5339 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
174 critiques spectateurs
5
43 critiques
4
36 critiques
3
30 critiques
2
25 critiques
1
24 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 janvier 2017
Ce suicide à l'indigestion est des plus indigestes à regarder et si propos nihiliste il y a, il eut fallu l'agrémenter d'un véritable film -au moins en accompagnement- à l'instar du Leaving Las Vegas de Mike Figgis dans lequel l'arme du crime n'était point la boustifaille mais la binouze. Notez qu'avant de crever, nos quatre larrons taquinent de la gueuse bien roulée tandis qu'Andrea la bien enrobée se joint à la fête des crevards affamés.
Les voir boustifailler et s'empiffrer comme des porcs, ça m'a coupé l'appétit et même compliqué la digestion (à ne pas regarder après avoir bouffé !) malgré évidemment les grands acteurs renommés et confirmés qui s'en sont payé une tranche. Franchement absurde voire inepte, La Grande bouffe fait penser à une sorte de provocation du niveau d'un moutard à la récré qui ne cesse de répéter "t'es pas cap" en gobant les mouches à cloche-pied avec une main dans le dos.
S'il est parfois drôle avec les vécés qui explosent et quelques flatulences inconsidérées mais aisément pardonnables (et justifiées vu tout ce qu'ils avalent avalé), si on peut se rincer l'oeil sur quelques bonnasses -et même qu'Andrea saura satisfaire les amateurs de bonne chair- le film lent et répétitif demeure un non-sens dénué de tout intérêt artistique ou même expérimental... à part peut-être un message subliminal envers les boulimiques, qui sait ?
Que l'on y voit une critique de la société de consommation ou pas, La grande bouffe dérange de par son abondance de tout. Le réalisateur veut nous montrer que l'excès de quoique ce soit peut en devenir nocif voire mortel. Techniquement, Marco Ferreri cherche à poser ses personnages et les traiter un à un mais le rythme du film en pâtit avec quelques longueurs.
Sans doute l'un des films les plus controversés de l'Histoire du cinéma, peut-être même l'un des plus détestés par certains (souvenons-nous de sa réception au Festival de Cannes en 1973), et pourtant... Autant je comprends que l'on soit réfractaire, autant ne pas reconnaître les qualités du film me paraît vraiment étonnant. Car sur un sujet quand même assez sordide, Marco Ferreri parvient à réaliser une œuvre morbide complètement inclassable, réussissant à faire de ce portrait au vitriol de la société de consommation une farce grandiose et funeste, où les quatre personnages principaux n'ont rien d'héroïque, mais sont parfaitement représentatifs d'une petite bourgeoisie ne parvenant plus à jouir d'un quelconque bonheur et se réfugiant alors dans les plaisirs de la chair jusqu'à la folie. Le cinéaste italien parvient à les rendre attachants, en tout cas suffisamment intéressants pour qu'on les accompagne dans leur démarche, l'affection des uns pour les autres spoiler: (on le ressent bien après chaque mort, notamment) ayant quelque chose d'émouvant. Il faut dire que le quatuor Noiret - Tognazzi - Piccoli - Mastroianni n'y est certainement pas étranger, leur personnalité imprégnant manifestement chacun de leur héros. Peut-être Ferreri va t-il parfois un peu trop loin dans le sordide (l'explosion des toilettes, notamment), sans oublier un dernier plan invraisemblablement bourré de faux raccords, toujours est-il que « La Grande Bouffe » est un film qui laisse tout sauf indifférent, une œuvre parvenant à être d'une étrange beauté (quelle photographie!) et nous restant en mémoire bien longtemps après visionnage : pour moi, l'expérience restera inoubliable.
L'existence même de ce film est formidable : en 1973 arriver à sortir un film d'une telle décadence devait provoquer sacré choc. Alors évidemment (pas pour tout le monde on dirait), c'est nul. Mais il est possible d'être amusé face à cette farce grotesque joué avec le plus grand sérieux. Bravo! Il est rare d'inventer un nouveau type de n'importe quoi. Les 2 étoiles récompensent ça.
L'ingurgitation y est de mise, le titre spoile pas mal déjà, mais la renommé que traine ce film est alléchante. Le parfum du scandale éteint, la société moderne a accepté le long-métrage comme une éloge à la bouffe. Qu'en tiré réellement, si ce n'est ces chairs et ces corps qui avalent des kilos de nourriture dans le seul but de profiter d'un bon moment entre copains. Viandes, pâtisseries, féculents, catins, tout y passent. Mais hormis la pulsion érotique que génèrent quelques scènes, un visionnage en 2016 sèche l'enthousiasme de son temps.
Une critique outrageuse de l'opulente bourgeoisie qui aurait sans doute fait fureur sur une copie double à l'épreuve de philo mais qui s'avère plus difficile d'accès sur pellicule. On subit deux heures assez répugnantes finalement à voir s'empiffrer un groupe de nantis peu sympathiques et à reluquer des arrières trains peu ragoutants. Certes, Ferreri dénonce et ses acteurs sont convaincants mais quel intérêt pour le spectateur ? A peu près aucun si ce n'est de chopper des aigreurs d'estomac rien qu'à la vue de ce monceau de bouffe, même l'émotion n'y est pas. Alors bravo pour l'idée mais le format n'était sans doute pas le bon.
J'ai vu ce film hier pour la première fois. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas il ne laisse pas indifférent. Ce scenario qui va crescendo, cette immersion dans les abîmes de la bourgeoisie décadente, cette orgie gargantuesque de nourriture et de sexe avec des personnes totalement désoeuvrées, et cette fin tragi-comique pour ces gens qui ne savent plus que faire de leur vie. C'est beau et sombre comme un tableau de Rembrandt.
Le film culte par excellence qui m'a réussi à me dégouter de manger pendant aller au moins 2,3 jours. Non, ce film est culte par son intelligence de la moralité contre l'hyper consommation. Le trio d'acteurs est excellent, et leur spoiler: mort totalement méritée . Personne n'est réellement indifférent à ce film, qui semble tout de meme avoir mal vieilli et rappelle sans aucun doute les premiers films contre la mal-bouffe. Evidemment, ce film accompagné de scènes sexuels ou limites scatophiles a fait polémique et a surement ouvert une passerelle contre le politiquement correct dans le cinéma français
Une œuvre à part oui, un film culte peut-être, mais pas un grand film. Comment 4 mecs qui veulent mourir en mangeant peuvent devenir un sujet intéressant? A aucun moment je n'ai pris part aux réjouissances.
Le thème surprend et à sa sortie, ce film fit scandale. Cela n'est pas étonnant, et aujourd'hui, il est probable qu'il serait interdit aux moins de 18 ans.En effet, au delà des aspects scatologiques et à la limite du porno de mauvais aloi, la nausée n'est jamais très loin et c'est voulu. La critique de la société de consommation est omniprésente. Les acteurs s'éclatent à l'écran.
Réunir 4 monstres sacrés du cinéma franco-italien pour faire l’apologie de la gourmandise et de la luxure ? Comment ne pas aimer ce film avant même de l'avoir vu ? Il ne suffit que de quelques lignes pour résumer "la grande bouffe". 4 potes, 4 épicuriens qui semblent avoir tout réussi dans la vie vont s'isoler pour se gaver de purée, de boudin et de chattes jusqu'à ce que mort s'en suive.
J'ai cru comprendre que le film avait été assez mal reçu à Cannes et je comprend aisément pourquoi. La grande bouffe est un film provocateur et grivois. Ça bouffe, ça picole, mais sa partouze aussi pas mal grâce à la présence de 4 prostitués et d'une institutrice nymphomane que les 4 protagonistes se refilent comme un verre de bon vin. Ajoutons à cela une nuance de scatologie à base de pet (pas forcément la partie la plus inspirée du film d'ailleurs). Bref, tout était présent pour choquer le péteux en noeud-pap' du festival de Cannes de 1972... Aujourd'hui, nous sommes tellement assaillit de vulgarité que ce ne sont pas quelques pets et fellations qui vont nous faire réagir. De ce fait, peut être que "la grande bouffe" a légèrement perdu de ce qui faisait son charme, mais il reste plaisant à regarder, ne serait-ce que par la simple présence de ces 4 acteurs géniaux et à l'imitation impressionnante de Marlon Brando par Ugo Tognazzi.
Certains qualifierons la grande bouffe de "vulgaire. Moi je préfère le mot "libre".
Ce qu'on peut dire de ce film on aime ou on aime pas, mais on ne peut pas rester indifférent. La couleur est déjà annoncer quand nos 4 protagonistes découvre la cuisine de leur futurs excès, ou bien quand ils se font livrer des impressionnantes quantités de nourritures. Cela peut être légèrement choquant encore plus aujourd'hui avec les pays du tiers monde qui meurs de faims dont Marco Ferreri semble faire preuve d'humour noir et de scepticisme pousser à l’extrême, Ferreri se moque de la société de consommation et crache même dessus si ce n'est qui la défèque sur son visage sans avoir une véritable forme mais plus par son fond et tant pis si cela ne plaît pas à tout le monde.
spoiler: Fort étonner de voir Michel Picolli s'amuser et danser avec une tête de veau ou encore un beau poulet jeter dans l'aquarium.
Ferreri ose et soigne chaque scène. Une belle et joyeuse orgie, des situations aussi burlesque qu'absurde me rappelant la satire sur les bourgeois comme aime le faire Louis Bunuel donc le maestro italien a parfois été comparer et des dialogues rappelant Bertrand Blier.
Le cinéaste Italien se moque également d'un certain sens de l'érotisme qui est grotesque et hilarant. Des scènes culte comme par exemple: Ugo Tognazzi qui fait une impayable imitation de Marlon Brando du Parrain de Coppola.
De plus avec un trés beau quatuor Marcello Mastroanni, Ugo Tognazzi, Philippe Noiret et Michel Picolli ou au moment ou j'écris ces lignes ce dernier est encore en vie parmi les quatre. Un long- métrage scandaleux classique dérangeant et d'anticipation, comme le Dernier tango à Paris de Bertolucci ou encore Orange Mécanique de Kubrick et tant d'autres.
C'est aussi un film excessif sur l’excès qui est d'une intelligence remarquable dans le message, même si au premier abord on ne le voit pas,ça passe plus pour de la provocation qu'autre chose qui n'est pas s'en rappeler Salo ou les 120 journées de Sodome de Pasolini qui peut écœurer désagréablement. Certaine scène de sexe et bouffe associer peuvent parfois être écœurante a voir.
Plus de 40 ans après sa sortie et son scandale ce thriller gastronomique(le premier dans l'histoire du cinéma) choque encore: écœurant, bordélique, scatologique, une ambiance funéraire, pesante, sombre, désespérante avec un parfum de pornographie et jubilatoire. Un hymne à la vie et à la mort.
Un grand film philosophique en forme de huis clos sur la vanité de l'attitude de consommation jusqu'à l'étouffement de l'homme, sur l'absurdité de l'existence via ce suicide collectif par la nourriture jusqu'à l'explosion.
Critique féroce de la société de consommation, ce film racontant comment une bande de notables décide au cours d un week end de manger jusqu à en crever ne peut laisser indifférent. Car dans ce film on est, à l image de la situation qu il décrit dans l outrance visuelle et verbale. Le film un peu longuet en multipliant les scène de "bouffe" réussi à donner littéralement un sentiment d écœurement de nausée (comme le dit le personnage de Mastroiani après "l explosion" l odeur va nous rester coller) . Car si ce n est pas toujours un spectacle agréable à regarder c est un film qui veut marquer son spectateur et il parvient à son but. Parmi le fantastique quatuor d acteur j ai adoré le personnage du juge joué pat un Noiret grand dadet. Un film graveleux mais assurément marquant.