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SmEuG
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5,0
Publiée le 23 août 2010
Bien loin d'être la simple pantalonnade grossière fustigée lors de sa sortie à Cannes, La Grande Bouffe est une pièce incontournable dans la filmographie de Marco Ferreri sur laquelle bon nombres d'intellectuels philosophent encore aujourd'hui. Le film brille avant tout pour son côté comique, ses gags inattendus et ses dialogues géniaux majoritairement improvisés par les comédiens, dont les performances respectives relèvent de l'incroyable tant ils semblent naturels. On relèvera aussi le côté formel très sobre du réalisateur italien, qui pose une ambiance placide à l'aide de cadrages souvent immobiles et intelligents dans leur composition, tout en plan-séquences discrets, pour un résultat d'une rare maîtrise. Le tout intervient sous la forme d'une méditation sur l'être humain, se muant petit à petit, en parabole sur la vie et la mort. Le portrait qu'il trace de l'espèce humaine n'est pas glorieux, car il montre avant tout l'homme dans ce qui lui fait le plus honte. Il lui soustrait l'intellect, pour ne lui laisser que son côté le plus sauvage, son état d'animal vorace et malpropre. Ainsi, cette ribambelles de goinfres mangent, baisent, pètent et chient à l'écran ce qui choqua un grand nombre de spectateurs à l'époque. Pourtant, ce délire scatophile n'est pas entièrement conçu dans un but de salir l'homme dans sa plus profonde nature, car c'est aussi l'aboutissement filmique d'un fantasme que Ferreri ne conteste pas. Inverser le processus vital (manger pour mourir et non pas pour vivre) pour retrouver une certaine forme de régression à l'état originelle, autrement dit de regressus ad uterum, est le thème majeur de ce film incompris, à l'image de l'une des dernières scènes du film durant laquelle noiret (attention Spoiler) se suicide en ingurgitant deux gâteaux représentant des seins proéminents. (fin du spoiler) On constate donc que la nourriture n'est pas un simple artifice destiné à flatter l'appétits des acteurs, mais qu'elle occupe une place sensuelle, voir même carrément érotique comme chez un certain Wong Kar-Wai.
Pour conclure, Ferreri considère avant tout que son film parle d'amitié, de compréhension et d'amour. La Grande Bouffe est donc un plat raffiné qui se déguste avec passion et non sans une certaine gourmandise féroce. Un chef-d'oeuvre. « Tu dois manger – Si tu ne manges pas, tu ne vas pas mourir ».
Un film vraiment incroyable .. un chef d'œuvre de la provocation ! Le film est poussé a l'extrême dans l'humour noir, on assiste avec passion a des scènes ou les quatre bons amis mangent comme des porcs en la charmante compagnie de prostituées, on ne sait pas trop quoi penser de ce film, qui malgré la bonne maitrise de son scenario s'avère être une sorte de "défouloir fantasmagorique" et une critique de la bourgeoisie de la part du réalisateur ... c'est tellement unique qu'il faut 15 petites minutes de reflexion pour se rendre compte qu'on viens d'assister a un chef d'œuvre ! Drôle a point, on prend un plaisir malsain a voir ce film et a rire de choses dégueulasses ! Avec Philipe Noiret, Marcello Mastroianni, Ugo Tognazzi et Michel Piccoli dans les rôles des quatres amis gastronomes ...Et tout ca est en fait tres artistique ...
Au risque de passer pour le réac de base, qu'est-ce ce que c'est que cette bouse de vulgarité ? C'est un enchaînement d'immondices visuelles et sonores. Les flatulences des uns, les orgasmes des autres, se mêlent avec une dysharmonie désarmante. Mais que font Michel Piccoli and co dans ce caca cinématographique ? Beurk !
Tout le monde a en tête le célèbre film-orgie de Marco Ferreri qui fit en 1973 l'un des plus grands scandales du festival de Cannes. Se voulant être le reflet d'une société d'hier et d'aujourd'hui ou l'on mange jusqu'à en crever, le long-métrage s'entoure d'un quatuor d'acteurs exceptionnel (Noiret, Mastroianni, Piccoli, Tognazzi) au sommet de leur talent. On regrettera toutefois que le film s'apparente trop souvent plus à de la provocation qu'à une véritable reflexion (car si l'on y reflechit bien les scènes de sexe n'apportent pas grand choses à l'oeuvre...). Cela reste cependant intéressant (de par son sujet en or) et même assez drôle parfois, mais aussi régulièrement lourd et vulgaire, "La Grande Bouffe" vaut surtout pour l'interprétation de ses comédiens contenant à la fois sa part de folie (Mastroianni-Piccoli) et de sobriété (Noiret-Tognazzi). A voir.
Irrespectueux, culotté, dérangeant et terriblement désespéré. Le cef d'oeuvre de Ferreri, constat amer d'une société de consommation (déjà dans les années 70), 4 acteurs français et italiens au sommet de leur forme.
Énorme scandale à Cannes en 1973, La Grande bouffe fut l'une des plus grandes controverses du festival. La faute fut premièrement celle du réalisateur, Marco Ferreri, d'être un italien se permettant de critiquer la gastronomie française. Ce jugement qui choque de nos jours, celui qui consiste à blâmer ceux qui critiquent un pays dont ils ne sont pas originaires, est d'un regard nationaliste aussi primaire que néfaste. Il est clair que ce film, absolument injurieux, peut encore heurter quelques individus, l'édifice étant d'une vulgarité monumentale et filmé très explicitement; cette caricature, ce pamphlet de la consommation à grande échelle définit incroyablement la notion de pathétisme. Philippe Noiret disait après de nombreuses insultes : « nous tendions un miroir aux gens et ils n'ont pas aimé se voir dedans. C'est révélateur d'une grande connerie ». Cette citation représente parfaitement la manière dans lequel nous devons voir cet essai de la déchéance humaine. Les personnages ont de tristes personnalités, noyés d'une mélancolie dont l'origine est inconnue; le monde est d'une vision morose et l'image disgracieuse. Les décors et la mise en scène ont une symbolique très spécifique, valsant de cet aspect poussiéreux à l'ersatz architectural petit bourgeois calqué sur des modèles anciens. La nourriture est la longue allégorie de la société de consommation dans son idée éphémère d'avoir un but uniquement comestible, voir gastronomique; au pire, l'aliment pourrie et cesse d'exister; comme les êtres humains, il y a une finalité : la mort. La Grande bouffe est un deuil sans issu, un chant dont la musicalité souligne notre vulgarité quotidienne, notre façon de vivre avec prétention alors que nous sommes misérables. Les acteurs meurent dans cette bouffe crasseuse, dans leurs actes sexuels les plus répugnants, de cet amour-propre arrivé à son stade terminal, celui de la solitude, où il n'y a plus ambition ni de crainte, si ce n'est celle de se voir mourir. Unique.
Un des plus grand scandales du cinéma. Ce film est très controversé et le public violemment divisé entre les pour et les contres. Jamais sans doute une réalisation n'avait suscité autant de problèmes polémiques. ce qui est écoeurant ce n'est pas de voir ce spectacle dégoûtant mais c'est de voir comment l'âme humaine se détruit. Ce film garde toute sa puissance provocatrice. En fait j'ignore si cette oeuvre donne faim avec tous ces bons plats ou écoeure de les voir manger trop. Au moins voici un film original ou on a pas l'impression de l'avoir déjà vu.
pas trop accroche a ce film qui je pense n epeut pas avoir aujourd hui l'impact qu'il a eu il y a 3à ans ou il a revolutionne les moeurs et les genres aujourd hui c d'un banal pour notre societe qui n ecesse d'aller trop loin et toujours plus loin . je trouve l'idee super par contre ... mourrir de faim surtout volontairement !!c super gloque .... et on le ressent dans cette ambiance pesante sombre et un peu funeraire mais parseme de joie de bonheur de tristesse de compassion de rire de partage d'amour.... bien joue par ses interpretes qui jouent leur propre roles ce qui est encore plus pertubant comme si nous etions avec eux.j'ai trouve ce film ecoeurant mais en memetemps une ode a la gastronomie de notre pays qui subie ici la surconsomation de cette derniere par nos hommes citique de la societe de consommation bien avant que ce qu'elle est devenu un peu precureur dans une sens ,belle mise en scene ,mysterieux ,jolie msique mais peu variee et malgre toutes ces bonnes choses je n'ai pas trop accroche surement par ce que j'avais l'impression d'assister a un spectacle deplorable devant mes yeux comme si j'y etais !!ecoeurant degoutant sans barriere voila !! il marque encore aujourd hui alors j'imagine a lepoque !!! c bizarrre mais intriguant a la fois il faut le voir pour se faire une opinion !!
Le sujet du film est intéressant. La manière de l'exploiter franchement perturbante. J'ai arrêté le film quand la blonde mangeait du cassoulet la foufoune à l'air. Grotesque. Et puis ces bruits de mastication insupportables ! Et puis ces gros plans sur l'énorme figure d'Andréa Ferréol qui ouvre des yeux de gosse parce qu'elle n'a jamais vu d'aussi beau gâteau ! Et puis ces bruits de pets incessants ! Je ne suis pas maso : voir et entendre la laideur pendant deux heures, ça m'indispose !