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F Komodo
5 critiques
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1,0
Publiée le 29 mai 2023
Film répugnant de voyeurisme et d'exhibitionnisme malsains et toxiques. Mais surtout, surtout, inintéressant. Aucun intérêt, vraiment. Il faut juste assister à une orgie. Passionnant, on reste sur sa faim, c'est le cas de le dire.
Un film insupportable à regarder mais pas pour les bonnes raisons. Même avec un gros effort de remise en contexte c'est très mauvais, et ce à presque tous les niveaux. Ça se veut subversif mais c'est tout au plus ridicule, le scénario n'existe pas, on passe la première heure à se demander quand est-ce que ça va décoller et la deuxième à attendre la fin. À ne jamais revoir.
Ce film, réalisé par Marco Ferreri et sorti en 1973, connu pour avoir été décrié lors de sa sortie à Cannes la même année, ayant choqué plus d'un spectateur, n'est pas mal mais vraiment sans plus. Le film raconte l'histoire de quatre hommes qui s'ennuient et qui décident de s'enfermer dans une maison pour consommer de la nourriture et du sexe à outrance. Rappelant un peu, par certains aspects, "Salò ou les 120 journées de Sodome", sorti deux ans après, dont Pasolini s'en est sûrement inspiré, du moins dans l'ambiance (car le film est adapté d'un bouquin), le film n'est néanmoins pas si trash que ce dernier. En effet, même si nous avons de scènes difficilement supportables, elles ne sont pas aussi indigestes que dans "Salò" ; elles choquent sans pour autant dégouter (quoique certaines sont tout de même bien salées). J'apprécie d'ailleurs beaucoup ce que le film raconte ; la métaphore, tout le monde la connait, c'est celle (en gros) des bourgeois qui consomment à outrance, jusqu'à s'auto-détruire, ce qui est d'ailleurs particulièrement intéressant et pertinent dans le contexte cannois. Encore une fois à l'instar de "Salò", le film est également intéressant pour les débats qu'il suscite et notamment ce qui relève du "montrable" ou non au cinéma, des limites du présentable. Et même si cette question a beaucoup évoluée depuis les années 70, notamment avec des sous-genres de l'horreur allant de plus en plus loin dans le trash et dans le gore, ce sont des questions qui restent toujours aussi pertinentes. Néanmoins, une fois cette réflexion passée, eh bien, il ne reste plus grand-chose. Ce que je veux dire, c'est que le film est indéniablement intéressant par rapport à la réflexion qu'il suscite mais en dehors de ça, il ne propose pas grand-chose ! En effet, cinématographiquement parlant, j'ai trouvé le film assez pauvre et surtout assez long ! On suit pendant près de deux heures quatre mecs qui mangent à outrance et ça s'arrête là, il n'y a rien qui rythme l'intrigue, l'écriture des personnages est assez pauvre et la mise en scène n'a rien de follement original. "La Grande bouffe" est donc un film qui est intéressant sur le fond mais en revanche très pauvre sur la forme, donnant quelque-chose de particulièrement pénible à regarder (et non pas à cause de scènes choquantes).
Un pur chef d'oeuvre. Je n'étais pas là à la sortie du film (excusez, mais j'avais -9 ans, étant né en 1982), mais je sais bien à quel point il a été conspuré, hué, villipendé, vomi, critiqué, conchié, etc, etc, par toute la presse, par l'intelligentsia du cinéma, et que ce fut un véritable scandale en 1973, à Cannes et partout ailleurs. Un film dans lequel des mecs qui ont réussi leurs vies rotent, pètent, bouffent sans arrêt spoiler: avec comme but ultime d'en mourir , se tapent des prostituées, et dans lequel les mecs sont interprétés par Noiret, Mastroianni, Piccoli et Tognazzi (leurs personnages portent leurs prénoms, histoire d'identifier un peu plus les acteurs à leurs rôles), on comprend que ça ait pu choquer. Le film est sordide, mais aussi terriblement drôle. C'est une comédie, à la base, une satire de notre société, et Ferreri tape juste et fort, c'est cinglant. De scandale à sa sortie, le film est devenu culte, et on en parle désormais comme d'un sommet, certains journalistes l'ayant défoncé à sa sortie et qui sont encore dans le milieu et en activité en parlent peut-être, de nos jours, assez différemment. Certaines scènes spoiler: (Piccoli qui tabasse les touches du piano pour couvrir ses pets retentissants et qui, juste après, n'en pouvant plus, s'effondre, et meurt en se vidant, belle flaque marron sous le pantalon ; ou Tognazzi qui s'évertue à finir son immense et imbouffable, car trop riche et chargé, gâteau fourre-tout et en meurt d'étouffement et d'indigestion, la bouche remplie) sont inoubliables et restent assez choquantes. Ce qui est le plus choquant, évidemment, c'est que de la vraie nourriture a été utilisée (comment faire autrement ?) et ce que ce n'était pas de la bouffe daubesque made in Lidl, mais de la nourriture de classe venue directement de chez Fauchon, et que la chaleur des projecteurs du plateau faisait tourner assez rapidement. Un gâchis véritable de bouffe en ces temps de Concert for Bangladesh (c'était deux ans plus tôt) et de famines au tiers-monde. Comment, en revanche, ne pas y voir une formidable critique de notre société ? Comme Noiret l'a dit à l'époque, ne pas comprendre cet aspect du film est "révélateur d'une immense connerie" de la part de ceux qui sont tombés sur le film à boulets rouges.
irregardable, bête, moche, bref une bête de foire sous xanax. Pendant environ 2h, on voit des personnes bien loger manger à outrance, péter péter péter, il faudrait effacer cette orgies culinaire filmique de l'histoire du cinéma pour ne pas que des films puissent en être inspiré telle que Triangle of sadness, la grosse bouse de 2022.
Film provocateur, épicurien et satirique, "La grande bouffe" a marqué son temps. Encore aujourd'hui, malgré son âge, il conserve cette aura délirante et atypique et il est peu probable qu'un tel long métrage puisse trouver sa place aujourd'hui dans nos cinémas.
Ayant tardé à visionner ce film culte, j'en attendais beaucoup notamment sur son absurdité et sa folie douce. Promesse tenue durant les premières minutes et le début de l'orgie. Pourtant, ce concept attrayant trouve vite ses limites et l'histoire en devient répétitive. L'intérêt s'émousse et certaines scènes "chocs" perdent de leur intensité. On en gardera à l'esprit quelques scènes mémorables et le ton politiquement incorrect.
Sur une idée bien trop forte pour etre digeste à son époque, la grande bouffe peut déranger par sa forme, malgré un fond toujours ancré dans notre actualité de surconsommation. Les détracteurs dégoutés s'opposeront toujours aux amateurs de ce film pour ce qu'il dénonce.
Un film original, different, plus dérangeant que divertissant. Mais n'est ce pas cela aussi, le cinéma ?
Sinon apart donner du malaise à cette comédie qui donne quatre tête d'affiche l'occasion de jouer sur les tabous et les politiquement incorrecte, sur les péchés capitaux et la mort, l'esprit est tortueux donne son côté joviale, érotique et macabre. Le scénario est assez étrange et le huit clos donne lieu à un future mausolée magnifique. On plonge dans l'ennuie et on s'y plaît, on essaye de comprendre le sens de tous cela. Pourquoi ont ils été contraint d'en finir comme ça en se tuant à manger jusqu'à la fin. On veut comprendre !
Pour tout dire cette satyre caricaturale sur les travers des hommes, à savoir la bouffe et le sexe m'a carrément soûlé et pourtant j'aurais pu m'y retrouver aimant manger et les plaisirs du sexe comme beaucoup d'individus. C'est vulgaire ,sans subtilité. et sans une once d'erotisme Cela faisait une éternité que je voulais voir ce film, grosse déception...Seule chose positive les mets sont superbes.
Il n'y a strictement rien à tirer de ce film au concept d'une vacuité et vulgarité inconcevables, qui se contente d'essorer pendant deux longues heures la même mécanique grotesque. Difficile de croire que cette oeuvre dénuée d'intérêt puisse avoir le statut de culte.
Certes, c'est un film qui fait parler de lui, car il est gênant d'excès, on ressent pleinement le mal-être des personnages. Mais cette "Grande Bouffe" manque cruellement d'un but : spoiler: manger à en crever ne suffit pas . Il met en jeu toutes les perversions existantes chez l'être humain, sans en tirer de leçon, simplement un constat, non moralisateur. Au final, nos 4 amis s’empiffrent le corps et l'esprit pour ne plus avoir à penser (on ressent clairement l'analogie de consommation avec notre société moderne) mais on en reste là. Et cela va dans le sens de mon ressenti pendant toute la durée de ce délire cinématographique : sans réelle intérêt.
"Il faut que tu manges, Philippe ! sinon tu vas pas mourir" .Le cinéma contestataire des années 70... Comment 4 amis décident de se réunir le temps d'un week-end et aller au bout de leur satiété culinaire et sexuelle. Marco Ferreri est avec Louis Bunuel l'autre satiriste des moeurs bourgeois. Il montre des personnages à la recherche de désirs et de sensations perdus, et agissant sans logique, ayant perdu le sens de l'existence. Rien n'explique leurs comportements, on assiste au spectacle de la déraison de personnages courant après une satiété inatteignable. Si le film est inconfortable et surement trop long, parfois ragoutant, il peut compter sur de belles qualités cinématographique comme la très belle photographie et la musique de Philippe Sarde. Enfin le quatuor de comédiens est un plaisir de tous les instants, Noiret et piccoli notamment
Film à la réputation imméritée, soit-disant satire de la société de consommation très grotesque.un film d' horreur gastronomique où l' on meurt de trop manger.L' hyperphagie est plus un problème psychologique.Film qui a très mal veilli malgré ses grands acteurs