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Séance de minuit
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4,5
Publiée le 25 août 2026
Une œuvre aussi provocante que désespérée, où Marco Ferreri filme la nourriture, le sexe et l’excès comme une terrifiante satire. Derrière la démesure et la provocation, La Grande Bouffe révèle une profonde noirceur existentielle, emmenée par un quatuor d’acteurs exceptionnel. Un film jusqu’au-boutiste, qui ébranle le spectateur...
La projection cannoise de « La Grande Bouffe », le 17 mai 1973, fit scandale. Portée par la polémique et la controverse, cette farce de Marco Ferreri attira de nombreux spectateurs dans les pays qui autorisèrent sa diffusion. Au-delà d’un ton ouvertement provocateur et malgré la présence de Marcello Mastroianni, Philippe Noiret, Michel Piccoli et Ugo Tognazzi (remarquablement grimé en Marlon Brando le temps d’une courte scène), ce brûlot moraliste m’a plus souvent ennuyé qu’intéressé.
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5,0
Publiée le 26 mai 2025
Attention « le Cinèma de minuit » vous sert une oeuvre gargantuesque avec quatre monstres sacrès inoubliables! Une èbouriffante critique de notre sociètè de consommation à l'ècart du monde jusqu'à sortir des normes de la rèalitè! spoiler: Guidès par la mort, Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Michel Piccoli et Marcello Mastroianni se jettent le temps d'un week-end sur tout ce qui se mange! Un quatuor d'amis fortunès qui choisit de se dètruire à travers la nourriture! On ne pourrait plus faire un tel film aujourd'hui, à savoir l'autodestruction par le sexe et la bouffe! La provocation atteignant ici un tel degrè, et le dègout à une telle force, que nos hèros se retrouvent petit à petit sur une autre planète dèbarrassèe de tout ce qui l'obsèdait! C'est drôle, ètrange, excessif, macabre, dèrangeant et souvent douloureux! Le chef d'oeuvre incontestè de Marco Ferrerri qui peut se vanter d'avoir signè l'un des films les plus fêlès du 7ème art! A noter l'excellente musique de Philippe Sarde...
Un film soixante-huitard et choque-bourgeois montrant quatre acteurs haut-de-gamme se livrant à une orgie suicidaire de bouffe et de sexe dans une demeure bourgeoise jouxtant une école primaire. Ils se gavent là comme on gave les canards de foie gras. On a compris : il s’agit là d’une caricature provocante de notre société – consommer quitte à en mourir – qui pousse le mauvais goût à ses extrémités comme dans la scène des toilettes bouchées. Le film conclut par : « On est là tous les deux dans le bonheur : on s’ennuie ! » Le spectateur aussi. Ce film a pourtant été présenté à Cannes où il a fait un fiasco mérité. Seul point positif: son affiche signée Reiser - quel talent !
Je ne vais pas mentir, j'ai regardé le film sur Youtube et donc j'ai accéléré certaines lenteurs car c'est horriblement lent.
Lorsqu' un film se veut subversif, une question se pose. Était-ce bien nécessaire ? Je n'ai pas la réponse. Ce qui est certain c'est que ça ne laisse pas indifférent.
Un film qui peut être analysé en profondeur et qui suscite autant de questions est néanmoins réussi d'une certaine façon. On ne peut pas dire qu'il soit dépourvu d'intelligence et en ce sens il se démarque encore plus de ce qu'on peut voir aujourd'hui.
Film vieux et pourtant d'actualité. Manger, baiser, dormir, boire et mourir. Rien n'est interdit mais tout n'est pas bon...
Je m'imagine dans une salle de cinéma en 1973... Évidemment que le scandale était présent, en 2025 il l'est toujours.
Les acteurs sont excellents et l'actrice principale également. Je ne reediterai pas l'expérience mais c'est bien de le voir une fois et de se faire son propre avis.
Il est facile d’imaginer l’onde de choc perpétrée par ce film de Marco Ferreri lors de sa sortie en salle en 1973. L’histoire de ces quatre hommes bourgeois (Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Ugo Tognazzi et Philippe Noiret) qui s’enferment dans une grande demeure pour manger goulument reste profondément sarcastique. La critique de la société de consommation guidée par le vice, la décadence et la luxure trouve ici une lecture particulièrement violente. Le réalisateur italien ne concède aucun compromis (sexe, scatologie, immoralité, etc.) ce qui explique le caractère clivant des opinions formulées sur ce long-métrage. Bref, une œuvre crue qui choque.
Un film alimentaire... Le métier d'acteur n'est pas toujours simple . Mais tout de même Noiret , Piccoli et Mastroianni, joué dans une film aussi mauvais.
L'idée de la jouissance absolue dont le huis-clos de Marco Ferreri est l'illustration peut trouver plusieurs interprétations. Toutefois, il est probable, au regard de l'oeuvre générale du cinéaste, où l'obsession monomaniaque répond de façon récurrent à la frustration spirituelle, que la boulimie et le désir de luxure auxquels se soumettent, le temps d'un week-end, quatre amis quadragénaires traduisent leur incapacité à trouver un sens à la vie. Plus qu'une satire de la société de consommation, le film semble évoquer la démission intellectuelle et spirituelle de l'homme contemporain. Rendus à leurs pulsions animales, Marcello et ses copains satisfont dans une orgie fatale leur goinfrerie et leur appétit sexuel. Avilissantes, jusqu'à la scatologie, les provocations de Ferreri perdent néanmoins de leur efficacité par leur caractère répétitif et leur outrance. Les arguments comiques ou philosophiques manquent de relief (sinon de reliefs!), condamnant ainsi les personnages à n'être ni amusants ni attachants. En dépit de la singularité du sujet et de ses références psychanalytiques.
Voilà un repas qui aurait bien plu aux visiteurs !!! D’aucuns y voient une satyre et un film progressif, moi je me positionne en tant que spectateur prêt à prendre plaisir à un film. Et ici, on en est loin. C’est grossier et décadent. Vulgaire et grotesque. C’est une orgie romaine qui s’éternise et c’est du niveau de Salo….
j'ai cru que le film ne finirait jamais. il est affligeant et vraiment mauvais. Heureusement, quelque blagues potaches peuvent être qualifiées de drôle mais ce n'est vraiment pas dans la majorité du film. je pense qu'il a pu plaire lors de sa sortie et qu'il peut plaire aux gens d'un certain âge ( la moyenne d'âge dans la séance ne dépassait pas les 65 ans. Cependant, il a mal vieilli, par ses blagues scatophiles, racistes pour certaines, mais aussi par ses scènes affligeantes centrées sur le sexe. Ce film n'est plus de cette époque, et mériterait d'être oublié.
Marco Ferreri met en scène un scénario d"une vacuité abyssale sous couvert de "dénonciation de la société ". Extrêmement long pour le peu qu'il développe, les scènes n'auront de cesse de se répéter inlassablement jusqu'à en devenir grotesque par moment. Pas toujours bien interprété, seule quelques dialogues tireront leurs épingles du jeux. Ça a mal vielli, et en voulant choquer son spectateur à tout prix au détriment d'une histoire plus solide, le film ne laisse pas de souvenirs impérissable, Salò qui sortira quelques années plus tard et jouant dans la même cour, souffrira des mêmes tares.
Un soit-disant film culte à scandale ! surtout sans scénario ni intérêt aucun ... on s'ennuie ferme, il n'y a aucun fil conducteur. Seuls les acteurs sont assez bons pour sauver le peu intéressant ...
ATTENTION CRITIQUE CONSTRUCTIVE : J'ai vu ce film en pleine après midi, seule chez moi, avec vue sur mon jardin ensoleillé... Après, j'ai regardé "mon voisin Totoro" pour me remettre du traumatisme. Chef d'oeuvre pour les uns, scandaleux pour les autres, perso, j'ai pas passé un bon moment. Je laisse quand même deux étoiles, juste pour ce qu'il a pu provoquer sur le public
Ugo est restaurateur, Marcello pilote de ligne sur Alitalia, Michel présentateur de télévision et Philippe magistrat. Ces quatre hommes décident au beau milieu de l’hiver de s’enfermer dans une villa pour un « séminaire gastronomique ». Mais très vite, leur projet se révèle : ces quinquagénaires, las de la vie, ont décidé de manger jusqu’à ce que mort s’en suive. En bon libertin, incapable de vivre sans femmes, Marcello convainc ses amis d’accueillir trois prostituées. Andréa, une maîtresse d’école, qui avait accompagné ses élèves visiter le tilleul de Boileau au fond du jardin de la propriété, décide de rester avec les quatre hommes.
Il n’est pas besoin d’être un historien du cinéma pour connaître le scandale provoqué par "La Grande Bouffe" à sa sortie en 1973. » Honte pour les producteurs […], honte pour les comédiens qui ont accepté de se vautrer en fouinant du groin […] dans pareille boue qui n’en finira pas de coller à leur peau. Honte pour mon pays, la France, qui a accepté d’envoyer cette chose à Cannes afin de représenter nos couleurs […]. Honte, enfin, pour notre époque dont la faiblesse tolère, finance, encourage, dévore et déglutit pareilles pâtées d’excrément« , écrivit Jean Cau dans Paris Match. Sur les ondes d’Europe 1, François Chalais déclara : « Le Festival a connu sa journée la plus dégradante et la France sa plus sinistre humiliation« . Quant à Claude-Marie Trémois, elle exprima en ces mots son dégoût dans Télérama, qu’on imaginait moins bégueule : « Ce qu’on blasphème ici, c’est l’homme, le partage fraternel du pain et la notion même de fête. Ce qu’on sacralise, c’est l’excrément« .
Cinquante ans plus tard, "La Grande Bouffe" ressort en salles. Ces quatre acteurs – qui approchaient la cinquantaine – sont tous morts, ce qui nous donne un sacré coup de vieux. Andréa Ferréol, dont on peine à croire qu’elle avait vingt-six ans à peine, est en revanche toujours de ce monde. Je me suis demandé pourquoi leurs véritables prénoms avaient été gardés : Marcello, Michel, Philippe, Ugo et Andréa. Qu’est-ce qu’apporte ce procédé, plutôt inhabituel, au film ?
Il en faut beaucoup de nos jours pour choquer le bourgeois qui en a déjà vu beaucoup, des vertes et des pas mûres. On peine rétrospectivement à comprendre le scandale provoqué par la sortie de La Grande Bouffe à Cannes. Quel en était la cause ? Sa critique en creux de notre société de consommation ? Sa scatologie ? La profanation de la nourriture ? Son cynisme sans appel ? En tous cas, une de ses dimensions n’a pas fait scandale à l’époque et susciterait des cris d’orfraie aujourd’hui : la façon dont les femmes sont traitées, cantonnées à deux rôles exclusifs, celui de la maman et celui de la putain.
Comment "La Grande Bouffe" a-t-il vieilli ? Pas très bien. Le parfum de scandale qui l’entourait à sa sortie s’est évaporé, je l’ai déjà dit. Reste celui inimitable de ces films des années 70 qui montraient de joyeuses camaraderies hédonistes, la clope au bec, le verbe haut, où toujours immanquablement Michel Piccoli faisait figure de chef de bande : on pense à Sautet, à Buñuel, à Chabrol….
Aussi joyeuse cette bande soit-elle, elle a ici l’humour sombre sinon franchement noir. Très vite, le sens du film se dévoile. Ne reste plus qu’à réaliser sans surprise le plan annoncé. J’ai trouvé une formule dont je ne suis pas peu fier pour le résumer – avec le risque qu’elle ne soit pas inédite : "La Grande Bouffe" est une farce triste.
Un film ultra vieillissant prenant souvent la voie de la facilité. Certes les scènes restent assez gênantes mais se révèlent trop répétitives, avec un scénario qui quant à lui ne sert que de support pour ces dernières. Des longueurs sont à mentionner et les personnages malgré leurs rôles sont plutôt superficiels. Après la critique du consumérisme, du plaisir direct, des comportements volatils gardent tout de même un certain écho aujourd'hui.