La Maman et la Putain
Note moyenne
4,0
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82 critiques spectateurs

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kingbee49
kingbee49

54 abonnés 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2013
De jouissives situations textuelles mêlant désillusions d’après mai 68, (dé)libérations de mœurs, et désoeuvrement littéraire entre cafés, appartements et lits défaits, c’est tout cela, « La maman et la putain » de Jean Eustache…. C’est tout cela et un petit peu plus avec Jean Pierre Léaud, Françoise Lebrun et Bernadette Lafond, tous les trois excellents… Souvent cru mais jamais con, voire assez long, voici le vrai dernier film de la Nouvelle Vague (1973), une ultime vague bien amère…
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film culte. Un film à voir. Un ovni. Un film qui ne pourrait certainement plus se faire de nos jours. 4h, du noir et blanc, un triangle amoureux interprétés par trois acteurs touchés par la grâce. Un film qui dépeint formidablement l'ambiance du Paris d'apres Mai 68 des jeunes branleurs intellos qui se cherchent et se questionnent sur l'amour et le sexe pour au final aboutir à un schéma plus classique qui fera finalement d'eux des bourgeois. Les dialogues sont inoubliables (on est pas loin de Seinfeld), presque chantés (le long monologue de Veronika à la fin du film a inspiré une chanson à Diabologum). Les personnages secondaires sont fascinants. Des originaux à la limite de la marginalité qui disent exactement ce qu'ils pensent sans se soucier de leur interlocteur. En fait dans la maman et la putain chacun déverse son quotidien sur l'autre, même et surtout, si celui ci ne présente aucun interêt. Ce film est magique, audacieux, vrai et ne s'encombre d'aucun artifice pour séduire le plus grand nombre. Un cri de Jean Eustache.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2012
Le statut de mythe de ce film de Jean Eustache reste un mystère partiel pour le mauvais cinéphile que je suis. Il s'agit d'une chronique d'un étudiant post-soixante-huitard sur près de quatre heures. Jean Eustache, dans la verve de la Nouvelle vague, tourne sans recherche de sophistication artificielle de l'image, en pleine rue, dans un appartement ou un café. Eustache a détruit la spontanéité du jeu qu'adoptait le jeune Jean-Pierre Léaud chez Truffaut, il crée un film qui repose quasiment exclusivement sur ses dialogues intellectuels et obscènes (dont il faut reconnaître la force), et sur le jeu des acteurs qui peuvent être confrontés au regard de la caméra plusieurs minutes durant. Pour résumer La Maman et la putain, il me vient une célèbre phrase du philosophe ultra-pessimiste Arthur Schopenhauer : "La vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui". Jean Eustache, un grand cinéaste de l'ennui et de la désillusion, se suicidera en 1981.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2008
C'est d'une exigence artistique rare, surtout dans la manière du réalisateur d'oser aller jusqu'au bout de la contemplation. Par exemple une scène bâtie autour d'une chanson enregistrée dure tout le temps du morceau, pas d'effets de montage pour abréger. Eustache a un art élaboré du contraste et de la distanciation. Les dialogues peuvent être très crus tout en étant très écrits. Les amants ne cessent de se vouvoyer jusque bout de l‘intimité. Il est mis en scène un petit monde plein de vacuité mais animé d'un humour désinvolte irrésistible. On rit beaucoup avant que la douleur n’affleure puis le terrible dégoût de la fin et on est pris à la gorge par la masse de désespoir qu’ils traduisent. Le terme "crépusculaire" n’est pas galvaudé pour qualifier ce film. Je n'ai pas le souvenir d’avoir vu Jean-Pierre Léaud donner à ce point la mesure de son génie de comédien.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2013
Avec son statut de film mythique il a tout pour excité la curiosité de n'importe quelle cinéphile.

Eustache retranscrit très bien l'atmosphère du Paris de l'époque.

Un triangle amoureux, trois jeunes gens un peu paumés et qui s'aiment.

Une sexualité libérée, ont fait l'amour on parle d'amour.

C'est un film sur la souffrance que peut engendrer l'amour tout simplement.

Une narration libre, de grands monologues interminables et parfois répétitifs.

Les dialogues sont beaux, même si je crois que je n'ai jamais autant entendu le mot "baiser" dans un film, ce n'est pas que cela me gène, mais bon la langue Française est riche.

Ce n'est pas un film facile à suivre, d'ailleurs j'ai souvent décroché. Pourquoi autant de bavardage pour un dénouement aussi simple?

Trop long par moment, trop bavard et même les acteurs ne sont pas toujours au niveau et je parle surtout de Jean pierre léaud.

C'est un film à voir pour enrichir sa cinéphilie.
selenie

7 460 abonnés 6 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mars 2025
Dès les premiers instants on fait connaissance avec un jeune homme qui passe d'une femme à l'autre d'une d'une goujaterie assez inédite car on se demande ce qui se passe dans sa tête pour agir aussi brusquement et de façon aussi illogique. Un jeune dilettante, faineant, sorte de dandy anar post-soixante-huitard qui palabre et qui ne semble avoir aucun but dans une histoire sans véritable enjeu tant il ne semble avoir aucune émotion sincère. Le pire reste le style Eustache, forcément teinté de la Nouvelle Vague dans sa partie la moins passionnante, tout est très et trop théâtral au point que rien ne semble naturel, avec des dialogues appris par coeur et récité sans jeu ni émotion. La direction d'acteur empêche toute envolée lyrique ou toute émotion naturelle, tout semble factice et/ou superficielle. On souffre donc d'écouter les inepties d'un petit branleur durant 3h40 ! Il n'y a bien que Bernadette Lafont qui permet un peu de sentiment et de sensualité. Un film parmi les plus surestimés que j'ai pu voir, dans la droite lignée de la prétention Nouvelle Vague qui a fait viré Jean-Luc Godard dès 1966. La durée est sans aucun doute un soucis, il y a si peu à raconter qu'on peut imaginer que 1h40 aurait donner sans plus de vie et de rythme.
Site : Selenie.fr
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2024
Alexandre vit avec Marie mais tombé amoureux de Véronica. Ménage à trois à l'esthétique Nouvelle Vague, avec des dialogues denses et savoureux, perdant en intensité au fur et à mesure des 220 minutes du film ! 3,25
Gn0me
Gn0me

12 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 juillet 2013
Sorte d'oeuvre dérivée de la Nouvelle Vague pétrie de références cinématographiques, La Maman et la Putain reste un film d'anthologie que ce soit par sa réalisation, ses dialogues ou par son interprétation. Si au début l'interprétation sonne faux, ce n'est que pour mieux faire apparaître les faux-semblants des attitudes des personnages qui semblent tous les dupes des autres. Léaud n'est plus ici le Doinel de Truffaut même s'il semble connaître les mêmes déceptions et chavirements amoureux. L'amour n'est progressivement plus traité à travers l'image du couple mais dans son universalité, sa nature brute. Se forme alors un triangle amoureux cruel, destructeur, empli d'amour et de haine qui pose alors la question de la place de l'amour et du sexe dans les rapports humains à l'intérieur d'une société post-soixante-huitarde dans laquelle les repères semblent abolis et la déception n'être que coutume. La chronique au départ plate prend alors son envol vers un lyrisme qui permettra au film d'accoucher d'une des plus belles scènes du cinéma (la scène finale). Le film se teinte alors peu à peu d'un pessimisme qui laissera un goût amer aux lèvres à travers les derniers plans: celui de l'amour mis à mort.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 septembre 2008
J'ai découvert ce film grâce à une chanson de Diabologum, qui met en musique le monologue principal. Et là...la joie de découvrir un film qui vient directement se placer sur le podium de mes films favoris, avec une liberté de ton qui m'a surpris et ravi, avec des réflexions sur la vie, le monde, un style, etc, etc...
4 étoiles parce qu'on ne peut pas mettre plus, hors catégorie pour moi.
Aurégane Lemière
Aurégane Lemière

15 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2022
Franchement ce film pourrait être vraiment sympa mais c'est vraiment trop long. Ca manque de rythme. Le discours, la morale qui est portée, se retrouvent noyés dans l'ensemble. On s'y perd. Certaines répliques font bien rire mais ça ne décolle jamais c'est frustrant.
serao
serao

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 février 2022
Des gestes faux, des dialogues insupportables mal joués, avec un accent exagéré. J'aime pas du tout ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 avril 2007
Superbe film que j'ai eu la chance de voir à l'Institut Lumière lors d'une retrospective Jean Eustache. 3h40 de bonheur pur, où les dialogues fusent à une vitesse grand V. L'humour distillé est également une réussite mais le cynisme de son auteur sur la vie, sur l'amour et la mort donnent la chair de poule, tant on sent la ten(ta)sion suicidaire prégnante. Mais un bijou du cinéma français, pas vraiment grand public.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mars 2014
Le premier film de Jean Eustache que je vois est d'une telle beauté que toute critique me parais vaine. Pourtant c'était mal parti avec l'une des premiers séquences du film ou Jean-Pierre Léaud tente de convaincre Gilberte (Isabelle Weingarten) de l'épouser, ces sans doute l'une des plus mauvais direction d'acteur que j'ai jamais vue, c'est absolument nul, je ne connais pas Isabelle Weingarten je ne sais pas ce qui à pris à Eustache mais cette séquence ma vraiment fais regretter d'avoir lancer le film. Et Eustache va très vite inverser la tendance, pour ce qui restera pour mois le plus grand film français que j'ai vue, l'impression de voire l'ultime consécration de la nouvelle vague, qui au final n'a surement vue le jour que pour que ce film puisse exister. Le montage, les mouvements de caméra, les acteurs sont dévoué à servir le récit diriger par l'immense Jean Eustache. Chef-d'œuvre!
Jean-Philippe Dumont
Jean-Philippe Dumont

33 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2013
Encore un excellent film ou le trio d'acteur excelle dans leur rôles. Un aspect interview absolument atypique et des dialogues bien écrits
ferdinand75

727 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2024
Un film découvert en 2024 et qui constitue un vrai choc. Bien sûr le film jouissait d’une certaine réputation mais la découverte de cette pépite fut la forte révélation d’une œuvre majeure. Tout d’abord bien sûr, le texte, les dialogues, d’une qualité littéraire rare au cinéma, tantôt néo-philosophique, tantôt sarcastique, ou même parfois avec des blagues de potache. Rarement un film n’aura produit une telle variété de dialogues, si riches, si élégants, avec beaucoup d’humour aussi. De la modernité dans les thèmes abordés, toujours d’actualité, la liberté la femme, son indépendance, la liberté sexuelle jusqu’où ? Et même des questions posées en frontal que l’on oserait plus confronter en direct aujourd’hui. La liberté de ton, dans ses dialogues du style « un problème de Tampax coincé après une relation sexuelle trop appuyée » ou un commentaire surréaliste sur Jean Paul Sartre attablé aux « Deux magots » , à côté du héros Alexandre /Léaud qui va se moquer, sans pitié de l’icône, de sa tentation Maoïste, de son alcoolisme, et de sa montée ridicule sur un tonneau à Billancourt pour haranguer les ouvriers . Je crois que jamais le héros de « l’intelligentsia » parisienne n’avait été égratigné et moqué à ce point, depuis le cultissime «à l’ Agité du bocal » de Louis Ferdinand Céline, en 1948. Un régal de texte lu avec nonchalance par Jean- Pierre Léaud. La grande force du film c’est aussi le formidable jeu des acteurs : Jean Pierre Léaud dans le plus beau rôle de sa carrière, car Jean Eustache arrive à tirer de lui quelque chose de nouveau, bien loin du personnage de Doinel habituel joué et surjoué. Ici Léaud , bien coiffé, à l’allure de jeune premier romantique , joue avec beaucoup de densité et de profondeur , il est excellent . Les deux actrices sont formidables, Bernadette Laffont , icone de la nouvelle vague , avec plusieurs films cultes , comme la « Fiancée du pirate », et Françoise Lebrun actrice un peu oubliée , qui est épatante , qui se livre , qui nous émeut, c’est un peu sa vie personnelle qui se joue devant nous et qui est décrite puisqu’elle était la compagne de Eustache, sa voix fragile mais déterminée , sa tirade finale , pleine face caméra , sur l’amour, l’indépendance, le sexe libre , « la Putain », mais aussi l’envie de connaitre l’amour et non plus seulement de « baiser » , comme elle le répètera effectivement à multiples reprises ,de peut-être devenir mère « la maman » ,cette tirade , dure , éprouvante est une de plus belles scènes de l’histoire du cinéma , foudroyante ,radicale ,tout est là , totalement féministe , au sens originelle du mot celui des années 70, libératoire, libertaire , pas celui d’aujourd’hui , revisité wokiste par certains. Un film d’un grande puissance, à la fois esthétique, très belle image N& B, littéraire, une direction d’acteurs impressionnante, et même cette bande son atypique constituée par les passages de 33T vinyle,sur un tourne disque, par les héros en illustration de leur ressenti : Requiem de Mozart, Edith Piaf, ultra -original . Merci M. Eustache de ce moment de grâce, du pur cinéma.
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