Un soit-disant film culte à scandale ! surtout sans scénario ni intérêt aucun ... on s'ennuie ferme, il n'y a aucun fil conducteur. Seuls les acteurs sont assez bons pour sauver le peu intéressant ...
La projection cannoise de « La Grande Bouffe », le 17 mai 1973, fit scandale. Portée par la polémique et la controverse, cette farce de Marco Ferreri attira de nombreux spectateurs dans les pays qui autorisèrent sa diffusion. Au-delà d’un ton ouvertement provocateur et malgré la présence de Marcello Mastroianni, Philippe Noiret, Michel Piccoli et Ugo Tognazzi (remarquablement grimé en Marlon Brando le temps d’une courte scène), ce brûlot moraliste m’a plus souvent ennuyé qu’intéressé.
Un film ultra vieillissant prenant souvent la voie de la facilité. Certes les scènes restent assez gênantes mais se révèlent trop répétitives, avec un scénario qui quant à lui ne sert que de support pour ces dernières. Des longueurs sont à mentionner et les personnages malgré leurs rôles sont plutôt superficiels. Après la critique du consumérisme, du plaisir direct, des comportements volatils gardent tout de même un certain écho aujourd'hui.
Audacieux, érotique, répugnant et subversif, cette oeuvre du cinéma franco-italien dresse un portrait satyrique d'une société ultra-consommatrice et égoïste à la recherche de la luxure perdue des temps passés. Un oeuvre à ne pas mettre entre tout les yeux mais un vrai "documents" d'époque.
Un grand film philosophique en forme de huis clos sur la vanité de l'attitude de consommation jusqu'à l'étouffement de l'homme, sur l'absurdité de l'existence via ce suicide collectif par la nourriture jusqu'à l'explosion.
L'idée de la jouissance absolue dont le huis-clos de Marco Ferreri est l'illustration peut trouver plusieurs interprétations. Toutefois, il est probable, au regard de l'oeuvre générale du cinéaste, où l'obsession monomaniaque répond de façon récurrent à la frustration spirituelle, que la boulimie et le désir de luxure auxquels se soumettent, le temps d'un week-end, quatre amis quadragénaires traduisent leur incapacité à trouver un sens à la vie. Plus qu'une satire de la société de consommation, le film semble évoquer la démission intellectuelle et spirituelle de l'homme contemporain. Rendus à leurs pulsions animales, Marcello et ses copains satisfont dans une orgie fatale leur goinfrerie et leur appétit sexuel. Avilissantes, jusqu'à la scatologie, les provocations de Ferreri perdent néanmoins de leur efficacité par leur caractère répétitif et leur outrance. Les arguments comiques ou philosophiques manquent de relief (sinon de reliefs!), condamnant ainsi les personnages à n'être ni amusants ni attachants. En dépit de la singularité du sujet et de ses références psychanalytiques.
Sinon apart donner du malaise à cette comédie qui donne quatre tête d'affiche l'occasion de jouer sur les tabous et les politiquement incorrecte, sur les péchés capitaux et la mort, l'esprit est tortueux donne son côté joviale, érotique et macabre. Le scénario est assez étrange et le huit clos donne lieu à un future mausolée magnifique. On plonge dans l'ennuie et on s'y plaît, on essaye de comprendre le sens de tous cela. Pourquoi ont ils été contraint d'en finir comme ça en se tuant à manger jusqu'à la fin. On veut comprendre !
Le film culte par excellence qui m'a réussi à me dégouter de manger pendant aller au moins 2,3 jours. Non, ce film est culte par son intelligence de la moralité contre l'hyper consommation. Le trio d'acteurs est excellent, et leur spoiler: mort totalement méritée . Personne n'est réellement indifférent à ce film, qui semble tout de meme avoir mal vieilli et rappelle sans aucun doute les premiers films contre la mal-bouffe. Evidemment, ce film accompagné de scènes sexuels ou limites scatophiles a fait polémique et a surement ouvert une passerelle contre le politiquement correct dans le cinéma français
Je l'ai trouvé long, ennuyeux et sans intérêt. Peut être qu'il y a 45 ans, c'était un chef d'oeuvre, mais je n'ai pas du tout accroché. Soit j'ai loupé un truc, soit ce n'est tout simplement pas du tout mon genre de film, soit il a atrocement mal vieilli...faites votre choix!
Une critique outrageuse de l'opulente bourgeoisie qui aurait sans doute fait fureur sur une copie double à l'épreuve de philo mais qui s'avère plus difficile d'accès sur pellicule. On subit deux heures assez répugnantes finalement à voir s'empiffrer un groupe de nantis peu sympathiques et à reluquer des arrières trains peu ragoutants. Certes, Ferreri dénonce et ses acteurs sont convaincants mais quel intérêt pour le spectateur ? A peu près aucun si ce n'est de chopper des aigreurs d'estomac rien qu'à la vue de ce monceau de bouffe, même l'émotion n'y est pas. Alors bravo pour l'idée mais le format n'était sans doute pas le bon.
L'existence même de ce film est formidable : en 1973 arriver à sortir un film d'une telle décadence devait provoquer sacré choc. Alors évidemment (pas pour tout le monde on dirait), c'est nul. Mais il est possible d'être amusé face à cette farce grotesque joué avec le plus grand sérieux. Bravo! Il est rare d'inventer un nouveau type de n'importe quoi. Les 2 étoiles récompensent ça.
Que l'on y voit une critique de la société de consommation ou pas, La grande bouffe dérange de par son abondance de tout. Le réalisateur veut nous montrer que l'excès de quoique ce soit peut en devenir nocif voire mortel. Techniquement, Marco Ferreri cherche à poser ses personnages et les traiter un à un mais le rythme du film en pâtit avec quelques longueurs.
Alors la le cinéma fait un grand pas. Marco Ferreri prend de force un marché sclérosé avec des idées métaphysiques pour l'époque.
Une génération de comédiens vieillissants accepte de se fragiliser dans un nouveau concept hyper dérangeant détruisant une décennie de rôles plutot conventionnels.
La nourriture principale ingrédient de cette déferlante de victuailles devient une arme suicidaire. On n'ingurgite plus pour subsister mais pour le gain d'une souffrance exigée menant au trépas.
Ces esprits délirants suite aux hectolitres de vins absorbés sombrent volontairement vers la nuit éternelle.
Parasités intérieurement par le mal de vivre, ils se suppriment en malmenant leurs corps qu'ils veulent punir d'avoir pris le pouvoir sur une ligne de conduite d'esprit responsable.
Cet hymne à la bouffe absorbée en masse est révolutionnaire, l'audace prend le pas sur une conventionnalité cinématographique lassante. Un nouveau voyeurisme s'exprime sans limites. Volontairement abject la grande bouffe met en lumière un cinéaste hautement épicurien, autun, paradant sur les marches du festival de cannes fier de son travail.
Insulté, frappé, c'est un chemin de croix pour l'équipe du film endurant jusqu'au bout le déferlement critique d'une foule menaçante et hystérique non préparée.
La grande bouffe va permettre à certains comédiens de se remettre en question notamment Michel Piccoli inaugurant en ces années soixante dix un changement radical dans le choix de ses personnages acceptant des rôles complexes tel que dans « Grandeur nature » de Luis Garcia Berlanga.
La grande bouffe est un film bénéfique, novateur, tout est remis en question. Réalisateur et surtout comédiens renaissent par la provocation, un mot merveilleux mouvementant des esprits endormis par les procédures basiques et sans surprises du métier.
Un incontestable progrès cinématographique, une œuvre d'art surréaliste emblème nauséabond d'une profession osant enfin titiller l'intolérable.
Le film est imparfait, il se complait dans une ambiance pesante, scatologique, terriblement crade et dérangeante. Mais ce qui fascine le plus avec cette œuvre, et qui en fait un chef d’œuvre, c'est l'histoire qu'il y a autour. La Grande Bouffe a été présenté à Cannes et a subi une vindicte incroyable, mettant de façon quasi unanime ce film dans les films indignes du 7ème art. 40 ans plus tard, on redécouvre ce film et l'on se rend compte que celui-ci est bien plus que de la provocation scatologique et de mauvais goût. Il est un écrin de vision de ce que devient l'homme dans la société moderne: une machine à manger et à baiser. La société de consommation dans toute sa splendeur. De loin, le film possède pleins de défauts de facture. Mais le premier degré des personnages (les noms des personnages sont en fait les noms des acteurs), leur non interprétation au delà de certains traits de caractères, font que le film devient intriguant, su ce qu'il révèle un tant soit peu de l'Homme. Et c'est aussi le meilleur moyen de démarrer un régime, vous ne voudrez plus manger pendant un certain temps après avoir subi ce chef d’œuvre.
Tout le monde a en tête le célèbre film-orgie de Marco Ferreri qui fit en 1973 l'un des plus grands scandales du festival de Cannes. Se voulant être le reflet d'une société d'hier et d'aujourd'hui ou l'on mange jusqu'à en crever, le long-métrage s'entoure d'un quatuor d'acteurs exceptionnel (Noiret, Mastroianni, Piccoli, Tognazzi) au sommet de leur talent. On regrettera toutefois que le film s'apparente trop souvent plus à de la provocation qu'à une véritable reflexion (car si l'on y reflechit bien les scènes de sexe n'apportent pas grand choses à l'oeuvre...). Cela reste cependant intéressant (de par son sujet en or) et même assez drôle parfois, mais aussi régulièrement lourd et vulgaire, "La Grande Bouffe" vaut surtout pour l'interprétation de ses comédiens contenant à la fois sa part de folie (Mastroianni-Piccoli) et de sobriété (Noiret-Tognazzi). A voir.