéma, des limites du présentable. Et même si cette question a beaucoup évoluée depuis les années 70, notamment avec des sous-genres de l'horreur allant de plus en plus loin dans le trash et dans le gore, ce sont des questions qui restent toujours aussi pertinentes. Néanmoins, une fois cette réflexion passée, eh bien, il ne reste plus grand-chose. Ce que je veux dire, c'est que le film est indéniablement intéressant par rapport à la réflexion qu'il suscite mais en dehors de ça, il ne propose pas grand-chose ! En effet, cinématographiquement parlant, j'ai trouvé le film assez pauvre et surtout assez long ! On suit pendant près de deux heures quatre mecs qui mangent à outrance et ça s'arrête là, il n'y a rien qui rythme l'intrigue, l'écriture des personnages est assez pauvre et la mise en scène n'a rien de follement original. "La Grande bouffe" est donc un film qui est intéressant sur le fond mais en revanche très pauvre sur la forme, donnant quelque-chose de particulièrement pénible à regarder (et non pas à cause de scènes choquantes).
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