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Sildenafil
87 abonnés
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2,5
Publiée le 21 décembre 2011
Le film met beaucoup de temps à véritablement démarrer (une bonne quarantaine de minutes), et finit également en longueur les 20 dernières minutes. Restent l'idée de base (manger !), la critique de la société de consommation et les acteurs. Mais les provocations sexuelles semblent superflues dans ce contexte. Alors qu'attend-on pour un remake à la hauteur ?
Bien loin d'être la simple pantalonnade grossière fustigée lors de sa sortie à Cannes, La Grande Bouffe est une pièce incontournable dans la filmographie de Marco Ferreri sur laquelle bon nombres d'intellectuels philosophent encore aujourd'hui. Le film brille avant tout pour son côté comique, ses gags inattendus et ses dialogues géniaux majoritairement improvisés par les comédiens, dont les performances respectives relèvent de l'incroyable tant ils semblent naturels. On relèvera aussi le côté formel très sobre du réalisateur italien, qui pose une ambiance placide à l'aide de cadrages souvent immobiles et intelligents dans leur composition, tout en plan-séquences discrets, pour un résultat d'une rare maîtrise. Le tout intervient sous la forme d'une méditation sur l'être humain, se muant petit à petit, en parabole sur la vie et la mort. Le portrait qu'il trace de l'espèce humaine n'est pas glorieux, car il montre avant tout l'homme dans ce qui lui fait le plus honte. Il lui soustrait l'intellect, pour ne lui laisser que son côté le plus sauvage, son état d'animal vorace et malpropre. Ainsi, cette ribambelles de goinfres mangent, baisent, pètent et chient à l'écran ce qui choqua un grand nombre de spectateurs à l'époque. Pourtant, ce délire scatophile n'est pas entièrement conçu dans un but de salir l'homme dans sa plus profonde nature, car c'est aussi l'aboutissement filmique d'un fantasme que Ferreri ne conteste pas. Inverser le processus vital (manger pour mourir et non pas pour vivre) pour retrouver une certaine forme de régression à l'état originelle, autrement dit de regressus ad uterum, est le thème majeur de ce film incompris, à l'image de l'une des dernières scènes du film durant laquelle noiret (attention Spoiler) se suicide en ingurgitant deux gâteaux représentant des seins proéminents. (fin du spoiler) On constate donc que la nourriture n'est pas un simple artifice destiné à flatter l'appétits des acteurs, mais qu'elle occupe une place sensuelle, voir même carrément érotique comme chez un certain Wong Kar-Wai.
Pour conclure, Ferreri considère avant tout que son film parle d'amitié, de compréhension et d'amour. La Grande Bouffe est donc un plat raffiné qui se déguste avec passion et non sans une certaine gourmandise féroce. Un chef-d'oeuvre. « Tu dois manger – Si tu ne manges pas, tu ne vas pas mourir ».
la grande bouffe est un pamphlet contre la société de consommation certes, amalgamant tous les plaisirs de la chair en un vaste « bordel ». Un bordel dans tous les sens du terme, et un film « gonfé dans tous les sens du terme ! Mais quel claque !! "Irréversible" et "C'est arrivé près de chez vous" ne sont plus rien à côté...
Et dire que ma mère m'avait raconté que, quand elle était allée voir ce long-métrage à sa sortie, beaucoup de gens avait quitté la séance avant la fin en hurlant que c'était dégueulasse... Elle-même me disait qu'elle ne le regarderait plus jamais. Pour ma part, cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir ce film, en tant que cinéphile, malgré tout ce que j'avais entendu à ce sujet, et ce fut chose faite hier soir grâce à Arte. Hopala, comme on dit en Bretagne, mais quelle stupéfaction !!! Une histoire horrible, complètement nauséabonde, amorale (avec une musique et des décors glauques), où le spectateur peut lui-même avoir envie de vomir (ce fut mon cas). Quelle honte surtout que ce gaspillage de nourriture, alors que tant de gens meurent de faim ou souffrent de troubles alimentaires... Non, vraiment, je n'ai pas du tout compris où Marco Ferreri voulait en venir, malgré une bonne mise en scène. Heureusement, ce film est sauvé par des dialogues souvent drôles (curieusement) et une pléiade d'excellents acteurs, cette équipe me méritait à mon sens pas l'opprobre qu'elle a connu au Festival de Cannes. Mais tout ce gaspillage de victuailles accompagné d'orgies ici et là m'a donné la nausée (et j'ai encore un profond dégoût dans la bouche ce matin en rédigeant cette critique), même les provocations de certains artistes d'hier et d'aujourd'hui m'ont semblé complètement insignifiantes à côté...
irregardable, bête, moche, bref une bête de foire sous xanax. Pendant environ 2h, on voit des personnes bien loger manger à outrance, péter péter péter, il faudrait effacer cette orgies culinaire filmique de l'histoire du cinéma pour ne pas que des films puissent en être inspiré telle que Triangle of sadness, la grosse bouse de 2022.
La grande bouffe a été peu compris à sa sortie, très controversé, et hué à Cannes. Philippe Noiret répondit aux critiques : Nous tendions un miroir aux gens et ils n'ont pas aimés se voir dedans, c'est révélateur d'une grande connerie. Tout est dit. Le film le plus scandaleux et excitant à la fois du cinéma français. Il montre avec ironie, provocation et humour loufoque des problèmes et vérités courantes comme la boulimie, la société de consommation dans laquelle nous vivons, et aussi histoire de se moquer de la bourgeoisie trop correct et coincée. Ce qui est encore plus drôle c'est les acteurs qui s'en donnent à cœur joie et s'impliquant dans leur rôle ; il y a de quoi rire, j'imagine même pas le nombre de kilos qu'ils ont pris durant le tournage. Ça a l'air comme ça d'être du grand n'importe quoi mais ça reste vrai dans le fond : tout excès en tous genres est dangereux. Très belle partition au piano, une musique entêtante.
Très déçu, je pensais avant la vision de l'oeuvre, mettre un bon 4/5 pour ce projet emballant. Des amis qui s'enferment pour manger jusuq'à s'en rendre malade, et l'on met cet élément scénaristique en parallèle avec le sexe, c'est énorme. En plus le film avait été sélectionné à Cannes en sélection officielle, ce qui allèche également, une violente polémique s'était d'ailleurs battue sur l'oeuvre, sans compter la présence de Philippe Noiret. Bref, je voulais le voir depuis pas mal de temps. Mais l'idée de mettre ce 4/5 s'est envolée à 1h15, quand j'ai commencé à m'ennuyer, vous savez c'est un ennui non analysable, mais qui apparait d'instinct, pourtant les dialogues étaient aussi biens qu'au début et l'histoire avançait bien. et j'ai voulu passer à 2 lorsqu'il n'y avait plus que des éléments rebutants et inintéressants. Franchement ça devient ignoble, les femmes dénudés sont physiquement horribles, les hommes passent leurs temps à péter, et ça c'est juste insupportable et ça devient irregardable, c'est ce coté qui m'avait déplu dans Salo ou les 120 journées de Sodome. En plus, il n'y a plus que ça, c'est trop répétitif. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
Un film unique, chef f'oeuvre absolu! D'une noirceur extrême. L'homme contribue lui-même à sa perte, et à sa déchéance. Il y a quelque chose de terrifiant la dedans. Ce film ne s'oublie pas, par son anticonformisme et par son ingéniosité. Un film à voir, à revoir et à analyser compte tenu de sa profondeur et de ses sous-entendus.
la sous-consommation , l'ennuie des riches du pouvoir la bouffe , le cul , les femmes , la morale , le mélange des genres coup de maître Ferreri hué par les crasseux du festival de cannes à l'époque et c'est un pieds de nez ces snobinards et riches de la coté d'azur ces bouseux qui n'on que de yeux que pour leur paraître leur égocentrisme . ce film montre bien la fatigue les vies ennuyeuses , leurs désirs inassouvis, et pour y mettre fin le suicide par la bouffe manger à en crever .
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5,0
Publiée le 26 mai 2025
Attention « le Cinèma de minuit » vous sert une oeuvre gargantuesque avec quatre monstres sacrès inoubliables! Une èbouriffante critique de notre sociètè de consommation à l'ècart du monde jusqu'à sortir des normes de la rèalitè! spoiler: Guidès par la mort, Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Michel Piccoli et Marcello Mastroianni se jettent le temps d'un week-end sur tout ce qui se mange! Un quatuor d'amis fortunès qui choisit de se dètruire à travers la nourriture! On ne pourrait plus faire un tel film aujourd'hui, à savoir l'autodestruction par le sexe et la bouffe! La provocation atteignant ici un tel degrè, et le dègout à une telle force, que nos hèros se retrouvent petit à petit sur une autre planète dèbarrassèe de tout ce qui l'obsèdait! C'est drôle, ètrange, excessif, macabre, dèrangeant et souvent douloureux! Le chef d'oeuvre incontestè de Marco Ferrerri qui peut se vanter d'avoir signè l'un des films les plus fêlès du 7ème art! A noter l'excellente musique de Philippe Sarde...
"Il faut que tu manges, Philippe ! sinon tu vas pas mourir" .Le cinéma contestataire des années 70... Comment 4 amis décident de se réunir le temps d'un week-end et aller au bout de leur satiété culinaire et sexuelle. Marco Ferreri est avec Louis Bunuel l'autre satiriste des moeurs bourgeois. Il montre des personnages à la recherche de désirs et de sensations perdus, et agissant sans logique, ayant perdu le sens de l'existence. Rien n'explique leurs comportements, on assiste au spectacle de la déraison de personnages courant après une satiété inatteignable. Si le film est inconfortable et surement trop long, parfois ragoutant, il peut compter sur de belles qualités cinématographique comme la très belle photographie et la musique de Philippe Sarde. Enfin le quatuor de comédiens est un plaisir de tous les instants, Noiret et piccoli notamment
Certes, c'est un film qui fait parler de lui, car il est gênant d'excès, on ressent pleinement le mal-être des personnages. Mais cette "Grande Bouffe" manque cruellement d'un but : spoiler: manger à en crever ne suffit pas . Il met en jeu toutes les perversions existantes chez l'être humain, sans en tirer de leçon, simplement un constat, non moralisateur. Au final, nos 4 amis s’empiffrent le corps et l'esprit pour ne plus avoir à penser (on ressent clairement l'analogie de consommation avec notre société moderne) mais on en reste là. Et cela va dans le sens de mon ressenti pendant toute la durée de ce délire cinématographique : sans réelle intérêt.
Inspiré de Sade dans son concept de l’accomplissement de ses vices avant de mourir, Marco Ferreri a eu l’idée ingénieuse de placer la nourriture au centre des plaisirs de ses personnages. Ce choix a permis de faire de La grande bouffe une allégorie des dérives de la société de consommation ainsi que des instincts humains qui font souvent cohabiter difficilement le corps et la raison, une peinture dégradante donc qui ne put s’empêcher de créer un scandale lors de sa présentation à Cannes en 72 (une année où les critiques étaient déjà occupés à conspuer La maman et la putain d’Eustache). Voir des notables se ridiculiser ainsi en s'empiffrant à en crever, souffrir de problèmes intestinaux et embaucher des prostitués put à l'époque sembler révoltant mais a surtout permis de lever certains tabous scénaristiques importants. Le quatuor d’excellents acteurs, dont les rôles partagent les prénoms, donne agréablement vie à ces bourgeois aux mœurs écœurants et rend donc prenante cette orgie culinaire dont le scénario semble pourtant un peu répétitif.